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Mis à jour : il y a 13 heures 54 min

A la soirée « PrEP+ » de Frank Ocean, le staff ne connaissait pas la PrEP

lun. 21 oct. 2019, 14 h 05
Alors que le chanteur inaugurait sa soirée « queer », « PrEP+ », qui se voulait être un safe space pour les personnes LGBT+, l’artiste fait face à de nombreuses critiques sur la soirée dont beaucoup pensent qu’il ne s’agissait que d’un coup publicitaire.

Il semblerait que « PrEP+ », la soirée queer de Frank Ocean, ne soit finalement qu’un simple coup marketing. Alors qu’il précisait que cette boîte de nuit entendait être « ce à quoi aurait du ressembler les boîtes de nuit new-yorkaises des années 1980 si les médicaments préventifs contre le VIH avaient existé« , ceux ayant participé à la soirée ont surtout pu être témoins d’une soirée « pas queer du tout ». 

Une époque qui ne peut être reproduite

« On t’aime Frank, mais la vie nocturne des années 80 était révolutionnaire grâce aux gens vivant avec le VIH et leurs gardiens », a tweeté Act Up New York. « Elevons nos aînés et honorons leur héritage ».

also there is an underlying assumption that since PrEP “exists” it is accessible to all — when the reality is, the CDC referenced 1.2 million people in the U.S. should take PrEP but only a fraction of them have access.

— ACT UP New York (@actupny) October 17, 2019

L’association historique qui lutte contre le VIH-sida a également rappelé qu’il y avait « une hypothèse sous-jacente selon laquelle, puisque la PrEP «existe», elle est accessible à tous. – En réalité, la CDC (Centres pour le contrôle et la prévention des maladies, ndlr) a référencé 1,2 million de personnes aux États-Unis qui devraient suivre la PrEP, mais seule une fraction d’entre elles y ont accès. »

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« La vie nocturne durant l’épidémie était bien meilleure que ça »

Beaucoup d’autres pointent du doigt le personnel de la soirée, qui,  malgré le nom du lieu, n’avait aucune connaissance de la PrEP. « La sécurité était super sévère; ils ont sorti le tube de Truvada de mon sac à dos, l’ont ouvert et j’ai dit en plaisantant: «c’est ma PrEP» et pas un seul rire« , a tweeté Jason Rosenberg, membre de Act Up New York.

when I say “far better” I meant it as a response to the idea that PrEP would have “enhanced” nightlife during the epidemic. It does a disservice to PLHIV who created spaces to dance during the dark and difficult times.

— Jason Rosenberg (@mynameisjro) October 18, 2019

Selon cet internaute, plusieurs personnes dans la file d’attente ont du confirmer que les pilules qu’il avait en sa possession étaient bien des pilules de Truvada.

This one says it all. pic.twitter.com/jifX9sZJtU

— Ξvan Ross Katz (@evanrosskatz) October 18, 2019

Le journaliste américain, Evan Ross Katz, a récolté les réactions de certaines personnes présentes à la soirée. Beaucoup pensent que la soirée n’est en fait qu’un « queer baiting » qui permettrait à Frank Ocean de promouvoir son prochain album. En effet, la soirée s’est tenue à la veille de la sortie de son nouveau single « DHL ». Un morceau qu’il a par ailleurs dévoilé ce soir là, lors de son passage sur la scène du club.

The grotesquerie of capitalism: everything—EVEN AIDS!—is a marketing opportunity.

— Dr. Steven W. Thrasher (@thrasherxy) October 18, 2019

Le docteur Steven W Thrasher dénonce une opération marketing peu scrupuleuse : « Tout, même le sida, est une opportunité de marketing », a-t-il déclaré.

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Des t-shirt « PrEP » a 60$

Autre point sur lequel Frank Ocean s’est attiré les foudres de la communauté queer. Lors de la soirée, le chanteur a commercialisé des t-shirt avec « PrEP » marqué dessus, vendus pour 60$. Un prix trop élevé pour Act Up New York, qui n’est pas sans rappeler les prix exorbitants du traitement pré-exposition pratiqué par les sociétés pharmaceutiques outre-Atlantique.

A $60 tee with “PrEP” on it.

Sounds familiar to a pharmaceutical company that marks up the price of PrEP to over $2,000/month while it costs $6 to make a month supply. This is not it Frank. https://t.co/TEFhi2UO5O

— ACT UP New York (@actupny) October 19, 2019

En effet aux Etats-Unis, un mois de traitement peut coûter jusqu’à 2.000$. Frank Ocean n’a pas précisé ce qu’il comptait faire avec les profits des T-shirts. Pour BuzzFeed News, Jason Rosenberg explique que « le prix de 60 $ est si proche du problème auquel nous sommes confrontés avec les sociétés pharmaceutiques en ce moment« , a t-il déclaré « les prix des médicaments sont 250 fois plus élevés que le coût de production, soit le prix d’une tasse de café à préparer. C’est un peu une gifle pour un problème auquel nous sommes confrontés dans la communauté. »

Frank Ocean réagit

De son côté, l’artiste a déclaré dans un long message sur Tumblr que la soirée n’était absolument pas un coup de pub et s’est expliqué face aux critiques sur le prix de ses tee-shirts et de la PrEP.

« La stratégie de prix est malveillante à mon avis et la perception du public est donc entachée et à juste titre« , a déclaré Ocean à propos de la PrEP. « Malgré le fait que le prix constitue un obstacle très réel à ce médicament susceptible de sauver des vies, pour certains, l’autre obstacle très réel reste la sensibilisation. » Et c’était, semble-t-il, l’objectif principal de sa soirée.

Le chanteur s’est également penché sur son expérience personnelle avec la PrEP, se rappelant de l’un de ses amis lui demandant si c’était quelque chose comme du viagra. « Mon ex, avec qui j’étais pendant quelques années, ne connaissait rien de la PrEP lorsqu’on s’est rencontré dans un club gay de L.A.« , a t-il raconté, « La sensibilisation n’est pas toujours comme on l’espère« , a t-il écrit.

Du côté des militants, sensibiliser le virus du VIH et le Sida peut être encore bien plus conséquent venant d’une star comme Frank Ocean. Si le tout est fait proprement. « Je crois que l’équipe de Frank Ocean doit s’arrêter et réfléchir avant de faire encore plus de mal« , a déclaré Rosenberg. « Je pense qu’ils doivent s’arrêter et parler directement aux membres de la communauté et déterminer de quelle manière ils peuvent tirer partie de l’influence de la star pour contribuer de manière significative à la sensibilisation sur la PrEP ».

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Crédit photo : Instagram

 

 

 

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La Hongrie interdit une publicité Coca-Cola car elle « nuit au développement des enfants »

lun. 21 oct. 2019, 11 h 10
Selon Gaytimes, la Hongrie a décidé de bannir les publicités de Coca-Cola mettant en scène des couples de même sexe.

Nouveau rebondissement après la polémique créée par les publicités de la célèbre boisson gazeuse cet été dans le pays. Selon nos confrères de Gaytimes, la Hongrie a décidé de bannir les publicités du géant Coca-Cola mettant en scène des couples de même sexe.

Dans une lettre du Département de la protection du consommateur envoyée à Coca-Cola Hongrie, ce premier demande à la marque de « cesser toute publicité préjudiciable au développement physique, mental, émotionnel et moral des enfants et des mineurs ». On peut voir sur les visuels deux hommes, l’un passant ses bras autour de l’autre, qui porte une bouteille de la célèbre boisson gazeuse à ses lèvres. Des femmes sont aussi mises en scène avec le soda.

Toujours selon Gaytimes, la Hongrie a également condamné Coca-Cola à une amende de 500.000 forints hongrois, soit environ 1.500 euros.

Réponse de la marque

Sollicité par nos confrères britanniques, Coca-Cola a répondu étudier ces options afin de contester cet amende. Avant de réaffirmer son engagement en faveur des droits LGBT+ :

« Coca-Cola continue de croire que nous sommes tous égaux, sans distinction de nationalité, de religion, de sexe, d’âge, d’ethnie, de langue parlée, de passe-temps et d’opinions. » 

Vive polémique en août dernier

Ces affiche publicitaires, mettant en scène des couples d’hommes et de femmes en train de boire la célèbre boisson gazeuse avaient provoqué une vive polémique en août dernier en Hongrie.

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Publiées sur la page Facebook hongroise de la marque, les affiches sont également visibles dans le métro, ainsi que de nombreux points centraux de la capitale de la Hongrie.

Un député, membre du parti Fidesz (au pouvoir) et proche du Premier ministre Viktor Orban, Istvan Boldog, avait à l’époque appelé à boycotter la marque sur sa page Facebook, qualifiant ces affiches de « provocantes ».

 

Crédit photo : Coca-Cola.

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La statue de la Liberté serait en fait une drag queen

lun. 21 oct. 2019, 11 h 09
Les historiens se déchirent depuis des années sur l’identité de la personne qui a inspiré l’emblème de New York. Et si c’était… un homme ?

La « Lady Liberty » serait en fait un homme. C’est la nouvelle théorie développée dans un documentaire sur la statue de la Liberté, surplombant la « Liberty Island », devenue l’emblème de New-York.

Le long métrage d’HBO « Liberty: Mother of Exiles », diffusé le 17 octobre dernier, revient sur l’histoire de ce symbole d’acier, offert par la France aux Etats-Unis pour célébrer le centenaire de leur déclaration d’indépendance, qui fut aussi la première chose qu’ont vu des milliers d’immigrés en arrivant dans la grosse pomme, après avoir traversé l’Atlantique.

