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Mis à jour : il y a 8 heures 15 min

Jean-Paul Gaultier annonce son dernier défilé Haute Couture

ven. 17 jan. 2020, 20 h 44
Le créateur français a annoncé, ce vendredi 17 janvier 2020, l’arrêt de ses défilés Haute Couture. 

Les semaines de la mode parisienne n’auront plus jamais la même saveur. Jean-Paul Gaultier vient d’annoncer que son prochain défilé Haute Couture sera son dernier. Après un demi siècle de mode, de folie et de provoc’, le couturier a décidé de ranger ses feutres. 

« Le 22 janvier 2020, je fêterai mes 50 ans de carrière dans la mode avec un grand défilé-show Haute Couture, au Théâtre du Châtelet. Ce sera aussi mon dernier défilé », annonce le créateur français dans un très court communiqué.

« Nouveau projet »

Six ans après avoir mis fin à sa ligne de prêt-à-porter, le génial créateur quitte-t-il l’univers de la mode ? Non. « Rassurez-vous, la maison de Couture Gaultier Paris continue, avec un nouveau projet dont je suis l’instigateur et qui vous sera révélé prochainement », rassure-t-il dans les dernières lignes de son message.

This show celebrating 50 years of my career will also be my last. But rest assured Haute Couture will continue with a new concept. pic.twitter.com/PJCC53K4tm

— Jean Paul Gaultier (@JPGaultier) January 17, 2020

La rue et le clubbing sur les podiums

C’est donc lors d’une grande fête que Jean-Paul Gaultier compte faire ses adieux à la Haute Couture. A 67 ans, le couturier français, auteur de pièces iconiques comme le bustier à bonnets coniques, la robe en jeans ou la jupe pour homme.

Au cours de sa longue et prodigieuse carrière, celui qu’on a longtemps surnommé « l’enfant terrible de la mode » aura habillé les plus grandes stars de Mylène Farmer à Kylie Minogue, de Katy Perry à Beyoncé en passant évidemment par Madonna à qui il rendait hommage dans une interview à TÊTU publiée l’année dernière dans notre numéro été.

A LIRE AUSSI >>>> Avec Jean-Paul Gaultier, la tenue de Madonna à l’Eurovision s’annonce spectaculaire

Ce fils de comptable, initié très jeune à la couture par sa grand-mère fit ses débuts dans les années 70 notamment dans les maisons Pierre Cardin et Jean Patou. Mais c’est dans les années 80, sous son propre nom qu’il révolutionna la mode en précipitant la rue et le clubbing sur les podiums, déjouant avec un esprit à la fois enfantin et provocateur les codes du genre et du luxe. Le styliste, ouvertement gay, est également doublé d’un infatigable militant de la lutte contre le sida.

Un travail d’inventaire

Pour les amoureux du créateur, cette nouvelle n’est pas réellement une surprise. Ces dernières années, le designer avait entamé un travail d’inventaire de sa propre légende. En 2011, Jean-Paul Gaultier exhibait ses plus belles pièces dans une grande rétrospective créée à Montreal et qui fit étape à Paris, au Grand Palais en 2015. En 2018, le styliste retraçait sa vie aux Folies Bergères dans un spectacle hybride mêlant, mode, comédies et chorégraphie, baptisé Jean Paul Gaultier Fashion Freak Show. Une chose est sûre, le créateur n’a pas fini de nous surprendre. Et cet ultime défilé Haute Couture captera tous les regards.

A VOIR >>>> VIDEO. Les secrets du Fashion Freak Show de Jean-Paul Gaultier

Crédit photo : Peter Lindbergh

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Kanye West va passer le weekend avec des évangéliques anti-LGBT

ven. 17 jan. 2020, 17 h 13
Kanye West  va participer à une journée de prières géante dans l’Arizona. En très mauvaise compagnie…

Kanye West a des projets pour le weekend. Le rappeur a annoncé qu’il participerait à un rallye de prière géant samedi 18 janvier, Awaken2020. Un évènement évangélique qui aura lieu dans un stade de football de Tempe, dans l’Arizona qui devrait réunir environ 50.000 personnes… dont de nombreux prédicateurs anti-LGBT.

Comme relaté par le site d’actualité LGBT PinkNews, le mari de Kim Kardashian et supporter de Donald Trump sera l’un des invités d’honneur de l’évènement évangélique avec la chorale Sunday Service, avec laquelle il chante tous les dimanche dans une église de la banlieue chic de Calabasas, à Los Angeles. Cette chorale était invitée sur son dernier opus « Jesus is King« , sur le titre Every Hour. 

Des prédicateurs virulents

Il devrait donc entendre les prêches de Ché Ahn, le leader l’église H Rock, pour qui, bien sûr, le mariage est entre un homme et une femme, mais qui organise aussi des consultations pour « guérir les problèmes sexuels et relationnels qui prennent les chrétiens au piège d’une vie malsaine« , comme « les problèmes d’identité de genre » ou « l’attraction entre personne de même sexe ». Pour résumer, des « thérapies de conversion »… Ché Ahn avait déjà également comparé les relations homosexuelles à l’inceste, et co-fondé une organisation luttant contre l’ouverture du mariage aux couples de même sexe et contre l’avortement.

Mais il n’a pas fait ça tout seul. Lou Engle, un autre des prédicateurs présent au grand raout de samedi lui a filé un coup de main. Ce dernier écrit régulièrement des rêves et des visions qu’il dit avoir sur son blog. Par exemple : « J’ai rêvé que deux tornades venaient dévaster les Etats-Unis. Chacune d’entre elles portait les lettres ‘HA HA’. Nous savions que le ‘H’ était pour ‘homosexuels’ et le ‘A’ pour avortement« . Et ce n’est malheureusement pas un acte isolé…

« Guerre civile »

Une troisième figure qui cotoiera Kanye West à l’Awaken20 s’appelle Cindy Jacobs. Elle a notamment menacé le gouvernement de lancer une « guerre civile » chrétienne si l’Equality Act, qui protège les personnes LGBT des discriminations, était voté. Bien évidemment, elle croit aussi que le mariage pour tous va mener à des « catastrophes naturelles« , et que la mort étrange de plusieurs oiseaux était directement liée à ces évolutions de la société. La « colère de Dieu », somme toute.

Kanye sera donc très bien entouré ce samedi, et cela ne nous étonne guère. Dans une chanson de son dernier album conçu comme une ôde à Jésus, il avait pris la défense des chaînes de fast-food américaines Chick-Fil-A, dont le patron est ouvertement homophobe, et qui sont souvent accusé de discriminations envers des clients ou des salariés LGBT+. Donc désolé Yeezy, mais toi et nous, c’est définitivement fini.

 

Crédit photo : Instagram Kanye West 

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Contre La Manif pour tous et pour la PMA, Hoshi et des assos LGBT+ appellent à manifester dimanche

ven. 17 jan. 2020, 11 h 47
Pour contrer La Manif pour tous et défendre l’ouverture de la PMA à toutes les femmes, la chanteuse Hoshi et des associations et collectifs LGBT+ organisent dimanche plusieurs contre-rassemblements.

La riposte s’organise, avec cette fois une star en guise de figure de proue. Mercredi 15 janvier, la chanteuse Hoshi a appelé sur son compte Twitter à un rassemblement dimanche 19 janvier à 14 heures sur les marches de l’Opéra Garnier, à Paris, « pour répondre à l’appel de la manifestation contre la PMA sans père et la GPA« . Elle appelle les participants à venir munis de pancartes « Amour Censure » et « Amour Sincère« . Une référence à son titre Amour censure, dont le clip, qui a fait plus 600 000 vues sur YouTube, est une réponse aux manifestations anti-PMA toutes. Celui-ci montre en effet des personnes brandissant des pancartes devant le Panthéon, indiquant par exemple « Il n’y a que de l’amour sincère« .

https://twitter.com/HoshiOfficial/status/1217509933429743617

À LIRE AUSSI : Hoshi : « Les propos homophobes me révoltent »

L’initiative de l’artiste lesbienne a été louée par des internautes. Des associations ont indiqué leur présence à ses côtés, comme le Comité Idaho France ou Urgence Homophobie. Le président de cette dernière association, Guillaume Mélanie, a précisé sur Twitter que celle-ci a « décidé de ne pas organiser de contre-manif » pour plutôt se joindre à l’appel d’Hoshi. « Nous serons pacifiques et allons déclarer le rassemblement demain à la préfecture de police de Paris« , a rajouté le militant jeudi 16 janvier.

