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Le centre d’archives LGBTQI+ revient sur la table

mer. 27 jan. 2021, 13 h 10
Lundi 25 janvier, le projet de Centre d’Archives LGBTQI+ a fait son retour dans les discussions, à Paris. En cause, l’élu politique, Aurélien Véron, a déposé un vœu à la mairie où il officie.

Rebondissements en chaîne ! En début de semaine, le projet de centre d’archives LGBTQI+ est revenu sur la table des discussions politiques à Paris. A l’échelle de sa mairie, Aurélien Véron a déposé un vœu autour de ce dispositif communautaire. « Je demande à la mairie de Paris Centre de trouver un espace digne et fonctionnel pour accueillir le centre d’Archives LGBTI+ en réelle autonomie.« , a expliqué le conseiller libéral de Paris, sur Twitter. En cause, l’élu y voit “un vieux et beau projet légitime qui fait consensus”, comme il l’explique à Têtu. “Je ne vois pas comment Anne Hidalgo peut s’y opposer. Il faut arrêter de tergiverser et faire avancer le projet.« , confie l’homme politique proche de Rachida Dati, au média. 

Un engagement de longue haleine

Base de 50 années de revendications, le projet de Centre d’Archives LGBTQI+ naît d’une association presqu’éponyme, en 2017. Son objectif est clair : un objectif clair : “œuvre[r] pour la création d’un centre d’archives LGBTQI+ communautaire et autonome à Paris Île-de-France”. Rapidement, il réunit une vingtaine d’associations et des spécialistes pour sauvegarder nos mémoires, écrire nos histoires, transmettre nos cultures. C’est le début d’une longue aventure, semée d’embûches et de petites victoires. 

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Deux ans plus tard, le Collectif Archives LGBTQI+ donne la parole à ses homologues étrangers dans un projet vidéo. De Berlin à Londres, ils ont démontré l’importance de créer un tel centre pour conserver des traces de l’histoire. “Il faut que les récits des personnes LGBTQI soient documentés parce que nous avons toujours été là.”, a confié Veronica McKenzie, membre du projet Haringey Vanguard, à Londres. Cette action sert de base pour leur demande auprès de la Mairie de Paris, en septembre 2020, puis la tribune à Libération, début janvier.

Les tensions s’éveillent

Suivant la prise de parole de l’élu Aurélien Véron, des élu.e.s politiques et activistes sont montés au créneau dans le débat autour du projet. En tête, Raphaëlle Rémy-Leleu (EELV) a vu, dans l’engagement du proche de Rachida Dati, une forme de pinkwashing. « Alors que leur vœu mentionne les revendications du Collectif pour les archives LGBTQI, c’est bien leur famille politique qui s’allie à l’extrême droite en Île-de-France, combat les associations, leurs actions, leurs plaidoyers, leurs subventions« , explique l’élue parisienne. 

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De son côté, le sociologue et membre de Collectif Archives LGBTQI+ a pris sa part dans le débat idéologique autour du projet. « Il ne faut pas faire de l’idéologie et ressortir le vieux clivage gauche/droite. Je ne peux pas savoir si Aurélien Véron est sincère ou pas dans sa démarche. Après tout, la préservation du patrimoine, c’est aussi une valeur de droite. Ce que je vois, c’est que l’élu fait avancer les choses. Après tout, c’est la droite qui donne de l’argent pour aider les TDS. », a-t-il ainsi répliqué auprès de Têtu. L’activiste en a également profité pour faire réagir Jean-Luc Romero concernant l’implication de la Mairie de Paris dans le projet, sur Twitter. 

Une question importante pour vs @JeanLucRomero MENT aux LGBTQI sur ce sujet. Il dit désormais comme @Anne_Hidalgo que c'est un projet "national" et que ns ne pouvons pas le gérer, c'est clair maintenant. Etes vous d'accord avec lui? RSVP ds la journée sinon on sort la banderole

— Sam Bourcier (@mhbourcier1) January 26, 2021

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Le club littéraire du Marais donne une voix aux LGBTQI+

mar. 26 jan. 2021, 15 h 23
Lancé fin 2019, le club littéraire du Marais donne une voix aux auteur.e.s LGBTQI+. Dans des articles et entretiens immersifs, il se pose en plateforme dédiée et atypique pour la communauté. 