Théorie folle

Et la théorie préférée de son réalisateur, Randy Barbato, dont c’est que la statue de la Liberté n’est pas une femme. Les historiens se sont en effet toujours déchirés sur qui avait pu servir de modèle à cette sculpture monumentale, pensée par Frédéric Auguste Bartholdi. Si pour de nombreux chercheurs, le sculpteur s’est inspiré de sa mère, d’autres défendent l’idée qu’il s’agirait en en fait du visage du frère de ce dernier.

C’est par exemple l’hypothèse d’Elizabeth Mitchell, journaliste et autrice d’un livre sur le monument le plus célèbre des Etats-Unis. Alors qu’elle enquêtait sur l’origine de ce visage, elle a découvert plusieurs photos de famille qui  l’ont laissé croire que ce n’était pas le visage de la mère de l’artiste.

Drag queen géante

« La structure du visage n’est pas vraiment la même. Sa mère a les sourcils plus arqués, un nez et des lèvres plus fins… Même dans sa jeunesse » explique-t-elle. « Il était célèbre pour ses bustes… et renommé pour sa précision. »

« En épluchant les photos qu’il avait de son frère, et en regardant avec attention, certaines ressemblaient vraiment à la statue de la Liberté. Son frère était devenu complètement fou, et Bartholdi allait lui rendre visite une fois par semaine. Il passait parfois des heures à regarder son frère, qui ne lui parlait pas », a-t-elle ajouté.

Bartholdi aurait dont repris les traits de son frère en lui donnant des apparats féminins. Si la théorie s’avère vraie, la « Liberté éclairant le monde » serait donc une drag queen géante, et New-York une ville encore plus queer qu’on ne pensait.

Crédit photo : Unsplash

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« Danse avec les stars » : le baiser langoureux d’Iris Mittenaere et Elsa Esnoult

lun. 21 oct. 2019, 10 h 43
Ce samedi 19 octobre, l’émission « Danse avec les stars » fêtait ses 10 ans sur TF1. Pour l’occasion, Iris Mittenaere, Elsa Esnoult et Anthony Colette ont réalisé un tango sensuel avec un baiser langoureux comme final.

Déjà arrivée en finale de « Danse avec les stars » en 2018, Iris Mittenaere était de retour pour les dix ans de l’émission. L’ancienne Miss France et Miss Univers, a ainsi retrouvé son ancien partenaire de danse, Anthony Colette et l’actrice Elsa Esnoult (« Les Mystères de l’amour ») pour un tango sensuel.

« Soyez hyper sexy et donnez l’impression que vous avez envie de vous manger« , avait notamment demandé Anthony Colette à ses deux partenaires avant le prime. Et visiblement, les deux jeunes femmes ont bien saisi les conseils du danseur. Sur les notes de « La Grenade » de Clara Luciani les trois danseurs ont alors livré une prestation digne des plus grands tangos d’Amérique du Sud. Mais c’est bien le final qui n’a pas laissé le public indifférent. Débarrassées de leur partenaire masculin, Iris Mittenaere et Elsa Esnoult se sont alors embrassées.

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« Le tango a été ma première danse et j’ai compris qu’il fallait en faire des caisses« , s’était également expliqué Iris Mittenaere. Mission réussie pour le trio qui a remporté 28 points auprès du jury. « Pas d’hésitation ce soir, c’est souple, il y a du feu! Le pouvoir féminin à l’œuvre, je suis conquis« , a salué l’un des jurés, Patrick Dupond.  « T’es beaucoup plus sexy, plus assumée, qui mieux que Miss Univers pour te donner un cours de crânage?« , a également lancé Shy’m à Elsa Esnoult qui avait quelque soucis de confiance en elle depuis le début de la compétition.

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Un baiser qui nous ramène directement en 2003, sur la scène des MTV Video Music Awards, lorsque Madonna avait embrassé Britney Spears avec fougue avant de donner un baiser un peu plus furtif à Chrisitina Aguilera. Un geste qui avait déjà cassé l’Internet. Va t-il tenir cette fois-ci ?

 

Crédit photo : TF1

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On a parlé de rupture, de sexe et de Grindr avec Marie-Flore

sam. 19 oct. 2019, 17 h 02
Le deuxième album de Marie-Flore, mais son premier en Français, sort cette semaine. Et ce n’est pas un disque pop. C’est une déflagration. Rencontre avec celle qui va braquer la rentrée.

« Tu vas devenir la nouvelle icône gay ! », aurait glissé Pascal Nègre à Marie-Flore. L’ex-patron d’Universal Music, copain de Mylène Farmer, s’y connait en fabrique des idoles. Mais à l’écoute de Braquage, ce deuxième album de la chanteuse, on se dit que c’est un destin possible pour cette jeune française, ex-mannequin pour Kitsuné.

Tressé de mélodies ouateuses, porté par une voix suave et une production fine échaffaudée par Antoine Gaillet, OMOH et Robin Leduc, Braquage est le plus beau disque de cette rentrée en Français. Quelle époque exaltante pour la musique, où les femmes, auteures-compositrices et interprètes, comme Clara Luciani, Angèle ou Juliette Armanet, se réapproprient un terrain trop souvent labouré par les hommes : le désir, le sexe, la rupture.

Il ne s’agit que de cela sur « Braquage », grand disque de séparation composé en pleine gueule de bois amoureuse. Quand, malgré l’absolu certitude qu’il faut partir, le corps de l’autre continue à nous manquer terriblement.

Il y a deux ans, on découvrait Marie-Flore avec un EP délicat et une chanson sublime, Passade Digitale, ode à nos plans coeurs négociés sur applications. Cette fois, elle revient avec douze titres. Douze preuves que les histoires  ̶d̶’̶a̶m̶o̶u̶r̶  de cul finissent mal. En général.

« Braquage » un disque douloureux où il est beaucoup question de rupture amoureuse. Il a été difficile à écrire ?

Marie Flore : C’est vrai que c’est un album né d’une douleur. Mon écriture est très personnelle. Il y a forcément une base autobiographique dans mes chansons. Est-ce qu’inconsciemment, j’entretiens une sorte de flou émotionnel dans ma vie pour pouvoir écrire ? J’irai peut-être pas jusque là dans l’analyse ! (rires). Mais c’est vrai aussi que lorsque je suis heureuse, j’ai moins de choses à dire. Pour ce disque, les étoiles du malheur se sont alignées. J’avais à la fois un projet d’album et un projet amoureux qui partait en couilles. (rires)

Qu’est-ce qui t’arrive en premier, les  textes ou les mélodies ?

Toujours les textes. Ça démarre par une phrase qui vient tout installer. C’est là que je trouve le ton. Ensuite seulement je me mets au piano. Je brode. J’essaie de trouver une mélodie qui va. Et s’il y a un match entre les premières lignes que j’ai écrite et la mélodie, ensuite, c’est l’autoroute. Pour QCC, par exemple, j’ai écrit 18 couplets. Pour la version album, j’ai dû couper la mort dans l’âme mais j’étais vraiment insatiable ! (rires)

Le Français n’est pas ta première langue d’écriture. Tu as commencé par l’Anglais. Comment s’est opéré ce glissement ?

On m’a suggéré de me mettre au Français… comme on l’a suggéré à des tas de chanteuses, je pense. (rires) A cette époque, j’étais en train de finir un disque en Anglais. Je comprenais pas cette demande. Mais je m’y suis mise un peu pour la blague. Je crois que je voulais prouver que ça n’était pas mon truc. J’ai commencé à écrire une chanson qui allait devenir Palmiers en Hiver. D’ailleurs, la première ligne, c’est « Des palmiers en hiver, qu’est-ce qu’on va bien pouvoir en faire ? ». C’était littéralement, la question que je me posais devant cette rime. (rires) 

Ecrire en Français a changé mon rapport au texte. J’ai supprimé une barrière. En Anglais, personne ne me comprenait. En tout cas, pas grand monde. Désormais les gens sont dans l’empathie et s’identifient même parfois à mes chansons. C’est assez jouissif. Mais tu peux aussi avoir l’air débile quand tu chantes en Français. Ça n’est pas une langue lyrique. Si tu tentes des vocalises à la Ariana Grande, tu peux très vite être parcourue par le frisson de la honte (rires).

« Je n’ai pas du tout réfléchi à l’aspect sexuel des punchlines. C’est sorti tout seul. Mais ça fait du bien d’entendre ces mots-là dans la bouche d’une femme. »

Dans l’album, il y a de corps qui se « cambrent », des « pipes que [tu] tailles »… Bref, il y a une vraie mise en scène de la sexualité. C’était un parti pris ? 

(Rires) Ça s’est fait naturellement. L’histoire d’amour dont je parle sur ce disque était emprunte de sexe. C’était une histoire passionnelle, très destructrice. Donc, écrire sur cette histoire induisait une dimension charnelle. Quand tu te sépares, le corps est toujours là pour te rappeler que tu appartiens à l’autre. Il y a un lien qui doit se défaire mais qui reste très fort. C’est quasi-chimique. 

Mais je n’ai pas du tout réfléchi à l’aspect sexuel des punchlines. C’est sorti tout seul. Après coup, j’ai eu des appréhensions. Comment ça allait être reçu par le public, la famille, les amis ? Et effectivement, il y a des moments où j’ai un peu serré les fesses. (rires). Mais ça c’est très vite évanoui. Je crois que ça fait du bien d’entendre ces mots-là dans la bouche d’une femme. Personne me m’a dit « c’est vulgaire ».

