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Mis à jour : il y a 3 heures 34 min

JO 2021 : le tennisman Fabio Fognini s’excuse après une insulte homophobe

il y a 3 heures 37 min
Le sportif dit regretter l'insulte homophobe proférée ce mercredi 28 juillet, lors de sa rencontre avec le Russe Daniil Medvedev sur la terre battue de Tokyo pour les JO 2021.

Ce n'est pas la première fois que Fabio Fognini dérape. Au cours du match de 3e tour l'opposant à Daniil Medvedev, il a prononcé plusieurs fois l'insulte à caractère homophobe "frocio", "pédale" en bon français. Prononcé à plusieurs reprise par Fabio Fognini lorsqu'il perdait le point, il dit l'avoir dirigé contre lui-même.

"La chaleur m'est montée à la tête !", s'est défendu le joueur sur ses réseaux sociaux. "Dans le match d'aujourd'hui, j'ai utilisé une expression vraiment stupide envers moi-même. Évidemment, je ne voulais offenser la sensibilité de personne" a-t-il tenu à dire, accompagnant le texte d'un fond arc-en-ciel.

"J'aime la communauté LGBT (sic) et je m'excuse pour les bêtises qui sont sorties de ma bouche". Un pardon qui n'est pas du goût de certains internautes, expliquant, non sans ironie, que "l'homophobie n'est pas un symptôme connu d'épuisement par la chaleur".

Homophobia, not a known symptom of heat exhaustion. Try again, Fabio.

— Lorissa Sengara (@LorissaSengara) July 28, 2021

Habitué des débordements

Que l'Italien Fabio Fognini perde ses gonds au cours d'un match de tennis n'a rien d'inhabituel. Doigts d'honneur aux publics de Paris et de Shanghai, raquette fracassée à Hambourg... le joueur de 34 ans est même plutôt réputé pour ses accès de colère sur le court, qui font régulièrement le buzz sur internet.

 

Voir cette publication sur Instagram

 

Une publication partagée par Fabio Fognini (@fabiofogna)

"Salope", "suceuse de bouche"... En 2017, le joueur avait déjà proféré des insultes à caractère sexiste contre une arbitre de chaise. Une attitude qui lui avait valu une exclusion de l'US Open, par le Comité des tournois du Grand Chelem. Il avait alors présenté des excuses, dans une story Instagram. "Je voudrais d'abord m'excuser auprès des fans et de l'arbitre pour ce qui est arrivé aujourd'hui. Ça a simplement été une journée extrêmement négative, mais cela n'excuse pas mon comportement pendant le match. [...] J'ai eu tort".

Une chaleur extrême à Tokyo

Le joueur met régulièrement ces accès de colère sur le compte des conditions de jeu. Il faut dire que dans la capitale japonaise, la température sur le court avoisine en ce moment les 40 degrés. Lors du match Fognini-Medvedev, ce dernier avait même failli s'évanouir à cause de la température et de l'humidité de l'air, puis lancé à l'arbitre : "Je peux finir le match, mais je peux aussi mourir. Si je meurs, qui en assumera la responsabilité ?". Des conditions extrêmement difficiles pour les athlètes, alors que la joueuse espagnole Paula Badosa s'est vue contrainte d'abandonner à cause de la chaleur, lors du quart de finale de tennis. Mais la chaleur n'excuse pas tout...

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Fabien Lecœuvre veut censurer Grand Corps Malade et sa chanson en soutien à Hoshi

il y a 4 heures 5 min
Le chroniqueur spécialiste de la chanson française exige la suppression du titre Des gens beaux sur les plateformes d'écoute. Écrite par Grand Corps Malade pour soutenir Hoshi après les propos polémiques de Fabien Lecœuvre, la chanson a rencontré un vif succès.

"Tu sais monsieur, parfois il faut s'taire", chantait Grand Corps Malade au début du mois, en référence à des propos de Fabien Lecœuvre tenus en avril dernier. Le chroniqueur musical s'en était pris au physique de la chanteuse Hoshi. Cette semaine, il demande la censure du titre Des gens beaux de Grand Corps Malade, qui apporte son soutien à Hoshi, et la fin de l'exploitation du morceau.

Selon nos confrères du Figaro, Grand Corps Malade et sa maison de disques Universal Music France ont reçu une lettre de mise en demeure, ce mardi 27 juillet. Il leur a notamment été demandé de supprimer la chanson de "tous les supports de streaming et autres plateformes des reproductions scéniques de Grand Corps Malade où ce dernier dialogue avec le public sur cette chanson". Selon le chroniqueur, le titre "exploite une controverse médiatique à laquelle il a répondu à de nombreuses reprises". Stéphane Loisy, son avocat précise aussi que "l'utilisation, partielle et elliptique, de ses propos sans sa validation vise à trahir sa pensée et son raisonnement".

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Hoshi-Grand Corps Malade, un soutien mutuel

Fabien Lecœuvre reproche au slameur d'utiliser l'extrait de sa chronique pendant la chanson. Selon lui, sa voix est identifiable et le passage est "utilisé pour haranguer les foules dans des cérémonies de 'pénitence publique'" lors des concerts. "Grand Corps Malade suscite une véritable incitation à la haine visible au sein des adaptations en le faisant huer et siffler par son public". Cette mise en demeure a aussitôt été dénoncée par Hoshi. Le slameur n'a quant à lui pas encore réagi au courrier.

Tu sais monsieur parfois il faut se taire https://t.co/Ywpv1RfJOi

— Hoshi (@HoshiOfficial) July 28, 2021

Au cours d'un entretien sur la webradio Arts Mada le 7 avril, Fabien Lecœuvre avait qualifié Hoshi d'"effrayante", en précisant qu'elle ferait mieux de donner ses chansons "à des filles sublimes". Ces propos avaient suscité une vive polémique, et fait réagir l'artiste. "Franchement, ça fait mal au cœur. Ce n'est pas normal d'entendre ça à la télé en 2021. Et c'est profondément blessant pour moi, pour ma famille, pour les gens qui m'écoutent", avait-elle déclaré dans l'émission "C à Vous" sur France 5.

Début juillet, Grand Corps Malade a écrit Des gens beaux, en soutien à l'auteure de Ta marinière. Dans ce titre, il se moque du culte de la beauté prôné par Fabien Lecœuvre : "Tu sais écrire des paroles, c'est très bien / Mais ton petit grain de voix, on s'en fiche / S'il te plaît, va donner tes chansons / À celui qui sera plus joli sur l'affiche".

À LIRE AUSSI >> Grand Corps Malade porte un coup (en chanson) à Fabien Lecœuvre en l'honneur d'Hoshi

 

Crédit photo : capture d'écran du clip "Des gens beaux" de Grand Corps Malade, via Youtube

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Jamie Lee Curtis va officier le mariage de sa fille trans

il y a 6 heures 14 min
Dans une récente interview, l'actrice a évoqué pour la première fois la transidentité de sa fille cadette. Et précisé qu'elle officiera son union avec son futur mari l'année prochaine. Oui, Jamie Lee Curtis est donc bien la définition du parent modèle.

On savait déjà que Jamie Lee Curtis était la sexagénaire la plus cool de sa génération, mais on peut désormais affirmer qu'elle est la maman que beaucoup d'entre-nous aimerions avoir. Dans une interview pour AARP Magazine, l'actrice de 62 ans avance qu'elle officiera le mariage de Ruby, sa fille trans, en 2022. C'est, en parallèle, la toute première fois qu'elle aborde publiquement la transidentité de son enfant.

Une remise en question bénéfique

La comédienne a ainsi précisé que son mari – l'acteur, scénariste et musicien Christopher Guest – et elle "ont observé avec émerveillement et fierté la façon dont leur fils est devenu leur fille Ruby". Jamie Lee Curtis souligne en prime que le coming out trans de Ruby, aujourd'hui âgée de 25 ans, lui aura permis d'interroger les "vieilles idées" qu'elle avait sur le genre. Elle explique que cette dimension-là est "en constante métamorphose". Une ouverture d'esprit dont bon nombre de parents devraient s'inspirer.

De par ses interventions passées, Jamie Lee Curtis s'est constamment placée en tant qu'alliée de la communauté LGBTQI+, soutenant à de multiples reprises les droits des personnes queers. "J'ai certainement des amis et des membres de ma famille qui font partie du monde LGBTQ, a-t-elle déclaré au média Pride Source en 2019. Mais je n'ai pas besoin d'avoir une expérience directe pour ressentir de la compassion ou le besoin de justice et d'égalité". La même année, l'actrice investissait dans l'adaptation du livre How We Sleep at Night de Sara Cunningham, centré sur une femme qui aide les futurs mariés gays.

