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Mis à jour : il y a 9 heures 34 min

L’acteur Colton Haynes bientôt de retour dans une série comique sur la communauté gay ?

lun. 18 jan. 2021, 15 h 24
Aux abonnés absents depuis l'arrêt de la série Arrow, le comédien ouvertement homosexuel s'apprêterait à faire son retour sur le petit écran. Avec, en prime, un projet de fiction intrigant qui devrait ausculter les travers de la communauté gay.

Visage bien connu des sériephiles, Colton Haynes prépare enfin son come-back. Comme le rapporte Variety, l'acteur de 32 ans est au casting d'un nouveau projet de comédie pour Peacock, une plateforme de streaming états-unienne détenue par NBCUniversal. Intitulée I Run Hot, la série explorera l'amitié inattendue entre Eliot, un gay bourru qui n'a jamais trouvé sa place au sein de la communauté à laquelle il appartient, et Colton, un célèbre influenceur (ou "InstaGay") qui la représente à la perfection.

Coproduite par Ilana Glazer (Broad City), la série s'annonce prometteuse sur le papier, pour peu qu'elle parvienne à décortiquer avec humour et ingéniosité les biais de la communauté gay. Il n'y a qu'à se rendre sur les applis de rencontres pour voir que ce milieu-là fait face à des problèmes de grossophobie, de racisme ou encore de transphobie. À l'écran, Colton Haynes se glissera dans la peau du fameux Colton alors que son nouveau BFF sera incarné par l'acteur Eliot Glazer. Jusqu'ici, une présentation de la série a été commandée par Peacock et on devrait ensuite savoir si une saison entière verra bien le jour.

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Lui-même ouvertement homosexuel, Colton Haynes s'est fait connaître du grand public pour son rôle dans la série Teen Wolf. Un temps hétéro, son personnage a fini par évoluer pour finalement terminer dans les bras d'un autre homme, joué par Charlie Carver (The Boys in the Band). Ces dernières années, il était à l'affiche de la série super-héroïque Arrow, où il incarnait le justicier Arsenal. On précisera enfin qu'il a été accueilli au sein de la grande famille de Ryan Murphy, campant un rôle secondaire dans la saison 7 de American Horror Story ainsi que dans la satire trop vite annulée Scream Queens.

Crédit photo : Colton Haynes via Instagram

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À Paris, manif ou « rave-party » ? L’Union des collectifs festifs LGBTQ+ dénonce une discrimination

lun. 18 jan. 2021, 15 h 15
À Paris, le ministre de l'Intérieur s'est félicité du démantèlement d'une "rave-party" à proximité d'une manifestation. Une simple manifestation pour l'Union des collectifs festifs LGBTQ+, qui dénonce des violences, et une décision discriminatoire.

"Merci aux forces de l’ordre pour leur mobilisation partout en France aujourd’hui. À Paris, ils ont empêché la tenue d'une rave-party à proximité de la manifestation", a écrit Gérald Darmanin sur Twitter. Ce dimanche 17 janvier, 6.500 personnes selon la police, et 15.000 personnes selon les organisateurs, ont défilé à Paris contre la proposition de loi "sécurité globale". Alors que 12 policiers et gendarmes ont été blessés, 15 personnes ont été placées en garde à vue et une enquête a été ouverte pour "trouble à la tranquillité d'autrui par agression sonore" (sic). Visée, l'Union des collectifs festifs LGBTQ+,  dénonce une "atteinte flagrante aux libertés individuelles".

Une manifestation déclarée ?

La préfecture de police affirme que des véhicules sonorisés qui devaient diffuser de la musique n'étaient pas déclarés. Sur Twitter, elle a publié une copie de "l'unique déclaration reçue qui ne mentionne qu'un camion sono en fin de manifestation". Pourtant, l'Union des collectifs a indiqué dans un communiqué que "lors des dernières manifestations contre la sécurité globale, plusieurs véhicules issus du monde de la free party, légers et lourds, ont défilé pour la défense des libertés. Les déclarations en préfecture ne mentionnaient ni les numéros d’immatriculation des véhicules ni leur nombre précis. Par ailleurs, alors que la préfecture avait été prévenue directement par l'organisation que d’autres chars que les véhicules syndicaux allaient se joindre à la manifestation, elle n’a jamais repris contact avec les déclarant·es pour demander plus de précisions".

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Ils écrivent que ces véhicules ont été "directement mis à l'écart de la manifestation et dispersés dans les avenues adjacentes". Alors que le cortège musical a tenté de poursuivre les prises de parole et musiques, "une nasse s'est alors formée autour des manfestant·e·s". Selon l'Union, les "forces de l'ordre ont chargé violemment. Un agent est monté sur le camion où avait lieu le concert au moment de la charge pour frapper les musicien·nes et briser les instruments de musiques. Dans les secondes suivantes, il fût rejoint par ses collègues qui laissèrent libre expression à la violence terrifiante des coups de poings, de pied, de matraques, allègrement distribués". Après la manifestation, les camions et la sonorisation ont été saisis par la police.

#Culture4Liberty
Mobilisons-nous pour soutenir les artistes,créateur.trice.s, danseur.euse.s,https://t.co/fvd08pUeCW.s, intermittent.e.s,https://t.co/6KfDkCUysB.s, producteur.trice.s de soirées,de spectacles,de festivals,de collectifs de soirées LGBTQI+ !https://t.co/utdDKHUazI https://t.co/ZZQnnunOJI

— Inter-LGBT (@InterLGBT) January 16, 2021

"Une décision discriminatoire et illégale"

Les manifestants regrettent l'intervention des forces de l'ordre alors que "notre cortège faisait part entière de la manifestation". "Notre musique ne correspondrait pas au style habituel des manifestations. Une décision discriminatoire, mais surtout illégale, de la Préfecture de Paris visant à nous ostraciser en nous parquant hors du cortège sous des prétextes fallacieux", poursuit l'Union des collectifs festifs LGBTQ+.

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"Non, M. Darmanin ce n’était pas une rave-party, mais des citoyens qui venaient manifester leur opposition à la loi sécurité globale et les restrictions au monde de la culture, en accord avec la coordination Stop Secu Globale. Merci de ne pas les interpeller, ils sont des nôtres", a réagi du Syndicat national des journalistes de la CGT. D'autant qu'en amont de la manifestation, l'union des collectifs festifs LGBT+ avait appelé les manifestants à suivre certaines règles. Elle avait notamment écrit "il s'agit d'une manifestation et non d'une teuf" et un mot d'ordre avait été diffusé.

Adjoint en charge des nuits parisiennes, Frédéric Hocquard a apporté son soutien aux manifestants. "Quand des jeunes veulent défiler dans une manifestation autorisée dernière un camion sono avec de la musique, le ministre de l’intérieur qualifie cela de rave-party et le fait interdire. Quelle place voulons-nous laisser à la jeunesse et à la culture dans ce pays ?", a-t-il écrit sur Twitter. À Paris, plusieurs lieux de nuit emblématiques du Marais risquent de fermer définitivement en raison des contraintes liées à l'endiguement de l'épidémie de coronavirus. Comme le révélait TÊTU, Le Tango, le Gibus, le Dépot, le Banana Café ou encore la Mutinerie sont menacés.

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Crédit photo : Capture d'écran / Huffington Post

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La marque Ralph Lauren se sépare du golfeur Justin Thomas après un juron homophobe

lun. 18 jan. 2021, 12 h 24
La marque de prêt-à-porter a décidé de mettre un terme à son partenariat avec le golfeur Justin Thomas. Ce dernier avait proféré une injure homophobe après avoir raté un coup lors d'un tournoi, à Hawaï.

Pour Ralph Lauren, l'année 2021 commence avec la fin déplorable d'un contrat. En effet, ce vendredi 15 janvier, le mastodonte de la mode a décidé de ne plus collaborer avec Justin Thomas. La raison ? Une semaine plus tôt, le golfeur américain de 27 ans avait raté un putt lors d'un championnat à Hawaï et s'était permis de lâcher un juron homophobe. Enregistré par les caméras présentes, ce dérapage de la part du sportif aura provoqué de vives réactions sur les réseaux sociaux. Et aura été jugé comme "inexcusable" par la marque de prêt-à-porter, qui s'est empressée de prendre ses distances du principal intéressé.

En plus de qualifier le comportement de Justin Thomas comme "contraire à [ses] valeurs", l'enseigne met un point d'honneur à condamner ses propos. "Nous croyons en la dignité de tous êtres humains, indépendamment de leur âge, race, genre, groupe ethnique, affiliation politique ou orientation sexuelle, peut-on lire dans le communiqué justifiant la rupture soudaine du contrat liant les deux partis. […] Même si nous reconnaissons qu'il s'est excusé et a reconnu la gravité de ses propos, il est un ambassadeur rémunéré de notre marque et ses actions s'opposent à la culture inclusive que nous nous efforçons de défendre".

