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Mis à jour : il y a 7 heures 49 min

« Je me suis senti humilié » : il souhaite essayer un short pour femme, le vendeur d’une grande chaîne refuse

jeu. 22 aoû. 2019, 17 h 12
La marque Zara s’est excusée après qu’un de ses vendeurs a refusé à un homme d’essayer des vêtements pour femmes dans une boutique parisienne.

Le message a été retweeté près de 3.000 fois. Le 14 août dernier, la draq-queen parisienne Azura (Rayane, de son vrai prénom) a partagé une mauvaise expérience dans un magasin Zara, à Paris. « On vient de me refuser d’essayer un short pour femme, je sais même pas comment réagir, je trouve ça inadmissible », écrit-elle sur le réseau social Twitter.

Donc là chez Zara on vient de me refuser d’essayer un short pour femme je sais même pas comment réagir je trouve ça inadmissible

— AZURA (@theonlyazura_) August 14, 2019

Contacté par TÊTU, Rayane explique s’être rendu dans une boutique Zara à Châtelet-Les Halles le 14 août dernier, avec une amie. « J’avais trouvé quelques vêtements, dont un short en particulier », nous explique le jeune homme de 19 ans.

C’est au moment d’essayer les vêtements que la situation s’est envenimée. « C’était à mon tour d’essayer et là, le vendeur me demande si les vêtements sont pour mon amie ou moi », nous confie-t-il. Je lui ai répondu que c’était pour moi et il a dit : ‘Ah, mais ça va pas être possible hein' ».

« Inadmissible »

L’étudiant reste abasourdi et lui demande la raison de ce refus. Réponse : « parce que ce sont des vêtements et des cabines d’essayage pour femmes ». Rayane n’en revient pas. Le vendeur demande confirmation à son collègue, qui rétorque la même chose. « J’ai tellement forcé qu’il m’a laissé y aller, mais j’ai dû forcer pour pouvoir essayer un short, ajoute le jeune homme. Je trouve ça inadmissible de voir des vendeurs réagir comme ça. »

A LIRE AUSSI : Etats-Unis : un couple d’hommes se voit refuser un massage parce que gays

Suite à son tweet, Rayane a reçu une lettre d’excuses de la part de Zara, que TÊTU a pu consulter. « Nous tenions à nouveau à vous présenter nos plus sincères excuses (…) Le règlement de nos cabines d’essayage n’a pas été correctement appliqué et nous sommes désolés que vous ayez eu à subir ce désagrément (…) Nous allons redoubler d’efforts afin de limiter au maximum le risque de voir apparaître de nouveau une situation similaire. »

Une note envoyée à tous les magasins

À en croire la marque, le message est passé. Suite à nos demandes d’interviews, nous avons été rappelés, mardi 20 août, par Jean-Jacques Salaün, directeur général d’Inditex, détenteur de Zara. Il confirme qu’une « erreur a été commise par l’un de nos collaborateurs ». « Je ne peux pas vous dire quelles ont été les sanctions prises à son encontre, mais un rappel à l’ordre lui a été fait, c’est une certitude. »

Il nous assure qu’une note a été envoyée à tous les magasins Zara pour leur « rappeler la politique : c’est le vêtement qui détermine la cabine dans laquelle la personne souhaite faire ses essayages, sauf pour la section enfant. On laisse le choix au consommateur. »

Je travaille à Zara et tous les magasins ont reçu un courrier en réponse à ce tweet pour bien préciser que nous n'avons pas le droit de refuser l'accès aux cabines de la section femme ou homme à qui que ce soit si c'est uniquement basé sur le genre.
Bravo à @ZARA_Care! https://t.co/oGLq9mZLJR

— Ŧн๏м (@_TBDN) August 16, 2019

C’est ce qu’avait déjà confirmé un internaute, employé à Zara, sur Twitter : « Tous les magasins ont reçu un courrier en réponse à ce tweet pour bien préciser que nous n’avons pas le droit de refuser l’accès aux cabines de la section femme ou homme à qui que ce soit si c’est uniquement basé sur le genre. »

D’autres expériences similaires

Aujourd’hui, Rayane nous confie s’être senti humilié. « Je veux témoigner pour que ça n’arrive plus », assure le jeune homme, qui a reçu beaucoup de soutien sur les réseaux sociaux.