Tu parles de punchlines, il y a chez toi un phrasé et une densité des paroles qui rappelle beaucoup le rap. Tu es amatrice de hip-hop ?

J’ai plutôt été bercée aux musiques des années 70 : Leonard Cohen, Velvet Underground… Mais j’ai commencé à écrire ce disque à Paris en plein aout… et je me faisais vraiment chier ! (rires) Je suis allé me perdre sur Youtube. Je suis tombée sur « Macarena » de Damso. Je me suis d’abord dit : « C’est quoi ce truc ? » J’ai écouté une fois. deux fois. mille fois… Puis finalement, j’ai « poncé » tous ses albums. Je ne sais pas si ça infusait mon écriture mais j’ai adoré son ton, son débit, la manière dont il parle… Si tu t’arrêtes à la première lecture de son rap, tu te dis: « C’est ultra misogyne ! » Mais il y a une seconde lecture. Je pense qu’il garde une certaine distance avec ce qu’il chante. C’est beaucoup de provoc’, de posture.

« Il n’y a pas de « posture » sur ce disque parce que lorsque je l’ai écrit, j’étais à terre. »

Mais tes chansons ressemblent davantage à une mise à nu dans les règle de l’art, non ?

C’est vrai. Mais il y a de la défiance vis-à-vis de l’être aimé. Mes textes rassemblent tout ce que je n’ai pas réussi à dire mon ex. Il n’y a pas de provocation gratuite. Je n’ai pas pensé au public, c’est une adresse à une personne en particulier.Il n’y a pas de « posture » sur ce disque parce que lorsque je l’ai écrit, j’étais à terre.

Le disque ne parle que de ton ex ?

Oui. Mais ce qui est magique avec la musique c’est qu’il y aune forme de distance qui se crée. Ces douze titres sont un peu comme douze photos : plus je les regarde, plus la distance se crée entre les faits et ce que je suis en train de devenir.

Certains titres ont été prémonitoires. Six mois avant, j’ai vu en écriture ce qui allait se passer entre nous. Il y avait une dimension quasi-prophétique. Et j’ai compris des choses sur moi. « M’en veux pas », par exemple est un titre qui a changé ma vie personnelle. Pendant que je l’écrivais, j’étais en larme. Détruite. Et Suite à cette chanson, j’ai pris de grandes décisions pour ma vie. Je me suis dit : « Ah ben oui, c’est ça que tu penses en fait ma petite ! » Mais tous les titres de l’album ne sont pas aussi plombés !

« Aujourd’hui, nos rencontres sont éphémères, dématérialisées. Il y a un consumérisme du corps de l’autre. »

On t’a découverte avec « Passade Digitale », un titre qui parle des amours qui démarrent sur applications. Tous ceux qui ont un jour trainé sur Grindr se sont reconnus dans ce texte…

Tant mieux ! (Rires) C’est une chanson qui parle d’amour moderne. Pour le coup, cette chanson est assez loin de moi. Je ne vais pas sur les applis, ça me fait un peu peur. En l’écrivant, je ne pensais pas qu’il parlerait autant aux gens. Aujourd’hui, nos rencontres sont éphémères, dématérialisées. Il y a un consumérisme du corps de l’autre. La chanson parle de ça mais aussi du fait qu’on n’en sort jamais indemne. Les applications facilitent la rencontre. Mais il y a aussi quelque chose de triste dans cette façon de faire. Quand je chante « rouge et le pétale sur mon lit d’hôpital », c’est pour dire qu’on est parfois léger dans ces rencontres mais qu’elles peuvent aussi finir très mal finir.

Il y a un titre un peu à part sur l’album, « Sur la pente »…

Il a failli ne pas se retrouver sur le disque. C’est une chanson désillusionnée mais aussi lumineuse. Elle parle d’abandon de l’autre, de tromperie… Mais elle parle aussi de la confiance qu’on garde dans l’amour. A chaque fois qu’on retombe amoureux, on y recroit. C’est ce que je trouve exceptionnel dans ce sentiment. C’est inépuisable en terme de songwriting. Quel que soit la destruction qu’on a pu subir, j’ai la conviction qu’on renait toujours de ses cendres. Et quand ton coeur se remet à battre, c’est fou comme sentiment. Finalement, on n’a très peu la mémoire des traumas.

En ce moment, ce sont les filles qui occupent le mieux le terrain de la chanson. De Juliette Armanet, à Angèle en passant par Clara Luciani ou toi. Comment tu l’expliques ?

Il y a enfin chez nous une liberté de ton. Je ne sais pas à quoi c’est dû. Sûrement à l’air du temps. C’est important de s’emparer des codes qui ont toujours été ceux de la scène masculine. Et pas dans que dans la chanson mais dans le rnb, aussi. Regarde, Aya Nakamura, elle fait ça admirablement !

« Je crois même que je préfère écrire pour les garçons. J’aime bien leur mettre des mots dans la bouche. »

Tu pourrais écrire pour une artiste de rnb ?

Bien sûr ! Bon, Aya a son propre vocabulaire et elle n’a vraiment pas besoin de moi. Mais j’ai déjà écrit pour des artistes de rnb et rap, « Comme Un Signe », pour Sofiane. J’adore écrire pour les mecs. Je crois même que je préfère écrire pour les garçons. J’aime bien leur mettre des mots dans la bouche. (rires).

Il y a des artistes avec qui tu rêverais de travailler ?

Leonard Cohen… mais c’est trop tard ! Je n’ai pas le gêne de la fan. Mais j’adorerais travailler avec. Lomepal, Damso ou pourquoi pas PNL…

PNL, ça serait une grande idée mais y’a du boulot pour rendre leur texte moins homophobe…

T’as raison, on va les mettre au pas, chéri. T’inquiète !

« Braquage », l’album de Marie-Flore est sorti sur le label du 6&7. Disponible en streaming et version physique. La chanteuse sera scène les 25, 2 et 9 décembre aux Etoiles à Paris.

 

Crédits images : Label 6&7

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Guilian, agressée à la Roche-sur-Yon : « J’ai vu au regard du flic qu’il n’en avait rien à faire »

ven. 18 oct. 2019, 18 h 34
Guilian, une jeune femme trans a été insultée et frappée samedi 12 octobre sur la place Napoléon, à la Roche-sur-Yon. Une enquête a été ouverte pour « violences en réunion en raison de l’orientation sexuelle » de la victime.

Guilian est encore sous le choc. Cette jeune femme trans de 21 ans a été insultée et agressée samedi 12 octobre sur la place Napoléon, à la Roche-sur-Yon. « Il était environ 23h et on se dirigeait vers la voiture avec des amies pour aller en boîte de nuit, raconte-t-elle à TÊTU. Nous sommes passées devant un groupe de quatre garçons qui m’ont interpellée en me demandant si je travaillais bien pour ‘UberEats' ».

Le groupe d’amies décide de s’éloigner et Guilian dit alors entendre des « insultes transphobes ». « Je n’y ai pas prêté attention car j’ai l’habitude », souffle-t-elle. Selon ses propres déclarations, retranscrites dans sa plainte – que TÊTU a pu consulter – les jeunes hommes lui auraient lancé : « sale pédé » ; « espèce de gros travesti ».

C’est à partir de là que les choses s’enveniment. « Un des garçons s’est avancé vers nous et une de mes potes s’est mise devant moi pour essayer de me protéger, raconte la jeune femme. Mais elle s’est fait pousser et le gars a commencé à me mettre des coups de poing au visage. Ensuite, il m’a fait une balayette et je suis tombée la tête la première au sol. » Les coups continuent et un deuxième homme du groupe commence lui aussi à la frapper. Les deux individus finissent par fuir, laissant Guilian tétanisée.

« Je m’attendais à voir une vraie fille »

Les amies de la jeune femme contactent alors les policiers et les secours. Mais Guilian n’était pas au bout de sa peine. « Quand mon amie a appelé la police, elle a parlé de moi au féminin. Mais quand ils sont arrivés sur le lieu de l’agression, l’un des deux policiers a dit à ma pote à voix basse : ‘Je m’attendais à voir une vraie fille' ».

Elle est conduite à l’hôpital où elle reçoit trois jours d’ITT. Elle se décide à aller porter plainte le lendemain des faits. « J’ai bien vu au regard du flic qu’il n’en avait absolument rien à faire et qu’il voulait vite en finir ». Guilian nous assure avoir prévenu les forces de l’ordre qu’elle était transgenre, pourtant, il n’en est fait mention nulle part dans sa plainte. « J’étais choquée lorsque j’ai lu ma déposition, mais je n’ai rien dit car je ne voulais pas devenir agressive. »

Une affaire qui rappelle l’agression de Julia

Dans la plainte, que TÊTU a pu consulter, Guilian est genrée au masculin et appelée « Monsieur » car elle n’a pas encore changé de sexe à l’état civil. Conséquence : l’enquête du parquet a été ouverte pour « violences commises en raison de l’orientation sexuelle de la victime » et non de son « identité de genre », comme le permet la loi depuis le 18 novembre 2016 et l’introduction de l’identité de genre dans le code pénal.

Contacté par TÊTU, le vice-procureur de la République Yannick Le Goater confirme l’ouverte de l’enquête, précisant que la victime « est un homme qui portait des vêtements de femme et qui est homosexuel ». Et d’ajouter : « Des propos homophobes auraient été tenus lors de l’agression ».