Une prise de position salutaire

Effectivement, le golfeur avait fait son mea culpa en direct sur la chaîne Golf Channel. "Je m'excuse, a-t-il déclaré. Je suis adulte. Je n'ai absolument aucun raison de dire quoi que ce soit de ce genre. C'est terrible et je suis extrêmement gêné. Ce n'est pas le genre de personne que je suis". Bien qu'elle ne souhaite plus travailler avec lui pour le moment, Ralph Lauren encourage Justin Thomas à réparer les pots cassés de son côté. "Nous espérons qu'il fera le travail nécessaire pour s'associer à nouveau avec nous, soutient la marque. En réfléchissant véritablement à cet incident, en apprenant, en grandissant et, surtout, en utilisant sa plateforme pour promouvoir l'inclusion". Un appel au changement qui mérite d'être entendu.

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Justin Thomas était égérie de Ralph Lauren depuis 2013. Il ne représentera plus l'enseigne jusqu'à nouvel ordre. Enseigne qui se mobilise avec ferveur pour la communauté LGBTQ+. L'an passé, le géant du vêtement avait inauguré une collection non-genrée, appelée "We Stand Together", dont une partie des bénéfices avait été reversée à la fondation Stonewall Community. Puis à l'automne dernier, Ralph Lauren déployait une campagne saisonnière mettant en avant les familles homoparentales.

Crédit photo : Justin Thomas via Instagram

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Le député Raphaël Gérard dépose un amendement pour interdire les mutilations des enfants intersexes

lun. 18 jan. 2021, 11 h 07
Raphaël Gérard, député LREM, a déposé un amendement visant à interdire les mutilations des enfants intersexes. Ces opérations, théoriquement interdites sauf urgence thérapeutique, sont en réalité pratiquées sur des enfants de moins de quatre ans.

Il a dû être rebaptisé pour éviter un tollé. Le projet de loi sur les séparatisme, désormais appelé "projet de loi confortant les principes républicains" arrive bientôt à l'Assemblée nationale. Le 1er février, les parlementaires débattront de cette proposition volumineuse. En effet, les 500 pages du textes ont reçu à ce jour 1.723 amendements de députés. Parmi eux, un amendement visant à lutter "contre les mutilations faites aux enfants intersexes".

Un bébé sur 2.000

Ces opérations visent à attribuer un sexe féminin ou masculin à un enfant qui présente les deux caractéristiques. Evidemment, le médecin ne peut pas recueillir le consentement éclairé du jeune enfant. Les mutilations des enfants intersexes sont théoriquement limitées aux raisons médicales et non esthétiques (article 16-3 du code civil). Mais dans la réalité, ces opérations sont pratiquées alors qu'elles ne présentent pas de nécessité médicale. Selon Raphaël Gérard, député LREM à l'origine de cet amendement, les mutilations des enfants intersexes représentent un bébé sur 2.000.

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Le texte proposé veut qu''il ne peut être porté atteinte à l’intégrité corporelle d’un mineur dans le but de conformer l’apparence de ses organes génitaux au sexe masculin ou féminin que si l’intéressé exprime personnellement sa volonté de subir une telle opération.". Et si tel n'est pas le cas, le député propose une sanction de cinq ans d'emprisonnement et de 45.000 euros d'amende.

Des opérations irréversibles sans consentement

"On ne peut pas, en principe, pratiquer d’opérations irréversibles sans le consentement de la personne. Mais dans les faits, on voit bien que ça n’est pas du tout respecté", déclare-t-il au Huffington Post. "Un enfant intersexe ne devrait pas se faire opérer des organes génitaux sans un avis favorable lors d’une réunion de concertation pluridisciplinaire médicale", poursuit le député dans Le Monde.

S'il est soutenu par 21 autres parlementaires de la majorité,  un amendement similaire, déjà déposé par Raphaël Gérard dans le cadre du projet de loi Bioéthique, qui entre en seconde lecture au Sénat dans les prochains jours., avait été retoqué par les députés il y a six mois.

A l'occasion du vote du #PJLBioéthique et de la fin de la session parlementaire, je voudrais revenir sur un sujet qui me tient à coeur : l'encadrement des traitements médicaux pratiqués sur les enfants #intersexes #StopMutilationIntersexe#Thread pic.twitter.com/Y4eOUn0b0Y

— Raphaël Gérard (@RaphaelGerard17) August 2, 2020

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Encadrement de la pratique

Toutefois, l'Assemblée nationale avait alors voté une série d'amendements pour mieux encadrer la pratique. La dernière version du projet de loi bioéthique prévoit "qu'avant toute opération ou traitement, les cas de variation du développement sexuel soient discutés de manière collégiale dans des centres de référence spécialisés pour élaborer un diagnostic et pour définir le champ des options thérapeutiques possibles", écrivait au moment des débats le député sur Twitter.

"Aucun enfant ne pourra donc être opéré au sein des centres de compétences ou au sein des structures hospitalières sans concertation préalable". Les parents doivent être éclairés par les associations et recevoir une information complète, notamment sur les séquelles liées à des actes médicaux. Surtout, l'information des parents doit être dépathologisée.

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La France plusieurs fois condamnée

La mutilation des personnes intersexes a été condamnée à plusieurs reprises par l'ONU depuis 2016. Début juillet, l'Albanie est devenue le troisième pays européen (après Malte et le Portugal) à interdire ces mutilations, rapporte Ouest-France.  Le Collectif intersexes et allié·e (CIA) demande de longue date "la fin des mutilations, stérilisations, traitements hormonaux non consentis sur des personnes intersexes". Début 2021, la Commission nationale consultative des droits de l'homme doit rendre un premier rapport à ce sujet.

 

Crédit photo : Wikimedia Commons 

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Comment Bébé Yoda est devenu une icône LGBTQ+ au Mexique

lun. 18 jan. 2021, 10 h 29
Sans trop le vouloir, le personnage bien-aimé des fans de The Mandalorian est devenu le nouveau défenseur des droits LGBTQ+. Une histoire complètement folle qui implique Twitter, des chrétiens conservateurs… et un gâteau.

La communauté LGBTQ+ semble désormais compter un nouvel allié parmi ses rangs : Bébé Yoda. Tout a commencé au Mexique, plus précisément dans un restaurant de Mexico City appelé Kraneo Food. En l'honneur de l'Épiphanie, il est courant dans ce pays de déguster une Rosca de Reyes, soit l'équivalent d'une couronne des rois. La tradition chrétienne veut qu'on glisse à l'intérieur de ce gâteau brioché une figure miniature de Jésus. Mais chez Kraneo Food, l'innovation était au rendez-vous : au lieu d'une version bébé du Christ, certaines couronnes avaient une "fève" à l'effigie de Bébé Yoda. Le début d'un drame.

Alguien está vendiendo Babies Yoda para Roscas de Reyes y no les voy a decir quién soy...

Lleve, lleve, bara, bara... pic.twitter.com/e5Eyl0ob4K

— Luz_AdrianaK (@Luz_AdrianaK) December 20, 2020

Comme l'explique PinkNews, Des groupes conservateurs se sont insurgés face à cette customisation malvenue de la couronne des rois. Selon le Frente Nacional for la Familia (Front national pour la famille), cela représenterait "une attaque envers la religion" ainsi qu'une "attaque envers les valeurs familiales".  Un avis partagé par de nombreux conservateurs mexicains sur les réseaux sociaux.

Sur Tumblr, un internaute a pris l'initiative de détailler tout ce mic-mac avant de conclure  : "Donc maintenant, Bébé Yoda est considéré comme une icône LGBT+ pour avoir rendu furieux ces personnes conservatrices et homophobes". Il n'en fallait pas plus pour que les personnes queers mexicaines fassent de Bébé Yoda leur nouvelle mascotte.

Icône malgré lui

En apprenant les tenants et aboutissants de cette histoire aussi drôle qu'inattendue, des dizaines d'internautes ont décidé d'accueillir Bébé Yoda à bras ouverts au sein de la communauté queer. "Bébé Yoda qui devient un symbole LGBT en Amérique latine était clairement une surprise, mais une surprise bienvenue", souligne un internaute. Pour un autre, le personnage de The Mandalorian a toujours fait partie de la communauté : "Le B dans LGBT, c'est pour Bébé Yoda". Cette fois, c'est sûr, la force est avec nous.

I am LOSING IT pic.twitter.com/8pLcGVeNUp

— Viane Londoño (@vianerds) January 8, 2021

Crédit photo : Disney+

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Des hétéros racontent les choses « les plus gays » qu’ils ont faites dans leur vie

lun. 18 jan. 2021, 9 h 32
Sur la plateforme Reddit, un utilisateur a demandé à ses camarades hétéros quelles étaient les expériences les plus gays qu'ils avaient vécues. Des milliers de réponses ont alors suivi, avec des anecdotes parfois sérieusement attendrissantes.

Il y a les hétéros homophobes, certes, mais il y a aussi les hétéros friendly… Voire très friendly ! Il y a quelques jours, un usager de Reddit a posé une question adressée aux hétéros de la plateforme : "quelle est la chose la plus gay que vous avez faite ?". Une question claire, nette et pourtant ouverte à tant de possibilités. Et si l'on craignait que les réponses ne soient crasses ou déplacées, il s'avère qu'une écrasante majorité des anecdotes rapportées au fil de ce thread sont plutôt drôles, voire touchantes.

Ah, ces hétéros serviables !