En ordre dispersé

Mais ce contre-rassemblement ne sera pas le seul à avoir lieu alors que La Manif pour tous et seize autres associations rassemblées sous l’étiquette « Marchons Enfants ! » battront le pavé pour protester contre la PMA pour toutes, qui doit être examinée en séance plénière au Sénat d’ici le 4 février. Un événement Facebook organisé par le collectif « Contre La Manif pour tous » donne rendez-vous dimanche à 11h45, sans préciser de lieu pour l’instant. L’affiche montre en tout cas un drapeau trans, rappelant que les hommes transgenres sont les grands oubliés de la réforme, malgré plusieurs amendements déposés à l’Assemblée nationale et au Sénat proposant de leur ouvrir l’accès à la PMA. Un autre événement Facebook, quasiment identique, appelle à un rassemblement à 11h55 devant le Palais-Royal.

Le 19 janvier: rassemblons nous à 12h métro Palais-Royal (Paris) contre la manif pour tous et pour exiger la PMA pour tou·te·s#PMAPourToutes #19Janvier #Paris #LGBTI #PMA #LGBT pic.twitter.com/1n5O3XH0vJ

— Action Révolutionnaire – LGBTI (@AR_LGBTI) January 15, 2020

Le collectif Action révolutionnaire – LGBTI (qui appelle sur son site Internet à « renverser le capitalisme » et le « patriarcat« ), créé au printemps 2019, organise également un rassemblement pour défendre la « PMA pour tou·te·s » dimanche midi à Palais-Royal. « On a décidé de faire campagne pour que le droit à fonder une famille soit universel, explique Action révolutionnaire LGBTI à TÊTU. C’est la deuxième contre-manif à laquelle nous appelons à participer après celle du 6 octobre. La Manif pour tous dispose de beaucoup d’appui dans le clergé et chez les politiciens et organise de grands rassemblements, pour nous c’est important d’y aller, qu’on soit LGBTI ou non. » Et le collectif de souligner l’exclusion des personnes trans de la réforme. À Montpellier, le Groupe d’action trans 34 appelle à un contre-rassemblement, place des Martyrs-de-la-Résistance, à 15 heures. Enfin, à Toulouse, Act Up Sud-Ouest manifestera à 11 heures sur le parvis de la basilique Saint-Sernin, « pour nos vies et contre les LGBTI-phobies« .

 

Crédit photo : Page YouTube d’Hoshi

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Cette pub pour la saison 2 de Sex Education choque les homophobes

ven. 17 jan. 2020, 10 h 19
Pour faire la promo de la saison 2 de Sex Education, Netflix France a lancé une série d’affiches, dont l’une représente un baiser entre deux hommes, et un guide pratique. Des internautes s’en réjouissent, à quelques jours d’une marche anti-PMA pour toutes, quand d’autres s’en offusquent.

Les sympathisants de La Manif pour tous vont adorer leurs trajets en métro ce week-end. Depuis hier, Netflix France a lancé une campagne de publicité pour la saison 2 de sa série Sex Education, qui sort sur la plateforme ce vendredi 17 janvier. L’une de ces pubs, qui ont commencé à apparaître un peu partout sur les murs des stations de métro et de RER ou les abribus, montre un baiser langoureux entre deux hommes.  Un « timing idéal » pour certains internautes qui ont partagé la photo de l’affiche sur Twitter, alors que La Manif pour tous et les autres associations du mouvement « Marchons Enfants ! » manifestent pour la deuxième fois dimanche 19 janvier contre la PMA pour toutes.

Elle est bien cette affiche moi je trouve@NetflixFR #SexEducation#langues#gay#amour pic.twitter.com/oPQEgyCm1L

— tif tif (@tiftif84) January 16, 2020

À LIRE AUSSI : Sex Education : la saison 2 se dévoile dans un nouveau trailer

La campagne de pub est accompagnée d’un « Petit manuel de Sex Education« , gratuit, qui a été commandé plus de 20.000 fois en une soirée, comme le raconte France Inter. Ce fin guide d’une soixantaine de pages, créé par la photographe Belge Charlotte Abramow, connue pour ses collaborations avec la chanteuse Angèle, aborde les mêmes thématiques que la série : sexualité, contraception, questions de genre, consentement… D’autres affiches qu’on peut apercevoir dans les transports en commun représentent un clitoris ou évoquent les règles.

« Caractère licencieux »

Et déjà, certains – souvent chrétiens conservateurs et/ou très à droite – froncent les sourcils. La conseillère d’arrondissement Rassemblement national de Lyon Tiffany Joncour, comme d’autres, parlent d’un « deux poids, deux mesures« , référence explicite à la campagne d’affichage lancée par Alliance VITA, que MediaTransports, la régie publicitaire à la SNCF avait retirée à la gare du Nord – une décision depuis contestée par la justice. « C’est une pub pour une série Netflix, pas une affiche militante« , rétorque un adhérent de l’association de policiers et gendarmes LGBT+ Flag ! à un de ces tweets qui mettent en parallèle les deux campagnes publicitaires.

https://twitter.com/Tiffany_Joncour/status/1218080343376441344

À LIRE AUSSI : La réponse de Netflix France à un homophobe devient virale

– A gauche, la campagne de pub pour le respect de la maternité qu'Anne #Hidalgo a fait interdire
– A droite, la dernière pub #Netflix: 2 hommes mal rasés qui se font un baiser baveux en gros plan – aucune objection D'Annie Dingo! pic.twitter.com/w2VGjCnWn0

— Napoléon (@tprincedelamour) January 16, 2020

De son côté, la conseillère municipale de Saint-Germain-en-Laye (Yvelines) Agnès Cerighelli « demande solennellement à la RATP d’enlever cette publicité« , invoquant son « caractère licencieux« . Fin mars 2019, cette ex-adhérente La République en marche tweetait : « Le lobby LGBT comme dans tte secte a élaboré un savant mélange de doctrines pseudo-scientifiques au service d’une volonté d’influence et de pouvoir, en utilisant les moyens les plus sophistiqués et les plus cyniques à l’âge des réseaux sociaux, du mensonge et de la propagande. » Puis une série d’autres tweets qui avaient donné lieu à des plaintes de l’association Mousse et Stop Homophobie. Mi-décembre, le procureur de la République, saisi par le préfet des Yvelines et le maire de Saint-Germain-en-Laye, a ouvert une enquête sur d’autres tweets, islamophobes cette fois. Son procès devant le tribunal correctionnel de Versailles s’ouvrira justement lundi 20 janvier. En attendant, on lui conseille de prendre un taxi, et de fermer les yeux…

 

Crédit photo : Netflix

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Dans « Libé », l’appel des 500 contre le sexisme et l’homophobie dans les écoles de commerce

jeu. 16 jan. 2020, 14 h 14
Après une enquête publiée la semaine dernière par Mediapart, montrant le climat délétère qui règne au sein des grandes écoles de commerce, des étudiants et diplômés, victimes d’actes sexistes, homophobes ou racistes, ont décidé de réagir.

Bien plus qu’une tribune de victimes, c’est un appel à la fin de l’omerta et à l’action concrète. Ce jeudi 16 janvier, Libération publie une tribune signée par plus de 500 élèves ou anciens élèves de grandes écoles de commerce (HEC Paris, Essec, Edhec, Audencia, Neoma Business School et d’autres) « contre le sexisme, l’homophobie et le racisme » qui règne dans ces établissements. Ce cri du cœur collectif fait suite à une enquête d’Iban Raïs publiée lundi 6 janvier sur Mediapart, qui montre l’omniprésence des humiliations sexuelles, de l’homophobie et du sexisme dans ces fabriques des élites.

« Nous aussi, nous avons été des putes, des fiotes, des «nobodes», des chagasses, des gouines, des salopes »
Tribune nécessaire de + de 500 étudiants de ces écoles après mon enquête pour ⁦@Mediapart
https://t.co/OM95pslB7N

— Iban Raïs (@Ibanrais) January 16, 2020

À LIRE AUSSI : « La seule fois où j’ai été victime d’insultes homophobes, c’est à l’Essec »

On y découvre par exemple l’histoire d’un étudiant homosexuel de HEC qui avait retrouvé sa chambre saccagée, des photos avec son petit ami déchirées et du lubrifiant sur ses murs. Ou encore les frasques du journal L’Impertinent, à l’Essec, qui n’a pas hésiter à outer des étudiants, non sans quelques commentaires homophobes et racistes au passage. Après la publication de l’enquête, TÊTU a publié le témoignage d’un ancien étudiant de l’Essec, directement victime d’insultes homophobes pendant son cursus, qui décrit un « système de valeurs homophobe et machiste« .