D’un tout autre genre ! A peine atterrit-on sur le site du Club littéraire du Marais que l’identité de ce salon atypique affiche clairement ses couleurs. “Notre salon littéraire propose de rencontrer chaque mois un(e) invité(e) du monde de la littérature (éditeur/éditrice, agent(e) littéraire, propriétaire d’une librairie, etc…).”, peut-on lire sur le site du média alternatif. L’objectif du club est précis, à savoir “promouvoir nos écrivain(e)s LGBTQ+, saluer leurs projets, et partager leurs succès”. Couvrant l’intégralité du spectre littéraire communautaire, le club fait tout son possible pour s’adresser à un large public. “Notre club accueille tout le monde. Les hétéros sont [donc] également bienvenus.”, énonce-t-il sur son interface, justifiant ainsi son positionnement.

Informer et sensibiliser

Le Club littéraire du Marais voit officiellement le jour en début d’année 2019. Suivant une phase de promotion sur les réseaux sociaux, il propose son premier rendez-vous en Novembre de la même année. Installé en pleine terrasse de l’Imprévu Café, le média enchaîne les entretiens avec des auteur.e.s émérites, parmi lesquel.le.s notamment Denis-Martin Chabot et Antonin Crenne. C’est un succès ! Dès lors, le club alterne les interviews en présentiel et les critiques sur leur site web. De ce positionnement, le média entend “être une source d’information sur le métier d’écrivain” et honorer les figures artistiques, “avec la remise finale d’un prix de littérature gay”.

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A l’arrivée de la pandémie, les responsables du club littéraire du Marais se retrouvent dans l’incapacité de réaliser des interviews en présidentiel, à cause de la fermeture des bars. Ils réfléchissent alors à la manière de rester actifs. En décembre 2020, une chaîne YouTube est mise en place. Une première interview virtuelle illustre une critique de l’ouvrage Call me by your name. Le 23 janvier, le club littéraire a eu l’occasion d’échanger avec Alexis Hall sur son ouvrage Boyfriend Material.

Être au plus proche de la communauté

Outre leurs interviews avec des auteur.e.s, Le Club Littéraire du Marais propose des moments d’échange avec les parisien.ne.s féru.e.s de littérature LGBTQI+. C’est, pour eux, un moyen de “discuter de nos projets, formuler et recevoir des critiques constructives, et débattre dans une ambiance conviviale autour d’un verre”. Tout cela dans un cadre safe, qui se présente généralement sous la forme d’un workshop. Magnifique ! 

Plus d’infos :

Découvrez le Club Littéraire du Marais sur son site web, mais aussi sur les réseaux sociaux Facebook et Instagram.

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La Mine ferme définitivement ses portes

lun. 25 jan. 2021, 15 h 40
Crédit photo : Facebook Olivier Robert A Paris, le propriétaire de La Mine a annoncé la fermeture définitive du bar gay, samedi 23 janvier. Depuis son ouverture en 2013, les lieux ont fait la joie de la communauté. 

Fin d’une histoire ! A peine est-on passé devant la devanture de La Mine, trois affichettes mettent en évidence un message clair : “Bar Fermé”. Fort de cette évidence troublante, Olivier Robert, figure éminente de la vie nocturne à Paris, a annoncé la fermeture définitive de son établissement, samedi 23 janvier. “C’est avec beaucoup de compassion, de tristesse, que le Bar La Mine ferme ses portes…”, a-t-il annoncé sur son profil personnel, le coeur serré. “Faites un geste engagé en achetant son mobilier, sa décoration, et lui apporter votre aide et soutien…”, a exprimé Olivier Robert, gérant de The Labo dans un certain espoir de voir l’essence du lieu préservée.