Son message a également été l’occasion pour d’autres de partager leur propre expérience. C’est le cas de Kyllian : « Moi c’était chez Etam. Je voulais essayer des escarpins (lol) et la vendeuse m’a sorti un ‘ce sont des chaussures pour femme' », a-t-il écrit sur Twitter en réponse au message d’Azura.

on m'a fait pareil au Zara à Lausanne pour une chemise "pour femme", une CHEMISE

— sami loft (@imsamiloft) August 14, 2019

« On m’a fait pareil au Zara à Lausanne pour une chemise ‘pour femmes’, a de son côté témoigné Sami.

Crédit photo : Shutterstock.

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« The Politician », la nouvelle série de Ryan Murphy, promet d’être queer

jeu. 22 aoû. 2019, 15 h 25
Netflix a dévoilé la bande-annonce de la nouvelle série de Ryan Murphy, « The Politician », qui sortira le 27 septembre prochain.

Enfin ! Ryan Murphy, le créateur de « Glee », « Nip/Tuck » ou encore « American Horror Story », débarque sur Netflix avec une nouvelle série, « The Politicians ». La plateforme a dévoilé ce lundi 19 août la bande-annonce de ce nouveau projet. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle est alléchante.

L’histoire se déroule dans un lycée privée californien, alors que les élèves se disputent autour de l’élection du président du bureau des étudiants, un poste qui ouvre les portes de la très prestigieuse université de Harvard.

Un bisou gay

Pour jouer le rôle personnage principal, on retrouve l’acteur Ben Platt, connu pour être monté sur les planches de Broadway (« Dear Evan Hansen », »The Book of Mormon »). Dans la bande-annonce, où l’on a repéré qu’il embrassait un autre homme, il va même jusqu’à affirmer qu’il se voit déjà président des États-Unis.

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C’est Gwyneth Paltrow, que l’on avait déjà vue dans la série « Glee », qui interprète le rôle de sa mère. Parmi les autres actrices notables, on retrouve l’artiste oscarisée Jessica Lange, qui nous a fait déjà mourir de rire dans la bande-annonce, avec une blague sur le « buttmunch ».

On savait déjà que Ryan Murphy avait signé un contrat d’exclusivité avec Netflix sur cinq ans. Contrat qui tournerait autour de 250 à 300 millions de dollars.  Cette période a commencé en juillet dernier, au moment où son contrat avec Fox TV a expiré. « C’était un grand moment pour moi, Je ne me sentais plus comme le gamin qu’on tyrannise », avait-t-il indiqué à ce moment-là.

Rendez-vous le 27 septembre prochain pour découvrir la série.

Crédit photo : Netflix.

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Le président du Parlement néo-zélandais donne le biberon au bébé d’un couple gay en pleine séance

jeu. 22 aoû. 2019, 11 h 46
Le président du Parlement néo-zélandais Trevor Mallard a donné le biberon au nouveau-né du député travailliste Tom Coffey et de son compagnon, Tim Smith.

C’est une très belle image, et surtout un symbole fort. Dans une vidéo publiée le 21 août sur Twitter, on peut voir Trevor Mallard, le président du Parlement de Nouvelle-Zélande, en train de donner le biberon à un bébé… en pleine séance.

« Normalement, la chaise de la présidence n’est utilisée que par les présidents, mais aujourd’hui, un VIP s’est assis avec moi », a-t-il écrit sur le réseau social. Toutes mes félicitations à Tom Coffey et Tim pour ce nouveau membre de leur famille. »

A photo of the Speaker of New Zealand's Parliament feeding a legislator's baby while carrying out his duties has been shared all over the world. pic.twitter.com/G8MvuuAOkb

— SBS News (@SBSNews) August 22, 2019

En effet, le bébé en question est celui du député travailliste et de son compagnon, Tim Smith. Le député est venu présenter ce jour-là son enfant à ses collègues de travail. Selon la BBC, qui relaie la vidéo (devenue virale), l’enfant a été conçu par GPA (gestation pour autrui).

Les internautes ont partagé leurs commentaires émus sur les réseaux sociaux. « La Nouvelle-Zélande est peut-être un petit pays, mais elle a beaucoup à apprendre au monde. Super vidéo !, a écrit un utilisateur du réseau social. Certains ont même demandé en plaisantant si la Nouvelle-Zélande accueillait de nouveau ressortissants. Quant aux twittos français, certains se sont montrés impatients de pouvoir assister au même genre de scène dans l’Hexagone, sans que cela fasse un scandale.