« Traces psychologiques »

Les signataires de la tribune de Libération disent avoir été « victimes directes ou indirectes de ce système » : « Nous aussi, nous avons été des putes, des fiotes, des « nobodes » [ceux qui « ne sont rien », ndlr], des chagasses, des gouines, des salopes, des « Chinois », des pédés, des moches, des frigides. » Sont ensuite détaillés les actes subis, dont « certain·e·s portent les traces psychologiques » encore aujourd’hui. Des agressions, du racisme, du sexisme mais aussi de l’homophobie : « Nous aussi, nous avons dû vivre dans un climat de peur constante vis-à-vis de notre orientation sexuelle, portée comme un fardeau. Être « pédé » ou « gouine » en école de commerce, c’est s’exposer à des risques : celui de voir sa vie privée déballée sur le Net, celui de se faire insulter, celui de se voir fermer des portes − que ce soit celles du bar de l’école, dont vous vous excluez de vous-même face à la pression, ou celles de certaines associations sportives, où l’on vous fait savoir que vous n’êtes pas le.la bienvenu.e. »

À LIRE AUSSI : « Gaymonteurs », « orifice sidaïque »… : l’homophobie décomplexée du journal étudiant de l’Edhec

Le texte révèle que le directeur de HEC, Peter Todd, a envoyé à ses étudiants un mail intitulé « Article à charge contre les écoles de commerce« . Il y « réfute avec la plus grande fermeté certains commentaires de cet article qui font croire que l’école couvre sciemment des actes de sexisme, d’homophobie et de harcèlement« . Pourtant, les signatures de la tribune confirment bien un système de couverture de ces actes, à une période où « la réputation de nos établissements passait avant nous« , écrivent-ils. Et d’inviter les directions des écoles concernées à agir, en proposant une liste de huit mesures, à commencer à par reconnaître l’existence de ces faits, mais aussi prendre des sanctions, ne pas tenter de décourager un étudiant d’avoir recours à la justice, ou encore « organiser des conférences obligatoires accueillant des intervenant·e·s spécialisé·e·s, notamment sur les questions de sexualité, de sexisme et d’homophobie« .

 

Crédit photo : Jebulon / Wikimedia Commons

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Virée de son école pour avoir mangé un gâteau arc-en-ciel

jeu. 16 jan. 2020, 12 h 34
Fin décembre, la mère d’une lycéenne américaine a posté sur Facebook une photo où celle-ci porte un pull et fait face à un gâteau aux couleurs de l’arc-en-ciel. Son école chrétienne l’a renvoyée, invoquant une infraction au « code de conduite » de l’établissement.

Le 31 décembre 2019, Kayla Kenney, jeune lycéenne américaine, souffle ses quinze bougies avec sa famille dans un restaurant de Louisville, dans le Kentucky, aux États-Unis. Elle porte un pull blanc avec un motif arc-en-ciel. Sur la table, un très beau gâteau aux couleurs du « rainbow flag« . Un moment convivial que sa mère, Kimberly Alford, décide d’immortaliser. Sur la photo, qu’elle poste sur Facebook, Kayla pose avec un grand sourire. Elle était à mille lieues d’imaginer que ce simple post vaudrait à sa fille d’être renvoyée de son école, comme le racontait lundi 13 janvier la chaîne de télévision locale WAVE 3 News.

Publiée par Kimberly Alford sur Lundi 30 décembre 2019

 

À LIRE AUSSI : Etats-Unis : une école catholique refuse l’admission de l’enfant d’un couple de même sexe

Le post, partagé sur les réseaux sociaux, est visiblement arrivé jusque dans le bureau de la direction de l’école chrétienne de Kayla Kenney, la Whitefield Academy. En effet, quelques jours après l’anniversaire, sa mère reçoit un mail du directeur, Bruce Jacobson. Celui indique que Kayla est « renvoyée » de l’établissement à compter du 6 janvier en raison de ce post, qui constituerait une « violation du code de conduite de la Whitefield Academy« . « Je me suis sentie jugée, elle s’est sentie jugée, ça nous a tout simplement dévastée« , confie à WAVE 3 News Kimberly Alford.

« Que ferait Jésus ? »

D’après le directeur de l’école, cette photo « démontre une posture de moralité et d’acceptation culturelle contraires à celles des croyances de la Whitefield Academy« . Le code de conduite de l’école privée se réfère effectivement à l’orientation sexuelle de ses élèves, selon la télévision locale, et les comportements mis en cause peuvent se produire en dehors de l’établissement. La mère de la jeune fille se demande toutefois comment l’association a pu être faite entre les couleurs du pull et du gâteau et la sexualité de Kayla.

À LIRE AUSSI : Cinq États américains enseigneront désormais l’histoire des luttes LGBT+ à l’école

Elle adore rire et danser, c’est tout simplement qui elle est, poursuit Kimberly Alford. Il n’y avait aucune intention derrière ça et, même quand je suis revenue de la boulangerie avec le reçu, celui-ci ne disait rien à propos de la représentation, il était simplement question d’assortir les couleurs. » La mère de Kayla a indiqué avoir fait appel de la décision de l’école, qui refuse de la recevoir pour des explications. L’adolescente, qui reçoit de nombreux messages de soutien, a été inscrite à l’école publique. Elle fréquentait Whitefield depuis quatre ans. “Vous savez, nous apprenons à nos enfants à se demander ce que ferait Jésus, souligne Kimberly Alford. Que ferait-il dans cette situation ?

 

Crédit photo : Marcus Herzberg / Pexels

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Et voici le prochain représentant de la France à l’Eurovision

jeu. 16 jan. 2020, 11 h 30
Après le flamboyant Bilal Hassani, c’est Tom Leeb qui a été sélectionné pour représenter la France lors du grand concours européen de la chanson.

Personne n’a eu son mot à dire cette année. L’émission « Destination Eurovision », qui permettait au public de voter pour son candidat préféré pour l’Eurovision a été annulée après seulement deux ans d’existence. Elle avait notamment permis au duo Madame Monsieur, arrivé à la 13e place, de représenter l’Hexagone au concours européen de la chanson, puis au flamboyant Bilal Hassani, toute wig dehors, qui malgré sa prestation et la confiance des bookmakers, n’était arrivé qu’à la 16e place du classement. La délégation française de l’Eurovision, déçue de ses résultats, a donc décidé d’annuler les présélections publiques, et a choisi Tom Leeb, le fils de Michel Leeb, pour porter le drapeau tricolore à Rotterdam, le 16 mai prochain.

«C’est un jeune artiste de 30 ans qui a un grain de voix unique. C’est quelqu’un qui est moderne, qui est universel, qui est charismatique, qui est authentique. Il m’inspire de pleins d’adjectifs mais c’est vraiment ça», s’est enthousiasmée Alexandra Redde-Amiel, directrice des divertissements et variétés de France Télévisions et cheffe de la délégation française de l’Eurovision lors d’une conférence presse.

« Chanson universelle » 

Le jeune chanteur a sorti son premier single « Are We Too Late » en mars 2018, et son premier album en octobre dernier. Le jeune artiste, à l’univers pop-folk, se dit surtout inspiré par de nombreux « chanteurs à guitare » comme Ben Howard ou John Mayer. Il cite également Ray Charles. Mais pas sûr que le titre sélectionné à l’Eurovision soit dans cette veine. En effet, la chanson, qui sera dévoilée en février, a été sélectionnée par la délégation avant même qu’elle choisisse Tom Leeb pour l’interpréter. Une chanson « universelle« , soigneusement choisie parmi plus d’une centaine de morceaux proposés par des auteurs-compositeurs français et étrangers. Mais selon Alexandra Redde-Amiel, il y a eu « une rencontre » entre la chanson et le jeune chanteur comédien, qui est actuellement en studio pour l’enregistrer.

Car oui, Tom Leeb n’est pas qu’une voix suave. Il a aussi étudié le théâtre et la comédie aux Etats-Unis, avant de faire des apparitions dans les séries Sous le soleil de Saint Tropez, ou Section de recherches. Il sera également dans la saison 2 d’Infidèle sur TF1. Il devrait y interpréter un ostéopathe qui ne laissera pas le personnage de Claire Keim indifférent. Il faut dire que le jeune homme de 30 ans peut aussi compter sur sa belle gueule, qui on l’avoue, ne nous laisse pas non plus de marbre. Pas sûr, pourtant, que ce soit suffisant pour gagner l’Eurovision…

A LIRE AUSSI : Le message émouvant du vainqueur de l’Eurovision aux personnes LGBT 

 

 

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« Jésus est pédé » : le chansonnier Frédéric Fromet s’excuse pour sa chronique

jeu. 16 jan. 2020, 11 h 11
En début de semaine, le chansonnier Frédéric Fromet s’est attiré les foudres de chrétiens ultraconservateurs, mais aussi d’internautes LGBT+, pour sa chronique « Jésus est pédé« . Avec la patronne de Radio France, il a présenté ses excuses mercredi pour une « chronique ratée« .