Le week-end de la fermeture, une vente des effets de La Mine a eu lieu pour que les propriétaires puissent avoir une source de revenus et rebondir professionnellement. Des habitués du bar leur ont tendu la main, certains allant même jusqu’à vendre entre autres des œuvres d’art signées en leur noms pour les soutenir. Sacré Engagement !

Longue histoire, tragique dénouement

La Mine voit le jour en 2013 dans le 4e arrondissement de Paris, au coeur du Marais gay. A peine ouvert, l’établissement affiche clairement son identité, puisqu’il s’adresse à la communauté 100% gay masculin. Dans ses soirées orientées, il explore toutes les facettes du fétichisme, que ce soit par le vêtement ou par la pratique. En conséquence, on y trouve notamment ses apéros, mais aussi des événements en lien avec des festivals et des associations. C’est là toute la recette qui fera son succès pendant des années.

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Fin 2019, la covid-19 pointe son nez sur le sol français. A l’échelle LGBTQI+, beaucoup d’établissements subissent de plein fouet les conséquences de la crise sanitaire, entre couvre-feu, mesures politiques et confinement. Au plus mal financièrement, le patron des lieux fait les différentes demandes pour obtenir les aides de l’état et de la ville de Paris. Finalement, ces rentrées d’argent ne permettent pas de couvrir l’impact liée à la fermeture de La Mine. Sans perspective de réouverture, il n’a finalement d’autre choix que de fermer les portes du bar une fois pour toutes. Tristesse !

La nuit gay au bord du gouffre ?

En pleine crise sanitaire, les établissements LGBTQI+ de Paris peinent à tenir les deux bouts. Du Gibus au Dépôt, en passant la Mutinerie, le Banana Café et le Raidd, de nombreux lieux communautaires peinent à voir un avenir positif dans le maintien de leurs propriétés. Début janvier, les propriétaires du Tango annoncent l’obligation de céder les murs qui abritent le Tango. “On n’a aucune visibilité sur une possible date de réouverture. De toute manière, on ne tiendra pas jusqu’en septembre 2021.”, avait alors déclaré Alexis Carcassonne, l’un des propriétaires du Tango, à Têtu. 

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Sous l’étendard “Je soutiens le Bar’Ouf”, les propriétaires de l’établissement, Anne et Marie, ont lancé un appel à contribution auprès des habitués du lieu, en septembre 2020. “Si comme nous, le Bar’Ouf est un lieu qui vous ressemble, un bar où vous aimez vous retrouver pour boire un verre, découvrir des expositions, rencontrer des associations, vivre des évènements culturels et sportifs, ou encore danser jusqu’au bout de la nuit, alors votre soutien financier nous est indispensable.”, peut-on notamment lire sur la page de la cagnotte. Au 23 janvier 2021, l’objectif est loin d’avoir été atteint, puisque le montant des donations est en-deçà de la moitié. Alors, aidons-les !

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Un documentaire illustre la scène drag parisienne

sam. 23 jan. 2021, 11 h 51
Crédit photo : capture d’écran Instagram Un documentaire, Queendom, va mettre à l’honneur la scène drag parisienne, ce dimanche. Réalisé par Marco Novoa et Simon Vivier, le métrage sera diffusé sur France TV Slash. 

Sensibiliser ! Sur Europe 1, les réalisateurs Marco Novoa et Simon Vivier ont annoncé la diffusion d’un documentaire, Queendom, sur la scène drag parisienne, ce dimanche « Ce qui était important pour nous, c’était de ne pas faire un documentaire très explicatif, très pédagogique ou très attendu sur l’histoire du drag. Faire ‘Le drag pour les nuls’ ne nous intéressait pas. », a notamment expliqué Marco Novoa pour le média, à propos du projet. « Ce qui nous intéressait, c’était de suivre trois personnages qui étaient dans la scène drag française. On voulait faire découvrir cette scène à travers eux. », a-t-il poursuivi. Les auteurs du métrage n’ont pour le moment pas annoncé de date de sortie. Mais, Francetv Slash va diffuser le documentaire. 