Dear New Zealand,
Are you accepting new applications for citizenship? I do have skills – I can’t cook a damn thing but I can fix your computers!
I’m not even going to pretend I’m asking for a friend; I’m totally asking for myself, an exhausted American.

— Kim (@CatsCoffeeBooks) August 22, 2019

Crédit photo : capture d’écran du compte Twitter de Trevor Mallard

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Le court-métrage contre l’homophobie d’un lycéen de 18 ans rencontre un succès inattendu

jeu. 22 aoû. 2019, 9 h 40
À Digoin, en Saône-et-Loire, Théodore Tomasz, un lycéen de 18 ans, a réalisé un court-métrage traitant de l’homophobie en milieu scolaire. En trois mois, la vidéo a récolté plus d’un million de vues sur YouTube.

Au printemps dernier, le jeune Théodore Tomasz réalisait son tout premier court-métrage : « Par un regard ». Aujourd’hui, la vidéo triomphe sur YouTube, avec plus d’un million de vues en trois mois.

Le court-métrage, qui dure 22 minutes, a été tourné au lycée Camille Claudel à Digoin, dans le département de la Saône-et-Loire. À travers le regard de plusieurs adolescents gays, Théodore montre à quel point il est compliqué de vivre son homosexualité en milieu scolaire et dans la société.

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« L’homophobie ne devrait plus exister, le sexisme non plus […] »

Interrogé par France 3 Bourgogne-Franche Comté, le jeune réalisateur est fier de son travail et du message transmis à travers ses images. « J’ai besoin de m’exprimer sur des sujets qui ne me semblent plus du tout normaux aujourd’hui. L’homophobie ne devrait plus exister, le sexisme non plus, toutes ces discriminations sont totalement ridicules », raconte t-il.

Une seconde partie à venir

Théodore ne compte apparement pas s’arrêter là. Une deuxième partie doit suivre, dont le tournage commencera à la fin du mois d’août pour une sortie prévue en octobre prochain. Le teaser de « Par un regard 2 » est déjà disponible sur Youtube.

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Selon le dernier rapport de SOS Homophobie, les violences à caractère LGBTphobes ont augmenté de 15% en 2018 par rapport à l’année précédente. 5% de ces violences se déroulent en milieu scolaire et 10% dans l’entourage familial.

Crédit photo : Capture d’écran / YouTube

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Le Conseil d’État demande la naturalisation de deux enfants nés de GPA, une première

mer. 21 aoû. 2019, 18 h 04
Le Conseil d’État a annulé une décision du ministère de l’Intérieur, qui avait accepté de naturaliser un homme d’origine australienne, mais refusait de le faire pour ses deux enfants conçus par GPA.

C’est une décision importante. Dans un arrêt rendu le 31 juillet dernier, le Conseil d’Etat a annulé un décret du ministère de l’Intérieur qui refusait la naturalisation de deux enfants au motif qu’ils ont été conçus par GPA à l’étranger, une pratique prohibée dans l’Hexagone. Une « première en France », s’est réjouie auprès de TÊTU l’avocate Caroline Mécary.

Pour comprendre cette histoire, il faut remonter au mois de juin 2015. Alexandre D*, un homme de nationalité australienne, fait une demande de naturalisation afin d’obtenir la nationalité française. Au titre de l’article 22-1 du Code civil, il demande également « le bénéfice de l’effet collectif » au profit de son premier enfant conçu par GPA aux États-Unis, puis, en cours d’instruction, de son deuxième enfant.

Cet article prévoit notamment que « l’enfant mineur dont l’un des deux parents acquiert la nationalité française, devient français de plein droit s’il a la même résidence habituelle que ce parent ou s’il réside alternativement avec ce parent dans le cas de séparation ou divorce. »

« Une forme de punition »

Le ministère de l’Intérieur naturalise Alexandre D. par décret en avril 2017, mais sans mention des deux enfants. Pour Caroline Mécary, ça n’est ni plus ni moins qu’une « forme de punition ». « Toutes les procédures que les couples doivent entreprendre sont des procédures qu’on les contraint à faire pour les punir d’avoir eu recours à une GPA », estime l’avocate.