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Crédit photo : Metropolitan FilmExport

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Au Royaume-Uni, le joueur de football Jahmal Howlett-Mundle fait son coming out bi

il y a 7 heures 13 min
Jahmal Howlett-Mundle, défenseur au Sheppey United FC, a fait son coming out bisexuel devant son équipe. Un acte de courage alors qu'aucun joueur de football n'est ouvertement LGBTQI+ en Premier League.

Il a été applaudi par toute son équipe. Mardi 27 juillet, le défenseur du Sheppey United Jahmal Howlett-Mundle a révélé sa bisexualité auprès de son équipe avant d'être salué. La scène touchante a été filmée et diffusée sur les réseaux sociaux par l'équipe de football.

"Je suis définitivement quelqu'un qui aime garder les choses personnelles pour moi, mais je ne suis pas moi-même, je ne suis pas honnête envers moi-même et les autres, dit-il devant ses camarades de jeu. Je pense que la plupart d'entre vous le savent déjà mais je suis bisexuel. Je sais que dans le football, c'est compliqué mais... Je vous adore les mecs, vous le savez ? Je le pense vraiment". Dès que le défenseur a fini de parler, il a été applaudi par tous ses coéquipiers et les salariés du club.

pic.twitter.com/0aL944sQ9W

— Sheppey United FC (@SheppeyUFC) July 27, 2021

"Je l'admire tellement pour ce qu'il a fait. Qui il aime n'a aucune importance, c'est un mec bien", a écrit sur Twitter l'un des joueurs. Jahmal Howlett-Mundle raconte qu'il ne savait pas comment en parler à son équipe de l'est de la région londonienne. "J'espère que cela donnera du courage à d'autres pour le faire également", dit-il tout sourire. "Le football peut s'améliorer pour que les joueurs puissent se sentir libres de faire leur coming out et être eux-mêmes. Mais ça commence à bouger. Dans d'autres sports, Gareth Thomas, qui joue du rugby, ou Tom Daley, qui fait du plongeon, ont fait leur coming out il y a des années... Ce sont de véritables rôles modèles pour moi", ajoute le footballer semi-professionnel.

"Je le remercie d'avoir eu confiance"

À 24 ans, Jahmal Howlett-Mundle peut "être une meilleure version" de lui-même, dit-il. "Au XXIe siècle, la société a compris qu'on se fiche de l'orientation sexuelle d'une personne. Mais malheureusement, ce n'est pas vraiment le cas dans le football, regrette Marcel Nimani, le coach de l'équipe de football. Le courage de Jahmal joue un rôle important dans la normalisation des personnes LGBTQI+ dans le football. Je le remercie d'avoir eu confiance envers le club pour l'accepter et je sais que ça a été émouvant pour lui".

Actuellement, aucun joueur en activité n'est ouvertement LGBTQI+ au Royaume-Uni. Justin Fashanu a parlé de son orientation amoureuse en 1990, avant de recevoir des remarques homophobes de ses propres coéquipiers. Il s'est donné la mort huit ans plus tard. Depuis, aucun joueur en Premier League n'a suivi son exemple.

 

Crédit photo : Capture d'écran Twitter

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VIDÉO. Lady Gaga est là pour causer du drama dans la bande-annonce de « House of Gucci »

il y a 7 heures 16 min
Après des mois de tournage en Italie qui ne sont pas passés inaperçus, le biopic House of Gucci est fin prêt. La preuve avec un premier trailer, où Lady Gaga devient une mondaine inquiétante sous les traits de Patrizia Reggiani. Sortie à l'automne.

Beaucoup l'attendait avec la plus grande impatience. Après une brève période de silence radio, un premier aperçu pour le film biographique House of Gucci est disponible. À l'écran, on reconnaît ainsi une Lady Gaga en grande forme aux côtés d'un casting franchement quatre étoiles. Car la Mother Monster côtoie devant la caméra des pointures du cinéma hollywoodien, comme Jeremy Irons et Al Pacino, ainsi que des étoiles montantes de l'industrie, à l'instar d'Adam Driver et notre bien-aimée Camille Cottin.

Réalisé par Ridley Scott (Alien) et d'ores et déjà pressenti comme un potentiel hit aux Oscars, House of Gucci retrace la trajectoire Maurizio Gucci, le très riche businessman en charge de l'empire Gucci durant le siècle dernier, ici incarné par Adam Driver (Annette). Le film nous mènera inéluctablement jusqu'au moment de sa mort, puisque le magnat de la mode a été tué en 1995. Un meurtre commandité par nulle autre que son ex-femme Patrizia Reggiani, jouée par une Lady Gaga surprenante avec sa perruque brune.

Une controverse anticipée

Depuis sa mise en chantier, House of Gucci est particulièrement quémandé par le public, à tel point que plusieurs clichés pris par des paparazzis avaient fuité sur les réseaux sociaux. En revanche, le clan Gucci, lui, a beaucoup plus de réserves vis-à-vis du projet. "Ils volent l'identité d'une famille pour en tirer profit, pour accroître les revenus du système hollywoodien, déplorait Patricia Gucci, cousine du défunt Maurizio. Notre famille a une identité, une intimité. On peut parler de tout, mais il y a une limite qui ne doit pas être franchie". Verdict en salles le 24 novembre prochain pour déterminer si le long-métrage est à la hauteur.

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Crédit photo : MGM Studios

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PMA pour toutes : le Conseil constitutionnel valide la loi bioéthique

jeu. 29 juil. 2021, 17 h 36
Le Conseil constitutionnel a rejeté le recours des députés contre la loi bioéthique. La PMA pour toutes peut désormais être promulguée et les décrets d'application publiés.

C'était le dernier obstacle à son adoption. Ce jeudi 29 juillet, le Conseil constitutionnel a validé la constitutionnalité de la loi bioéthique comprenant la PMA pour toutes. Plus de 60 députés Les Républicains avaient saisi le Conseil, début juillet. Ce qui n'a pas empêché la plus haute juridiction administrative de "valide(r) plusieurs dispositions de la loi bioéthique".

Le texte peut donc être définitivement adopté en étant promulgué officiellement. Le gouvernement doit également publier au Journal officiel les décrets d'applications. Olivier Véran, le ministre de la Santé, a déjà annoncé, dans TÊTU, que ses services ont déjà rédigé l'essentiel des décrets. "Je souhaite que les parcours de PMA puissent être initiés pour les femmes concernées dès cet été", disait-il mi-juin.

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Étonnamment, ce n'est pas l'article 1, qui comporte l'autorisation de pratiquer une PMA pour les femmes lesbiennes ou célibataires, qui a été poursuivi par les députés. La PMA pour toutes n'était pas citée une seule fois dans le recours de 10 pages, malgré l'opposition vocale des parlementaires. "La droite n'a pas trouvé de faille juridique qui leur permettait d'attaquer la loi, assure une source parlementaire. Ce recours est définitif car le Conseil valide le texte dans son ensemble".

Le texte déclaré conforme

Les députés de droite avaient dénoncé la possibilité de faire des recherches sur l'embryon humain et les cellules souches embryonnaires (article 20). Contrairement au bréviaire de la Manif pour tous, "les dispositions contestées ne dérogent pas à l'interdiction des pratiques eugéniques", juge le Conseil Constitutionnel.

Les parlementaires voulaient encore que la loi indique que "la modification d'un embryon humain par adjonction de cellules provenant d'autres espèces est interdite". Mais là encore, le Conseil donne raison au texte : "les dispositions contestées ne permettent la création d'embryons transgéniques que dans le cadre de recherches sur l'embryon entourées de garanties effectives". "Alors que nous interrogions le conseil constitutionnel sur la nécessité de considérer l’interdit de l’eugénisme comme étant une garantie constitutionnelle, ce dernier rejette notre requête. Décidément le conseil constitutionnel refuse de jouer son rôle", a déclaré dépité le député LR Patrick Hetzel.

"Le Conseil constitutionnel n’a soulevé d’office aucune question de conformité à la Constitution", indique la décision à propos des autres articles. Conséquence, le texte est déclaré conforme. "Enfin !!! Pensées à celles qui attendent ça depuis bien trop longtemps", s'est félicitée l'association des parents gays et lesbiens (APGL).

"L'ouverture de la PMA à toutes les femmes constitue une avancée sociétale indéniable. Aucun pays qui a déjà légiféré en la matière n'a fait marche arrière. C'est un jour historique pour le droit des femmes lesbiennes et célibataires", salue l'association de défense des familles homoparentales (ADFH).

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Crédit photo : Wikimedia Commons

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Ghana : un projet de loi prévoit jusqu’à 10 ans de prison pour les LGBT+ et leurs alliés

jeu. 29 juil. 2021, 15 h 23
Un projet de loi criminalisant le fait d'appartenir à la communauté LGBTQI+ vient de voir le jour au Ghana, faisant craindre une recrudescence des persécutions à l'égard des minorités sexuelles.