"J'ai laissé mon ami m'embrasser, raconte un utilisateur anonyme. Il venait d'une famille très religieuse et réalisait enfin qu'il était gay. Il m'a demandé s'il pouvait m'embrasser pour voir si c'était différent d'embrasser une fille. C'est mon ami et j'avais embrassé des gens durant les cours de théâtre alors je me suis dit : pourquoi pas ? Après le baiser, qui a inclus plus de langue que ce à quoi je m'attendais (et je n'en attendais pas du tout), il s'est reculé et m'a dit merci. Puis il a rajouté 'oh putain, je suis clairement gay'".

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Dans le même genre, un autre hétéro détaille sa nuit la plus gay – et il y a de quoi être attendri. Il explique s'être rendu chez un de ses meilleurs amis pour dormir à ses côtés. "Son père venait de mourir récemment et il dormait mal depuis, avance-t-il. Il m'a dit qu'il avait juste besoin de quelqu'un pour l'enlacer et le réconforter afin qu'il dorme bien. Sa vie amoureuse était désastreuse donc il ne voulait pas demander ça à un autre homme gay parce qu'il savait qu'on aurait tenté de le baiser en contrepartie. [...] C'était plutôt gay de dormir en cuillère avec un homme gay dans son lit pendant toute une nuit. Mais je ne le regrette pas".

Escapades intimes

Puis, dans un registre autrement plus désopilant, d'autres ont évidemment partagé leurs premières expérimentations sexuelles en terres inconnues. "J'ai couché avec un mec et il s'avère que j'aime juste l'anal quand c'est avec une meuf", soutient un internaute. "J'ai un ami qui est bisexuel et il blague parfois sur le fait de me bouffer le cul et je blague parfois aussi dessus, dévoile un autre. Mais par moment, je pense qu'il veut vraiment me bouffer le cul". Pour plus d'anecdotes en tout genre, ça se passe par ici.

Crédit photo : Connor Wilkins via Unsplash

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À la rencontre de Lala &ce, la sensation queer et brûlante qui embrase le hip-hop français

ven. 15 jan. 2021, 17 h 23

La magie de Lala &ce, c'est de parvenir à éveiller une libido, aussi inexistante qu'elle puisse être. Chacun de ses titres s'écoute comme un appel au charnel, une incitation à l'amour dans sa forme la plus ardente. Armée de son flow caniculaire et de sa voix éminemment suave, cette Lyonnaise d'origine élabore une musique expérimentale qui flirte avec l'érotisme. Un constat d'autant plus avéré avec Everything Tasteful, dont la parution est prévue le 29 janvier. Avec ce disque inaugural, l'artiste entrelace ses influences anglophones avec son background dans le rap : un cocktail bouillant, sublimé par une attirance pour la gent féminine et une sexualité pleinement assumées.

Le 22 décembre dernier sur Twitter, tu demandais à tes abonné·e·s s'ils te considéraient comme une rappeuse. Mais toi, as-tu l'impression d'en être une ?

Lala &ce : Non, pas trop. C'est pour ça que j'avais demandé, je voulais voir l'avis des gens. Je fais du rap mais il y a beaucoup de sons qui ne rentrent pas dans cette catégorie. Du coup, je me considère comme une rappeuse quand je rappe mais comme une chanteuse le reste du temps. Je ne sais pas trop comment me labelliser.

Et ta musique, tu la définirais comment ?

Avant, je disais un peu aérien, aquatique. Mais c'était des adjectifs d'avant. Maintenant, je la définis comme un peu extraterrestre, "extra tasteful".

Tu viens quand même du milieu du rap et fais notamment partie du collectif 667. En quoi dirais-tu qu'évoluer dans cet univers-là a façonné ta vision de la musique et ta façon de créer tes propres sons ?

Ça m'a surtout permise d'avoir l'approbation de gens qui font du rap, qui sont tout le temps en studio. Et ça m'a mise aussi dans un mood où j'avais beaucoup envie de créer. C'était plus une énergie de groupe que ça m'a apportée. Maintenant, je la retranscris en essayant de faire mon mouvement à moi. C'est pour ça que j'ai ouvert mon label qui s'appelle &ce Recless. Grâce à lui, j'ai signé des artistes, j'essaie de créer mon équipe vidéo. On co-réalise tous les clips qu'on fait. J'essaie de créer un mouvement un peu alternatif au rap et à la musique.

Le milieu du rap est souvent taxé de sexiste, d'homophobe. De ton expérience, dirais-tu que c'est surtout des préjugés ?

Non, je ne pense pas que ce soit des préjugés, c'est quand même fondé. Mais il faut aussi prendre en compte la culture de laquelle ça vient. Une culture de banlieue, un peu rude. Moi, par exemple, je viens d'une culture africaine où c'est un peu aussi le cas. Mais même au sein des cultures françaises, il y a des homophobes et des misogynes. Il faut naviguer dedans. Mais ça rejoint un peu le mouvement que j'essaie de créer. Ce n'est pas forcément quelque chose de très militant, mais on va dire que c'est une autre proposition.

Dans la plupart de tes chansons, il se dégage quelque chose de sensuel, à la limite de l'érotisme. Comment ça se passe en studio pour en arriver à un tel résultat ? Ton but, c'est de donner chaud aux gens ?

Non, même pas, mais ça ressort toujours un peu comme ça [rires]. En vrai, dès que je prends mon téléphone, je commence à écrire les premiers trucs auxquels je pense et j'essaie ensuite de métaphoriser un peu tout ça. Puis, j'aime bien aussi tout ce mood. Je vais bientôt faire un EP qui sera que pour "fuck". J'ai toujours kiffé ça et ça transparaît tout naturellement.

Y a-t-il des artistes dont tu te sens proche musicalement parlant ?

C'est un peu ancien, mais je me sens bien proche de Missy Elliott. The Weeknd aussi. Je suis grave admirative de son parcours et du fait que là où il est maintenant, il arrive toujours à faire des chansons émotionnelles qui touchent. Après, il y a Swae Lee que j'aime beaucoup, mais ça, c'est plus dans le timbre de voix et aussi dans l'apparence. On se ressemble un peu, vite fait.

Et en France, il n'y a aucun nom qui te vient ?

En France, non. C'est triste.

Tu as l'impression de proposer quelque chose de nouveau, qu'on ne voit pas souvent dans notre pays ?

Oui, j'ai l'impression. À force qu'on me le dise aussi, je ressens que c'est nouveau. Le truc, c'est que je n'écoute pas beaucoup ce qui se fait en ce moment. Je ne sais pas ce qui marche ou ce qui ne marche pas, car j'essaie de ne pas être influencée par ça. Si tu regardes un peu ce qui fonctionne, tu vas être forcément influencée, même inconsciemment, et ça va te mener vers quelque chose qui existe déjà. J'essaie toujours de m'éloigner de ça et c'est dans cette optique que l'album a été créé.

Concernant ton récent single, tu as dit sur Twitter : "si t'arrives pas à serrer sur Show Me Love, poto jette l'éponge". Ce titre, tu l'as vraiment composé pour aider les plus galériens d'entre nous à enfin conclure ?

Non, je ne l'avais pas fait en ce sens [rires]. Mais je pense que c'est un bon remède. Ce son, c'était plus pour les "sides". Il en est ressorti un truc très hot et sensuel. Je m'imagine toujours ce son en boîte. Ça n'a pas encore été le cas mais je me dis que si ça passe en boîte, c'est sûr que ça va conclure fort.

Dans ton dernier clip pour "Show Me Love", tu es entourée de tout un tas de femmes. Des femmes noires, blanches, métisses. C'est important pour toi de valoriser la femme dans toute sa diversité à travers ton art ?

Ouais, c'est important. Au début, je mettais plus en avant des femmes noires et je le fais toujours d'ailleurs. Mais je pense que c'est important de montrer toutes les formes de beauté.

Sur "Parapluie", tu dis "girl j'te donne ça bien, j'suis dans pussy jusqu'à la fin". Des paroles explicitement sexuelles, chantées par une femme pour une femme. On n'a clairement pas l'habitude en France. Comment expliques-tu ça ? As-tu la volonté de faire changer les choses à ce niveau-là dans notre pays ?

Je ne suis pas particulièrement militante mais j'essaie juste de normaliser ça. En vérité, ça sort tout seul, comme ça. Si tu me rencontres, tu vas sans doute deviner que j'aime les femmes mais ce n'est pas le premier truc que je vais dire. J'ai fait accepter ça dans ma famille en montrant que c'est une sexualité comme les autres. Je ne force pas le truc quand je dis des paroles explicites. Je le dis vraiment naturellement et j'essaie de ne pas le dire vulgairement. Je pense que c'est la meilleure façon de faire passer mes idées : déjà, pour que les gens kiffent le son, mais aussi pour montrer que c'est quelque chose de normal.

Parler aussi librement de ton attirance pour les femmes et de ta propre sexualité, est-ce que ça a été quelque chose d'évident, d'instinctif ?

Au début, quand j'ai commencé à rapper, je n'étais pas vraiment sûre de mon homosexualité. Je commençais à dire des "il" parce que je n'étais moi-même pas sûre de là où j'en étais. Après, j'ai varié les pronoms avec "il" ou "elle", ou bien je parlais d'autres gens. C'est au fur et à mesure que j'ai commencé à m'accepter. J'avais peut-être peur aussi que ma mère tombe sur des trucs et se pose des questions. Mon évolution musicale, elle est venue aussi avec mon évolution personnelle. Là, je t'en parle normalement car c'est devenu quelque chose de normal dans ma vie.