« Je constate que ma chronique est ratée. Elle n’avait pour but que de dénoncer l’homophobie. » Mercredi 15 janvier, dans un communiqué publié sur le site de la médiatrice de Radio France, le chansonnier Frédéric Fromet a présenté ses excuses. Le contexte : vendredi 10 janvier, à l’antenne de France Inter dans l’émission Par Jupiter, il interprétait sur l’air du chant chrétien « Jésus revient » une parodie intitulée « Jésus est pédé« . Une référence à une actualité que racontait TÊTU la semaine dernière : au Brésil et ailleurs, une comédie diffusée sur Netflix dépeignant un Jésus homosexuel est sous le feu des appels à la censure de la part de chrétiens ultraconservateurs. Au Réveillon de Noël, des cocktails Molotov ont été lancés sur les locaux de la société de production du film, à Rio de Janeiro, par un groupe catholique intégriste et néofasciste.

À LIRE AUSSI : « Jésus est pédé » : la parodie de ce chansonnier de France Inter ne passe pas

Si, comme TÊTU l’a montré, cette chronique a surtout provoqué de nombreuses accusations de « blasphème« , jusqu’au parti catholique intégriste Civitas et à l’association d’origine espagnole CitizenGO France, d’autres internautes se sont indignés de l’utilisation du terme « pédé » dans la chanson, ainsi que de l’accumulation de clichés sur Mylène Farmer, la sodomie etc. C’est uniquement concernant ce second type de critiques que Frédéric Fromet s’excuse : « J’ai été si mal compris que j’ai même heurté une association LGBT. C’est ma faute, donc. Je le reconnais bien volontiers. Je présente mes excuses aux personnes que j’ai blessées, tout en revendiquant mon droit à l’erreur dans un exercice qui reste très périlleux. »

Menaces de mort

Dans le même communiqué, la patronne de Radio France, Laurence Bloch, s’exprime également : « Vous avez été très nombreux à manifester votre indignation et votre colère après la diffusion sur l’antenne de France Inter de la chanson de Frédéric Fromet consacrée au Christ et à sa possible homosexualité« , écrit-elle. Avant de rappeler le contexte de la chronique : « Tout le propos de la chanson consacrée à l’interdiction par un juge brésilien d’une fiction au prétexte que Jésus semblait entretenir une relation homosexuelle était clairement de dénoncer l’homophobie que manifestait cette décision mais l’outrance de certaines expressions a pu rendre presque inaudible cette intention. »

Que la chanson plaise ou non, cela n’autorise pas (absoluement pas !) à nous insulter, voire même nous menacer de mort, comme ce fut le cas pendant une bonne partie de la matinée aujourd’hui, en quantité. https://t.co/DqFnBPjaUZ

— Théo Metton-Régimbeau (@TheoMetton) January 14, 2020

À LIRE AUSSI : Au Brésil, un film Netflix avec un Jésus gay déchaîne les passions

Tout en incitant à « défendre le principe de la liberté d’expression, le droit à l’outrance, à la caricature, à la satire« , Laurence Bloch se joint aux excuses de Frédéric Fromet : « Je voudrais donc à mon tour présenter aux auditeurs et auditrices que cette chronique a pu choquer tous mes regrets les plus sincères. » Mardi 14 janvier, le chargé des relations auditeurs du 7-9 de France Inter indiquait sur Twitter que la rédaction avait reçu, à la suite de cette chronique, de nombreuses insultes mais aussi des menaces de mort.

 

Crédit photo : France Inter

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Ce rapport alarmant risque de vous passer l’envie d’utiliser Grindr, Tinder, et une dizaine d’autres applications

mer. 15 jan. 2020, 16 h 33
Un rapport révèle qu’une dizaine des applis les plus téléchargées d’Android – comme Grindr et Tinder – violent la loi européenne sur la protection des données personnelles. Et c’est très inquiétant.

Vos données personnelles ne le sont pas vraiment sur les applis de rencontres. C’est en tout cas ce qu’a révélé une enquête menée par le Conseil norvégien des consommateurs. Selon un rapport, intitulé « Out of control » (« Hors de contrôle ») relayé par le New York Times, dans lequel les chercheurs ont étudié les applications les plus téléchargées sur Android, les applications de rencontres Grindr et Tinder partageraient certaines informations concernant ses utilisateurs avec des entreprises de publicité et de marketing, violant ainsi « systématiquement » la loi européenne.

Données GPS et orientation sexuelle

Grindr notamment, la plus célèbre des applis de rencontre gay, a transmis des codes pour suivre ses utilisateurs à des dizaines d’entreprises, en fournissant par exemple le nom des utilisateurs sur l’appli, ainsi que leur adresse IP ou leur âge, et de facto, leur orientation sexuelle. Les entreprises pouvaient donc ensuite proposer des publicités ciblées à ces derniers sur l’application. Elle aurait également partagé les données de localisation de ses utilisateurs à plusieurs firmes, qui ont alors pu elle même partager ces données avec d’autres, selon l’enquête. « A chaque fois que vous ouvrez une appli comme Grindr, des acteurs publicitaires reçoivent vos données GPS, les identifiants de l’appareil et même le fait que vous utilisez une appli de rencontre gay » a dénoncé l’activiste Max Schrems dans un communiqué de l’organisme. « C’est une violation insensée des droits européens de confidentialité des usagers »

Mais Grindr n’est pas la seule appli à enfreindre la loi. Une dizaine d’entre elles ont été pointée du doigt par le rapport, y compris Tinder, et l’appli très populaire outre-Atlantique qui commence à trouver sa place sur le marché français, OkCupid. Ces deux applis appartiennent à la même entreprise, Match Group, et sont épinglées pour avoir partagé des données utilisateurs entre elles, et avec 45 autres sociétés détenues par le groupe. Parmi les autres applis citées, Qibla Finder, Clue, MyDays ou encore l’application pour enfants My Talking Tom 2.

La réponse des apps

Dans un communiqué, Grindr a expliqué qu’ils n’avaient pas reçu le rapport et ne pouvaient en commenter le contenu. Ils ont ensuite tenté de rassurer en écrivant que la vie privée de leurs utilisateurs était une priorité, et que figurait dans sa politique de confidentialité toutes les informations relatives à leur utilisation des données par des tiers, ainsi les garanties qu’ils offraient à leurs utilisateurs pour protéger leurs informations personnelles. Du côté du groupe Match, on assure qu’on ne partage uniquement les données strictement nécessaires au bon fonctionnement du service pour les utilisateurs. Ils assurent par ailleurs avoir des contrats très stricts avec les entreprises extérieures qui utilisent ces données, pour garantir la sécurité des données des utilisateurs.

Ces révélations n’ont toutefois rien de surprenant. Grindr a déjà été sous le feu des critiques concernant la sécurité des données fournies sur l’application. Plusieurs employés avaient tiré le signal d’alarme, en 2019, expliquant que depuis son rachat par la firme chinoise Beijing Kunlun, les soins internes relatifs à la sécurité des utilisateurs s’étaient affaiblis. Cette nouvelle affaire ne ferait que confirmer l’adage : « si c’est gratuit, c’est que c’est vous le produit ». 

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Violences dans le couple, identité de genre : ce site propose aux jeunes LGBT+ de discuter avec des pros

mer. 15 jan. 2020, 16 h 09
Le site à destination des jeunes, commentonsaime.fr a décidé de s’ouvrir aux questions LGBT+. En effet, les écoutantes de l’association En avant toute(s) se sont rendues compte, au fil des témoignages, que les victimes LGBT+ de violences conjugales se retrouvaient souvent démunis…

Lorsqu’elle s’est lancée en 2013, l’association En avant toute(s) voulait avant tout défendre l’égalité femmes-hommes et lutter contre les violences faites aux femmes. Depuis, son champ d’action s’est élargi et elle se définit aujourd’hui sur son site comme une « association qui lutte pour l’égalité femmes-hommes et la fin des violences faites aux femmes et aux personnes LGBTQI+« . Il faut dire que les questions féministes et LGBT+ vont souvent de pair.