C'est un texte qui suscite colère et indignation au sein de la communauté LGBTQI+ locale, mais également auprès d'associations internationales. Intitulé "Promotion of Proper Human Sexual Rights Ghanaian Family Values Act Bill" et soumis au parlement ghanéen, le projet de loi figure parmi les textes les plus hostiles envers les personnes LGBTQI+. Le texte législatif prévoit ainsi jusqu'à dix ans de prison pour les personnes LGBTQI+, mais aussi pour leurs alliés - soit ceux qui prennent position en faveur de leurs droits, et qui leur apportent un soutien social et médical.

Selon The Guardian, il s'agirait ainsi d'une des "lois anti-gays [LGBTQI+] les plus draconiennes et les plus radicales proposées dans le monde". Dans les 36 pages destinées à établir les différentes dispositions du projet de loi, la formule ironique "LGBTTQQIAAP+" revient régulièrement, comme pour tourner la communauté en ridicule. Si les premiers articles rappellent les "valeurs de la famille ghanéenne", l'article 6 dispose que toute personne qui se livrerait à des relations homosexuelles, prétendrait épouser une personne du même sexe ou aurait recours à une chirurgie de réassignation de genre, commettrait un crime passible d'une peine allant de trois à cinq ans de réclusion.

Jusqu'à 10 ans de prison

En ce qui concerne la "promotion d'une activité interdite en vertu du projet de loi", via l'utilisation des réseaux sociaux, l'article 12 indique que la peine encourue pourrait varier entre cinq et dix ans de prison. Et peine identique pour "toute personne qui financerait ou parrainerait des activités LGBTQ+".

S'il est voté, le projet de loi pourrait même donner la possibilité au gouvernement de contraindre les personnes intersexes à subir une chirurgie de "réalignement de genre". Une mesure paradoxale dénoncée par l'association Rightify Ghana, soulignant sur Twitter "l'ironie" du texte, "qui interdit les chirurgies d'affirmation de genre pour les personnes transgenres" mais "qui encourage les parents à envoyer leurs enfants intersexes dans des établissements pour des chirurgies de 'changement de genre'". 

"L'homosexualité n'est pas un droit humain"

Le projet de loi est défendu par le parlementaire Sam Nartey George, et sept autres élus. Le député du Congrès national démocratique (NDC) de la circonscription de Ningo-Prampram est réputé pour ses positions clairement LGBTphobes. Il a d'ailleurs assimilé l'homosexualité à une "perversion".

Dans un post publié sur Twitter, le député a assuré "faire passer ce projet de loi", au motif que "l'homosexualité n'est pas un droit humain. C'est une préférence sexuelle". Et lorsque des diplomates étrangers ont exprimé leur inquiétude vis-à-vis d'un texte aussi répressif et discriminatoire, Sam Nartey George a rappelé l'article 41 de la Convention de Vienne, qui dispose que les diplomates étrangers sont tenus de "respecter les lois et règlements de l'État accréditaire" et "de ne pas s'immiscer dans les affaires intérieures de cet État".

Un texte "cruel" et "rempli de haine"

Le projet de loi n'a cependant pas manqué de faire réagir les défenseurs des droits humains, comme l'association LGBT+ Rights Ghana ou encore Nana Ama Agyemang Asante, militante ghanéenne. Celle-ci s'est d'ailleurs déclarée "abasourdie par le contenu, la crudité du langage et la cruauté derrière l'intention" du texte de loi. "J'ai passé tout mon temps en tant que journaliste à défendre les droits des homosexuels, donc je ne peux pas croire que nous sommes arrivés à ce point où ils veulent criminaliser tout et tout le monde, y compris l'existence d'alliés, d'intersexués et d'asexuels".

Kofi Akpaloo, le chef du Parti Libéral du Ghana, a de son côté dénoncé le projet de loi défendu par les huit législateurs en le déclarant "rempli de haine" à l'encontre des personnes LGBTQI+. "Il risque d'attirer les critiques de toute la communauté internationale". 

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Une forte répression anti-LGBTQI+ au Ghana

Dans ce pays conservateur d'Afrique de l'Ouest, les personnes LGBTQI+ sont toujours victimes de discrimination. Les discours haineux proférés par les chefs religieux et politiques et diffusés dans les médias ne fait qu'accentuer ces discriminations. Selon une enquête réalisée en juin 2018 par l'Africa Center for International Law and Accountability (ACILA), ces déclarations seraient soutenues par près de 75% de la population du Ghana.

En mars dernier, l'ouverture d'un centre communautaire pour les minorités sexuelles à Accra (la capitale) avait suscité une vague d'homophobie, et la permanence avait été contrainte de fermer ses portes sous la pression des politiciens et organisations religieuses.

Alors que les relations homosexuelles sont déjà passibles d'une peine pouvant aller jusqu'à trois ans de réclusion, le projet de loi pourrait renforcer cette persécution envers la communauté LGBTQI+, en criminalisant le simple fait de défendre les droits de ces personnes. Par l'adoption de cette loi, le Ghana pourrait ainsi sombrer dans un climat de forte persécution des personnes LGBTQI+, ainsi que de leurs réseaux de soutien.

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Crédit photo : Tom Bieler via Unsplash

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Zones « sans LGBT+ » : l’UE menace de retirer des milliards d’aides à cinq régions de Pologne

jeu. 29 juil. 2021, 14 h 40
La Commission européenne menace la Pologne de ne pas accorder des aides locales de plusieurs milliards d'euros. Elle reproche à cinq régions de s'être déclarées "sans idéologie LGBT+".

C'est une petite révolution. La Commission européenne entend taper dans le porte-feuille de cinq régions polonaises qui se sont auto-déclarées "anti-LGBT+". C'est ainsi que la région de Cracovie, Malopolska, pourrait se voir refuser plusieurs milliards d'euros d'aides prévues pour 2021 à 2027. Lors d'une réunion le 28 mai dernier avec les représentants de Malopolska, la Commission a sorti la sulfateuse contre la Pologne.

"Le maintien de résolutions ("sans-LGBT+", ndlr) peut mener au blocage des négociations du programme régional pour 2021-2027", indique le compte rendu de la réunion que TÊTU s'est procuré. L'enjeu est énorme. Entre 2014 et 2020, la région a obtenu environ 2,8 milliards d'euros d'aides. Ces fonds structurels, dans le jargon européen, visent à réduire les inégalités entre les régions. Mais l'institution rappelle que les résolutions "anti-idéologie LGBT+" sont vraisemblablement incompatibles avec la Charte des droits fondamentaux. Or, son respect est "une condition préalable à la certification des dépenses". Pas de certification, pas de déblocage des fonds, est-il indiqué explicitement. CQFD.

Promouvoir "l'égalité et la diversité"

Lors de cette réunion, le représentant de la région assure que, selon lui, les résolutions appelant à empêcher la "promotion de l'idéologie (sic) LGBT+" n'est pas discriminatoire. Il rappelle que les habitants de Malopolska sont "attachés aux valeurs traditionnelles". La commission répond que le rôle de la région est de promouvoir "l'égalité et la diversité". Au contraire, les résolutions "stigmatisent un groupe de personnes" en les dépeignant comme "indésirables". L'institution européenne encourage de mettre en œuvre des projets qui luttent contre les discriminations, "y compris la discrimination fondée sur l'orientation sexuelle".

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La Commission reproche également aux résolutions "anti-LGBT+" de nuire à leur développement touristique et économique. "De nombreuses collectivités locales européennes, principalement des villes partenaires, mais aussi des régions, ont mis fin à des partenariats à long terme avec leurs homologues polonaises, qui ont adopté des résolutions", indique-t-elle. "Par conséquent, la Commission ne voit aucune justification pour de nouveaux investissements en 2021-2027 dans la promotion du patrimoine culturel matériel et immatériel de la région et de l'offre touristique basée sur les ressources de ce patrimoine puisque les (autorités, ndlr) contribuent à créer une image hostile de Malopolska", note la Commission.

Le 27 mai dernier - la veille de la réunion -, Pierre Karleskind, eurodéputé Renaissance ouvertement gay, disait déjà à TÊTU que "dans la mise en œuvre des fonds régionaux, il ne peut pas y avoir d'atteinte aux valeurs de l'Union européenne. Nous sommes en période de discussion entre l'UE et les régions polonaises, j'ai donc rappelé à la Commission européenne qu'elle ne peut pas verser ces fonds. Je ne vois pas comment on peut valider un programme programmé par une région qui se met hors des clous des valeurs de l'UE".