Il y a quelques choses de "empowering" dans tes paroles, qui font du bien à l'ego et qui donnent envie de se lâcher, d'oser. Concevoir cette musique-là, ça t'a aussi aidée à avoir encore plus confiance en toi ?

Je pense que ça va dans les deux sens. C'est ma confiance en moi qui m'a aidée à faire ce genre de musique aussi. C'est un "back and forth". La musique me pousse aussi à être totalement moi-même. J'ai vécu pas mal à Londres et c'est là-bas que j'ai commencé à prendre la musique davantage au sérieux. Et c'est là où je me suis personnellement découverte. La musique m'a faite me connaître et en me connaissant, je suis arrivée à produire cette musique-là aujourd'hui.

On reprochait beaucoup à Aya Nakamura de ne pas parler un français correct dans sa musique, d'avoir un vocabulaire qui n'est pas compréhensible par le plus grand monde. C'est aussi le cas dans tes morceaux à toi. La musique en 2021, tu dirais que c'est ça ? C'est s'affranchir des barrières d'une seule langue ?

Nous, on écrit comme on parle. Quand Aya chante, je la comprends. Après dans mon cas, il y a des soucis de diction, je sais que je n'articule pas très bien [rires]. Mais à part ça, 2021, je pense que c'est ça. On écrit la musique comme on la parle.

Tu as l'air plutôt active sur les réseaux sociaux et de pas mal échanger avec tes followers. Sais-tu si tu as une communauté lesbienne qui te suit ?

Depuis que je suis sur Twitter, je vois bien que oui. Et ça me fait très plaisir. Quand je vois des meufs en couple m'envoient des vidéos d'elles ensemble, ça me touche, c'est mignon. Ce serait mignon si c'était un couple hétérosexuel qui me l'envoyait, bien sûr, mais c'est quand même différent. J'ai reçu aussi des messages de petits tomboys qui s'identifient à moi, ça me fait plaisir. Ça n'était pas une mission que je me suis donnée mais ça me fait très plaisir, il faut l'avouer.

Sur les réseaux, plusieurs filles ont l'air d'en pincer pour toi. Elles semblent te voir un peu comme une reine du sexe. Est-ce que toi, il y a des artistes qui te font cet effet-là, qui te rendent toute chose ? Peut-être Megan Thee Stallion dont tu parles dans "Cyborg" ?

[Rires] Ouais, c'est vrai, j'aime bien Megan. Elle a un truc. Attends, il faut que je réfléchisse. [Elle marque un temps de pause.] En vérité, je n'aime pas trop fantasmer sur des personnes que je ne pourrais pas rencontrer. Je préfère fantasmer sur une meuf que je vois mais pas forcément accessible pour autant. Parce que Megan, si ça se trouve, si je la rencontre, je vais la serrer. C'est fort possible [rires]. Mais c'est comme aller au strip-club, je ne comprends pas trop le délire. Je serais un peu frustrée. J'aime bien être sûre de mon truc.

Devenir une icône lesbienne à l'échelle française, c'est quelque chose qui te tente ?

Grave, pourquoi pas ! Mais les médias te classent facilement, tu es vite mise dans une case. Et bon, si c'est moi la reine des lesbiennes, ça me va. Mais j'aimerais bien être plus que ça. Après, mes sons parlent beaucoup de ce sujet-là, donc je ne peux m'en prendre qu'à moi-même. Donc ça me ferait plaisir, mais j'aimerais ne pas être catégorisée que comme ça. Et je vais tout faire pour !

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VIDÉO. Une romance lesbienne se profile dans le trailer dépaysant de « The World to Come »

ven. 15 jan. 2021, 15 h 25
Forte de sa popularité naissante grâce à la série The Crown, Vanessa Kirby sera à l'affiche de ce nouveau film d'époque, où deux femmes se plongent dans une relation intense et dangereuse au sein de l'Amérique du XIXème siècle.

Amatrices de films d'époque lesbiens, on vient peut-être de dénicher votre prochain coup de cœur ciné. Dans The World to Come, deux femmes s'éprennent l'une de l'autre avec l'Amérique du XIXème siècle en toile de fond. Se déroulant durant la période fatidique de la conquête de l'Ouest, ce long-métrage racontera comment Abigail, l'épouse d'un fermier, est prise de fascination pour Tallie, sa nouvelle voisine entreprenante. Une fascination qui va se muer en passion dévorante, au grand dam de leurs maris.

Réalisé par Mona Fastvold qui signe ici son tout premier film, The World to Come mise sur deux stars ayant le vent en poupe dans les rôles principaux. En effet, Abigail et Tallie sont respectivement incarnées par Katherine Waterson (aperçue dans la franchise des Animaux fantastiques) et Vanessa Kirby, que la Toile semble adorer depuis son arrivée dans The Crown sous les traits de la princesse Margaret. Plus récemment, elle a été aperçue à l'affiche de Pieces of a Woman, un drame disponible sur Netflix.

Un sous-genre à part entière

Pour l'anecdote, The World to Come a été distingué lors de la dernière édition de la Mostra de Venise, remportant le prix du Queer Lion qui vise à louer le meilleur film à thématique LGBTQ+ du festival. Un nouveau film a ranger au rayon "romances lesbiennes en costumes d'époque". En effet, la bande-annonce n'est pas sans rappeler Portrait de la jeune fille en feu de Céline Sciamma ou Ammonite, le prochain film de Francis Lee (Seule la terre) où Kate Winslet et Saoirse Ronan débutent une idylle sur la côte anglaise des années 1840.

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Côté sortie, The World to Come devrait débarquer dans les salles obscures américaines à compter du 12 février prochain, avant d'être disponible en VOD dès le 2 mars suivant. En France, aucune date de sortie n'a encore été précisée. Un silence compréhensible au vu de la fermeture des cinés toujours d'actualité...

Crédit photo : Bleecker Street

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Un couple de manchots mâles du zoo d’Indianapolis vient d’avoir un bébé

ven. 15 jan. 2021, 15 h 18
C'est une jolie histoire d'adoption. Après avoir couvé et pris soin d'un œuf abandonné par une femelle, deux manchots papous mâles du zoo d'Indianapolis sont devenus papas d'un petit.

Le zoo d'Indianapolis compte désormais deux nouveaux résidents ! Deux bébés manchots papous sont nés peu avant Noël dans l'enceinte du parc. Surprise, l'un de ces deux bébés a été élevé par un couple de manchots mâles, raconte le zoo dans un communiqué.

Toute l'équipe du zoo est très fière de ces naissances, les premières depuis 2012. "Nous célébrons les belles différences de leur famille, car l’un de nos nouveaux arrivants est né d’un couple de même sexe, une première pour le zoo d’Indianapolis", s'exclame le zoo sur son blog.

Un œuf couvé à tour de rôle par les papas Les deux manchots sont devenus papas le 15 décembre dernier. Une femelle qui s'était accouplée avec un autre manchot a laissé son œuf aux deux mâles. Depuis le couple a pris grand soin de l'œuf. Les deux papas ont couvé le nid à tour de rôle, ont incubé l'œuf et nourrissent désormais leur petit.

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À LIRE AUSSI – Le mariage de ces manchots gays va vous faire fondre Ce n'est pas une première. En 2018, l'histoire de deux pingouins gays ayant « kidnappé » le bébé manchot d’un couple de parents négligents au zoo d'Odense au Danemark avait déjà fait le tour du monde. Tout comme ce couple de manchots gays qui avait piqué l’œuf d’un couple de manchotes lesbiennes dans un zoo des Pays-Bas !

Dans son communiqué, le zoo rappelle que les relations de même sexe existent chez les manchots aussi bien en captivité que dans la nature.

En 2019, l'éthologue Fleur Daugey confiait d'ailleurs à TÊTU que l'homosexualité et l'homoparentalité sont beaucoup plus répandues dans la nature qu'on ne l'imagine. Elles joueraient même un rôle dans la perpétuation des espèces. De quoi calmer les homophobes qui pensent que "l'homosexualité est contre-naturanh" !

Crédit photo : Zoo d'Indianapolis

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La représentation LGBTQ+ dans les séries américaines a baissé en 2020 (et c’est un problème)

ven. 15 jan. 2021, 11 h 49
Avec son rapport annuel fraîchement paru, l'association GLAAD revient sur la visibilité des personnes queers à la télévision comme sur les plateformes de streaming états-uniennes. Un bilan assez décevant mais loin d'être désastreux.

2020 n'aura pas été glorieuse pour la représentation LGBTQ+ du petit écran aux États-Unis. Comme le rapporte l'organisme GLAAD dans son nouveau rapport, l'année écoulée a connu une légère chute en termes de visibilité des personnes queers sur les chaînes publiques américaines. Sur 773 personnages récurrents toutes séries confondues, seuls 9,1% font partie du spectre LGBTQ+. Une baisse notable face aux 10,2% du cru 2019, nombre record encore jamais égalé. Une décroissance similaire a été observée du côté des plateformes de SVoD. Des chiffres assez prévisibles au vu d'une année particulière marquée par le Covid-19.