C’est en tout cas ce qu’on réalisé les membres de l’association en intervenant dans les établissements scolaires, ou en répondant aux questions des jeunes sur le couple, la sexualité ou encore le rapport au corps, sur leur site Internet commentonsaime.fr. Une première version du site est créée en février 2016, avant d’être enrichie au mois de novembre d’un « tchat« , « pour que les personnes qui se posent des questions puissent nous contacter directement« , explique Louise Delavier, responsable des programmes et de la communication à En avant toute(s).

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Parce que son approche repose sur les témoignages reçus sur le terrain, l’association a de nouveau fait évoluer son site en novembre 2019, pour inclure de « nouvelles thématiques » et rendre le site accessible aux personnes handicapées. « On a remarqué, dans nos pratiques professionnelles, que la violence dans le couple n’avait pas uniquement lieu dans les couples hétérosexuels, raconte la militante. C’était important de pouvoir aider ces jeunes, de les prendre en charge er de rendre notre site inclusif.« 

commentonsaime.fr « Libérer la parole »

La plateforme a ainsi publié un article intitulé « Y-a-t-il des violences dans les couples LGBTQIA+ ? » L’objectif : pallier un manque criant d’information sur le sujet. « Dans les représentations des violences conjugales, il y a beaucoup cet imaginaire du couple hétérosexuel, avec des gens plus âgés, de 30-40 ans, souvent blancs, lié aux campagnes de sensibilisation qu’on voit souvent« , développe Louise Delavier. Les jeunes qui « identifient des comportements anormaux » peuvent alors découvrir qu’ils ne sont pas seuls puis, s’ils le souhaitent, poser leurs questions sur le tchat. Des écoutantes professionnelles, formées sur ces questions, sont chargées de leur répondre.

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Au-delà du problème des violences dans le couple, d’autres thématiques peuvent être abordées autour de l’orientation sexuelle et de l’identité de genre. Le tchat permet de créer un « espace bienveillant » pour « libérer la parole« , alors que de nombreux jeunes LGBT+ encore dans le placard auprès de la famille ne savent pas toujours vers qui se tourner pour en parler : « Les jeunes peuvent parler en toute confidentalité : on demande juste un pseudo et numéro de département. » Les écoutantes peuvent ensuite renvoyer les jeunes, si cela s’avère nécessaire, vers une des 5.000 associations que compte leur réseau, comme OUTrans ou SOS homophobie.

 

Crédit photo : Unsplash 

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Quand un conseiller de Trump suggérait à une ado lesbienne de faire une » thérapie de conversion »

mer. 15 jan. 2020, 12 h 28
Pasteur évangélique au Texas, Robert Jeffress s’annonce important dans la campagne présidentielle à venir. D’après l’enquête d’une ONG américaine, il a par le passé multiplié les propos homophobes et soutenu les « thérapies de conversion« .

Robert Jeffress est pasteur à la First Baptist Dallas, une megachurch, ces immenses églises évangéliques américaines aux allures de concerts pop rock. Fervent républicain, il est aussi chroniqueur sur la chaîne Fox News, longtemps chaîne préférée de Donald Trump, jusqu’à quelques frictions récentes. Alors que des pasteurs évangéliques se mettent en ordre de bataille pour soutenir la réélection du président, Jeffress déclarait en décembre que celui-ci était « du bon côté de Dieu« .

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Après avoir soutenu Trump en 2016, le pasteur a intégré son Evangelical Advisory Board, qui vise à galvaniser l’électorat évangélique conservateur en rassemblant des figures de la droite chrétienne. C’est parce qu’il s’annonce comme l’un des personnages-clés de la campagne présidentielle qu’un journaliste d’investigation de Media Matters, une ONG progressiste qui se donne pour mission de « surveiller, analyser et corriger de manière exhaustive les informations conservatrices dans les médias américains« , a enquêté sur son passé. Et ce qu’il a déniché n’est pas glorieux.

« Thérapies de conversion »

Jeffress s’était déjà illustré pour des propos haineux envers d’autres religions. Mormons, catholiques, musulmans, hindous, juifs, bouddhistes : aucune n’est épargnée. Mais c’est surtout sur son rapport à la communauté LGBT+ que Media Matters a travaillé. D’après l’ONG, le pasteur a par le passé estimé que les personnes LGBT+ avaient un « mode de vie misérable » et « dégoûtant« , que le soutien au mariage pour tous était un signe avant-coureur de l’Apocalypse.

Fox News' Robert Jeffress is a leading Trump evangelical adviser. In a book about hell, Jeffress titled a chapter "Homosexuality Is a Perversion" and wrote that he told an LGBTQ teenager with a history of suicidal ideation to change her sexual orientation. https://t.co/MrfwaUenWC

— Eric Hananoki (@ehananoki) January 13, 2020

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À propos des pratiques connues sous le nom de « thérapies de conversion » visant à « guérir » l’homosexualité, Robert Jeffress déclarait dans une interview en 2014 : « J’ai parlé à des gens qui ont suivi une thérapie comme celle-ci, et ils m’ont dit qu’en tant que chrétiens cela les avait aidés à gérer leurs tentations. » Surtout, dix ans plus tôt, il raconte dans un de ses livres sa pratique dans son propre ministère sur les questions d’orientation sexuelle.

Dans cet ouvrage, il renvoie à plusieurs noms de promoteurs des « thérapies de conversion » et de groupes « ex-gays » tels qu’Exodus International – depuis dissout, en 2013. Il relate en particulier une anecdote dans laquelle « Susan », une lycéenne lesbienne, vient se confier à lui. Elle dit avoir « sérieusement envisagé le suicide après son coming out« , mais avoir finalement réussi à s’accepter.

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Pourtant, le pasteur lui conseille de suivre une « thérapie de conversion » en lui donnant des références. Sans succès, écrit-il : « J’aimerais pouvoir dire qu’après avoir entendu ces informations, elle a renoncé à ses tendances homosexuelles, a avoué son péché à Dieu et a quitté mon bureau avec une toute nouvelle attirance pour le sexe opposé. Elle ne l’a pas fait. » Alors que des militants LGBT+ américains tentent de faire interdire les « thérapies de conversion » à l’échelle nationale, le combat s’annonce long…

 

Crédit photo : Page Facebook de Robert Jeffresss

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À Rennes, des militants LGBT+ et féministes bloquent une conférence d’Alliance VITA

mer. 15 jan. 2020, 11 h 37
Lundi, une centaine de manifestants ont bloqué une conférence d’Alliance VITA à Rennes, qui devait se tenir à la Maison des associations. Quatre plaintes ont été déposées. Les militants, LGBT+ et féministes, revendiquent de leur côté une action contre des « homophobes » dans un local public.

La soirée, prévue depuis l’automne, a dû être annulée. Lundi 13 janvier dans la soirée, une centaine de militants, certains masquant leur visage avec un foulard, ont envahi les locaux dans lesquels Alliance VITA devait donner une conférence, rapportait Ouest-France mardi. La police est intervenue, à l’appel des organisateurs, et la centaine d’inscrits n’a pas pu accéder aux lieux, d’où l’annulation de l’événement.

https://twitter.com/jeanne_la_rouge/status/1216810054495678464

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L’association, créée par Christine Boutin en 1993, défend un point de vue conservateur sur des sujets tels que le droit à l’avortement ou la fin de vie. Elle figurait, en 2012, parmi le collectif d’associations à l’origine de La Manif pour tous, et fait partie de la vingtaine d’associations que compte le mouvement « Marchons Enfants ! », qui manifestera une nouvelle fois ce dimanche 19 janvier contre la PMA pour toutes et la GPA.

Local public

La conférence devait être la première d’un cycle de quatre soirées sur le thème « Quel sens à la vie ? », alors que les sénateurs examineront en plénière, à partir de la semaine prochaine, le projet de loi bioéthique qui doit notamment ouvrir la PMA à toutes les femmes, avant de trancher le 4 février. Comme l’indique Ouest-France, un adhérent d’Alliance VITA aurait été blessé au cours de l’action, avec trois jours d’ITT. Trois adhérents ont déposé plainte individuellement, ainsi que les instances nationales elles-mêmes.

Actuellement à Rennes, où de nombreuses personnes sont rassemblées à la Maison Des Assosciatons contre la tenue d’une conférence des homophobes de l’Alliance Vita.
Pas de fachos dans nos quartiers, pas de quartier pour les fachos.