Une procédure d'infraction

Mi-juillet, la Commission européenne a lancé une procédure d'infraction contre la Pologne. Cette procédure peut aboutir à des sanctions financières et à une suspension de vote. La suspension des versement des fonds européens était également attendue de longue date tant par les militants que par les eurodéputés. "On peut se demander pourquoi cela a pris deux ans à la Commission pour agir, mais soyons contents qu'ils fassent enfin quelque chose", se félicite Rémy Bonny, directeur exécutif de Forbidden Colours. Il a fallu que les députés européens montent au créneau et menacent la Commission pour qu'elle prenne des décisions.

"Il y a une dynamique positive, maintenant, il faut que ce soit bordé juridiquement pour éviter que cela nous revienne en boomerang", indique à TÊTU une source au sein de la Commission. Les autorités polonaises ont en effet peu apprécié que les institutions pointent du doigt leur homophobie assumée.

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Crédit photo : Christophe Licoppe / Union européenne

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Des usagers de TikTok ont utilisé Grindr pour outer des sportifs olympiques

jeu. 29 juil. 2021, 10 h 44
Sur la plateforme de vidéos TikTok, plusieurs personnes se sont amusées à utiliser Grindr pour se géolocaliser au village olympique de Tokyo et dénicher les athlètes LGBTQI+. Une initiative dangereuse pour ceux qui sont encore dans le placard.

En 2021, la notion d'outing continue d'échapper à certains. Il y a peu, des internautes ont eu recours à l'application de rencontres Grindr pour se géolocaliser à Tokyo, dans la zone du village olympique, afin de trouver des sportifs LGBTQI+. Des captures d'écran de leurs recherches ont ensuite été partagées par leurs soins sur le réseau social TikTok mais aussi sur Twitter. En résulte des vidéos alarmantes capables de mettre en danger des athlètes issus de pays où l'homosexualité est encore mal perçue, voire pénalisée.

Une tendance condamnée par Grindr

Comme le précise Insider, plus d'une dizaine de posts de ce genre ont été mis sur les réseaux sociaux. La plus populaire – que TÊTU n'intègrera pas dans cet article par respect des sportifs concernés – cumule plus de 140.000 vues sur TikTok. On y aperçoit notamment les visages et/ou des informations pouvant trahir l'identité d'athlètes queers qui ne s'assument probablement pas. Une des personnalités olympiques ayant été outées par la vidéo proviendrait notamment d'un pays étant identifié pour sa politique anti-LGBTQI+.

De nombreux internautes condamnent la prolifération de ces vidéos inquiétantes, soulignant leur côté pernicieux. Une partie d'entre elles ont été supprimées par TikTok et Twitter. De son côté, Grindr avance qu'elles n'auraient jamais dû voir le jour. "Ces individus ne respectent pas les règles générales d'utilisation qui leur interdisent de montrer publiquement, de publier ou bien de distribuer tout contenu ou information qui fait partie des services Grindr, appuie un porte-parole de l'application. Par respect envers l'intimité de nos utilisateurs et par respect des engagements contractuels que ces individus ont pris, Grindr leur demande de retirer des réseaux sociaux tous les posts qui incluent des images de la plateforme Grindr".

Un schéma qui se répète

Ce n'est évidemment pas la première fois que Grindr est utilisée à des fins déplorables pouvant mettre en danger ses usagers. L'an passé, une vague massive d'outings avait fait trembler le Maroc. En effet, des personnes malicieuses avaient téléchargé l'application de rencontres pour débusquer des hommes qui pratiquent le sexe avec d'autres hommes, afin de révéler leur sexualité au grand jour. Dans un pays où, rappelons-le, l'homophobie continue de faire des ravages et où l'homosexualité peut être punie de trois ans de prison.

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Crédit photo : Rinke Dohmen via Unsplash

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Quinn devient la première personne ouvertement trans non-binaire à participer aux JO

mer. 28 juil. 2021, 18 h 17
Alors que de nombreux·ses athlètes queers concourent dès à présent à Tokyo, l'accréditation de Quinn aux Jeux olympiques, dans l'équipe canadienne de soccer féminin, fait d'iel la première personne officiellement trans non-binaire à y participer.

Du point de vue de la visibilité LGBTQI+, les Jeux olympiques de Tokyo sont historiques et signent le début d'une nouvelle ère : celle d'un sport plus inclusif. Connu·e sous le nom de Quinn, l'athlète a fait son coming out en tant que personne trans non-binaire en septembre 2020, sur Instagram. "Comme j'ai vécu en tant que personne ouvertement trans avec les gens que j'aime le plus depuis de nombreuses années, je me suis toujours demandé quand je sortirais publiquement du placard", explique Quinn dans une publication soutenue par plus de 11.000 personnes.

Mais, plus qu'un coming out, l'important pour Quinn est de se rendre "visible par les personnes queers qui ne voient pas des gens comme elleux sur leur fil d'actualité", en soulignant que c'est précisément ce qui lui a "sauvé la vie" des années auparavant. Éduquer les personnes cisgenres sur la question de la non-binarité afin d'en faire des alliées, voilà le deuxième objectif de l'athlète de 25 ans lorsqu'iel fait son coming out.

 

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Dans un autre post, publié il y a quelques jours sur Instagram, lae sportif·ve a exprimé sa fierté "de voir 'Quinn' sur la liste et sur son accréditation" aux Jeux, tout en rappelant avec émotion que de précédents athlètes avaient été incapables "de vivre leur vérité à cause du monde" et que "le combat n'est pas encore terminé".

 

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Assez peu connu·e du grand public, Quinn a de nouveau été sélectionné·e en juin pour figurer dans le onze canadien, pour les Jeux Olympiques 2021. Après avoir participé à la compétition à Rio en 2016, au cours de laquelle l'équipe canadienne avait remporté la médaille de bronze, c'est cette fois en tant que personne non-binaire que Quinn revient défendre ses couleurs aux Jeux. Qualifiée pour les quarts de finale depuis le match du mercredi 21 juillet dernier face au Royaume-Uni, l'équipe canadienne de soccer féminin affrontera ainsi le Brésil vendredi prochain sur la pelouse.

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Des Jeux Olympiques plus inclusifs que jamais

Les Jeux de Tokyo sont inédits : jamais autant d'athlètes avaient assumé leur appartenance à la communauté LGBTQI+. Megan Rapinoe, Tom Daley, Amandine Buchard, Laurel Hubbard, Jack Woolley… de plus en plus de sportif·ves osent affirmer leur identité, alors que le sujet a longtemps été tabou dans ce milieu.

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Crédit photo : Quinn via Instagram

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« American Horror Story » : aliens et sirènes se rencontrent dans la bande-annonce de la saison 10

mer. 28 juil. 2021, 15 h 05
Ryan Murphy dévoile la bande-annonce de la très attendue saison 10 d'American Horror Story. Le 25 août, les fans pourront découvrir les aliens et les sirènes qui peupleront cette saison découpée en deux parties.

Vous l'attendiez avec impatience, la bande-annonce de la prochaine saison d'American Horror Story est enfin là. Et elle nous fait découvrir son lot de nouveaux monstres. Deux mondes, deux espèces : des sirènes et des aliens. Intitulée Double Feature, la saison 10, dont la diffusion démarre le 25 août aux US, sera divisée en deux parties : "Red Tide" et "Death Valley". Un pari innovant qui pourrait bien apporter une vague de fraîcheur sur la série horrifique désormais culte.

"Deux fois plus de terreur… deux mondes se heurtent… American Horror Story : Double Feature", se contente de dire la bande-annonce. Le mystère reste entier sur la façon dont ces univers, à première vue diamétralement opposés, vont se rencontrer. Pourtant, on voit bien à l'écran une vague heurter violemment une étendue désertique. Les deux mondes seront donc bien amenés à s'entrechoquer.

Un lien avec la saison 2 ?

Tout ce que l'on sait, c'est que les extraterrestres s'intéressent de près à notre planète et à notre anatomie. Leurs expériences auraient-elles un lien avec l'enlèvement de Kit Walker, d'Alma et de Grace dans la deuxième saison ? Cette dernière expliquait d'ailleurs à Kit que les extraterrestres n'étaient pas méchants.

Ryan Murphy adore glisser des références aux anciennes saisons, voire les lier complètement. Seul bémol : l'apparence des aliens de la saison 2 semble bien différente de nos nouveaux amis. Ils n'ont par exemple pas cette sorte de bec pointu. Au contraire, leur petit nez aplati ne fait qu'attirer l'attention sur la taille extraordinaire de leurs yeux en amande globuleux et de leur encéphale tout aussi proéminent. Un visage qui crée le contraste avec un corps rachitique verdâtre.

Taking you under 8/25, next day on #FXonHulu. #AHSDoubleFeature pic.twitter.com/DSZs11ChzV

— Ryan Murphy (@MrRPMurphy) July 27, 2021

Où est la queue de sirène ?