Un problème systémique à corriger

À cause de la pandémie mondiale, bon nombre de fictions n'ont pas pu boucler leur tournage et assurer leur diffusion contrairement à ce qui était prévu. Des décalages qui ont indéniablement impacté la représentation LGBTQ+ avec des séries importantes n'ayant pas pu diffuser d'épisodes inédits. On pense notamment à Pose, pilier de la visibilité trans, mais aussi à The L Word: Generation Q. Les adieux de certains programmes comme How to Get Away with Murder ont également causé un vide notable.

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Cela dit, ce bilan annuel permet de souligner un problème au sein de l'industrie sérielle. En effet, GLAAD pointe du doigt le fait que les quatre mêmes producteur·trice·s contribuent à fournir près de 17% des personnages LGBTQ+ dans les séries. Autrement dit, Greg Berlanti (Love, Victor), Lena Waithe (Twenties), Shonda Rhimes (Grey's Anatomy) et Ryan Murphy (Hollywood) portent sur leurs épaules une grande partie du poids de la représentation queer. Un constat alarmant, qui met surtout en exergue le manque flagrant d'implication d'autres producteur·trice·s du milieu sur la visibilité des personnes LGBTQ+.

La diversité en détails

En 2020, les hommes gays ont encore une fois été davantage représentés que les autres minorités de la communauté LGBTQ+. Chez les trois géants du streaming (Netflix, Amazon Prime Video et Hulu) par exemple, 36% des personnages queers à l'écran sont des hommes homosexuels contre 28% de femmes lesbiennes. Les personnes bisexuelles occupent 31% de la visibilité sur ces plateformes, alors que les personnes trans ne totalisent que 6,4%. L'asexualité, en revanche, n'a compté aucun représentant.

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Comme à son habitude, le rapport de GLAAD met aussi en lumière les disparités raciales au sein de cette représentation LGBTQ+. Ainsi, sur les chaînes de télévision et sur les plateformes de streaming, environ 51,7% des personnages queers représentés sont interprétés par des personnes racisées. Des chiffres encourageants puisqu'on note une hausse face au bilan de 2019, lequel affichait alors 48,7%.

Un travail d'archive et de vigilance

Chaque année, l'organisme GLAAD (Gay & Lesbian Alliance Against Defamation) effectue un travail colossal de veille médiatique. Son but est d'observer et analyser les évolutions en matière de représentation LGBTQ+ aux États-Unis, que ce soit aussi bien sur les chaînes de télévision (publiques et câblées) ou les nouvelles plateformes de SVoD. Ses rapports annuels lui permettent d'alerter les instances décisionnaires de l'industrie afin d'améliorer la visibilité queer à grande échelle. Depuis 1990, l'association est à l'initiative des GLAAD Awards, une cérémonie récompensant les personnalités et les œuvres – du grand comme du petit écran – ayant contribué à mieux représenter les personnes LGBTQ+.

Crédit photos : FX / Fox / Showtime

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Emmanuel Macron refuse la panthéonisation d’Arthur Rimbaud et de Paul Verlaine

ven. 15 jan. 2021, 10 h 29
Dans une lettre adressée aux descendants d'Arthur Rimbaud, Emmanuel Macron dit respecter leur volonté que la sépulture reste à Charleville-Mézières dans les Ardennes.

Le couple iconique n'entrera pas au temple de la République. Emmanuel Macron a rejeté la proposition d'une pétition appelant à déplacer la sépulture d'Arthur Rimbaud au Panthéon. Ce mercredi 14 janvier, le président a écrit à l'avocat de la famille pour lui exprimer son refus.

"Je ne souhaite pas aller à l'encontre de la volonté manifestée par la famille du défunt. La dépouille d'Arthur Rimbaud ne sera pas déplacée", a-t-il écrit. Pourtant, la pétition avait été signée par presque tous les anciens ministres de la Culture et notamment l'actuelle, Roselyne Bachelot. L'occasion aurait également permis de reconnaître l'homophobie dont Rimbaud a été victime.

Des arguments homophobes

Ces derniers mois, les sorties homophobes des partisans du maintien du poète à Charleville-Mézières ont été légion. Un prêtre orthodoxe qualifiait la proposition d'initiative "d'un lobby homosexuel en France […] À l'évidence, Arthur Rimbaud n'était pas un professionnel de la pédérastie. Je dis pédérastie parce que j'ai lu des propos de Jean Cocteau, à l'époque, on disait pédérastie", s'est-il égaré.

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En septembre, Jacqueline Teissier-Rimbaud, arrière-petite-nièce de l'auteur, s'était prononcée contre le déplacement en euphémisant l'histoire du couple. L'association Les Amis de Rimbaud avait également jugé que les deux amants s'étaient séparés. À les entendre, les rassembler serait une relecture de leur histoire.

"Un acte supplémentaire de l'américanisation"

S'ils entrent au Panthéon, "tout le monde va penser 'homosexuels', mais ce n'est pas vrai. Rimbaud n'a pas commencé sa vie avec Verlaine et ne l'a pas terminée avec lui, ce sont juste quelques années de sa jeunesse", déclare Jacqueline Teissier-Rimbaud. "Associer Rimbaud et Verlaine de façon définitive n'est pas envisageable, c'est sans doute exagéré", ajoute Alain Tourneux, président de l'association Les Amis de Rimbaud.

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Dans une tribune publiée dans Le Monde, un collectif de détracteurs a dénoncé un prétendu "communautarisme". "Nous voyons un acte supplémentaire de l’américanisation, par ce communautarisme (qui peut mener loin dans les admissions au Panthéon), qui envahit la culture française et qui la compromet chaque jour jusque dans notre langue française", écrivent-ils – sans rire.

"Des héritiers auto-proclamés"

"Compte tenu du rôle particulier que joue le Panthéon dans la construction d'une mémoire républicaine partagée, je ne souhaite pas aller à l'encontre de la volonté manifestée par la famille du défunt", a écrit le président, seul à décider de la panthéonisation d'une personnalité. Pour l'avocat de la famille, "Emmanuel Macron a su passer outre les lobbies intello parisiens (sic)".

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Les partisans de la panthéonisation, emmenés par le sociologue Frédéric Martel, sont vent-debout. "Ce ne sont pas des héritiers auto-proclamés, quelques soixante-huitards anti-gays, ni l'élu prétendument lettré d'un quinquennat républicain à bout de souffle qui empêcheront l'entrée de la poésie au Panthéon, celle de sa plus grande diversité, et la nécessaire reconnaissance de l'homophobie dont Verlaine et Rimbaud ont été les victimes", déclarent les pétitionnaires.

"La république ne peut pas refuser de leur rendre hommage"

Selon les intellectuels, "l'heure d'un nouveau Panthéon, plus proche des Français, plus représentatif, arrivera, inexorablement. D'autres présidents, dans le prochain quinquennat, ou le suivant, pourront réparer ses injustices et valoriser enfin la poésie comme elle le mérite". "Alors qu'on enseigne à tous les enfants les poèmes de Rimbaud et de Verlaine, la République ne peut pas refuser de leur rendre hommage", souffle Vincent Monadé du Centre national du livre.

Crédit photo : FIT Productions

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Des habitués racontent pourquoi ils ne veulent pas que le Tango ferme ses portes

jeu. 14 jan. 2021, 14 h 59
Fermé depuis 10 mois, Le Tango pourrait mettre la clef sous la porte. Ce haut lieu des nuits queers à Paris est central pour la communauté LGBT+. Les habitués expliquent pourquoi.

"Il y a des hommes qui entraient hétérosexuels au Tango, ils en sortaient, ils étaient bi !", s'amuse José, un habitué de la boîte de nuit. Sans trop se mouiller, on peut dire que chaque personne qui a passé quelques nuits dans le Marais est allé au Tango. Mais ce haut lieu de la nuit LGBT+ parisienne est fermé depuis le début de la crise sanitaire.

Et après dix mois de fermeture, cette boîte de nuit mythique risque de ne pas relever son rideau de fer, comme le révélait TÊTU la semaine dernière. Les propriétaires, endettés, ont mis en vente le lieu. Depuis, de nombreuses personnes, notamment LGBT+, ont appelé à sauver ce lieu mythique. Ils racontent à TÊTU pourquoi ce dancing compte tant pour eux.

Un rite de passage

C'est au Tango qu'Andy a appris qu'il était gay. Arrivé de banlieue, il y a une dizaine d'année, il traînait dans les rues du Marais, le vendredi soir, alors qu'il se posait des questions. Pour autant, il n'osait pas entrer dans un bar et s'accouder au comptoir. "Je faisais semblant de lire des messages sur mon téléphone, dans un angle de rue. Un groupe de garçons a commencé à me parler et à me proposer d'aller au Tango", raconte-t-il au téléphone. "Une fois à l'intérieur, c'était magique : des garçons s'embrassaient, certains étaient travestis, ils dansaient... Tout un monde s'offrait à moi !".