— Strollad LGBTI dispac'hel breton (@LobbyLGBTBreton) January 13, 2020

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L’action de blocage a été revendiquée parmi au moins deux collectifs. Le premier, Strollad LGBTI dispac’hel breton, se définit sur son compte Twitter comme un « Collectif LGBTI-breton« . Le second est un collectif féministe, Nous Toutes 35, né après la vague #MeToo. « Ces idées ne s’arrêtent pas à des mots mais ont de réelles conséquences sur la vie des femmes et personnes LGBTI, affirme ce dernier collectif sur Twitter. Humiliations, négation de droits, discriminations, agressions physiques et verbales ont lieu tous les jours. Les conséquences vont parfois jusqu’à la mort. » De son côté, Strollad pointe du doigt l’utilisation par Alliance VITA d’un local public, à la Maison des associations, et interpelle la maire socialiste de Rennes, Nathalie Appéré : « Comment est-ce que la Ville peut autoriser la tenue de conférences ouvertement homophobes dans des équipements publics comme la Maison des associations ? »

 

Crédit photo : Page Facebook de la Maison des associations de Rennes

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Un collectif queer organise deux soirées en soutien aux grévistes de l’hôtel Ibis Batignolles

mar. 14 jan. 2020, 16 h 02
Mobilisés dans le mouvement contre la réforme des retraites, le Comité de libération et d’autonomie queer (CLAQ) organise ce week-end deux soirées festives et politiques. La totalité de l’argent récolte servira à soutenir les femmes de chambre de l’hôtel Ibis Batignolles, à Paris, en grève depuis bientôt six mois.

La convergence des luttes en action. Le Comité de libération et d’autonomie queer (CLAQ) organise ces vendredi 17 et samedi 18 janvier deux soirées, respectivement au Garage Mu (Paris 18e) et au Klub (Paris 1er) en soutien aux femmes de chambre grévistes de l’hôtel Ibis Batignolles. « C’est le résultat d’une démarche qui fait notre groupe depuis le départ : celle de soutenir les luttes pour la justice sociale, écologique, les droits des migrants, et renforcer notre complicité avec d’autres groupes miliants qui ne sont pas forcément transpédégouines« , explique Camille, membre du CLAQ.

https://twitter.com/ClaqContact/status/1212696734822010881

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La rencontre s’est fait au fil d’événements militants, notamment une soirée organisée par le Collectif féministes révolutionnaires, créé en réaction à la loi travail en 2016. En effet, depuis le 17 juillet 2019, une vingtaine de femmes de chambre de l’hôtel Ibis Batignolles, dans le 17e arrondissement, sont en grève pour protester contre leurs conditions de travail, notamment dégradées par la sous-traitance. Pour compenser les pertes de revenus, elles peuvent compter sur le syndicat qui les soutient, la CGT-HPE, qui a mis en place une cagnotte en ligne. Mais, « quand on est en grève depuis longtemps, évidemment que ce n’est pas suffisant« , estime Camille. « Ça a aussi une fonction politique, ajoute le militant. Quand on atteint des montants importants, ça permet aussi d’effrayer le patronat et le gouvernement. »

« Espaces queers » dans les mouvements sociaux

Monter un événement pour soutenir une caisse de grève, c’est une première pour le CLAQ. Mais le collectif queer a, depuis plusieurs années, tissé des liens avec d’autres luttes sociales. Créé en 2017, il s’était fait connaître à ses débuts en bloquant en juin le cortège « LGBT – En Marche » à la Marche des fiertés parisienne, puis en déroulant en juillet, sur le Pont des Arts, une banderole indiquant « Macron starves the migrants: queers against borders » (en français, « Macron affame les migrants : queers contre les frontières »). Le groupe est présent depuis le mouvement des « gilets jaunes », et depuis le 5 décembre dans les manifs anti-réforme des retraites, où il forme des « Pink blocs », « espaces queers » dans le mouvement social.

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Les « deux temps » de soutien aux grévistes ont été choisis à dessein. Le vendredi soir, au Garage Mu à 19 heures, les participants pourront rencontrer les femmes de chambre en lutte de l’hôtel Ibis, mais aussi le Collectif féministes révolutionnaires. « L’idée n’est pas uniquement de faire une soirée pour faire la fête et ramener de l’argent, mais aussi discuter de leurs luttes et de comment on est aussi affectés par les réformes du gouvernement« , développe Camille. Une vidéo réalisée par les grévistes sera projetée. Puis suivront des performances et un DJ set de Friction Magazine. Le samedi soir, au Klub à partir de minuit, s’inscrira dans une « démarche plus festive« , avec notamment des performances du groupe Bagarre et de la DJ Leslie Barbara Butch.

 

Crédit photo : Unsplash

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Dans la Manche, deux nouvelles permanences LGBT+ pour rompre l’isolement

mar. 14 jan. 2020, 14 h 11
Le Centre LGBTI de Normandie a une ouvert une nouvelle permanence en décembre à Saint-Lô. Elle vient d’en ouvrir une autre dans la ville de Cherbourg, où les habitants LGBT+ pourront désormais consulter des bénévoles spécialisés une fois par mois.

Certains territoires, éloignés des centres urbains, sont parfois de vrais déserts LGBT+. C’est pour y remédier que le Centre LGBTI de Normandie, situé à Caen, vient d’ouvrir deux nouvelles antennes dans le département de la Manche, comme le rapportait lundi 13 janvier La Presse de la Manche, relayée par le site Actu.fr.

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Deux communes du département vont en effet pouvoir bénéficier pour la première fois d’une permanence LGBT+. Chaque deuxième lundi du mois, entre 12 heures et 18 heures, les personnes LGBT+ de Cherbourg vont désormais pouvoir profiter de l’accueil, des conseils et de l’écoute d’une équipe de bénévoles connaissant les problématiques LGBT+. L’accueil se fera à la Maison pour tous Léo-Lagrange, square du Nivernais à Cherbourg-Octeville.

Quatre antennes en Normandie

Le 6 décembre 2019, c’était dans la commune de Saint-Lô que le Centre LGBTI de Normandie ouvrait une nouvelle permanence. Celle-ci se tient dans une salle municipale pour une demi-journée par semaine, chaque vendredi après-midi, entre 14h30 et 18h30, au 167, rue du Général-Gerhardt.

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Jusque-là, le Centre LGBTI de Normandie ne comptait que deux antennes dans la région, à Caen et à Rouen. C’est dans cette dernière ville que le jeune Romain avait, fin octobre 2018, été victime d’une violente agression homophobe.

 

Crédit photo : Page Facebook du Centre LGBTI de Normandie

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L’appel de 9 associations contre l’homophobie en manif

mar. 14 jan. 2020, 13 h 18
TRIBUNE. Trois grévistes ont été convoqués hier par la RATP, après des insultes homophobes à l’encontre d’un chauffeur de bus, obtenant le soutien de plusieurs responsables politiques et syndicaux. 9 associations de lutte contre les discriminations les appellent à ne plus laisser passer ce type de propos dans les manifs.

Homophobie ordinaire au sein de la contestation contre la réforme des retraites : les associations de lutte contre les actes antiLGBTQI+ lancent un appel aux responsables syndicaux et politiques Depuis le début des contestations contre le projet de réforme des retraites, nous sommes confrontés à des vidéos choquantes, où, de manière décomplexée et naturelle, en public, des individus tiennent des propos homophobes. Ces incidents sont une nouvelle démonstration de l’ancrage de l’homophobie ordinaire dans le langage courant.

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Des insultes qui ont un impact

En plus d’être injurieux, ces propos n’affectent pas seulement les individus qu’ils visent. Leur portée et leur impact sont bien plus larges. D’abord, ils atteignent les personnes LGBTQI+ qui se perçoivent à travers eux, les intériorisent, générant de la honte et nuisant à la perception qu’elles ont d’elles-mêmes. En effet “l’insulte homophobe constitue la partie visible de l’interpellation plus profonde que les structures sociales, mentales et sexuelles préexistantes ont déjà opérée” sur celui qui la reçoit (Didier ERIBON, Réflexion sur la question gay, 1999).

Ensuite, ils participent aux préjugés, qui accentuent les discriminations, qui elles-mêmes encouragent les violences dont sont victimes les personnes LGBTQI+ (pour rappel, en 2018, les agressions physiques LGBTphobes signalées à SOS homophobie étaient en augmentation de 66 %).

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La lutte ne légitime pas l’homophobie

Pourtant, dans les différentes vidéos qui ont été tournées lors de ces dérapages homophobes, on constate l’absence de réaction des personnes présentes, quand ce ne sont pas des rires de responsables politiques alors qu’on s’attendrait à ce qu’ils combattent ces discriminations.