Et d’ajouter : « À chaque fois que l’on saisit le juge administratif pour ce type de décisions, elles sont annulées. Le ministère de l’Intérieur ne peut pas l’ignorer ».

Quelques jours plus tard, le père de famille et son époux réclament l’annulation de ce décret auprès du ministère de l’Intérieur « pour excès de pouvoir ». Une demande rejetée. Ils décident alors de saisir le Conseil d’Etat, qui vient donc de se prononcer.

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Dans son arrêt, la plus haute juridiction administrative justifie sa décision d’annuler la décision du ministre de l’Intérieur au motif que l’acte de naissance américain des deux enfants stipule bien qu’Alexandre D. et son époux sont les parents légaux de deux enfants et qu’ils résident en France avec eux.

« L’effet qui s’attache, au bénéfice des enfants mineurs (…) à l’acquisition de la nationalité française par l’un des parents est subordonné notamment à la preuve de l’existence d’un lien de filiation avec ce parent, susceptible de produire légalement des effets en France », juge le Conseil d’État.

Avant de compléter : « Si le ministre chargé des naturalisations pouvait, dans l’exercice du large pouvoir d’appréciation dont il dispose en la matière, refuser de faire droit à la demande de naturalisation d’Alexandre D. en prenant en considération la circonstance que celui-ci avait eu recours à la gestation pour le compte d’autrui, prohibée en France par les dispositions citées ci-dessus du code civil, une telle circonstance ne pouvait en revanche, alors qu’il n’est pas soutenu que les actes d’état civil des deux enfants, établis selon la loi applicable aux faits dans l’État du Colorado, seraient entachés de fraude ou ne seraient pas conformes à cette loi, conduire à priver ces enfants de l’effet qui s’attache en principe, en vertu de l’article 22-1 du code civil, à la décision de naturaliser Alexandre D. (…)

Une décision « très importante »

Pour Caroline Mécary, « cette décision a une portée très importante en ce qu’elle dit à toutes les juridictions administratives qu’un acte de naissance étranger d’un enfant conçu par GPA est valable, même s’il n’est pas transcrit », assure Caroline Mécary. 

Dans son arrêt, le Conseil d’État demande au Premier ministre de modifier le décret du 25 avril 2017 pour y porter les noms de deux enfants ou, à défaut, de réexaminer la demande d’Alexandre D. dans un délai d’un mois. L’État devra également verser une somme de 3.000 euros aux époux, au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Crédit photo : Creative Commons.

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Une association LGBT+ palestinienne victime d’une campagne de haine sur la Toile

mer. 21 aoû. 2019, 17 h 45
Les autorités palestiniennes ont interdit à une association LGBTQ locale d’organiser un événement en Cisjordanie. Al-Qaws est désormais la cible d’une campagne de haine sur les réseaux sociaux.

La fondation palestinienne Al-Qaws défend depuis 2007 les droits des LGBT+ locaux. Elle avait annoncé, début août, la tenue en Cisjordanie d’un camp pour les « jeunes hommes et femmes, de 18 à 24 ans » aux sexualités minoritaires, afin d’évoquer notamment « leur rapport à la société ». Mais c’était sans compter sur la police palestinienne, qui a répondu samedi qu’elle allait engager des « poursuites judiciaires contre les organisateurs de cet événement ». De plus, les autorités ont décidé d’« empêcher toute activité d’Al-Qaws », évoquant « une violation des idéaux et des valeurs de la société palestinienne ».

Dimanche 18 août, dans un communiqué, Al-Qaws a alors « condamné le recours à des poursuites judiciaires, l’intimidation et les menaces d’arrestations, qu’elles émanent de la police ou des membres de la société ».
Car l’association fait depuis état de nombreux messages d’incitation à la haine sur les réseaux sociaux, rapporte l’Agence France-Presse. Omar al-Khatib, un de ses membres, affirme que cette violente campagne s’est intensifiée après le communiqué des forces de l’ordre. « La police porte une grande responsabilité si quelque chose nous arrive », juge-t-il. Le 4 août, Al-Qaws avait pourtant déjà tenu un événement culturel à Naplouse, en Cisjordanie occupée.

Onze organisations palestiniennes de défense des droits humains ont condamné de concert les propos de la police palestinienne, mercredi 21 août. Elles ont dénoncé les autorités qui, selon elles, « ont manqué à leurs obligations en matière d’égalité et de non discrimination ». Depuis, la police a retiré son communiqué.