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Quand il est entré au Tango, Adrien pensait que c'était "la grosse boîte parisienne, alors qu'il y a un côté pas très sophistiqué". Il se souvient de soirées déchainées à chanter des chansons de la pop culture "en version originale et pas remixée". "Quand tu étais sympa et que tu savais t'y prendre, tu pouvais aller voir le DJ pour qu'il passe Alizée ou Lorie", souffle-t-il.

Sans vraiment comprendre ce que cela signifie, toutes les personnes interrogées qualifient le Tango de "boîte de province". "Un endroit sympa où personne se prend la tête et où on peut discuter avec des gens sans être jugé", selon Ghislain. Lorsqu'il est à Paris, c'est un passage obligé pour Matthieu Gatipon-Bachette, président de Couleurs Gaies, une asso LGBT+ à Metz. "Il y a un petit côté cheap qui donne sa convivialité au lieu. Tout le monde est sympa, c'est une valeur sure assez rare à Paris !", s'amuse-t-il.

Typiquement gay

Surtout, Le Tango, c'est un lieu typique de la culture gay : un melting pot assez joyeux et un défouloir. "Je vais au Tango depuis 10 ou 15 ans, notamment aux soirées de Madame Hervé (Latapie, l'organisateur·rice des événements, ndlr)", raconte Ghislain. "Il y a un côté 'venez comme vous êtes' très chaleureux et agréable. Ce n'est pas une boîte m'as-tu-vu comme il peut y en avoir dans le Marais", dit-il.

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Surtout, la particularité du Tango est d'accueillir tout le monde : des bears aux twinks, des créatifs parisiens aux étudiants Erasmus, en passant évidemment par les drag queens, les lesbiennes ou encore les "filles à pédés"... "On n'a pas besoin d'être apprêté pour venir au Tango. On y croise des gens qui sortent du bureau en costume-cravate comme des personnes qui font attention à leur look", remarque Raphaël. "Le Tango m'a permis de m'assumer en tant que gay, parce que je savais que je serai bien reçu. Sur Grindr, on me trouve trop vieux, trop mal foutu, mes photos ne sont pas assez sexy... Ici, je me suis fait de véritables amis", appuie Will, cinquantenaire.

Le Tango a été un véritable foyer pour Thomas*. "Il faut souligner la dimension inclusive de Tango. J'ai discuté avec le patron et je lui ai dit que j'aimerais bien savoir danser mais que je ne pouvais pas à cause de mon handicap auditif, il m'a tout de suite mis en contact avec un club de danse social. Dans d'autres boîtes de danse, je suis regardé de haut. Au Tango, on vient car on aime danser...", insiste-t-il.

Des danses à deux

Le Tango ne porte pas ce nom par hasard. En première partie de soirée, des danses à deux sont proposées. Le parquet est soigneusement entretenu pour pouvoir danser et gare à ceux qui oseraient apporter leur verre sur la piste : Madame Hervé veille au grain avec son autorité légendaire. "Pour moi, le Tango, c'est une deuxième maison. C'est le seul endroit où tu peux danser avec un autre homme sans recevoir des œillades. Il y a vraiment une vision dégenrée du couple où une femme peut mener la danse sans que cela pose problème", pointe José Rodriguez, ancien président de Rainbow Evidanse, une asso de danse de salon LGBT+ et hétéro friendly.

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"Tout est fait pour créer des rencontres"

José avait 23 ans lorsqu'il est entré au Tango pour la première fois, il a passé la porte sans groupe d'amis. Mais il s'en est fait rapidement. Il est ensuite venu régulièrement, notamment lorsqu'Hervé Latapie organisait des bals des célibataires. "Tout est fait pour créer des rencontres". Il y a quelques années, il a proposé à un date de poursuivre la soirée au Tango. "Quand j'ai vu qu'il savait danser, j'ai tout de suite craqué", se souvient-il avec douceur. Et ils sont resté ensemble depuis.

Andy se souvient être resté des heures dans le fumoir minuscule et bondé lorsqu'un garçon le faisait craquer, au risque de se faire jeter par des personnes qui voulaient entrer. Raphaël, lui, c'est aux toilettes de la boîte de nuit qu'il a emmené celui avec qui il est toujours en couple, cinq ans après. "Je l'ai repéré sur la piste avec un t-shirt blanc et une bière (alors qu'il n'avait pas le droit !). Après quelques danses, on a fini par faire l'amour dans les toilettes. Jusqu'à ce qu'une heure plus tard, une nana tambourine à la porte en nous disant que ça fermait. Quand on est sorti, les lumières étaient rallumées et tout le monde était parti" se rappelle-t-il.

Un lieu pour la communauté

Étudiant, Andy sortait du Tango au petit matin, "les poches pleines de capotes. Ça coûte cher et c'était chouette d'en trouver". Le Tango a rempli sa mission pour la communauté LGBT+. "Plus que d'autres, le Tango a été un lieu pour les associations LGBT+", estime Roman Krakovsky, le président des Séropotes, une association de convivialité de personnes porteuses du VIH. Chaque année, l'association organise un bingo drag hébergé par la boite de nuit. "À une époque, les recettes représentaient la moitié de notre budget !", indique le président.

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Une robe à paillette noire, Christian s'est travesti pour la première fois au Tango en février 2008. "Maintenant, à chaque bal travesti, je me créé une nouvelle robe", dit-il. Depuis plus de 10 ans, il n'a pas passé un week-end sans aller danser à La boîte à frisson. Alors, "le confinement a été un déchirement. Ce qui me faisait tenir, c'était de savoir que je serai là le jour de la réouverture". Sur son téléphone, il a même laissé des alarmes, qui lui rappellent qu'il doit se préparer pour aller danser. "Je n'ai pas osé les retirer", souffle-t-il. "On est nombreux à vouloir que l'esprit perdure. Si le Tango ferme, on recréera quelque chose c'est sûr". Avant de regretter : "ça ne pourra jamais être à la hauteur".

 

*Le prénom a été modifié

 

Crédit photo : Wikimedia Commons / Celette

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VIDÉO. Un premier trailer captivant pour le biopic « The United States vs. Billie Holiday »

jeu. 14 jan. 2021, 11 h 39
Icône bisexuelle, la chanteuse de blues Billie Holiday est au cœur de ce prochain film réalisé par Lee Daniels. S'il débarquera sur la plateforme Hulu aux États-Unis, une sortie en salles est prévue pour la France. Hâte !

Après Bohemian Rhapsody et Rocketman, un nouveau biopic sur une personnalité queer est attendue de pied ferme courant 2021. Il s'agit de The United States vs. Billie Holiday, un film réalisé par Lee Daniels (Empire) qui rendra ainsi hommage à la fameuse Billie Holiday. De son véritable nom Eleanora Fagan, cette dernière est une chanteuse qui aura fait vibrer les années 30 et 40 avec ses morceaux de blues. C'est aussi une importante figure bisexuelle, ce que le long-métrage ne devrait pas manquer de souligner.

Inspiré du livre Chasing the Scream: The First and Last Days of the War on Drugs par Johann Hari, le film s'intéressera à la dimension politique du personnage de Billie Holiday. En effet, son titre "Strange Fruit" parlait du lynchage des personnes noires aux États-Unis. En voyant que ses prestations scéniques pouvaient inciter les populations concernées à se rebeller, le FBI aurait fait son possible pour la piéger en train de se droguer afin de la placer sous les verrous. The United States vs. Billie Holiday soulignera donc également les aspects de sa vie privée, comme son addiction à l'héroïne ou encore sa relation tumultueuse avec l'actrice Tallulah Bankhead – incarnée par Natasha Lyonne de Orange Is the New Black.

Un tout premier rôle

À l'écran, Billie Holiday sera campée par Audra Day, laquelle signera son tout premier rôle devant la caméra après avoir développé une jolie carrière musicale. Elle donnera la réplique à Garrett Hedlund (Triple frontière), Trevante Rhodes (Moonlight) ou encore Tyler James Williams (Dear White People). Outre-Atlantique, le film sera disponible sur la plateforme de streaming Hulu dès le 26 février. En revanche, pour la France, il devrait sortir en salles. Une date devrait être précisée après leur réouverture.

Crédit photo : Hulu

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Deux hommes condamnés à six et trois ans de prison ferme après une agression homophobe violente à Rouen

jeu. 14 jan. 2021, 10 h 36
Deux hommes ont été jugé par la cour criminelle de Seine-Maritime à Rouen. Ils ont été jugés coupables d'avoir organisé un traquenard homophobe.

"Il a une intolérance quasi viscérale à l'homosexualité", a déclaré l'avocat général. Mohamed a été condamné par la cour criminelle de Seine-Maritime à six ans de prison ferme pour avoir extorqué un homme lors d'un traquenard. Un second prévenu, Jordan, a également été condamné à quatre ans de prison dont un avec sursis. Les deux hommes ont interdiction de détenir une arme pendant cinq ans.

800 euros extorqués

En octobre 2018, à la sortie d'une discothèque, Romain*, un homme de 34 ans est roué de coups. Il a également été victime d'insultes homophobes et a été séquestré deux heures dans la voiture de ses tortionnaires.

Ses agresseurs, d'une trentaine d'années, lui ont demandé de retirer 800 euros dans une banque. Romain a réussi à trouver refuge dans la banque pendant que ses tortionnaires ont pris la fuite. Romain a écopé de 10 jours d'ITT (interruption temporaire de travail).