Lutter pour un projet de société ne peut se faire au détriment des personnes LGBTQI+, du respect qui leur est dû, ainsi que de celui de leurs droits.  Quelle que soit l’appréciation que l’on ait de ce mouvement social, la lutte et la grogne ne sauraient légitimer de telles attitudes ni atténuer la gravité de ces faits, qui viennent en outre polluer le message de fond.

Une position claire

Comme le montre le soutien de responsables politiques et syndicaux exprimé à l’égard des grévistes convoqués pour injures homophobes, cette homophobie ordinaire est trop souvent minimisée et mise de côté. Comme si les mots employés n’avaient pas de sens ni d’impact. Nous regrettons que les insultes homophobes soient tolérées alors qu’elles devraient être systématiquement condamnées.

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C’est pourquoi, nous, associations de défense des droits des personnes LGBTQI+ appelons l’ensemble des responsables syndicaux et politiques, toutes obédiences confondues, à tenir une position claire et à condamner sans réserve les incidents homophobes ayant eu lieu lors des mobilisations précédentes, à donner aux manifestants des instructions publiques non-équivoques pour les prochaines manifestations, ainsi qu’à mettre en place des sensibilisations de leurs militant.e.s.

 

Les associations signataires : Association Mousse, Familles LGBT, Flag, France·tv pour tou·te·s, Le Refuge, Rouge Direct, SOS Homophobie, STOP Homophobie, Urgence Homophobie. 

 

Crédit photo : Wikimedia Commons 

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Bientôt des couples de même sexe dans « Mariés au premier regard » ?

mar. 14 jan. 2020, 12 h 06
L’émission de téléréalité sur M6 Mariés au premier regard pourrait introduire des unions de même sexe lors de sa prochaine saison. Jusque-là, elle disait peiner à adapter ses « tests » de compatibilité à des couples de même sexe.

Après trois saisons sans représentation LGBT+, c’est peut-être la fin de l’invisibilité. Alors que Mariés au premier regard, sur M6, a repris pour une quatrième saison depuis le lundi 6 janvier, Télé Loisirs a interrogé la production. La question posée : les téléspectateurs pourront-ils enfin voir deux personnes du même sexe se passer la bague au doigt ?

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Et la réponse ressemble vaguement à un « oui ». « On y travaille toujours« , avait d’abord indiqué la productrice Kamila Fiévet-Paliès en décembre lors d’une conférence de presse. « Ça y est, j’ai enfin trouvé une astuce pour réaliser le casting sans difficultés« , vient-elle d’ajouter, contactée par Télé Loisirs.

Des tests compliqués à adapter, d’après la prod

En effet, comme l’explique l’hebdomadaire, la production disait lors des saisons précédentes avoir du mal à adapter les « tests » proposés aux candidats aux couples de même sexe (trois experts sont censés déterminer à l’avance la comptabilité entre les candidats pour parvenir au perfect match le jour de la célébration). Au cours de ces tests, les hommes et les femmes ne doivent jamais se croiser. Ce qui rendrait compliqué, d’après la production, l’adaptation du programme à des participants LGBT+.

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Quelle est donc l’ « astuce » trouvée par M6 pour surmonter cette difficulté ? « Nous le découvrirons probablement lors de la saison 5, déjà en préparation« , écrit Télé Loisirs. Le magazine note par ailleurs que des unions de même sexe ont déjà été observées dans des versions étrangères du programme, dérivées comme la version française d’une émission de téléréalité danoise. Le premier couple de même sexe avait été aperçu en 2016, dans la saison 3 de la version australienne.

 

Crédit photo : M6

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« Jésus est pédé » : la parodie de ce chansonnier de France Inter ne passe pas

mar. 14 jan. 2020, 11 h 26
Après un sketch intitulé Jésus est pédé, vendredi dernier sur France Inter, le chansonnier Frédéric Fromet s’est retrouvé cible de catholiques et autres internautes criant au « blasphème« . Une partie de la droite et de l’extrême droite a préféré le thème du « deux poids, deux mesures« .

Frédéric Fromet est chansonnier. Chaque vendredi, il intervient sur France Inter pour interpréter une chanson humoristique en phase avec l’actualité. Vendredi 10 janvier, il avait décidé de parler de la comédie diffusée sur Netflix La première tentation du Christ, qui met en scène un Jésus homosexuel, ce qui lui a valu des appels à la censure de catholiques intégristes et d’évangéliques au Brésil et un peu partout dans le monde, comme le racontait TÊTU la semaine dernière.

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« Heureusement qu’en France, les cathos sont beaucoup plus ouverts ! » lance Frédéric Fromet, avant d’entonner, sur l’air du chant chrétien Jésus revient : « Jésus, Jésus, Jésus est pédé, j’vois pas pourquoi ça dérangerait. Du haut de la croix, signe révélateur, Jésus écoute Mylène Farmer. (…) Jésus, Jésus, Jésus est pédé, membre de la LGBT. Du haut de la croix, pourquoi l’avoir cloué, pourquoi l’avoir pas enculé ? » Et autres paroles, sur plus de deux minutes, qui rendent hilares les chroniqueurs de la station de radio. « Je vais prendre un peu de temps pour le courrier la semaine prochaine, plaisante Charline Vanhoenacker. Rappelons que le droit au blasphème, que si on ne l’utilise pas, il s’use, et qu’on est Charlie. »

« Ignoble blasphème public »

L’humoriste belge ne croyait pas si bien dire. En quelques jours, Frédéric Fromet s’est retrouvé abondamment accusé de « blasphème » sur les réseaux sociaux, certains internautes annonçant même avoir fait un signalement auprès du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA). Lundi 13 janvier, Alain Escada, président du parti catholique intégriste Civitas, dénonce sur le site de son parti un « ignoble blasphème public (…) commis contre Notre-Seigneur Jésus-Christ » qui « ne peut rester sans réaction« . Il « appelle tous les catholiques a réagir massivement » en « protestant directement auprès de France Inter« . Et ce proche de Jean-Marie Le Pen d’indiquer le mail, le numéro de téléphone et l’adresse de la rédaction. Un appel relayé par l’un des sites d’extrême droite les plus populaires, Égalité et Réconciliation, dirigé par le polémiste antisémite Alain Soral.

https://twitter.com/CitizenGOfr/status/1216629470351765505

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Le même jour, la branche française de CitizenGO, plateforme en ligne lancée par l’Espagnol anti-avortement Ignacio Arsuaga, soutenue par un oligarque russe proche du pouvoir poutinien, lance une pétition sous-titrée « Stop aux offenses à l’encontre des chrétiens« . Celle-ci, demandant à la présidente de France Inter Laurence Bloch de retirer la chanson de son antenne, a déjà recueilli plus de 11 000 signatures. Mi-décembre, le même CitizenGO demandait à Netflix de retirer son « film blasphématoire« .

« Irrespect à sens unique »

De leur côté, des figures politiques et médiatiques classées à droite et à l’extrême droite, se défendant de remettre en cause le « droit au blasphème« , se drapent dans un autre discours, en surface en tout cas, celui de la dénonciation d’un supposé « deux poids, deux mesures » entre le christianisme et l’islam ou, pour les plumes aiguisées telles que celle de l’animateur André Bercoff, d’un « irrespect à sens unique« . « Ils n’oseraient jamais dire la même chose de Mahomet, affirme sur Twitter le militant RN Jean Messiha. Trop peur d’un coup de couteau. » La députée européenne LR Nadine Morano, pleurant « Jésus dans la souffrance« , dénonce, elle, l’ « immondice verbale » du chansonnier. Une éditorialiste du FigaroVox y voit une « provocation inutile et ratée« .

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D’autres internautes ne se sont pas gênés pour battre en brèche cette théorie du « deux poids, deux mesures« , qui ne résiste pas à l’examen des faits. En effet, il y a cinq ans, dans une autre chanson intitulée Coulibaly Coulibalo,  Frédéric Fromet tournait en dérision le terroriste islamiste de l’Hyper Cacher et de Montrouge, avec un refrain plutôt éloquent : « Ah, ah, Allahou Akbar ! Les fous de Dieu sont des tocards ! » Cette fois-ci, le chansonnier a voulu pointer du doigt la montée de la censure au Brésil. Rappelons que, le jour du Réveillon de Noël, des intégristes néofascistes en cagoule noire ont attaqué au cocktail Molotov les locaux de la société de production de La première tentation du Christ.