Événements également interdits à Gaza

L’association, basée à Haïfa, en Israël, travaille principalement à Jérusalem, Ramallah et en Cisjordanie occupée. Mais les autorités palestiniennes avaient également interdit, dès dimanche, tout rassemblement LGBT+ dans la bande de Gaza, selon nos confrères de Pink News.

L’homosexualité est un sujet tabou dans la société palestinienne. Aucune législation ne bannit les actes sexuels entre personnes de même sexe en Cisjordanie occupée ou à Jérusalem-Est. En revanche, dans la bande de Gaza, l’homosexualité est un crime passible de dix ans de prison. Interrogé une nouvelle fois par l’AFP mardi, le porte-parole de la police a cette fois affirmé que le rassemblement n’avait pas fait l’objet d’une déclaration préalable aux autorités, comme le prévoit la législation.

(Avec AFP)

Crédit photo : Twitter de l’association Al-Qaws

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Lana Wachowski réalisera « Matrix 4 », avec Keanu Reeves et Carrie-Anne Moss

mer. 21 aoû. 2019, 16 h 52
Warner Bros vient d’annoncer la sortie prochaine d’un nouveau volet de la saga « Matrix ». Il sera réalisé par Lana Wachowski, et l’on retrouvera Keanu Reeves et Carrie-Anne Moss au casting.

Warner Bros vient de choisir la pilule rouge. Mettant fin aux rumeurs qui couraient depuis plusieurs mois, le studio vient d’annoncer qu’un quatrième opus de la série « Matrix » serait en préparation. Derrière la caméra, on retrouvera Lana Wachowski (qui avait également co-écrit les trois premiers volet avec sa soeur Lilly), qui signera ce nouveau volet avec les scénaristes Aleksandar Hemon et David Mitchell.

Keanu Reeves et Carrie-Anne Moss viendront reprendre leurs rôles respectifs de Neo et Trinity. « De nombreuses idées sur la notion de réalité que Lilly et moi avons explorée il y a 20 ans sont encore plus pertinentes aujourd’hui. Je suis très heureuse de retrouver ces personnages et je suis reconnaissante d’avoir la chance de travailler à nouveau avec mes brillants amis », a déclaré Lana Wachowski au magazine Variety

« Matrix » : 20 ans déjà !

Voilà deux décennies que le premier volet de la saga est sorti dans les salles obscures. Les trois films réunis – « Matrix », « Matrix Reloaded » and « Matrix Revolutions » – avaient récolté plus de 1,6 milliards de dollars entre 1999 et 2003. « On ne peut pas être plus heureux de retourner dans la Matrice avec Lana », s’est enjoué Toby Emmerich, le patron de Warner Bros. « Lana est une vraie visionnaire, une cinéaste créative, singulière et originale, et nous sommes ravis qu’elle écrive, réalise et produise ce nouveau chapitre de l’univers Matrix. »

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Le tournage de « Matrix 4 » devrait commencer début 2020. On peut donc s’attendre à une sortie dans le courant de l’année 2021.

Crédit photo : Warner Bros 

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Un script original de « Stranger Things » suggère que Will Byers serait finalement gay

mer. 21 aoû. 2019, 16 h 30
Le personnage de Will Byers est-il gay ? Une question que beaucoup de fans de la série se posent. Un script original écrit par les créateurs de « Stranger Things » pourrait finalement confirmer la sexualité du personnage.

Comme beaucoup de séries à succès avec de jeunes acteurs, les personnages grandissent au fil des saisons. Cela veut dire que dans cette saison 3 de « Stranger Things », on commence à explorer des thèmes comme l’éveil de la sexualité des protagonistes. Le meilleur exemple de la série est sûrement le personnage de Robin (interprétée par Maya Hawke), qui est devenu le premier personnage LGBT+ de la série. Cependant, un mystère demeure autour d’un autre personnage.

L’énigme Will Byers

Dans l’épisode 3 de la troisième saison, une scène a commencé à éveiller la curiosité des fans autour de la sexualité du personnage de Will. En pleine dispute avec Mike (Finn Howard), ce dernier lui lance cette phrase : « Ce n’est pas ma faute si tu n’aimes pas les filles ! ». Un commentaire énigmatique qui a même surpris l’acteur Finn Howard, qui déclarait pour le Hollywood Reporter ne pas savoir si cela avait à voir avec la sexualité de Will ou pas.