A LIRE AUSSI : L’agresseur de Julia est condamné à 10 mois de prison dont quatre avec sursis

Une situation qui n’est pas sans rappeler celle de Julia, femme trans agressée place de la République à Paris. L’enquête avait initialement été ouverte pour violences en raison de l’orientation sexuelle. Un motif requalifié par le tribunal correctionnel au début de l’audience. Les violences dont elle avait fait l’objet avaient bien été infligées en raison de son « identité de genre ».

« Il s’agit plutôt de méconnaissance que de transphobie »

Pour Magaly Lhotel, avocate traitant régulièrement d’affaires concernant les personnes trans’, « il s’agit plutôt de méconnaissance que de transphobie ».

« A partir du moment où la victime se détermine comme une personne transgenre, je ne vois pas comment on peut refuser cette qualification », nous explique-t-elle, ajoutant qu’un changement de genre à l’état civil n’est pas nécessaire pour que cette qualification soit retenue. D’autant plus que les infractions, en terme de sanctions, sont les mêmes ».

Et concernant les « insultes homophobes » évoquées par le parquet ? « A partir du moment où l’on traite une personne trans de ‘sale pédé’, c’est transphobe », analyse-t-elle. 

Des éléments juridiques qui ne sont pas sans conséquences pour Guilian. « C’est pas facile, mais je garde la tête haute pour prouver à tout le monde que ça n’est parce que je me suis fait taper dessus que je vais me plier aux régles de la société. Ni laisser quelqu’un me dicter ce que je dois faire ou non avec mon corps. » L’enquête se poursuit et aucune interpellation n’a pour le moment eu lieu.

Crédit photo : Instagram.

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Cinq choses à savoir sur « ExisTransInter », la marche des personnes trans et intersexes ce week-end

ven. 18 oct. 2019, 11 h 30
Ce samedi 19 octobre se tient à Paris la 23e édition de l' »ExisTransInter », une grande manifestation pour défendre les droits des personnes transgenres et intersexes.

Ce sera la 23e édition de l’évènement. L' »ExisTransInter », la marche des personnes trans et intersexes et de leurs soutiens, se tiendra ce samedi 19 octobre 2019 à Paris. Une marche revendicative et politique importante.

1- Un nom plus inclusif

Cette année marque notamment le changement de nom de l’évènement, qui s’appelait auparavant « Existrans » et devient « ExisTransInter ». « Ce vote s’inscrit dans une démarche de visibilisation des personnes intersexes », peut-on lire sur leur site internet. Ce changement de nom « constitue ainsi une étape importante dans la prise en compte des réalités intersexes et vient souligner à quel point les luttes intersexes et trans sont intimement liées ».

2- Le mot d’ordre

« Inters, Migrant·e·s, Trans: mutilé·e·s, expulsé·e·s, assassiné·e·s ! ». C’est le mot d’ordre sous lequel marcheront les manifestants ce samedi 19 octobre. « Il rappelle cette communauté d’expérience, mais aussi le fait que de nombreuses personnes sont concernées par plusieurs de ces situations », indique le collectif sur leur site. C’est un mot d’ordre qui évoque aussi le meurtre de Vanesa Campos, une travailleuse du sexe trans tuée l’an dernier dans le bois de Boulogne.

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3- Un parcours modifié

Le parcours ne sera pas exactement le même que celui de l’an passé. Le rendez vous est donné à 14H place de la République, dans le IIIe arrondissement. Ensuite, les manifestants marcheront jusqu’à Pigalle, dans le XVIIIe arrondissement.

4- Un after à la Mutinerie

https://www.instagram.com/p/B0n2y4rAK3h/

 

Après la marche, les personnes les plus motivées pourront se rendre à La Mutinerie, un bar situé dans le IIIe arrondissement de la capitale. A partir de 21h30, vous pourrez profiter d’un DJ set de Woki Li (afrobeats, baile funk, vogue beats). Et, si vous n’étiez pas encore convaincu, sachez que 10% du chiffre d’affaires sera reversé au Collectif Existransinter. Une bonne raison d’aller shaker vos booties.

5- Un budget en baisse

Les organisateurs de la marche ont annoncé que le budget de l’évènement était en baisse cette année. « L’ExisTransInter ne bénéficie d’aucune subvention (…) notre budget, qui comprend la location de camion pour la mise en accessibilité et pour la musique, le matériel son, les pancartes et l’interprétation LSF des discours dépend donc uniquement des dons. » Une cagnotte a donc été lancée sur Helloasso afin de leur permettre de financer cette journée. Aidez-les !

Crédit photo : Existransinter.

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Frank Ocean lance une boîte de nuit au nom parfait

ven. 18 oct. 2019, 10 h 45
Ce jeudi 17 octobre, le chanteur Frank Ocean a inauguré sa boîte de nuit, « PrEP+ » à New-York. Un safe space pour la communauté queer.

Un nouveau nightclub a vu le jour à New-York. Et celui-ci – « safe » pour la communauté queer – est à l’initiative de l’artiste ouvertement bi Frank Ocean. Le lieu rend hommage « à ce à quoi aurait du ressembler les boîtes de nuit new-yorkaises des années 1980 si les médicaments préventifs contre le VIH avaient existé », comme expliqué dans un communiqué de presse relayé par Pitchfork. Le nom de la boîte de nuit, « PrEP+ » tire son nom du médicament de prévention contre le virus.

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Un « safe space » pour les queer

Les règles sont simples : « Les photos et les vidéos ne sont pas autorisées. Le consentement est obligatoire. Zéro tolérance pour le racisme, l’homophobie, le sexisme, la transphobie, le validisme ou aucune autre forme de discrimination. Le dancefloor, c’est pour danser. »  PrEP+ se veut être un endroit accueillant pour tout le monde de manière à rassembler tout le monde sous les signes de la tolérance, l’amour et la danse. Dans le communiqué de presse, le club annonce également qu’il accueillera, au fil des nuits, des DJs de « renommée mondiale ».

Crédit photo : Blonded

En bas du flyer de la soirée de lancement, on peut lire « The World ». Il s’agit peut-être d’une référence à l’une des plus célèbres boîtes de nuit queer des années 1980, du même nom. Dans la partie East Village de l’île de Manhattan, The World », accueillait entre autre Madonna, RuPaul, Carolina Herrera ou encore Brooke Shield. Le « It Club » comme il était surnommé, était aussi le QG de certaines houses de voguing.  Avec PrEP+, Frank Ocean semble avoir l’ambition de relancer cet âge d’or de la nuit américaine queer.

Un nouvel album en préparation

En marge du lancement de sa boîte de nuit, l’artiste a également confié, dans une longue interview pour le magazine américain W, qu’il travaillait actuellement sur un nouvel album. Pour ce nouvel OP Frank Ocean va justement s’inspirer de la vie nocturne de plusieurs régions. « Detroit, Chicago, techno, house, électro française et de la bounce music de la Nouvelle-Orléans« , particulièrement.

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Crédit photo : Wikimedia Commons

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Deux des gays les plus influents d’Hollywood préparent une série sur l’histoire LGBT+

ven. 18 oct. 2019, 10 h 29
Deux des gays les plus connus de Hollywood vont réaliser une série documentaire sur l’histoire LGBT+, qui mettra des héros oubliés à l’honneur…

Voilà un projet que l’on va suivre de près. L’acteur emblématique de la série « The Big Bang Theory », Jim Parsons, et le réalisateur de « Love Simon » Greg Berlanti ont annoncé qu’ils faisaient désormais équipe pour produire une nouvelle série documentaire. Celle-ci sera diffusée sur la nouvelle plateforme de vidéo à la demande lancée par la chaîne HBO pour concurrencer Netflix, HBO Max.

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Des héros méconnus

« Equal » – c’est son nom  – reviendra sur l’histoire LGBT+ en prenant pour point de repères des évènement marquants, comme la révolte du Stonewall Inn, ou la première Marche des Fiertés. Mais elle entend également mettre en avant des héros méconnus de l’histoire LGBTQ+, comme Harry Hay, le fondateur des Radical Faeries, Daughter of Bilitis, la première organisation lesbienne américaine. On devrait également y trouver Christine Jorgensen, la première femme a avoir subi une opération de réassignation sexuelle, et Bayard Rustin, conseiller de Martin Luther King.

Selon le Mail Online, il y aura plusieurs reconstitutions historiques qui retraceront les moments les plus importants de la lutte pour les droits LGBT+, mais aussi des images inédites. Les 4 épisodes dureront chacun une heure.

Partenaires de choc

« Alors que nous connaissons l’histoire derrière  cette nuit d’été fatidique, il y a beaucoup d’histoires fascinantes à raconter sur les patriotes, les artistes et les penseurs qui ont préparé le terrain, a expliqué au Daily Mail Jennifer O’Connell, la responsable du documentaire chez HBO Max. C’est le moment de partager leur récit héroïque, et nous ne pourrions pas avoir de meilleurs partenaires que Jim Parsons et Greg Berlanti pour raconter l’histoire de ces pionniers à nos téléspectateurs. » 

Les deux producteurs, officiellement homosexuels, ont en effet à leurs actifs plusieurs films et séries importants pour la représentation des personnes LGBT. On se souvient tous de « Love Simon », réalisé par Greg Berlanti, un teen movie sensible et drôle qui racontait avec justesse le coming out et le premier amour d’un jeune américain, en s’affranchissant de tous les clichés sur le sujet. Jim Parsons s’est lui récemment illustré en produisant la série de Netflix « Special » mettant en scène avec finesse un homosexuel en situation de handicap.