À côté de ça, on retrouve des sirènes aux crocs pointus et acérés, bien loin d'Ariel et compagnie. Dépourvues de cheveux, elles sont aussi dotées d'un corps un peu plus athlétique et humanoïde. Pour le moment, la bande-annonce semble montrer des créatures masculines, du moins pour les sirènes. En revanche, où sont les queues de poisson ? Se déplacer sur la terre ferme, c'est bien, mais le peuple réclame une vraie queue de sirène.

Les seuls autres indices donnés soulèvent plus de questions que de réponses : des pilules, un violon fait en viande, un cerf éclairé par des phares. Autant dire que nous n'iront pas très loin, mais que ce trailer a le mérite de nous mettre l'eau (et le sable) à la bouche. On espère surtout que la diffusion de cette dixième salve d'épisodes ne sera pas interrompue. La semaine passée, on apprenait que son tournage, qui n'est pas encore achevé, était mis en pause à cause d'un cas positif au Covid-19 au sein de la production.

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Crédit photo : FX via capture d'écran YouTube

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Roubaix : un homme tué par balle dans un lieu de cruising gay

mer. 28 juil. 2021, 13 h 02
Découvert lundi soir dans un parc de Roubaix, un homme tué par balle a été identifié par la police. La piste criminelle homophobe n'est pour le moment pas privilégiée par les enquêteurs.

C'est à proximité d'une grotte, dans le parc Barbieux de Roubaix (Nord), que l'homme de 53 ans a été découvert ce lundi 26 juillet, vers 20h, par un promeneur. Dépêchés sur les lieux pour "un homme blessé par balles", les secours n'ont pu que constater le décès de la victime, selon les premiers éléments rapportés à l'AFP par les sapeurs-pompiers de la ville.

Si les pompiers ont précisé que l'homme était "partiellement dévêtu", "pantalon baissé", à l'arrivée des secours, cette information est contredite par un enquêteur.

Le profil de la victime

Identifiée ce mardi, la victime serait ainsi un homme âgé de 53 ans, originaire de Roubaix mais résidant en Isère depuis quelques années. Selon nos confrères du Figaro, il serait connu des services de police pour des faits de banditisme dans le Nord, remontant aux années 1990-2000.

Une enquête a été ouverte pour tenter de déterminer les causes de sa mort. La piste de l'homicide ne fait cependant aucun doute, une dizaine de "douilles de 9mm" ayant été retrouvées sur les lieux du crime selon une source policière. L'enquête a été confiée à la brigade criminelle de la police judiciaire.

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Le caractère homophobe n'est pas privilégié

Le parc Barbieux étant un lieu de rencontre bien connu de la communauté homosexuelle, l'hypothèse du crime homophobe n'est pas exclue par les enquêteurs de la police judiciaire. Une source policière a cependant déclaré que le caractère homophobe n'était "pas la piste privilégiée", en soulignant que ces crimes étaient rarement commis par arme à feu, mais davantage "avec les moyens du bord". Les enquêteurs étudient ainsi la piste du règlement de compte, au vu du mode opératoire et des antécédents judiciaires de la victime.

Une autopsie du corps de la victime devrait être pratiquée dans les heures qui viennent.

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Crédit photo : Ville de Roubaix

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Homophobie et sérophobie : le rappeur DaBaby s’enfonce dans le scandale

mer. 28 juil. 2021, 11 h 43
En pleine performance lors du festival Rolling Loud Miami, le rappeur DaBaby s'est permis de scander des propos homophobes et sérophobes. Et sa tentative bancale de justification ne fait que confirmer son ignorance et son intolérance.

Alors que la fête battait son plein au festival de rap et hip-hop Rolling Loud Miami, le week-end du 23 au 25 juillet, le rappeur DaBaby a surpris l'auditoire avec un discours mêlant homophobie et sérophobie. "Si vous n'êtes pas venus aujourd'hui avec le VIH, le sida, ou une autre de ces maladies sexuellement transmissibles mortelles qui vous ferait mourir en deux à trois semaines, alors allumez les lumières de vos téléphones", a-t-il scandé au public.

Mais le rappeur ne s'est pas arrêté là et a rapidement enchaîné : "Mesdames, si votre chatte a l'odeur de l'eau, allumez vos lumières de téléphone. Les gars, si vous n'êtes pas en train de sucer de la bite sur le parking, allumez vos lumières". Des propos écœurants et teintés d'ignorance qui ont fait rapidement le tour d'Internet. Les vidéos de son passage remarqué ont entraîné dans leur sillage colère et indignation.

DaBaby this is weird to say?? Wth. pic.twitter.com/MDBQEZ2NsA

— (@KingSeanSwae) July 26, 2021

Face à la polémique, l'artiste se défend comme il peut… mais ne fait que s'enfoncer dans l'indécence. Selon lui, ses propos n'étaient destinés qu'aux personnes présentes lors de son set et n'auraient jamais dû sortir de ce contexte bien spécifique. Internet aurait "déformé [ses] putains de mots". Pour apaiser les choses, il encourage donc les personnes qui n'étaient pas présentes à "fermer leur putain de gueule". Tout en délicatesse.

"Mes fans gays ne sont pas des junkies"

De plus, il soutient que ses fans gays n'étaient pas visés puisque "toutes les lumières se sont allumées, gays ou hétéros". "Tu veux savoir pourquoi ? Parce que même mes fans gays n'ont pas le putain de sida. Ils n'ont pas le sida. Mes fans gays, ils prennent soin d'eux, ils ne veulent pas ça. Ce ne sont pas des junkies", ajoute-t-il, persévérant dans ces dérapages pas du tout contrôlés.

"J'ai dit que si tu ne suces pas la bite sur le parking, allume la lumière de ton portable. Vous savez ce que mes fans gays ont fait ? Ils ont allumé cette putain de lumière, poursuit le jeune homme. Mes fans gays ne viennent pas pour faire ça. Ils ont de la classe. Ils ne sucent pas de bite dans les parkings."

Dua Lipa outrée par les propos du rappeur

Autant dire que ces dernières déclarations n'ont fait qu'attiser un brasier déjà bien entamé… dont les flammes étaient déjà remontées jusqu'à Dua Lipa. La popstar avait récemment fait un remix de sa chanson "Levitating" avec le rappeur. Mais elle n'a pas hésité à prendre position contre son ancien collaborateur.

"Je suis surprise et horrifiée par les commentaires de DaBaby. Je ne reconnais vraiment pas dans ce discours la personne avec qui j'ai travaillé", a-t-elle déclaré en story Instagram. La chanteuse, qui en avril dernier a contribué à collecter 3 millions de dollars pour la Elton Johns AIDS Foundation, s'est également exprimée en faveur de la communauté queer : "Je sais que mes fans savent où se trouve mon cœur et que je soutiens à 100% la communauté LGBTQ+. Nous devons nous unir pour lutter contre la stigmatisation et l'ignorance autour du VIH/SIDA".

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Crédit photo : DaBaby via Instagram

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Des agressions homophobes ont eu lieu à l’énorme Pride de Berlin

mer. 28 juil. 2021, 11 h 22
Ce samedi 24 juillet, la parade du Christopher Street Day s'est imposée comme le plus gros rassemblement à Berlin depuis le début de la crise sanitaire. Mais ce succès est terni par le recensement de plusieurs agressions homophobes.

À Berlin, la toute récente Pride a fait des heureux – et des blessés. Comme le rapporte le média allemand Der Tagesspiegel, un jeune de 21 ans a été violemment agressé par "quatre ou cinq personnes". Alors qu'elle prévoyait d'aller boire un verre vers minuit après la Marche, la victime est passée par un petit passage souterrain avec des amis, marchant un peu en retrait derrière eux. Un premier assaillant a alors surgi, lui assénant un coup à la hanche avant d'enchaîner avec un poing au visage. D'autres agresseurs l'ont rejoint, agrippant le drapeau arc-en-ciel qui dépassait de son sac avant de l'écraser et de déguerpir.

Double fracture

Les secours n'ont pas tardé à intervenir pour conduire le jeune blessé jusqu'à l'hôpital le plus proche. Verdict ? Mâchoire doublement fracturée. Il a été opéré le lendemain matin, avec 18 vis et 2 plaques en titane insérées pour corriger les dommages qui lui ont été infligés. Le lieu de l'agression étant en partie caché et n'étant pas couvert par des caméras de surveillance, les autorités locales risquent d'avoir du mal à retrouver ses assaillants, d'autant plus que la victime n'a pas été en mesure de les identifier au vu de la rapidité de l'attaque. Une plainte a néanmoins été déposée et une enquête a été ouverte par la police.