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« Il ne correspondait pas à la définition de ‘normale’ des années 1980 »

Mais les créateurs de Stranger Things, les frères Duffer, semblent avoir finalement apporté des éléments de réponses. Dans un script original qu’ils ont partagé sur les réseaux lors du lancement de la série, il est peut-être révélé que Will était destiné à remettre en question sa sexualité, comme le narre la description du personnage :

« WILL BYERS, douze ans, est un enfant doux et sensible qui a des problèmes d’identité sexuelle. Ce n’est que récemment qu’il s’est rendu compte qu’il ne correspondait pas à la définition de ‘normale’ des années 1980. Ses choix innocents, tels que ses vêtements colorés, constituent une source constante de brimades. Comme Mike, Will s’échappe à travers des jeux fantastiques, où il peut être lui-même, sans tabou. Il a une relation étroite avec sa mère, Joyce. Son frère, Jonathan, l’aide à l’élever au lieu de leur père, qui les a abandonnés il y a quatre ans. »

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Le script parle de lui-même. Le personnage a des problèmes d’identité sexuelle, à une époque où faire face à son homosexualité (les années 80) n’était pas chose simple. Tout ceci peut donc expliquer le comportement du personnage, qui ne se confie pas auprès de ses amis, par peur d’être rejeté. Mais les mots peu avisés de Mike pourraient être déterminants pour Will, qui devra potentiellement faire face à sa sexualité dans la saison 4 de « Stranger Things ».

Crédit photo : Netflix

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Jacquemus pris pour le « sosie » de l’ex de Kourtney Kardashian

mer. 21 aoû. 2019, 11 h 13
Le Dailymail semble ne pas avoir reconnu le créateur Simon Porte Jacquemus, et le compare simplement à « un sosie » de Scott Disick, l’ex de Kourtney Kardashian.

L’information a de quoi faire sourire. Le 20 août dernier, le Dailymail a publié un article intitulé « Kourtney Kardashian se balade sans soutien-gorge dans un débardeur blanc pendant qu’elle profite d’un déjeuner et d’une virée shopping avec un sosie de Scott Disick. »

L’article, qui ne donne pas plus de précisions sur l’homme en question, semble prêter une romance aux deux personnes. « Scott 2.0 », peut-on lire en légende d’une photo. « As-t-elle un ‘type’ ? L’homme ressemble un peu à Scott avec ses cheveux courts et sa barbe taillée », écrit la journaliste un peu plus loin.

En vacances en Californie

Problème : le mystérieux homme en question n’est autre que célèbre créateur de mode Simon Porte Jacquemus. De nombreuses célébrités américaines, telles que Kourtney Kardashian, Dua Lipa ou Rihanna, ont l’habitude de porter ses créations.

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LOS ANGELES DREAM HOUSE, JOHN LAUTNER

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A en croire ses réseaux sociaux, et notamment son compte Instagram, Jacquemus se trouve actuellement en vacances en Californie avec son compagnon. Les deux tourtereaux ont notamment partagé des photos d’eux à Los Angeles ou encore Palm Springs.

Le jeune homme de 29 ans est une star montante de la mode. Présent à la Fashion Week Paris depuis 2012, le créateur est également connu pour ses accessoires extra-larges, tels que des sacs à main et autres chapeaux de paille, et pour son style inspiré du sud de la France, dont il est originaire.

Le créateur n’avait pas encore commenté cet article de presse ce mercredi 21 août. Mais on s’attend à une réaction amusée.

Crédit photo : Instagram/Jacquemus.

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Un mémorial aux victimes LGBT+ du nazisme vandalisé à Berlin

mer. 21 aoû. 2019, 10 h 33
La police berlinoise a annoncé que le monument en la mémoire des victimes gays de la Seconde guerre mondiale a été vandalisé. Les autorités n’ont pas encore de pistes.

Le monument « Denkmal für die im Nationalsozialismus verfolgten Homosexuelle » (« Mémorial aux homosexuels persécutés sous le nazisme »), situé dans le parc Tiergarten, a été vandalisé dans la nuit du dimanche 18 au lundi 19 août. La petite fenêtre sur l’édifice en béton, à travers laquelle les visiteurs pouvaient voir une vidéo d’un couple de même sexe s’embrassant, a été peinte. La police a annoncé à Associated Press ne pas avoir encore de suspect, et ne dit pas s’il existe une vidéo-surveillance du crime.