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L’homme qui accusait Apple de l’avoir « rendu » gay a retiré sa plainte

ven. 18 oct. 2019, 10 h 09
Un Russe qui accusait Apple de l’avoir « rendu » gay a retiré sa plainte ce jeudi 17 octobre lors de sa première audience devant un tribunal moscovite.

Beaucoup de bruit pour pas grand chose. L’homme qui avait porté plainte contre Apple, accusant son iPhone de l’avoir rendu gay, a finalement retiré sa plainte ce jeudi 17 octobre, jour de son audience devant un tribunal moscovite.

L’utilisateur expliquait s’être « embourbé dans des relations de même sexe » , l’été dernier, après avoir reçu 69 GayCoins (une cryptomonnaie LGBT+ dont un GayCoin équivaut à 0.02 €) sur un application de paiement par cryptomonnaie qu’il aurait téléchargé en 2017. L’émetteur, qui demeure anonyme, aurait envoyé le  montant en incluant un message en anglais disant « ne juge pas avant d’essayer ».

A LIRE AUSSI : Un Russe accuse son iPhone de « l’avoir rendu gay » et poursuit Apple en justice

D. Razumilov a alors suivi les conseils de son donateur. « J’ai pensé, en effet, comment puis-je juger quelque chose sans essayer ? J’ai alors décidé d’essayer les relations de même sexe« , a t-il raconté dans un manifeste publié sur le site de la radio russe« Au bout de deux mois, je peux dire que je suis bloqué dans une relation intime avec une personne du même sexe que moi, et que je ne peux pas en sortir« , continue Razumilov.

Trop de « pression » ?

C’est comme ça que son smartphone l’aurait « manipulé pour le pousser . vers l’homosexualité ». L’avocate du plaignant, Sapijat Gousnieva, a annoncé que l’homme souhaitait retirer sa plainte en raison du raout médiatique suscité par cette affaire.

« Nous avons conclu qu’il était nécessaire de clore l’affaire car la prochaine audience aurait dû être publique et des données personnelles y auraient été divulguées », a-t-elle déclaré à l’AFP, expliquant que cela aurait généré une « pression ».

Il demandait environ 14.000 € de dommages et intérêts pour « souffrance morale et atteinte à la santé mentale » à Apple.

Les ONG de défense des droits LGBT considèrent que la Russie mène une politique homophobe avec sa loi contre la « propagande gay », instaurée en 2013. En Russie, l’homosexualité était considéré comme un crime jusqu’en 1993 et comme une maladie mentale jusqu’en 1999.

crédit photo : wikimedia commons.

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Le Festival des Merveilles, le premier festival qui célèbre la culture trans’ et intersexe

jeu. 17 oct. 2019, 18 h 48
Du 17 octobre au 2 novembre se tiendra la toute première édition du Festival des Merveilles, trans’ et intersexe. Une initiative du comédien Océan, à qui L’Entrepôt, lieu culturel du 14è arrondissement, a laissé carte blanche.

C’est beau d’assister à la naissance d’un nouvel événement artistique qui va mettre en lumière les identités trans et intersexe, trop souvent invisibilisées. Ce soir s’ouvrira à l’Entrepôt, lieu culturel et convivial du 14è arrondissement, la première édition du festival des Merveilles. Au travers de 40 films issus de 16 nationalités et de plusieurs rencontres, expositions et live shows, la culture trans’ sera célébrée.

Le Festival Merveille coïncide avec la sortie du documentaire « Océan », la version long-métrage de la série qui suit la transition du comédien éponyme. L’ouverture du festival précède également l’ExistransInter du 19 octobre, la marche des fiertés pour personnes trans’, qui fêtera sa 22e édition. Contacté par TÊTU, Océan précise : « C’était un choix de  montrer qu’on est nombreux. L’idée était de s’inspirer d’un collectif et d’infiltrer les acteurs trans’ et intersexe militants« .

Un festival culturel

Avec plus de 40 films présentés issus de 16 nationalités différentes,  on peut parler d’un festival cinématographique, ces oeuvres« ayant forgé la culture esthétique et politique trans ». On peut notamment compter parmi les films présentés « XY Chelsea » (en salles le 30 octobre 2019) de Tim Travers Hawkins ou encore « Something Must Break » (2014) de Ester Martin Bergsmark.

Néanmoins, il y a cet aspect pluridisciplinaire qui démarque ce festival. Au delà du 7e art, « on veut montrer d’autres formes artistiques avec les expos et les performances proposées« , précise Océan « puis vient l’aspect militant avec les discussions« .

Un échange entre toutes les communautés

La culture trans « se retrouve un peu trop souvent ‘l’enfant pauvre’ dans les festivals LGBT+ et je devrais ça chouette de montrer la diversité des créations, des parcours, des histoires« , explique l’acteur.

« Il s’adresse à la fois à la communauté parce que c’est important que la communauté puisse ‘s’approprier’ un lieu pour se retrouver, échanger et se retrouver« , indique Océan. Cependant, il est important de noter que tout le monde est le bienvenu au Festival des Merveilles. « C’est surtout que tout ce qui est proposé a le mérite d’être vu, qu’on se sente concerné ou pas« . En somme, l’idée c’est d’aller voir de bons films, de belles expositions et parler de sujets de société qui concernent tout le monde.

Un lieu inclusif

L’Entrepôt semble être le lieu idéal pour accueillir un tel événement. Niché au coeur du 14e arrondissement de Paris, le complexe de 1200 m2 regroupe plusieurs salles de cinéma, des galeries d’exposition, salle de spectacle, entres autres bars et restaurants.

Il s’agit aussi d’un lieu marqué par la volonté de favoriser la communion entre tout un chacun. Pour TÊTU, Romain Bucquet, directeur de l’Entrepôt déclare : « On la volonté de mélanger tous les composants de l’Entrepôt pour en faire un lieu de cinéma, d’art, d’engagement politique, de discussions et de débats« .  »

Le but de ce lieu c’est d’être un lieu de partage et d’échange destiné à tout le monde », précise Romain Romain Bucquet, L’Entrepôt est un vrai cinéma arts&essai et où l’engagement a du sens […] on présente beaucoup de documentaires suivi de débats et je pense que ça se prête très bien à l’organisation de ce festival« .

Le programme des festivités est à consulter ici

 

 

 

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« L’homosexualité est-elle un choix ? » CNews s’enfonce avec l’aide de Jean-Marc Morandini

jeu. 17 oct. 2019, 16 h 23
« L’homosexualité est-elle un choix ? » C’est la question que se posait aujourd’hui Jean-Marc Morandini dans son émission sur la chaîne CNews. Avec en guest star, le député Pascal Brindeau… Chronique d’un grand moment de malaise cathodique.

Qui aurait pu croire qu’en 2019 on relancerait le débat  pour savoir si l’homosexualité est un choix ? C’était sans compter le besoin d’audience de CNews. Aujourd’hui, l’émission de Jean-Marc Morandini proposait un débat annoncé en grande pompe sur le réseau social Twitter, et accompagné d’un « sondage » :

Pensez-vous que l’homosexualité est un choix ? #MorandiniLive

— Morandini Live (@morandini_live) October 17, 2019

En plateau, Jean-Marc Morandini a invité Olivier Ciappa, le photographe à l’origine des « couples imaginaires » LGBT, mettant en scène des célébrités. Face à lui, Pascal Brindeau, le député UDI qui avait déclaré à l’Assemblée que « l’orientation sexuelle est un choix », provoquant des huées dans l’hémicycle et la colère de nombreux internautes.

A LIRE AUSSI : La réponse parfaite d’Andréa Bescond au député UDI qui affirme que « l’homosexualité est un choix »

 

Une tribune pour Brindeau

Au lendemain des déclarations inadmissibles d’Eric Zemmour sur cette même chaîne, Jean-Marc Morandini a donc enfoncé le clou. Le député du Loir-et-Cher Pascal Brindeau a profité de cette invitation pour tenter de s’expliquer. Jean-Marc Morandini a demandé au parlementaire s’il était sur « la même ligne qu’Eric Zemmour ». Réponse de celui-ci : « le mot de choix n’est peut-être pas le plus approprié, mais l’idée c’est de dire que ce n’est pas un déterminisme (…) Il est évident que la sexualité est un élément de construction de l’identité de la personne. Evidemment qu’on ne se lève pas le matin en se disant ‘tiens aujourd’hui je vais préférer les hommes ou les femmes’… » 

« Est-ce qu’on peut choisir d’être homosexuel ou pas ? » demande alors Jean-Marc Morandini. « Quand on change d’orientation sexuelle au cours de sa vie, ou qu’on devient transgenre, il y a bien une démarche… une forme de volontarisme » explique alors l’élu. « C’est fou d’entendre ça » soupire Olivier Ciappa, atterré. Jean-Marc Morandini demande ensuite à Pascal Brindeau s’il considère avoir « dit une connerie »« On peut avoir des mots inappropriés dans le feu d’un débat, répond le député. Mais si on est opposé à la PMA et à la GPA on est pas forcément homophobe. J’aurais voté pour le mariage pour tous en 2013. » 

Micro-trottoir

A ce moment là, on a vraiment cru que le calvaire allait s’arrêter. Morandini avait fait son petit buzz sur Twitter, et Brindeau avait justifié – sans s’excuser toujours – sa théorie fumeuse. Mais non. On avait oublié le sondage ! « C’est surprenant il y a quand même 25% des gens sur Twitter pensent que l’homosexualité est un choix » s’amuse Jean-Marc Morandini. « Une réaction d’Olivier Ciappa avant de passer à notre micro-trottoir ? » De mieux en mieux. Maintenant vous descendez dans la rue pour demander aux gens si l’homosexualité est un choix.