En parallèle, trois autres personnes – deux hommes de 51 ans et 39 ans ainsi qu'une femme de 48 ans – ont été agressées après avoir participé à la parade berlinoise. Des insultes homophobes ont également été proférées à leur encontre. Elles n'ont été que légèrement blessées et deux suspects ont été interpelés.

Une réussite en demi-teinte

Malgré ces agressions évidemment déplorables, la Pride de Berlin – mieux connue sous le nom de Christopher Street Day chez nos voisins germaniques – est perçue par beaucoup comme un succès. En effet, la manifestation aura fédéré près de 65.000 personnes selon les autorités, 80.000 selon ses organisateurs. Comme le note Der Tagesspiegel, on tient alors ici le plus gros rassemblement au sein de la capitale allemande depuis le début de la crise liée au Covid-19. Certains regrettent cependant que trop de participant·e·s aient fait fi du masque pour éviter la propagation du coronavirus, bien que des haut-parleurs disséminés au sein du cortège rappelaient fréquemment l'importance de son port.

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Crédit photo : CSD Berlin Pride via Instagram

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Accusée de queerbaiting, Cardi B est contrainte de rappeler sa bisexualité

mar. 27 juil. 2021, 17 h 25
Cardi B est ouvertement bisexuelle. Pourtant, le magazine Rolling Stone la prend pour exemple dans un article sur le queerbaiting, terme qui pose problème à la rappeuse.

Une bonne représentation queer, c'est bien. Mais quand certains artistes inondent leur public de sous-entendus, de fausses promesses et se mettent en scène dans des contextes queers uniquement pour séduire une audience LGBTQI+, ça s'appelle du queerbaiting, et c'est tout de suite moins bien. Dernièrement, c'est Cardi B qui a été la cible d'accusations de queerbaiting de la part du magazine Rolling Stone dans un récent article. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que la rappeuse bisexuelle n'a pas apprécié ces allégations.

Cardi B essaie-t-elle vraiment de manipuler un public LGBTQI+ ? Pour le magazine musical, c'est le cas dans le clip de "Wild Side", un long-métrage en collaboration avec la popstar Normani. Les deux femmes apparaissent "nues et tournoyant l'une contre l'autre." L'artiste s'insurge. D'une part, elle justifie ces poses par sa grossesse : "Du queerbaiting ? Vous savez que nous essayions de cacher un gros ventre de femme enceinte, non ?".

Uuummmm @RollingStone queer baiting? You do know we was trying to hide a whole baby bump right ?Also I’m married to a man but I have express soo much about my bisexuality and my experiences wit girls .All of a sudden “queer baiting” is the new word & people use it to the ground ! https://t.co/M3kn4NyJBs

— iamcardib (@iamcardib) July 23, 2021

Une bisexualité toujours assumée

Mais surtout, la star n'a jamais caché sa bisexualité. "Je suis mariée à un homme [le rappeur Offset] mais j'ai déjà tellement parlé de ma bisexualité et de mes expériences avec les filles", se défend-t-elle. Puis elle se lance dans une diatribe sur le terme même de queerbaiting, littéralement "appât à queers".

D'autres artistes, dont les seules relations connues sont hétéronormées, ont été pris·e·s pour cible comme Billie Eilish. En juin dernier, pour la sortie de son single "Lost Cause", la chanteuse avait tourné une vidéo montrant une soirée pyjama plutôt sensuelle. Elle avait également posté une série de photos des coulisses avec une légende assez claire : "J'aime les filles". Les internautes s'étaient empressés de la questionner sur un potentiel coming out.

Un mot qui "fait peser une pression supplémentaire sur l'artiste"

Dans ce cas, peut-on parler de queerbaiting puisque la chanteuse n'a jamais fait de coming out? Pour Cardi B, c'est le simple terme de "queerbaiting" qui pose problème. "Je n'aime pas ce nouveau mot, a-t-elle tweeté. J'ai l'impression qu'il fait peser une pression supplémentaire sur l'artiste pour qu'il parle de sa sexualité ou de ses expériences dont il ne se sent pas à l'aise de parler. Si une artiste embrasse une fille dans une vidéo, cela signifie-t-il qu'elle se doit de fournir des preuves vidéos et des SMS échangés avec d'autres femmes ?"

I don’t like this new “queer baiting” word.I feel like it pressure artist to talk about their sexuality or their experiences that they don’t feel comfortable speaking about.If a artist kiss a girl on a video does that means she gotta show videos & text wit wit other women?

— iamcardib (@iamcardib) July 23, 2021

De nouvelles accusations parmi tant d'autres

Elle s'était entre autre étendue sur le sujet en 2018, à l'occasion de la sortie de la chanson "Girls", avec Rita Ora, Charli XCX et Bebe Rexha. Or, on retrouve cette chanson dans la ligne de mire de l'article. À l'époque, elle déclarait que ce morceau lui rappelait les "expériences" qu'elle avait eues avec "beaucoup" de femmes. Rita Ora avait elle aussi affirmé avoir eu "des relations amoureuses avec des femmes et des hommes tout au long de [sa] vie". Même argumentaire pour Bebe Rexha, agacée par les allégations à son encontre. En mai dernier, elle révélait donc dans une interview à Gay Times : "Est-ce que j'ai déjà fréquenté des filles ? Oui. Est-ce que j'ai déjà été dans une relation avec des filles ? Oui, je l'ai été. Et avec des célébrités, mais je ne les nomme pas".

Un coming out qui survient après la parution de la chanson mais qui rend caduques les accusations à son encontre. Cette situation illustre bien les reproches de Cardi B.

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Crédit photo : Cardi B via Instagram

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Maternité : une femme trans saisit la Cour européenne des droits de l’Homme contre la France

mar. 27 juil. 2021, 15 h 45
Dans un nouveau rapport paru ce lundi 26 juillet, on apprend que la France est mise en cause devant la Cour européenne des droits de l'homme pour avoir refusé de reconnaître la maternité d'une femme trans.

La France va passer devant la Cour européenne des droits de l'homme. Pour la simple et bonne raison que la justice française a refusé d'admettre la parentalité d'une femme trans. Comme l'indique le rapport rendu public par la CEDH, il est ici question d'une demande – rejetée par la justice française – concernant "la transcription sur les registres de l'état civil de la reconnaissance de maternité effectuée par une personne 'transsexuelle' (sic) homme vers femme à l'égard d'une femme dont l'épouse a accouché et dont les deux membres du couple sont géniteurs".

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L'affaire avait été médiatisée en novembre 2018. La cour d'appel de Montpellier avait rejeté la demande d'une femme trans d'obtenir le statut de mère sur l'acte de naissance de son enfant, créant un statut inconnu dans le code civil de "parent biologique".  Lorsque C.V. (selon les initiales de la CEDH) s'est mariée avec N.D. en 1999, elle était encore inscrite à l'état civil avec le genre assigné à la naissance.

Espoirs douchés

Une précision légale officiellement modifiée en 2011, année durant laquelle le tribunal de grande instance de Montpellier lui a permis de modifier la mention de son genre à l'état civil. Et si elle a réalisé devant notaire une reconnaissance prénatale de maternité de l'enfant dont son épouse était enceinte, C.V. s'était alors vu désignée comme "tiers déclarant" sur l'acte de naissance de M.E.D., leur enfant, en 2014.

En juin 2020, toutefois, une lueur d'espoir : l’avocate générale de la Cour de cassation a donné un avis favorable à la reconnaissance d’une femme trans comme mère sur l’acte de naissance de son enfant. Espoir rapidement douché par la plus haute juridiction française qui, en septembre, a tranché : C.V. ne pourra pas figurer comme mère sur l’état civil de son enfant, sauf si elle l’adopte. Un "scandale" selon l’avocate de la famille, Maître Clélia Richard.

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Ultime recours

Auprès de la CEDH, qui apparaît comme un ultime recours pour la famille, C.V. souligne notamment que ce refus de la mentionner sur les registres de l'état civil de sa fille biologique "l'empêche de définir son appartenance sexuelle et d'en tirer les conséquences juridiques".

Elle avance en parallèle que ce rejet "risque de révéler sa transidentité aux tiers". Les deux requérantes rappellent enfin la loi du 17 mai 2013 concernant la filiation. Depuis, il est possible de faire figurer deux mères sur l'acte de naissance de leur enfant commun tout en étant bien désignées comme "mères".

Crédit photo : Aditya Romansa via Unsplash

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JO 2021 : qui est Amandine Buchard, la judokate repartie médaille d’argent ?

mar. 27 juil. 2021, 15 h 39
Passée par de nombreux épisodes difficiles et un coming out médiatique, la désormais vice-championne olympique confirme une renaissance, tant personnelle que sur les tatamis. Focus sur une judokate surdouée, qui s’affirme et se dévoile au travers de ses exploits – et de ses désillusions.