Un monument inauguré en 2008

Le mémorial a été inauguré par l’ancien maire Klaus Wowereit, premier maire ouvertement gay de la capitale allemande. Situé non loin d’un autre monument pour la mémoire des Juifs tués durant l’Holocauste, l’édifice a été créé par les deux artistes, Michael Elmgreen et Ingar Dragset.

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La communauté LGBT+ persécutée par le nazisme

Sous le régime nazi, les organisations LGBT+ étaient interdites. Les sujets d’étude étaient détruits et les personnes gays  exclues du parti. Plus tard, le régime a emprisonné et tué des milliers d’homosexuels dans des camps de concentration. En 2002, l’Allemagne s’était officiellement excusée auprès de la communauté LGBT. Le Parlement européen les avaient inclus dans la liste des victimes de l’Holocauste en 2005.

Crédit photo : Wikipédia

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Le groupe sud-africain Die Antwoord accusé de violences homophobes

mer. 21 aoû. 2019, 10 h 06
Dans une vidéo datant de 2012, le groupe de rap sulfureux apparaît en train de s’en prendre au créateur de Hercules and Love Affair, ouvertement gay. Ninja et Yolandi se sont défendus.

Die Antwoord a fait de la provocation sa marque de fabrique. A travers leurs raps, leurs clips ou leurs tenues, le duo sud-africain a l’habitude de choquer. Néanmoins, c’est aujourd’hui leur comportement dans la vraie vie qui pose problème. Les faits remontent à 2012, alors que Die Antwoord se produit lors d’un festival australien.

Dans une vidéo de 11 minutes, le duo s’en prend physiquement à Andy Butler, le leader du groupe Hercules and Love Affair, ouvertement gay. Ninja lui crache d’abord dessus en proférant des insultes, avant de recevoir un verre au visage. S’ensuit une course où la chanteuse Yolandi hurle : « Cours, tapette, cours ! Cours pour ta vie, salope ! » On entend également un homme dire « On va tuer ce mec ! »

« C’était juste une baston avec un type qui a cherché la merde »

Sur Facebook, Ninja a réagi en postant un message, ce dimanche 18 août. « On se fout des préférences sexuelles des gens. Ce mec n’avait cessé de nous chercher toute la journée depuis le petit-déjeuner. Le soir, il a même coincé Yolandi dans les WC et l’a harcelée sexuellement », écrit le rappeur. D’après lui, leur ex-caméraman, Ben Crossman, aurait modifié les images pour montrer une agression homophobe. « Ben Crossman s’est déchaîné pour ternir notre image dans les médias parce que nous l’avons viré il y a plusieurs années pour avoir été mentalement instable et méchant envers notre famille », explique Ninja.

Lors de la sortie de la vidéo, le bad buzz qu’elle avait provoqué avait entraîné l’annulation de plusieurs concerts de Die Antwoord, notamment aux États-Unis. 

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En conclusion, le rappeur de 44 ans précise qu’ils sont « des gens gentils avec de bons coeurs, qui font de l’art surréaliste et du rap hardcore. Nous ne cherchons pas de problèmes et nous croyons en l’amour, le respect et l’égalité. ». « Mais si tu cherches la merde, tu vas nous trouver », conclut-il.

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LGBT+ tchétchènes : fragilisé, Macron évite cette fois le sujet face à Poutine

mar. 20 aoû. 2019, 16 h 10
En 2017, le président français avait évoqué le sort des LGBT+ tchétchènes (et du Donbass) lors d’une rencontre à Versailles avec son homologue russe.

Ce n’est pas faute d’avoir essayé, sur les réseaux sociaux et lors de rencontres préalables à l’Elysée. A l’occasion de la venue du président russe Vladimir Poutine, lundi 19 août au fort de Brégançon (Var), les associations françaises de défense des droits avaient tout fait pour que le sort des personnes LGBT+ soit abordé en conférence de presse. Comme ce fut le cas en mai 2017. Mais cette fois, le sujet a été évité.