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Les faits ont ému dans la région. Dix jours après l'agression, 800 personnes ont manifesté à Rouen pour dénoncer les LGBTphobies, rappelle France Bleu.

"J'ai vraiment eu peur de mourir." Frappé puis séquestré, cet homosexuel raconte son agression à Rouen pic.twitter.com/tGYo8EHYYc

— BFMTV (@BFMTV) October 29, 2018

Le caractère homophobe discuté

Dans un premier temps, lors de l'audience, les deux comparses ont nié avoir proféré des insultes homophobes dans la voiture, note France Bleu. Finalement, mardi 12 janvier, en fin de journée, Jordan a admis s'être tu sous la pression de son acolyte et admis les injures. Il a dit avoir porté des coups à la demande de Mohamed dont il avait "peur". Ce dernier possède 18 mentions dans son casier judiciaire.

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"Dans la voiture, la victime a posé la main sur ma cuisse, au niveau de l'entrejambe. Je ne sais pas ce qui m'a pris. Je me suis déchaîné sur lui en lui portant des coups", a dit Mohamed lors de l'audience. L'avocat de la victime a nié que son client ait mis sa main sur la cuisse de l'agresseur.

"Mon client n'est pas homophobe (sic), mais nous ne contestons pas le caractère homophobe de cette agression", a réagi l'avocate de Mohamed. "Il a cinq enfants, il est divorcé et sans domicile. Une personnalité complexe, un homme brisé", a-t-elle plaidé.

"On va se le faire ce pédé"

Mohamed avait pourtant envoyé un SMS à Jordan avec écrit "on va se le faire ce pédé", remarque Paris Normandie. "Pédé, c’est un mot qu’il emploie depuis tout petit, mais pour n’importe qui", a tenté de justifier à la barre sa sœur.

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"La circonstance aggravante de l’homophobie doit être retenue contre les deux accusés. Il s’agissait d’extorquer, excusez-moi du terme, des pédés. Un projet criminel clair et précis. Un traquenard", a souligné l'avocat général. Les deux hommes ont dix jours pour faire appel.

 

Crédit photo : Tonio Vega / Flickr

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La star de « Harry Potter » Rupert Grint réaffirme son soutien à la communauté trans

jeu. 14 jan. 2021, 10 h 13
Après s'être fermement opposée aux propos transphobes de J. K. Rowling, l'ex-star des films Harry Potter réitère sa prise de position dans une interview. Il appelle à la bienveillance et souligne son soutien indéfectible envers les personnes trans.

Alors que l'autrice de Harry Potter semble constamment patauger dans sa transphobie, il est rassurant de voir que les anciens élèves de Poudlard continuent de lui tenir tête. Dernièrement, c'est Rupert Grint qui a décidé de prendre la parole en ce sens. Dans un essai pour le média anglais The Times, l'acteur de 32 ans détaille les raisons qui l'ont poussé à exprimer publiquement son soutien à la communauté trans.

Répandre la gentillesse

"Les réseaux sociaux peuvent lancer d'importantes conversations, avance le comédien. Mais si tu partages tes opinions, tu peux te faire bombarder. Je pense que c'est toujours important de s'élever pour ce en quoi on croit, ainsi que pour les gens et les communautés qui ont besoin de notre soutien et de notre amour. C'est pour ça que j'ai pris la parole l'an dernier. Je voulais vraiment répandre un peu de gentillesse".

Effectivement, c'est en juin dernier que Rupert Grint s'était d'abord positionné en faveur des personnes trans. "Je soutiens fermement la communauté trans et fait écho aux sentiments exprimés par bon nombre de mes camarades, déclarait-il une nouvelle fois au Times. Les femmes trans sont des femmes. Les hommes trans sont des hommes. On devrait tous avoir le droit de vivre avec amour et sans jugement". Succincts mais efficaces, ses propos étaient en réponse au long texte éminemment transphobe partagé par J. K. Rowling sur son blog. Texte tristement distingué par la BBC comme "un des meilleurs écrits" de 2020.

À LIRE AUSSI – Selon la BBC, l’essai transphobe de J. K. Rowling est « un des meilleurs écrits » de 2020

Pour la piqûre de rappel, l'ex-interprète de Ron Weasley n'était pas le seul acteur de la franchise Harry Potter à avoir épaulé la communauté trans face au venin de l'écrivaine. "Les femmes trans sont des femmes, avait par exemple déclaré Daniel Radcliffe, alias le fameux Harry. Toute déclaration qui affirme le contraire efface l'identité et la dignité des personnes trans, et va à l'encontre des recommandations des associations des professionnels de santé, qui ont davantage d'expertise sur ce sujet que Jo ou moi".

Crédit photo : Crackle

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La saison 16 de « L’amour est dans le pré » accueillera la toute première candidate lesbienne de l’émission

mer. 13 jan. 2021, 16 h 57
Depuis son lancement en 2005, l'émission de dating de M6 n'avait encore jamais présenté de participante homosexuelle : le tir est rectifié avec Delphine, une arboricultrice bio de 47 ans, amatrice de moto et bien déterminée à trouver l'amour.

Il n'aura pas fallu attendre trop longtemps avant d'avoir des nouvelles de L'amour est dans le pré. À compter du 1er février, l'émission culte reviendra à l'antenne de M6 pour présenter sa nouvelle sélection de candidat·e·s. Parmi ces nouveaux cœurs à prendre, Delphine, sa toute première participante lesbienne. Un nouvel effort d'inclusivité LGBTQ+ pour le show après ses candidats gays les années passées.

Une étape historique

À 47 ans, Delphine est une arboricultrice bio qui réside en Occitanie. Décrite comme souriante et rock'n'roll, elle assume pleinement son homosexualité même si ça n'a pas toujours été une évidence. Issue d'un milieu agricole et élevée dans la tradition catholique, elle a réalisé son attirance pour les femmes à l'âge de 25 ans. "Je n'avais jamais vu deux filles s'embrasser, je ne savais même pas que ça existait", explique-t-elle. Elle a connu deux histoires d'amour, dont une avec une certaine Patricia. C'est d'ailleurs cette dernière, avec qui elle est très amie aujourd'hui, qui l'a poussée à s'inscrire à L'amour est dans le pré.

Crédit photo : Cécile Rogue / M6

Delphine étant célibataire depuis environ 1 an et demi, son petit texte de présentation stipule qu'elle est plus que jamais prête à ouvrir un nouveau chapitre de sa vie sentimentale. Ses prétendantes devront s'adapter à son train de vie dynamique, puisque l'agricultrice se définit comme étant sportive et active. Pêle-mêle, ses passe-temps incluent la moto, les sports aquatiques mais aussi le baby-foot, le billard et le flipper, trois jeux qu'elle possède dans sa mystérieuse "chambre secrète" à l'intérieur de sa maison.

Un programme de plus en plus queer

Lancée en 2005, L'amour est dans le pré a déjà accueilli son lot de candidats gays au fil de l'émission. Ainsi, la saison 10 a misé sur Guillaume, le tout premier agriculteur homosexuel à venir chercher l'amour sur M6. Il a été succédé par Thomas, l'ostréiculteur de la saison 13, et dernièrement par Mathieu, un éleveur de taureaux qui est reparti avec le jeune Alexandre à son bras.

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Crédit photo : Cécile Rogue / M6

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En Pologne, trois militantes jugées pour avoir représenté la Vierge auréolée des couleurs de l’arc-en-ciel

mer. 13 jan. 2021, 15 h 58
Trois militantes des droits de l'homme sont accusées par les autorités d'avoir collé des affiches de la Vierge auréolée avec les couleurs de l'arc-en-ciel. Plusieurs ONG dénoncent un "harcèlement" pour limiter la liberté d'expression.

Elles risquent jusqu'à deux ans de prison. Trois militantes sont jugées en Pologne ce mercredi 13 janvier pour "offense aux sentiments religieux". Elles sont accusées d'avoir collé des affiches de la Vierge Marie auréolée des couleurs de l'arc-en-ciel. Six ONG internationales de défense des droits humains appellent le procureur à abandonner les poursuites. Elles dénoncent un "harcèlement" de la part des autorités contre ces personnes qui "ont exercé leur liberté d'expression".

Des affiches en réaction à une installation homophobe

Les autorités les soupçonnent d'avoir collé ces affiches dans les rues de la ville de Plock. Dans la nuit du 26 au 27 avril, des affiches de la Vierge ont été placardées sur des poubelles et des toilettes pré-fabriquées à proximité d'une église.

Heute wird 3 poln. #LGBT-Aktivistinnen (u.a. #ElzbietaPodlesna) der Prozess gemacht, weil sie ein Marienbild mit einem Regenbogen-Heiligenschein geschmückt haben. Ihnen drohen bis zu 2 Jahre Haft für d "Verletzen religiöser Gefühle" #1301Płock #TęczaNieObraża #Polen @DNadazdin pic.twitter.com/7zYVoXa0N9

— Florian Bayer (@FlorianBayer) January 13, 2021

La campagne d'affichage a été réalisée pour réagir à une installation LGBTphobe. Chaque année à l'époque de Pâques, la ville installe de petites boîtes près d'un Christ sur lesquelles elle écrit des péchés. Cette année de 2019, les mots "LGBT" et "genre" étaient inscrit. "L’orientation sexuelle n’est pas un péché ou un crime. La Vierge Marie protège les personnes LGBT+ de l’Église et des prêtres qui se permettent de condamner les autres", avait alors déclaré l'activiste Elzbieta Podlesna à la BBC.