L’argent ne fait pas le bonheur. C’est en tous cas la réalité des sportifs après une défaite en finale des Jeux olympiques, alors que la médaille d’or est à portée de main. Amandine Buchard, dite "Bubuche", a touché son rêve du bout des doigts, avant de s’incliner face à la Japonaise Uta Abe, au Golden score, lors de la finale de judo des femmes en -52kg. Une désillusion pour celle dont les exploits lors des précédents combats l’avaient hissée au statut de favorite.

"C’était les 20 secondes les plus longues de ma vie, s’émeut-elle à la sortie du tatami, devant la caméra. On se sent impuissant et on voit son rêve s’échapper". Et parce que ce rêve n’était pas seulement le sien, mais aussi celui de son père décédé, la douleur est encore plus forte et la peine, décuplée. "C’est lui qui m’a emmenée jusque là. Je pensais à lui à chaque moment, avant tous les combats, parfois pendant. [...] Je voulais réaliser ce rêve pour moi, et pour lui"

Un palmarès impressionnant et précoce

Et le chemin a été long et parsemé d’embûches pour Amandine Buchard. Pressentie dès son plus jeune âge pour accomplir de grands exploits sportifs, la judokate a partagé cette passion avec son père, qui la voyait déjà sur la première marche du podium. "Je lui dois tout, il m’a toujours suivie", confiait-elle dans une interview au Monde, en 2013. Décédé en 2008, l’homme est régulièrement cité par la championne de 26 ans qui lui dédie ses victoires. 

Et des victoires, il y en a eu. Numéro 2 aux classements mondiaux, la jeune femme cultive déjà un palmarès impressionnant, malgré son jeune âge et ses soucis de santé en 2016. Vice-championne d’Europe en 2014, titulaire d’une médaille de bronze aux championnats du monde de 2014 et 2018, elle avait même réussi à s’imposer en finale face à la Japonaise Uta Abe lors du Grand Sam d’Osaka en 2019 – double championne du monde qui aura finalement pris sa revanche lors de ces Jeux olympiques de Tokyo. Avant d’arriver aux Jeux, Amandine Buchard était d’ailleurs toujours en train de savourer son sacre lors du Championnat d’Europe de Lisbonne, en avril 2021, face à l'Italienne Odette Giuffrida. Fait impressionnant : elle avait même réussi à se qualifier en 16 secondes pour la finale des Jeux de Tokyo, en éliminant la Suissesse Fabienne Kocher par ippon. 

Le changement de catégorie

Mais tout n’a pas été rose pour cette surdouée du judo, qui est passée par des "années de travail et d’acharnement, de haut et de bas, et de très bas". Souffrant d’une dépression et de troubles alimentaires en 2016, la jeune femme a dû remettre en question sa catégorie de poids, puis s’est résolue à passer des super-légers (-48kg) aux mi-légers (-52kg).

Une décision qui l’a privée des Jeux olympiques de Rio en 2016, mais qu’elle voit aujourd’hui comme un mal pour un bien. "Je n’aurais jamais eu la force de participer à ces Jeux olympiques-là. J’ai pris une décision, je ne la regrette pas. Ça a fait mal, mais si aujourd’hui j’ai cette médaille autour du cou, c’est aussi parce que je suis passée par ces étapes-là. Je ne les regrette pas. Elles m’ont forgée", a-t-elle expliqué lors d’une interview accordée à France Télévisions dimanche. Une revanche sur la vie que la jeune athlète a souhaité prendre en s'assumant telle qu'elle est. Et que l'on retrouve dans sa vie privée, à travers l'affirmation de son orientation sexuelle.

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Une orientation sexuelle assumée

Mais s'il y a une chose que la jeune femme n'apprécie pas, c'est que l'on se concentre davantage sur sa vie privée que sur la médaille qu'elle vient de décrocher. Dans un post écrit sur Twitter, Amandine Buchard a d'ailleurs exprimé son mécontentement suite à la publication de plusieurs articles après sa performance olympique : "Je constate que ma vie privée est plus importante aux yeux des médias que mon résultat sportif". Une attention prêtée tout particulièrement à sa vie personnelle, puisque la judokate fait partie des rares athlètes à avoir officialisé une relation homosexuelle.

Elle avait ainsi accordé une interview au Parisien en 2018, pour faire son coming out et discuter de sa vie de couple et de son désir de devenir mère par la biais d'une PMA, avec sa compagne Nieke Nordmeyer (judokate allemande concourant chez les - 52kg également, dont elle est aujourd'hui divorcée). "C'est fatigant de le cacher. On n'est pas soi-même, on vit dans le mensonge et je déteste ça. Les gens parlent beaucoup quand ils sont dans le questionnement, surtout dans le monde du judo qui se nourrit de potins".

La jeune femme avait également ajouté quelques mots à propos de l'homosexualité dans le milieu du sport : "Il y a aussi beaucoup d'homos dans le sport de haut niveau qui se cachent. Ça reste un sujet tabou. Ils ont peur du jugement des autres, pour leur carrière. Moi, j'assume complètement. Je ne vais pas m'interdire d'aimer une femme si elle me rend heureuse". Elle était ainsi apparue dans le documentaire Faut qu'on parle, diffusé en juin par Canal+, aux côtés de cinq autres personnalités du sport, pour aborder ce sujet plus en profondeur. "C'est quelque chose qui est difficile à dire. Je sais que ça peut aider, alors je le fais".

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Cap sur 2024

La jeune femme n'a cependant pas terminé les Jeux olympiques de Tokyo, puisqu'elle défendra à nouveau le drapeau tricolore dans quelques jours, lors des épreuves en équipe. Mais ses pensées sont déjà tournées vers les qualifications pour les Jeux de Paris, en 2024. "Je suis vraiment très heureuse de cette médaille, et j’espère que j’irai en chercher une plus belle à Paris". Rendez-vous dans trois ans, alors, pour la concrétisation de ce rêve. "Je vais essayer d’être prête et de faire retentir la Marseillaise à la maison". En attendant, "Bubuche" peut déjà être très fière de son parcours. 

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Crédit photo : Amandine Buchard via Instagram

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Montpellier : deux pasteures lesbiennes se marient, leur union est bénie

mar. 27 juil. 2021, 12 h 53
C'est au temple Maguelone de Montpellier que l'union d'Émeline et Agnès, toutes deux pasteures, a été bénie ce samedi 24 juin. Une première en France.

Une romance qui démarre sur les bancs de la faculté : jusqu'ici rien de bien extraordinaire. Pourtant, l'union d'Agnès et d'Émeline n'a rien d'orthodoxe. Toutes deux sont pasteures stagiaires au sein de l'Église Protestante Unie de France et se sont dit oui jeudi 22 juillet à la mairie de Jacou, dans l'Hérault. Le samedi suivant, leur union a été bénie au temple Maguelone de Montpellier. "Pasteures, lesbiennes et mariées. On aime bien insister dessus, on aime bien le dire pour en témoigner", affirme fièrement Agnès au micro de France Bleu. Le mariage de pasteures lesbiennes, une première en France et certainement le signe de l'évolution des mentalités.

C'est même la religion qui a permis aux deux femmes de se rencontrer. Émeline, âgée de 33 ans, et Agnès, 31 ans, évoluaient toutes les deux dans des milieux bien différents. Respectivement graphiste et ingénieure informatique, elles n'auraient jamais dû se rencontrer. Mais leur foi les amène à tout quitter pour la théologie et c'est lors de leur formation que leurs chemins se croisent. Pour les deux jeunes femmes, il était impossible d'envisager de se "marier sans demander une bénédiction".

Un signe d'ouverture encourageant

Pour la première fois, deux femmes pasteures ont reçu une bénédiction sur leur mariage. C'était samedi, au Temple de Maguelone, à Montpellier. (Photos : Mathias Fourmand) pic.twitter.com/MR9g8daMLu

— Marie Kirschen (@mariekirschen) July 25, 2021

Et pour leur plus grand bonheur, l'Église Protestante Unie de France autorise les unions de couples de même genre depuis 2015. En effet, le mariage n'y a pas valeur de sacrement, comme dans la religion catholique. Son rôle est de bénir l'union civile célébrée au préalable. Si l'Église protestante fait preuve de plus en plus d'ouverture d'esprit, quelques difficultés demeurent : "Nous avons beaucoup d'encouragement même si dans le milieu de l'Église ce choix n'est pas accueilli facilement, il faut le dire aussi", confie Émeline à France Bleu.

Toutefois, le couple reste positif. "Agnès a parlé des réactions de nos communautés mais à l'extérieur c'est important de le faire, de le vivre, souligne Émeline. Quand nous avons reçu la bénédiction de notre mariage, les portes du temple sont restées ouvertes. C'est un beau signe d'ouverture. On a besoin de modèle pour savoir que c'est possible".