Heureusement, tous les avis sont unanimes : c’est un grand non. « C’est idiot de faire tout ces débats à la noix, ça existe depuis la nuit des temps » répond d’ailleurs l’un des interrogés à qui l’on a envie de faire un gros hug. « Arrêtons de parler de ça, dit un autre. Ce sont souvent les gens assez frustrés qui parlent de ça et qui poussent les gens libres à avoir un avis dessus. » 

Le réveil de Morandini

Dans la deuxième partie de l’émission, toutefois, Jean-Marc Morandini se réveille. « Pascal Brindeau, vous avez fait le choix  d’être hétérosexuel ? Vous vous êtes posés la question ? » attaque-t-il. « Votre idée elle n’est pas logique, si vous n’avez pas choisi d’être hétéro, vous pouvez pas dire aux autres ‘vous, vous avez choisi d’être homo’. » « Y’a aucun enfant qui réalise qu’il est homosexuel qui a envie de l’être, abonde Olivier Ciappa. « Y’a aucun enfant qui se dit ‘je vais être humilié, ridiculisé par toute la classe pendant des années. Je vais choisir une identité amoureuse qui va faire que je vais être rejeté, où je vais être criminalisé dans 18 pays’. » 

« Vous êtes député quand même. Votre parole, elle porte. Vous comprenez que quand vous dites ça à l’Assemblée, votre parole a un poids, un impact sur la société » a réagi l’animateur. Et d’en faire le thème d’une émission de débat, est-ce que cela n’a pas un impact ? En tout cas, cette émission a provoqué la colère des internautes. Et on les comprend : on laisse entendre que l’homosexualité ou l’identité de genre pourrait peut-être être un choix, puisqu’on peut en débattre.  Et à la fin qui trinque ? Les personnes LGBT…

https://twitter.com/christofnamoi/status/1184804346799804416?s=20

 

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Ce couple gay a adopté une petite fille séropositive rejetée par dix familles

jeu. 17 oct. 2019, 11 h 56
Damian Pighin et Ariel Vijarra, un couple argentin, ont adopté la petite Olivia, un bébé de 28 mois atteint du virus du VIH et déjà rejetée par dix familles.

À nouveau, une belle histoire qui a le mérite d’être connue de tous. En 2012, Damian Pighin, 42 ans, et Ariel Bijarra, 39 ans, étaient le premier couple gay à se marier dans la province de Santa Fe, en Argentine. Un an plus tôt, ils avaient déjà pris la décision d’agrandir leur famille. Le couple a eu plusieurs années de déception jusqu’à ce qu’ils reçoivent un appel, en 2014.

Une connexion immédiate

A l’époque, Olivia, un bébé de 28 mois souffrant d’insuffisance pondérale contaminé par le virus du VIH, avait été abandonnée par sa mère à la naissance. En raison de ses besoins en matière de santé, Olivia avait déjà été rejetée par 10 familles d’accueil. Jusqu’à ce que Ariel et Damian arrivent. Alors que les deux hommes se précipitent chez le juge, ce dernier tente de les avertir sur la condition du bébé.  » Il nous a demandé si nous étions certains de commen­cer le proces­sus d’adop­tion et nous a suggéré d’y réflé­chir avant d’ac­cep­ter », s’est rappelé Ariel pour le média argentin, Infobae. Cependant, les deux hommes n’ont jamais hésité et ils ont pu rencontrer leur fille.

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« Dès que je l’ai vu, j’ai senti qu’elle faisait partie de ma vie. La connexion a été immédiate. Nous l’avons tenue dans nos bras, lui avons donné un biberon et elle nous a regardé avec de grands yeux ouverts, sans pleurer« , raconte Ariel. Instantanément, les deux parents et l’enfant se sont adoptés.

@epaulonlgbt pic.twitter.com/ur2Drz7j1K

— Ariel Vijarra (@arielvijarra) August 29, 2015

Au fil des mois, Olivia a très bien répondu au traitement contre le VIH. Le nourrisson a tout de suite commencé à reprendre du poids. Quelques années plus tard, le couple a reçu l’excellente nouvelle : les tests montraient que le virus n’était plus détectable chez Olivia. « Elle a été élue par Dieu, c’est quelque chose d’inex­pli­cable », a déclaré le couple ému.

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Cette belle histoire a largement été partagée en Amérique du Sud, et a attiré l’attention d’une femme qui souhaitait que le couple adopte son enfant à naître. Un an plus tard, la petite Victoria a rejoint le clan. Aujourd’hui, la famille Pighin-Vijarra semble vivre leur meilleures vies. Olivia va avoir 5 ans en fin d’années, suivie de près par sa soeur.

 

 

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VIDEO. Cette famille a réservé le meilleur des accueils à leur fils transgenre de retour de l’hôpital

jeu. 17 oct. 2019, 10 h 56
Cet acte d’amour inconditionnel d’une famille brésilienne est devenu viral, et on comprend pourquoi.

Une vidéo qui fait tellement chaud au coeur qu’elle a été vue près de 3 millions de fois. On y voit un jeune brésilien transgenre, Richard Alcântara, revenir chez lui après sa mammectomie. Torse nu, des pansements sur le torse. Alors qu’il traverse le jardin, les hommes de sa famille se tiennent tous de dos, torses nus aussi. Et quand ils se retournent pour l’accueillir, ils dévoilent des pansements sur les pectoraux, similaires à ceux de Richard, en signe de solidarité.

https://twitter.com/andrezadelgado/status/1181398426027794432?s=20

La petite amie de Richard, Yuri Almeida, a originellement posté la vidéo sur son compte Facebook, où elle a été partagée plus de 12.000 fois. Elle avait profité de l’occasion pour écrire un message touchant sur l’histoire de son boyfriend, et de la peur que sa transidentité a généré. « Il y a un an, il souffrait de ne pas être accepté par sa famille, d’être rejeté. Il a même essayé de se suicider à cause de la dépression. » 

Amour inconditionnel

« Mais ce qu’il ne savait pas, c’est que rien n’arrive par hasard, a-t-elle continué, avant d’appeler à davantage de tolérance et d’amour envers les personnes trans. Pour ceux qui pensent que ces gens là manquent de Dieu, ils ont tort. Ils ont plus de Dieu dans leur coeur que beaucoup de gens. Ils n’ont pas besoin que les gens les acceptent, mais demandent du respect et doivent être respecté. Nous sommes ce que nous sommes, peu importe les couleurs, religions, opinions, ou goûts. »

« Ceci est la démonstration de l’amour inconditionnel d’une famille avec tellement de diversité que l’amour et l’unité sont au dessus de tout, là où il y a le bonheur. Quand un membre de la famille réalise son rêve, tout le monde le partage et le vit avec lui.  C’est une famille à laquelle je suis fière d’appartenir. Les préjugés n’ont pas leur place là où l’amour et le respect sont présents. »  

 

Pour Richard, « le plus moment de sa vie ». 

 

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Crédit photo : Capture Yuri Almeida 

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HBO Max prépare une série inspirée de « Grease »

jeu. 17 oct. 2019, 10 h 21
À l’occasion de la Mipcom se tenant à Cannes jusqu’au 18 octobre prochain, Robert Greenblatt, le président de WarnerMédia a annoncé que la plateforme de streaming HBO Max préparait une série inspirée de la célèbre comédie musicale, « Grease ».

À Cannes, se tient le Marché international des contenus audiovisuels (Mipcom) jusqu’au 18 octobre. Un rendez-vous annuel très attendu par les professionnels de l’industrie de la télévision. Cette année, Robert Greenblatt, le directeur du conglomérat de médias et divertissements américains, Warnermedia été invité comme « personnalité de l’année ». L’homme d’affaire en a profité pour parler de la nouvelle plateforme de streaming de HBO, qui sera lancée au printemps prochain aux Etats-Unis, HBO Max. L’une des séries originales proposées par la plateforme sera directement inspirée de la comédie musicale « Grease » (1978).

Robert Greenblatt a précisé que « Grease : Rydell High » se tiendrait toujours dans l’Amérique des années 1950, au lycée Rydell, lieu où Sandy Olson (Olivia Newton-John) et Danny Zuko (John Travolta), et leurs bandes, ont étudié dans le film original. La série va s’inspirer du grand classique du cinéma américain. Greenblatt a précisé que certains personnages et certaines chansons seront reprises. Il promet, dans tous les cas, « une grande série musicale rock’n’roll« .

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« C’est Grease 2.0 mais avec le même esprit, la même énergie et l’enthousiasme auxquels vous pensez immédiatement lorsque vous entendez les chansons cultes du film », a précisé Sarah Aubrey, directrice des contenus originaux de HBO Max. Espérons que la série ne reproduise pas le fiasco de « Grease 2« , cependant.

La sensibilité queer de « Grease »

Malgré le fait que la comédie originale ne présente aucun personnage ouvertement LGBT+, certaines représentations font penser que « Grease » ne fait pas partie de ces films hétéronormés de l’Hollywood des années 70. Il faut savoir où regarder. Pour les 40 ans du film, The Advocate a invité le producteur et réalisateur américain Jeffrey Schwartz, qui a réalisé « The Fabulous Allan Carr », le documentaire sur la vie du réalisateur de « Grease », dans ses colonnes. « Si on regarde bien, il y a beaucoup de garçons en pantalon moulant qui courent partout. Il y a cette nature homoérotique. Il y a des garçons qui se battent. Il y a Olivia Newton-John. Pantalon serré. Tout y est [queer]« , disait-il.