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Précisément nommé Queendom – 3 histoires drag, le documentaire va suivre le parcours de trois artistes de la scène queer parisienne, Cooky Kunty, Shigo La Durée et Le Filip. D’une mise en avant de ces trois figures locales connues, le choix a été évident pour les réalisateurs, qui n’ont pas voulu tomber le piège du format classique. L’objectif a été, pour eux, de dévoiler l’engagement politique qui émane de cette subculture. « On voulait montrer ce que c’est que faire du drag aujourd’hui en France : à quoi on renonce, à quoi on s’expose », explique Simon Vivier. Dans un esthétique prononcé, les réalisateurs se sont ainsi brillamment éloignés des standards de production pour se caler sur l’actualité. « La pandémie était aussi l’occasion de parler de précarité. », précise Marco Novoa. « Ces artistes évoluent sans couverture sociale, sans chômage et sans statut particulier.”, ajoute-t-il. Magnifique !

Une visibilité grandissante

Depuis quelques années, le phénomène drag prend de plus en plus d’ampleur, en France. De TF1 à M6, de nombreuses émissions ont introduit des drag-queens, parmi lesquelles notamment Ninja Warrior et Un dîner presque parfait, Le Meilleur Pâtissier.  De fil en aiguille, M6 a même intégré une rubrique dédiée au drag sur son site en ligne. 

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Dans le cadre de projets indépendants, un réalisateur toulousain, Gabin Fueyo, va diffuser en ligne une série-réalité, Soirée Draguisée, sur la scène drag de sa ville. De même, un autre projet, un documentaire cette fois, va mettre à l’honneur Toulouse sous le prisme du drag. Et, aujourd’hui, Paris monte au créneau avec la diffusion prochaine de Queendom. Magnifique ! 

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Le centre LGBTQI+ de Paris rouvre ses portes

jeu. 21 jan. 2021, 12 h 41
Le 16 janvier, le Centre LGBTQI+ de Paris et Île-de-France a rouvert ses portes du 63 rue Beaubourg pour accueillir de nouveau toute la communauté et ses ami.es. Avec des horaires et jauge limités, les locaux peuvent être fréquentés du lundi au vendredi de 14 heures à 17 heures, et le samedi de 13 heures à 17 heures. Tony Bove, responsable du pôle culture au centre LGBTQI+ Paris/IDF, fait un état des lieux sur les programmation à venir. Vous êtes en charge de la culture au sein du Centre LGBTQI+ de Paris et d’Île-de-France. Pourriez-vous nous présenter les activités prévues dans le centre en cette période de crise sanitaire ?

Parmi les missions du pôle culture sont des partenariats, des sorties de films, des pièces de théâtre, des conférences dans les écoles, des expositions, etc. En temps normal, le centre organise des ateliers d’écriture, de dessins, de cours de cinéma, qui sont maintenant à l’arrêt. Nous avons cependant réussi à conserver les expositions dans nos locaux. Nous allons présenter la prochaine exposition le 25 mars, mais sans vernissage. Ce sera une exposition de dessins de l’artiste Anne Malvy.

Nous organisons également la quatrième conférence sur l’art et la mythologie. Elle fait partie du premier cycle de nos conférences en ligne, lancées en décembre 2020. Dans le mois à venir, il y aura quatre conférences en ligne sur la représentation des gens LGBTQI+ dans les médias et un dernier cycle sur la famille et la parentalité. Vu le contexte actuel, les dates de ces deux derniers cycles ne sont pas encore programmées, mais nous travaillons dessus. Tous ceux qui sont intéressés peuvent trouver les enregistrements des précédentes conférences sur le site du Centre ou sur la page Facebook.

Quand est-ce vous avez intégré le Centre LGBTQI+ ?