Une militante des droits de l'hommes perquisitionnée

Le domicile de cette militante chez Amnesty International, a été perquisitionné à 6 heures du matin. La police affirme avoir trouvé plusieurs dizaines d'images de la Vierge ou de Jésus entourés d'une auréole arc-en-ciel. La quinquagénaire a ensuite été placée en garde-à-vue pendant quelques heures. Son ordinateur, son téléphone et ses cartes mémoire ont été perquisitionnés.

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Le ministre de l'Intérieur avait alors applaudi cette arrestation. "Aucune péroraison sur la liberté et la 'tolérance' ne donne droit à qui que ce soit d'offenser les sentiments des croyants", écrivait-il sur Twitter. Mais le soir-même, des manifestations ont eu lieu à Varsovie. Selon Sébastien Tüller, responsable des questions LGBTI chez Amnesty International, "la garde à vue a ensuite été déclarée injustifiée et la police a dû verser une indemnisation à Elzbieta qui l'a reversée à une association LGBT+".

Pas un cas isolé

"Ces poursuites arbitraires ne sont pas un cas isolé. On assiste à de plus en plus d'atteintes graves aux droits des activistes qui militent pour défendre les personnes LGBT+. Cette stratégie de harcèlement doit être dénoncée par les ambassades des pays européens et des institutions européennes", juge le responsable d'Amnesty.

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Crédit photo : Capture d'écran Twitter / Draginja Nadaždin

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Une candidate de « RuPaul’s Drag Race UK » vient de causer le plus gros scandale de l’histoire du show

mer. 13 jan. 2021, 13 h 04
D'après certains bruits de couloir, la saison 2 de la déclinaison britannique de Drag Race aurait été chamboulée par le violent coup de gueule d'une participante envers Mama Ru. Du jamais vu dans toute l'histoire de l'émission !

Alors que la treizième salve de RuPaul's Drag Race est présentement en diffusion, son spin-off britannique vient de finir le tournage de la saison 2. Et le moins qu'on puisse dire, c'est que sa production n'a pas été de tout repos. Selon le Daily Star, une candidate aurait dit à Mama Ru d'aller se faire foutre. Tout simplement. "Pendant le tournage d'un épisode, RuPaul annonçait quelles candidates risquaient d'être renvoyées chez elle, rapporte une source anonyme. Une d'entre elles ne l'a pas bien pris. Elle a totalement pété un câble. Elle a insulté RuPaul et a dit qu'elle ne ferait pas le lip sync. Puis, elle s'est barrée".

Pour l'instant, l'identité de la queen  en question n'a pas été révélée. L'incident est décrit comme "tellement irrespectueux", d'autant plus que la candidate concernée aurait refusé par la suite de revenir sur le plateau pour reprendre le tournage de l'épisode. En conséquence, les producteurs de RuPaul's Drag Race UK ne sauraient pas encore si ce coup de gueule sera gardé au montage.

Toujours plus de drama

Bien entendu, cette saison 2 de l'émission britannique a été produite en fonction des règles sanitaires en vigueur au Royaume-Uni. "Boucler cette saison était un énorme challenge, affirme la même source au Daily Star. Il y avait tellement d'obstacles. Mais tout le monde était déterminé de mener le projet jusqu'au bout. Maintenant que tout est filmé, il y a beaucoup d'excitation. C'est tellement de drama, c'est sûr que les gens vont en parler". La version UK de Drag Race reprend du service dès ce jeudi 14 janvier outre-Manche.

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Au total, 12 drag-queens british s'affronteront lors des challenges de cette saison 2. Il s'agira d'Asttina Mandella, A'Whora, Bimini, Cherry Valentine, Ellie Diamond, Ginny Lemon, Joe Black, Lawrence Chaney, Sister Sister, Tayce, Tia Kofi et Veronica Green. La diffusion de show devrait s'étaler jusque mars prochain.

Crédit photo : VH1

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« Votre pénis m’appartient maintenant » : des hommes racontent le piratage de leur cage de chasteté connectée

mer. 13 jan. 2021, 11 h 38
Un hacker a réussi à prendre le contrôle d'une cage de chasteté connectée. Il demandait aux victimes 750 dollars pour les libérer. Cette faille de sécurité avait pourtant déjà été signalée.

"Votre bite m'appartient maintenant", disait un hacker à ses victimes. Un homme a pris le contrôle de plusieurs cages de chasteté avant de demander une rançon à des hommes pour les libérer. Les hommes devaient lui verser des bitcoins s'ils voulaient délivrer leur sexe. La faille de sécurité avait pourtant déjà été signalée à l'entreprise qui commercialise le sex toy.

750 dollars pour être libéré

La cage de chasteté fabriquée en Chine et vendue 160 euros est conçue pour être portée longtemps. La fuite est volontairement rendue difficile. "Nous avons découvert qu'à distance, des hackers peuvent empêcher l'ouverture du verrou bluetooth laissant le sexe de l'utilisateur coincé dans l'appareil", indiquait déjà il y a quatre mois Pen Test Partners, une société anglaise spécialisée dans la sécurité.

Et c'est exactement ce qu'il s'est passé. Robert (le prénom a été modifié) a reçu un message du hacker lui demandant quelque 750 dollars pour déverrouiller le dispositif. Il regarde alors sa cage et voit effectivement qu'elle est verrouillée et qu'il ne peut pas l'ouvrir. "Heureusement, je ne la portais pas quand c'est arrivé", raconte-t-il à Vice.

Une mise à jour qui n'a pas résolu le problème

"Je n'étais plus le propriétaire de la cage et je n'avais plus accès à son contrôle", dit une autre victime au média américain. Cet autre garçon a reçu, lui aussi, une demande de rançon. Ces deux victimes ne sont pas des cas isolés indique Alex Lomas, un chercheur du Pentest Partners.

Une faille d'autant plus problématique que Qiui, la société qui produit le Cellmate avait promis que le problème avait été résolu dans une mise à jour. Et que le sex toy est populaire. Sur le site de l'entreprise, la cage de chasteté est en rupture de stock.

Des données sensibles

"Tous les produits connectés peuvent être la source d'une vulnérabilité. Peut-être pas aussi importante que celle-ci, mais c'est crucial que les entreprises soient prudentes", dit-il. Selon le chercheur en sécurité informatique, le hacker pourrait avoir eu accès à des données sensibles comme les noms, numéros de téléphone, dates d'anniversaire, localisation...

"Un certain nombre de pays ont des lois répressives qui peuvent exposer les utilisateurs de ce type de dispositif, sans fondement, des forces de l'ordre et des fanatiques", regrettait en octobre Alex Lomas.

 

Crédit photo : Shahadat Rahman / Unsplash

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La sortie du film « Aline », inspiré de Céline Dion, est (encore) repoussée à cause du coronavirus

mer. 13 jan. 2021, 11 h 19
Maintes fois reporté à cause de la fermeture des salles de cinéma, le long-métrage de Valérie Lemercier se voit désormais annoncé pour novembre 2021 dans notre Hexagone. Un décalage de presque un an par rapport à sa date de sortie initiale.

Les salles obscures étant toujours inaccessibles au public, les dates de report s'enchaînent semaine après semaine. Et la dernière victime de ces chamboulements n'est autre qu'Aline, le film de Valérie Lemercier librement inspiré de la vie de Céline Dion. Initialement planifié pour l'automne 2020, le long-métrage très attendu se pare d'une nouvelle date de sortie : le 10 novembre 2021. Comme le précise Allociné, il aurait dû paraître au cinéma le 17 février prochain suite à de précédents reports. Malheureusement, la situation sanitaire en France, toujours délicate, fait que la réouverture des salles de cinéma est encore floue.

Avec Aline, Valérie Lemercier espère rendre hommage à l'icône québécoise, loin d'une idée de caricature. "Il y a quelque chose chez cette fille, dans sa façon d'être, son histoire, qui me touche énormément, explique-t-elle dans le numéro 224 de TÊTU. Je ne vois même pas comment j'aurais pu en faire un film au second degré. Les gens pensent que je suis tout le temps à distance, que je me moque. Mais pas du tout. Que ce soit sur scène ou au cinéma, je joue toujours au premier degré. Le comique, c'est l'excès de sincérité. Et quand on regarde des images de Céline Dion, elle a totalement intégré ça".

Une industrie ciné en stand-by

Sans grand étonnement, de nombreux longs-métrages ont vu leur date de parution décalée à cause de la pandémie de Covid-19. Parmi lesquels, une sélection de films à thématique LGBTQ+ qu'on avait déjà notés dans notre calendrier ciné. On pense par exemple au biopic The United States vs. Billie Holiday, au teen movie Jamie ou encore au film super-héroïque The Eternals, maintenant attendu pour le 3 novembre 2021. En espérant, bien entendu, que la crise sanitaire soit davantage sous contrôle d'ici-là.

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Crédit photo : Rectangle Productions

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