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« Grease a une sensibilité gay, cela ne fait aucun doute. [Carr] a envisagé Grease comme une sorte de monde camp aux couleurs de bonbon, ce qui est différent de la manière dont c’était écrit pour la pièce originale. C’était beaucoup plus dur et rugueux sur scène« ,  a ajouté Schwartz.

La folie Grease est de retour

Un autre projet va ravir les fans. « Summer Loving« , le prequel du film a également été annoncé. Le long métrage retracera la romance estivale que Danny Zuko et Sandy Olson ont vécu avant d’entamer leur dernière année au lycée. Peu d’infos connues pour le moment, la date de sortie est toujours « prochaine » et le casting reste encore inconnu. Qui pourra bien donc reprendre les rôles immortalisés par le duo Newton-John/Travolta ?

Crédit photo : Giphy

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Crédit photo : Paramount

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Ce que nous disent les nouvelles de Marcel Proust de son homosexualité

mer. 16 oct. 2019, 18 h 28
Marcel Proust revient en cette rentrée avec de courtes nouvelles inédites, écrites dans sa jeunesse. Marcel a vingt ans et, « sous le voile d’une fiction transparente », y parle de son homosexualité. Décryptage. 

Bien sûr tout le monde savait. Du moins tous ceux qui aiment Marcel Proust. Mais jamais l’écrivain national, qui obtenait le prix Goncourt il y’a maintenant cent ans, n’avait peut-être si clairement écrit l’amour du même sexe. C’est qu’au départ Proust voulait s’atteler à un essai sur la « pédérastie ». Pas facile à publier, vous me direz, à l’orée du XXe. Mieux valait la fiction. Alors entre ces neuf nouvelles, l’homosexualité tire un trait d’union.

Le Mystérieux correspondant, qui donne son titre au recueil, est l’une d’entre elles. Un mystérieux correspondant qui est en fait une correspondante, Christiane, qui déclame son amour à Françoise. « Madame, Il y a longtemps que je vous aime mais je ne puis ni vous le dire ni ne pas vous le dire. Pardonnez-moi. Vaguement, tout ce qu’on m’a dit de votre vie intellectuelle, de l’unique distinction de votre âme m’a persuadé qu’en vous seule je rencontrerais après une vie amère la douceur (…) Mais cela ne me suffit plus. C’est votre corps que je veux ».

Selon Luc Fraisse, professeur de littérature qui a commenté l’ouvrage, il y a chez Proust, à cause de l’homosexualité vécue douloureusement, « le malheur de ne pas être aimé et la certitude que ce malheur initial occupera toute la vie ». Les personnages aiment à sens unique, l’amour est impossible. Reflet évident de son temps.

Fantasme militaire

Dans la nouvelle Souvenir d’un capitaine, Proust écrit à la première personne du singulier : l’histoire pourrait être tirée de son propre service militaire, qu’il fit en 1889 et 1890 à Orléans. Un capitaine parle amoureusement d’un brigadier. « Il exerça sur moi une séduction tout à fait mystérieuse et je me mis à faire attention à mes paroles et à mes gestes, essayant de lui plaire et de dire des choses un peu admirables (…) Je sentis que le brigadier m’écoutait, et il avait levé sur nous d’exquis yeux calmes, qu’il baissa vers son journal quand je le regardai. »

Un thème abordé donc très tôt, qu’il explorera plus tard, dans Sodome et Gomorrhe : « C’est si beau, le moment où Carlos Herrera demande le nom du château devant lequel passe sa calèche : c’est Rastignac, la demeure du jeune homme qu’il a aimé autrefois. »

Son désir comme une malédiction

Il y en eut plusieurs des jeunes hommes dans la vie de Proust : le compositeur Reynaldo Hahn, le premier amour ; le poète et critique littéraire Robert de Montesquiou, le snob aussi agaçant qu’inspirant… Montesquiou muse de son premier ouvrage, Les Plaisirs et les jours, recueil de poèmes en proses et de nouvelles aussi. Celles du Mystérieux correspondant auraient pu y figurer, mais Proust, nous dit Luc Fraisse, « n’a pas voulu insérer aux Plaisirs et les jours un sujet dominant » – celui de l’homosexualité. Elles tombèrent dans l’oubli, acquises par l’éditeur Bernard de Fallois dès les années cinquante qui avait fait paraître Jean Santeuil et Contre Sainte-Beuve, également antérieurs à la Recherche.

C’est pourtant émouvant de lire un siècle après celui qui n’a vécu ses désirs que comme une malédiction, et qui a, tout au long de sa vie, inventé à ses compagnons de papiers des amours « inverties ». Aurait-il été heureux aujourd’hui ? La dernière nouvelle est titrée C’est ainsi qu’il avait aimé… « Le temps comme la mer emporte tout, abolit tout, et nos passions, non pas dans ses vagues, mais sous la calme, l’insensible et sûre montée de son flot comme des jeux d’enfant. »

 

Crédit photo : DR 

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Cette petite fille a découvert Christine and The Queens et ça a changé sa vision du monde

mer. 16 oct. 2019, 12 h 43
Une mère de famille Australienne a partagé une conversation très touchante entre elle et sa fille de 10 ans après que cette dernière ait vu une performance de Chris à la télévision.

Constance Hall, une blogueuse Australienne vient de partager un message très touchant pour sa petite fille de 10 ans. Alors que la mère regardait une performance de Chris, sa fille Billie, qui a « toujours été différente » est arrivée dans le salon. Lorsqu’elle a vu Chris sur scène à la télévision, la jeune fille a eu des questions.

« Aujourd’hui ma fille de 10 ans m’a vu regarder une performance live de Christine and the Queens et a demandé si la chanteuse était en train de devenir un garçon comme l’enfant trans’ que nous connaissons« , a commencé Constance Hall dans un message publié sur son compte Facebook. Ce à quoi elle répond : « non, pas à ma connaissance. Elle ne semble juste pas avoir le besoin de ressembler à ce que les gens imaginent d’une femme« .

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Une révélation pour la petite fille à qui on aurait dit récemment qu’elle ne pouvait pas faire partie du « groupe cool » car elle n’était pas blonde. Depuis qu’elle est petite, Billie n’aime ni porter des jupes, ni des robes. Elle préfère également dessiner plutôt que faire du sport. « Un jour, elle m’a demandé  si je la laisserais manger à table avec nous ou je la ferais manger par terre, seule, si d’aventure elle se changeait en chenille. Si elle avait été plus vieille, j’aurais suspecté de la drogue. Mais elle est juste née avec beaucoup d’imagination« , plaisante la mère.

« Elle est trop cool, maman »

« J’ai regardé ma fille admirer cette femme, Chris, qui faisait le show comme une p**** de boss, petite femme, cheveux courts et dominant la scène, poursuit Constance Hall, Elle m’a alors demandé « elle est bisexuelle ? » J’ai répondu « Non chérie, elle est pansexuelle, ce qui est un peu la même chose sauf qu’elle ne fait pas attention au genre, elle n’aime pas quelqu’un parce que c’est un homme ou une femme, mais juste parce qu’ils sont qui ils sont vraiment« .

Alors Billie a simplement répondu : « Elle est trop cool, maman« .

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« Je suis plutôt cool, moi aussi »

Sa mère a répondu : « Et tu veux connaître la partie la plus cool ? Tout le monde est autorisé dans son « groupe cool », tant que tu n’es pas un tr** du c**, si tu restes aussi excentrique et merveilleuse, un jour tu pourrais être aussi cool que Chris. Mais si tu tentes trop d’entrer dans les groupes exclusifs, il se pourrait que tu finisses très ennuyante et triste. Restes toi même, bébé, c’est cool« .

Après ça, Billie s’est simplement contenté d’enfiler un pull trop grand, de jeter ses cheveux verts délavés en arrière avant de répondre : « Je suis plutôt cool, moi aussi« .

Crédit photo : giphy

Today my 10 year old daughter saw me watching a live Christine and the Queens performance and asked if the singer was…

Publiée par Constance Hall sur Mardi 15 octobre 2019

L’histoire est arrivée jusqu’à Chris elle même, visiblement émue, qui l’a partagée sur son compte twitter en concluant « oui, la représentation compte. » On aurait pas pu mieux dire.

I started to sing to tell the story on my own terms, and I couldn’t stop smiling after reading this yesterday. Yes, representation do matter. Let’s all be a hint of something more. https://t.co/VOkjznB0VL

— Chris (@QueensChristine) October 16, 2019

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Crédit photo : Instagram

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Le Pape vient-il de sanctifier un cardinal gay ?

mer. 16 oct. 2019, 11 h 40
Sacré Saint ce dimanche 13 octobre par l’Eglise Catholique Romane, John Henry Newman était un cardinal anglais du 19e siècle bien connu au Royaume-Uni. Cependant, le mystère plane encore sur l’orientation sexuelle et romantique de l’homme religieux…

Une dizaine de milliers de personnes étaient rassemblées sur la Place Saint-Pierre à Rome ce dimanche 13 octobre pour assister à la sanctification du cardinal John Henry Newman par le Pape François. Mort en 1890 à Birmingham, Newman est la première personne anglaise sacralisée depuis plus de 50 ans. La cérémonie a réuni nombre de britanniques ainsi que le prince héritier, Charles de Galles. Le cardinal, romancier, poète et philosophe était une personne particulièrement appréciée par le peuple britannique que beaucoup considèrent comme un modèle spirituel. Carol Parkinson, la secrétaire des « Friends of Newman » de Birmingham, présente à la cérémonie a raconté pour la BBC que  « son intégrité, son amitié, sa capacité à être loyal et son travail acharné, constituent de très bons exemples pour tout le monde« . Néanmoins, une question reste en suspens sur la vie de John Henry Newman : était-il gay ?