"Chaque génération a porté ses luttes"

Les jeunes femmes ont bien conscience que si elles peuvent aujourd'hui vivre et célébrer leur amour au grand jour, c'est grâce au long combat mené par leurs prédécesseur·e·s. "Nous sommes aujourd'hui au bénéfice de tout ce qui a été fait. Chaque génération a porté ses luttes, tient à rappeler Émeline. Il ne faut pas oublier que cela fait longtemps qu'il y a des pasteurs LGBT dans notre Église. Mais ils n'ont pas pu le dire ouvertement jusqu'à présent". Ce mariage, c'est la consécration de ces luttes, dont elles reprennent aujourd'hui le flambeau.

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Crédit photo : MarcJP46 via Wikimedia Commons

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Lil Nas X : encore un round remporté contre les homophobes de Twitter

mar. 27 juil. 2021, 11 h 03
Si le clip de "Industry Baby" en a fait saliver plus d'un, il a aussi attisé la haine de nombreux homophobes. Mais c'était sans compter sur la célèbre repartie de Lil Nas X.

Avoir du talent n'empêche pas d'être la cible de haine en ligne. Heureusement, Lil Nas X a plus d'une corde à son arc. En plus de savoir rapper et twerker comme il respire, il se transforme en véritable sniper lorsqu'on lui assène une attaque homophobe. Son habileté s'est vérifiée après la sortie de son nouveau clip, "Industry Baby", le 23 juillet dernier. Il n'aura pas fallu 24 heures à ses détracteurs pour déblatérer des inepties sans grande originalité sur Twitter.

L'artiste ne serait qu'un sbire du fameux lobby LGBTQI+. Manipulant les foules comme de vulgaires pantins, il propagerait la parole homosexuelle. Des accusations dont Lil Nas X s'amuse avec la désinvolture qui le caractérise. On l'imagine aisément taper ses réponses, tournant en ridicule les arguments fallacieux des haters, un sourire espiègle sur le visage. "Oui, la manipulation est réelle. Le lobby est réel. Je ne pense simplement pas pas que me voir dans une prison imaginaire avec des hommes qui twerkent puisse amener un homme hétéro à sucer une bite", lâche-t-il du tac au tac.

"Si quelqu'un vous conduit à sucer une bite, c'est que vous en aviez certainement déjà envie"

Puis, après réflexion, il précise : "Toutes les blagues à propos du lobby gay n'ont aucun sens. Si quelqu'un vous amène à sucer une bite, c'est que vous en aviez certainement déjà envie." Que répondre à cela ? Les refoulés auront du mal à se relever.

yes manipulation is real. agendas are real. i just simply don’t believe me in a fictional prison with twerking men could lead to a heterosexual man deciding to suck dick. https://t.co/bi5p5VVmmr

— nope (@LilNasX) July 24, 2021

all jokes aside the idea of a gay agenda doesn’t make sense. if someone influences you to suck cock you probably already wanted to suck cock.

— nope (@LilNasX) July 24, 2021

En outre, Lil Nas X est aussi critiqué car le rappeur met en scène des personnes noires et queers, ce que certains voient d'un mauvais oeil. Pour un internaute, il serait en train d'"émasculer les hommes noirs" en les "féminisant". L'homophobie est tellement plus savoureuse assaisonnée d'une bonne dose de misogynie sur lit de stéréotypes. Pour le coup, le rappeur montre les crocs et déroule un argumentaire acerbe.

Une prétendue "émasculation" des hommes noirs

"La vérité, c'est qu'il n'y a aucune offense. Tu vois la féminité comme de la faiblesse. Tu n'aimes pas les hommes noirs gays parce que tu as peur que les hommes noirs dans leur ensemble soient perçus comme faibles. Tu t'accroches à ta masculinité parce que sans elle il ne te reste rien." Dans le jargon, c'est ce qu'on appelle un K.-O. technique.

the truth is there is no attack. you view femininity as weakness. you don’t like gay black men because you are afraid of black men, as a whole, being viewed as weak. you cling on to your masculinity because without it you have nothing else going for yourself. https://t.co/JQcwf0RrSR

— nope (@LilNasX) July 24, 2021

Il faut dire que si notre pharaon du rap maîtrise aussi bien la prose que la punchline, c'est qu'il a de l'entraînement derrière lui. Déjà à la sortie de son premier titre, "Montero (Call Me By Your Name)", une vague de commentaires insultants l'avait percuté de plein fouet. Au lieu de boire la tasse, il avait répondu en faisant preuve d'esprit et d'un calme olympien. Même chose aux BET Awards lorsqu'il avait partagé un long baiser avec l'un de ses danseurs.

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Crédit photo : Lil Nas X via Instagram

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Ce week-end, la ville de Dieppe a fêté sa première Pride

lun. 26 juil. 2021, 17 h 34
Du 23 au 25 juillet se déroulait le premier festival queer de l'histoire de Dieppe. Au programme : huit films ainsi qu'une Pride, le tout organisé par l'association God Save the Queer.

Le vieux dicton "plus on est de fous plus on rit" ne s'est pas vérifié le week-end du 23 au 25 juillet. Samedi, la ville de Dieppe, en Normandie a accueilli sa première Pride. Et c'est la toute récente association God Save the Queer qui s'est chargée de l'organisation. "Il n'y a pas eu grand monde", rapporte Angel, le vice-président de l'association qui a compté environ cinquante personnes. "On a eu quelques soucis au niveau de la communication. La mairie a partagé le programme la veille de l'événement." Mais malgré tout, les membres sont très satisfaits de cette grande première. "On a fait beaucoup de belles rencontres, ça nous a permis de parler tous ensemble", affirme-t-il joyeusement.

Angel et la présidente, Isabelle Serve, se rencontrent le 8 mars, à l'occasion de la journée de lutte pour les droits des femmes. "Il y avait beaucoup de jeunes queers et alliés. Au départ, on parlait de féminisme, puisqu'on était là pour ça, mais la conversation a rapidement dévié sur les sujets LGBTQI+." De fil en aiguille, ils ont une révélation : "On s'est dit qu'il fallait absolument organiser une Pride." C'est comme ça qu'ils créent une association, afin de faciliter les démarches liées à l'organisation. "Finalement, on s'est dit : 'Pourquoi on ne ferait pas un festival ?' On a eu un mois pour le mettre au point, tout est allé très vite."

 

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De la Pride au festival

Et pour cette première édition, Dieppe a aussi eu droit à tout un festival LGBTQI+ au cinéma Grand Forum. Du 23 au 25 juillet, une sélection de huit films a été présentée aux spectateurs ainsi qu'au jury présidé par la chanteuse et autrice Fabienne Thibeault. Un  festival de cinéma queer qui tenait particulièrement à Nicolas Bellenchombre, secrétaire de God Save the Queer et à la tête de la salle de spectacle La Sirène à barbe. En parallèle, la marche a permis aux manifestant-es de se réunir et de célébrer la fierté au parc François-Mitterrand.

Avant de se pencher sur l'organisation, Angel avait l'impression qu'il n'y avait pas réellement de communauté queer en ville. "La communauté LGBT était invisible à Dieppe il y a encore quelques mois, explique le vice-président. Mais depuis la création de l'association, on remarque qu'il y a une grosse communauté. On a rencontré beaucoup de personnes qu'on ne connaissaient pas, qui étaient cachées, notamment des couples."

"Apporter de la visibilité aux personnes queers"

"Avec ce festival, on voulait vraiment apporter de la visibilité aux personnes queers. Avant l'association il n'y avait pas un drapeau dans Dieppe, même pendant le Mois des fiertés. Depuis, il y en a de plus en plus, on compte bien colorer toute la ville !" Le festival ainsi que la Pride ont même permis à l'association, qui jusqu'alors comptait onze personnes, de recruter une quinzaine de nouveaux membres. Un score qui aurait pu être plus élevé si l'événement s'était tenu plus tôt, ce qui était impossible au vu des délais à tenir. La prochaine édition aura lieu en juin pour attirer davantage de public. Les membres de God Save the Queer espèrent surtout que cette fois-ci, ils pourront organiser une Marche "non-statique".

Mais qui dit première fois dit aussi premières galères. Avec le pass sanitaire, qui entrait en vigueur à ce moment-là, certaines personnes n'ont pas pu se rendre au festival. "Au départ, il y avait plus de policiers qui contrôlaient les pass que de manifestants", plaisante le jeune homme. Le DJ qui devait animer la journée a également décommandé au dernier moment. Aucun problème pour Angel qui a directement demandé aux participants ce qu'ils voulaient écouter. Une playlist sur mesure pour un rassemblement festif en petit comité.

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Crédit : Unsplash

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