Je fréquenté le Centre depuis longtemps mais au début c’était plutôt comme un usager. Ensuite, quand Hervé Latapie est devenu président, il a voulu restructurer le centre et d’intégrer des gens qui ont une vision, un savoir-faire et un réseau. On m’a laissé la possibilité d’expérimenter, de proposer, et le pôle culture a pu donc explorer d’autres choses. Cela correspond à l’idée principale du centre : de réunir les gens pour qu’ils puissent venir et découvrir des choses, de profiter de cet espace convivial. Et de donner l’occasion aux gens de venir.

Le centre a mené beaucoup de projets avant la crise sanitaire. Quels projets sont actuellement suspendus ?

Il y en a beaucoup. Avant, nous faisions beaucoup de présentations de livres. Nous avions également prévu un projet avec la Maison européenne de photos sur un artiste trans noir qui devait commencer bientôt. Une pièce de théâtre, Le Prénom, qui aborde les problèmes de genre, devait aussi être tourné dans les mairies et dans les écoles. Le but maintenant, c’est de maintenir ce qui peut être maintenu, comme par exemple les ateliers de lecture en ligne.

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Nous nous sommes rendus compte qu’une catégorie de personnes, habituée des lieux, a traversé des moments très durs lors de la fermeture du centre. En conséquence, le centre a aménagé ses horaires d’ouverture et organisé des permanences téléphoniques et en présentiel (sur rdv). De même, nous avons organisé des initiatives solidaires. comme l’apéro trans en ligne et les collectes alimentaires, pour les personnes isolées et dans le besoin. Les travailleur.se.s du sexe, par exemple.

Quels sont les enjeux le plus grand en ce moment ?

Encourager les gens dans des situations d’extrême solitude ou d’extrême précarité et garder cette idée d’association inclusive et conviviale. L’important est de maintenir le lien, quel que soit le moyen, avec les personnes venant au centre. La plupart a perdu l’habitude de visiter les locaux depuis mars dernier. Alors, si demain on arrête le confinement les gens reviendront pas tout de suite, il faudra les réapprendre à sortir. Cela est un vrai souci.

La culture est aussi quelque chose d’essentiel, qui rapproche les gens et permet de partager des connaissances, des expériences, des apprentissages. C’est en tout cas de cette manière que j’envisage le pôle culture. L’idée est donc de s’ouvrir et de transmettre une sorte de message d’inclusion et de diversité.

Pourquoi avez-vous choisi d’exposer l’œuvre d’Anna Malvy ?

Il y a deux axes dans mon travail au centre. Le premier, c’est de ne pas exposer des artistes juste parce qu’ils font partie de la communauté. Nous essayons donc de construire une mixité pour que tout le monde puisse y trouver quelque chose. L’autre partie de mon travail, c’est d’engager les associations qui traitent les sujets que nous avons choisi.

Nous avons choisi Anna Malvy parce que ce son œuvre peut intéresser les gens qui viennent au centre. Elle est un artiste militante, son travail traite donc de la différence, ce qui convient tout à fait à notre public. Par cette initiative, j’aimerais ainsi qu’on arrive à un modèle inclusif où tout le monde peut vivre ensemble.

Est-ce que l’exposition pourrait être transmise en ligne dans le cas d’un reconfinement éventuel ?

Nous avons déjà mis ses anciennes expositions sur notre site et sur la page Facebook du centre. L’idée de cette nouvelle exposition est que les gens puissent venir au centre. Mais, si l’artiste est d’accord, nous la mettrons à nouveau en ligne pour qu’elle soit visible sur le site.

L’info en plus :

Détenant la plus grand fond d’ouvrages LGBTQI+ en France, la bibliothèque du centre a également rouvert le samedi après midi, de 15 heures à 17 heures. Cette ouverture sera l’occasion pour tous ce.ux.lles qui sont intéressé.e.s d’aller voir la nouvelle exposition qui sera inaugurée (sans vernissage) le 25 janvier. Le Centre va présenter les dessins de l’artiste Anna Malvy.

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