Ambrose St John, un « ami » très cher

À sa mort, John Henry Newman a souhaité être enterré dans la même tombe que son « ami », Ambrose St John, un prêtre anglican mort en 1875. Les deux hommes auraient vécu ensemble pendant une trentaine d’années. Un souvenir apparement occulté par le Vatican comme l’a précisé Peter Tatchell, un militant pour les droits humains : « Le Vatican est coupable de révisionnisme historique. Il a effacé de la documentation officielle, toute reconnaissance de l’amour du cardinal Newman pour Ambrose St John, ainsi que son désir de rester enterré à ses côtés, a affirmé TatchellNewman et St John étaient mentalement et spirituellement amoureux. Ils étaient inséparables. Ils ont vécu ensemble pendant plus de 30 ans, comme s’ils étaient mariés. »

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Les deux hommes semblent s’être rencontrés en 1841. D’après Q Spirit, Newman se souvient de ses jeunes années en compagnie de St John avec ces mots : « Dès le début, il m’a aimé avec une intensité inexplicable. A Rome, il y a 28 ans, il travaillait toujours pour moi et me soulageait de tout problème, étant jeune et d’apparence saxonne, les Romains l’appelaient mon Ange Gardien« .

Une histoire contestée par l’Eglise

En 2008, le Vatican a pris la décision de récupérer la dépouille de Newman – et ainsi de le séparer de son « ami » – en vue de le préparer pour sa sacralisation. Une décision grandement contestée dans la communauté religieuse. Elena Curti, la rédactrice en chef adjointe de The Tablet (journal britannique catholique libéral) déplorait ce choix dans le Telegraph : « Il est clairement précisé qu’il [John Henry Newman] voulait être enterré avec son ami proche et c’est dommage que sa dernière volonté ne soit pas respectée », a t-elle déclaré. Peter Tatchell a également déclaré que « déterrer la tombe de Newman et séparer les deux hommes était un sacrilège, une trahison, un acte d’irrespect et d’homophobie« .  « La profanation homophobe de la tombe de Newman et la négation de son homosexualité vont tout à fait dans le sens du Vatican qui dissimule depuis longtemps ses nombreux prêtres, évêques, cardinaux et papes gays, anciens et actuels« , a ajouté le militant.

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Une information qui a, par la suite, été démentie par le prêtre et auteur de nombreux ouvrages sur John Henry Newman, Ian Ker. Dans une tribune pour la Catholic Truth Society, Ker précise que  Ambrose St John était « comme un frère » pour Newman. « Dans une époque où le concept d’amitié affectueuse sans attirance sexuelle, était perdu, une telle spéculation était sans aucun doute inévitable« , a t-il ajouté.

Why is the question important to consider? Even if we may never know for sure? Because it reminds us that a gay person (someone with a homosexual orientation, if you prefer) can be holy, even a saint. Holiness makes its home in humanity.

— James Martin, SJ (@JamesMartinSJ) October 12, 2019

Certains pourtant, continuent d’imaginer cette relation comme une romance. C’est le cas du prêtre américain pro LGBT+, James Martin. Il rappelle que même une personne homosexuelle peut être un saint. « Pourquoi la question est importante à considérer ? Même si on ne le sait pas de source sûre ? Car cela nous rappelle qu’une personne gay (quelqu’un avec une orientation homosexuelle, si vous préférez) peut être un saint. La sainteté habite aussi parmi l’humanité », a tweeté l’homme religieux. Et bien que l’histoire ne soit peut-être jamais confirmée, l’amitié particulière entre John Henry Newman et Ambrose St John continue d’inspirer la communauté LGBT+ religieuse.

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Crédit photo : Wikipédia

 

 

 

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Un médecin lorrain refuse un certificat médical à un couple gay qui veut adopter

mer. 16 oct. 2019, 11 h 26
Un médecin des environs de Metz a refusé un certificat médical à un couple d’hommes qui préparaient un dossier d’adoption. Et forcément, il ne voit pas le problème.

Ce couple ne pensait pas que sa procédure d’adoption serait freinée aussi rapidement. Le Républicain Lorrain a rencontré Steven et Nathan Da Fonseca,  en couple depuis sept ans, et mariés depuis l’année dernière. Aujourd’hui, ils veulent adopter, et pour cela, il faut apporter au dossier un certificat médical, réalisé par un médecin généraliste agréé par le département. « Notre médecin traitant ne l’étant pas, nous en avons choisi un au hasard sur la liste » racontent les deux hommes au quotidien régional. Mais ce généraliste va doucher leur enthousiasme.

Le praticien commence d’abord par leur demander de réaliser un test VIH. Puis, lors du second rendez-vous avec les résultats du test, celui-ci leur dit qu’il a « réfléchi », et qu’il ne fera pas de certificat car c’était « contraire à ses convictions » raconte le couple.  « Nous avons déjà été discriminés. Nous sommes plutôt discrets et pas militants. Mais là, de la part d’un médecin agréé pour les procédures d’adoption, on ne peut pas laisser passer » ont-ils expliqué au Républicain Lorrain.

Le médecin « dans son droit »

Ils ont donc saisi l’association Couleurs gaies, qui a interpellé le conseil départemental de Moselle dans un courrier daté de lundi. L’association demande au Département des explications, puisque « d’autres candidat(e)s à une adoption sont susceptibles de devoir solliciter » ce médecin, figurant sur la liste étable par la collectivité territoriale.

Le journal a également contacté le médecin. Ce dernier s’estime être dans son droit. Il aurait contacté le président régional de la Confédération des syndicats médicaux français avant de prendre sa décision. « Il m’a confirmé que j’étais bien dans mes droits. Je ne suis pas dans une situation d’urgence. Ce couple a tout loisir d’obtenir ce certificat médical auprès d’un autre médecin agréé. J’ai parfaitement le droit qu’on respecte mes convictions » s’est-il défendu.

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L’adoption impossible ?

Ce n’est malheureusement pas la première fois que des homophobes « de conviction » mettent des bâtons dans les roues de couples de même sexe souhaitant adopter.

En avril 2018, l’Association des Familles homoparentales (ADFH) avait porté plainte contre le président du Conseil de famille des pupilles de l’Etat du département voisin de Meurthe-et-Moselle. Ce dernier refusait systématiquement de placer des enfants dans les couples de même sexe, arguant : « on n’a rien contre les couples de même sexe, mais tant qu’on aura des couples jeunes, stables, avec un père et une mère, on les privilégie.»

La composition des conseils de famille avait alors été pointée du doigt. L’ADFH estimait alors à moins de dix le nombre de couples ayant pu adopter depuis le vote de la loi ouvrant le mariage et l’adoption aux couples de même sexe. 

Crédit photo : Shutterstock 

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Zemmour en roue libre sur l’homosexualité dans une émission de CNews

mer. 16 oct. 2019, 10 h 11
Le polémiste Eric Zemmour s’est fait remarquer ce mardi 15 octobre sur CNews, affirmant que l’homosexualité était « un choix ».

A peine arrivé, Eric Zemmour se fait déjà remarquer. Le polémiste Eric Zemmour, qui officie désormais dans l’émission « Face à l’Info » sur CNews, présentée par Christine Kelly, a tenu des propos qui n’ont pas manqué de faire réagir les internautes mardi 15 octobre.

En plateau, Eric Zemmour, récemment condamné pour incitation à la haine, et Nicolas Bouzou, économiste, débattaient de l’adoption en première lecture par l’Assemblée du projet de loi bioéthique. Mais le débat a vite dérapé sur l’homosexualité.

Les propos, repérés par Pierre Dezeraud, journaliste à Puremedias, ont de quoi faire frissonner :

« Les homosexuels ont le droit de fonder des familles, ils en ont toujours fondé d’ailleurs. Ils ont le droit, les hommes de coucher avec des femmes et les femmes de coucher avec des hommes. S’ils ne veulent pas coucher avec des hommes ou coucher avec des femmes, c’est leur responsabilité. (…) Donc on assume ses choix : soit on couche avec l’autre sexe et on fait des enfants, soit on ne couche pas avec l’autre sexe et on n’a pas d’enfants”, a lancé Eric Zemmour.

pic.twitter.com/dJAtgo7mXX

— Pierre Dezeraud (@PierreDzrd) October 15, 2019

Le polémiste a ensuite jugé que « les désirs d’enfants » des couples de même sexe étaient des « caprices ».

« On va devoir subir ça encore combien de temps ? »

Un peu plus tard, l’animatrice Christine Kelly lui a demandé si on « choisissait sa sexualité ». Réponse d’Eric Zemmour, qui l’a d’ailleurs répété à deux reprises : « Moi je pense que oui. Tout le monde est libre de toute façon ».

Comme on peut le voir sur une capture d’écran publiée sur Twitter, le bandeau qui présente l’émission indiquait même « Sexualité : un choix ? ». En toute décontraction…

On va devoir subir ça encore combien de temps????? https://t.co/5mwq5ZcVDS

— Christophe Beaugrand-Gerin (@Tof_Beaugrand) October 15, 2019

« On va devoir subir ça encore combien de temps ? », s’est indigné Christophe Beaugrand-Gerin. « Islamophobie, homophobie, Zemmour… », a commenté le député Matthieu Orphelin.

Crédit photo : CNews.

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