La chanson a toutefois aussi fait réagir au sein de la communauté LGBT. L’utilisation du terme « pédé » dans la chanson a notamment hérissé de nombreux internautes, tout comme l’enchaînement de clichés éculés « il écoute Mylène Farmer », « les Village People », « Jésus n’était pas coiffeur, ni fleuriste »… Embêter les homophobes, pourquoi pas, mais la prochaine fois, n’oublions pas la subtilité.

 

 

Crédit photo : France Inter

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La youtubeuse NikkieTutorials fait son coming out trans dans une vidéo émouvante

mar. 14 jan. 2020, 10 h 21
L’une des plus célèbres youtubeuse beauté, NikkieTutorials, vient de faire son coming out trans.

C’est l’une des youtubeuses beauté les plus populaires de la célèbre plateforme de vidéo, avec plus de 12 millions d’abonnés. La néerlandaise Nikkie de Jager, connue surtout par le nom de sa chaîne, NikkieTutorials, a annoncé lundi dans une vidéo pleine d’émotion qu’elle était une femme transgenre.

« Oui, je suis une femme trans »

« Je veux commencer l’année avec la vérité. Je veux commencer l’année en révélant une partie de ma vie qui a fait de moi celle que je suis. […] Il est temps de lâcher prise, et d’être enfin libre » a commencé la youtubeuse, visiblement très émue. « Je suis née dans le mauvais corps […] Je suis NikkiTutorials, et je suis Nikki. Je suis seulement moi. On n’a pas besoin d’étiquettes. Mais si vous voulez vraiment en mettre une, oui, je suis une femme trans’. »  

Elle a ensuite adressé à ses followers un message d’empowerment : « Vous pouvez écrire votre propre histoire, vivre votre vie, sans aucune restriction. Vous pouvez être vous-même. […] J’espère inspirer des petites Nikkie à travers le monde, qui se sentent incomprises, pas à leur place. J’espère que ça en inspirera d’autres à faire la même chose, à vivre la vie que vous voulez, que vous méritez. Nous devons nous accepter, nous respecter mais le plus important c’est de s’écouter, et de se comprendre. » 

Menaces d’outing

La jeune femme, qui a travaillée avec des célébrités comme Jessie J ou Lady Gaga, a tenu a remercier sa mère « qui a été présente depuis le début », ainsi que plusieurs professeurs à l’école qui l’ont beaucoup soutenu dans sa transition. Elle explique qu’elle a su dès son plus jeune âge qu’elle était une femme, et qu’elle a commencé à se laisser pousser les cheveux et à s’identifier comme tel dès l’âge de 6 ans.

Elle a également raconté à ses fans le contexte difficile de ce coming out. L’influenceuse beauté aurait en effet reçu des messages de plusieurs corbeaux, qui l’ont menacé de dévoiler son histoire dans les médias. Elle leur adresse donc un joli doigt d’honneur. Et même si elle aurait aimé le faire dans d’autres circonstances, cette vidéo est pour elle « libératrice », conclut-elle.

Crédit photo : Youtube NikkieTutorials

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Cet homophobe ne se lave pas les parties intimes car il trouve ça « trop gay »

lun. 13 jan. 2020, 14 h 52
Une jeune américaine a demandé conseil sur Reddit, car son petit ami refuse de se laver les parties génitales. La raison ? Il trouve ça « trop gay » de toucher cette zone…

C’est un témoignage très étrange qui a été publié sur Reddit en ce début d’année. Un témoignage tellement difficile à croire qu’il est rapidement devenu viral. Une jeune américaine a demandé de l’aide aux utilisateurs du réseau social, sur la page « conseil en relations amoureuses ». Son problème ? Son petit ami de 24 ans refuse de se laver les parties génitales, parce qu’il a l’impression que toucher son propre pénis est « trop gay ».

Dans le long post, supprimé depuis par les modérateurs de la plateforme, cette dernière expliquait en effet que son petit ami « ne se touche pas les parties génitales, jamais, parce qu’il trouve ça trop gay ». « Du coup, il ne peut pas se laver cette zone, et il l’arrose juste un peu avec la douche. C’est tout. A part ça, il n’a pas de problème d’hygiène. » Un léger détail, effectivement. Mais on salue son optimisme – ou son amour aveugle. Mais ce n’est pas tout.

Risée du web

La jeune fille explique aussi que son petit ami « utilise un bidet » pour ne pas avoir à utiliser du papier hygiénique après être passé aux toilettes. « Je n’ai pas de problème avec le fait d’utiliser un bidet, mais le fait d’installer un bidet juste pour ne pas ‘passer pour un gay’ en s’essuyant les fesses est vraiment… Je ne peux pas croire que ce soit vrai. » Nous non plus, à vrai dire…

Mais ce jeune homme a au moins le mérite d’être cohérent. Il a affirmé à sa petite amie qu’il ne se masturbait pas non plus, et que la seule fois où il l’avait fait, il avait trouvé ça « bizarre« . En tout cas, depuis ce post, le petit ami de cette jeune fille est devenu la risée du web. Après le succès du post sur Reddit, de nombreux médias LGBT, comme Pinknews, ou de médias satyriques ont raconté l’histoire de ce drôle d’homophobe à l’hygiène douteuse. Peut-être s’est-il reconnu, et a filé sous la douche. En tout cas, c’est ce qu’on lui souhaite.

A LIRE AUSSI : Un Russe accuse son iPhone de l’avoir rendu gay 

 

Crédit photo : Shutterstock 

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Jean-Pierre Foucault agacé que La Manif pour tous utilise son image

lun. 13 jan. 2020, 13 h 26
Avec d’autres associations, La Manif pour organise dimanche une manifestation contre la PMA pour toutes et la GPA, dans le cadre du mouvement « Marchons Enfants ! ». Et utilise l’image de l’animateur historique de « Qui veut gagner des millions ?« , Jean-Pierre Foucault…

C’est un nouvel écart de communication relevé par Gala. Dimanche 12 janvier, La Manif pour tous s’est fendue d’un tweet pour promouvoir la mobilisation qu’elle coorganise dimanche 19 janvier. Elle y publie deux photos de Jean-Pierre Foucault sur lesquelles elle a collé deux citations de l’animateur, prononcées au cours de l’émission La Chanson secrète sur TF1, à laquelle il participait le 4 janvier dernier. La première : « On n’a qu’un père, et ce père-là a été mon guide dans ma vie personnelle et professionnelle. » Et la seconde : « C’était super. C’est très très beau et c’est vrai que vous m’avez cueilli parce qu’il ne se passe pas un jour sans que je pense à lui. »

L’association formée en 2012 pour s’opposer au mariage pour tous a cru bon d’utiliser ces déclarations pour appuyer ses idées. En effet, elle s’oppose à l’ouverture de la PMA aux couples de femmes et aux femmes seules, qui sera discutée à partir du 21 janvier dans l’hémicycle du Sénat, et qu’elle a renommée « PMA sans père« . Dans le slogan du mouvement « Marchons Enfants ! » dont elle fait partie, elle déforme la devise française : « Liberté, égalité, paternité« .

« Cela s’appelle l’éducation »

Mais cette appropriation a fortement déplu à l’animateur historique de « Qui veut gagner des millions ? ». Celui-ci a répondu au tweet ce lundi matin : « J’aurais apprécié que vous me demandiez l’autorisation d’utiliser mon image et mes propos dans une émission où l’on évoquait ma famille et mon père. Cela s’appelle l’éducation. » Des internautes ont tenté d’inciter Jean-Pierre Foucault à porter plainte. Pour l’heure, on ne sait pas si sa réaction ira jusque-là.

J’aurais apprécié que vous me demandiez l’autorisation d’utiliser mon image et mes propos dans une émission où l’on évoquait ma famille et mon père . Cela s’appelle l’éducation.

— Jean-Pierre Foucault (@Foucault_JP) January 13, 2020

Fin décembre 2019, c’était la marque Playmobil qui avait protesté contre une affiche de communication de « Marchons Enfants ! » Celle-ci proclamait « PMA sans pères, en avant les histoires« . Une référence à la fameuse publicité : « Playmobil, en avant les histoires« . « Le nécessaire sera fait afin d’exiger que toute association et utilisation abusive de notre marque soit retirée de cet événement« , avait déclaré la marque au HuffPost. Encore avant, en octobre, le chanteur belge Stromae avait annoncé son intention de porter plainte contre la diffusion de son titre Papaoutai, récupéré comme hymne à la manif « Marchons Enfants ! » du 6 octobre.

A LIRE AUSSI : Playmobil demande à la Manif pour tous d’arrêter d’utiliser son slogan 

Crédit photo : Capture d’écran TF1 /  Youtube 

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