Noyé sous les problèmes géopolitiques à aborder (Ukraine, Syrie…) et fragilisé sur son propre territoire, Emmanuel Macron n’a pas trouvé l’énergie, le courage ou le temps d’évoquer avec le président russe le sort des homosexuels tchétchènes. En conséquent, les associations sont forcément déçues. Mais pas surprises.

« Toutes proportions gardées, pour être crédible sur la scène internationale, il faut déjà être respectueux des droits humains dans son propre pays », ose à TÊTU Sébastien Tüller, responsable, au sein d’Amnesty International France,  de la commission orientation sexuelle et identité de genre, à propos de la France.

Déjà mouché violemment par Poutine, lundi, sur sa gestion de la crise des Gilets jaunes, Macron ne voulait peut-être pas s’entendre dire que les agressions de personnes LGBT+ sont en recrudescence dans son pays. Malgré cela, rappelons tout de même que la France n’a pas de lois ouvertement homophobes.

Le gouvernement Poutine hostile aux LGBT+

Selon les associations, pourtant, en mai 2017, la prise de parole de Macron sur les purges décidées par le Premier ministre tchétchène Ramzan Kadyrov avait permis de faire bouger les lignes, a minima ; aidée par une opinion publique outrée et des médias en boucle sur le sujet. De quoi offrir quelques mois de répit aux gays, lesbiennes et personnes transgenres, que le gouvernement local s’échine à « effacer » par tous les moyens.

« Beaucoup de gens pensent que ça ne sert à rien d’en parler à Poutine, mais c’est faux, ajoute Sébastien Tüller. On ne se rend pas compte que la prise de parole publique d’un chef d’Etat face à un dirigeant étranger a un poids, qu’elle change la vie de nombreuses personnes ». Dire quelque chose, oser aborder le sujet, même du bout des lèvres. « Même si c’est une simple question, les autorités locales comprennent alors que l’opinion internationale les surveille, donc peut-être que les prochains mois seront plus calmes pour les premiers concernés. »

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Problème : l’homophobie d’Etat ne concerne pas, en Russie, que la Tchétchénie et le Donbass. La loi russe sur la « propagande gay », si elle paraît moins cruelle que ses contreparties voisines, rend la vie des LGBT+ très difficile. Avec ce texte, voté en 2013 et officiellement nommé « Loi visant à protéger l’enfance des informations portant atteinte aux valeurs familiales traditionnelles », le gouvernement Poutine se montre par nature hostile aux droits des minorités sexuelles. Risquer un gel des relations diplomatiques en abordant le vaste sujet n’était pas à l’ordre du jour.

Depuis le 17 mai, la France est pourtant présidente du Conseil de l’Europe. Entité devant laquelle la Russie, malgré sa présence (le pays est revenu à son Assemblée parlementaire en juin dernier), est régulièrement condamnée.

Les purges continuent en Tchétchénie

« Les différentes ONG font constamment remonter les préoccupations concernant les droits humains, mais l’Elysée décide évidemment quels points sont prioritaires, affirme M. Tüller. On en est au point où l’on se dit que s’ils abordent le sujet des droits humains dans leur ensemble, c’est déjà ça. » Les droits LGBT+ sont l’étape au-dessus.

« Ce serait bien d’en refaire une priorité. En 2017, Poutine s’était engagé à faire toute la lumière sur les exactions des autorités locales en Tchétchénie, et Macron à rester vigilant. On lui demandait juste de suivre le dossier. » En 2019, si elles sont moins médiatisées, les purges continuent. En janvier, deux personnes auraient été tuées après avoir été torturées pendant des jours. Et les familles tchétchènes sont plus que jamais incitées à dénoncer leurs enfants.

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Ni enquête par les autorités fédérales russes, ni traduction devant la justice, n’ont été à signaler. Et les informations arrivant jusqu’à l’ouest de l’Europe sont forcément déformées. « L’excuse donnée est le maintien de la stabilité dans la région (…) Mais il faut une pression internationale forte pour empêcher ces atrocités. » déplore le représentant d’Amnesty International.

Néanmoins, tout n’est pas si décevant. « La France a fait des efforts, il faut les saluer. Le pays a accueilli des demandeurs d’asiles, notamment des Tchétchènes persécutés, y compris lorsque leurs passeports avaient été détruits par les autorités locales. L’ambassadeur de France à Moscou est en lien avec les associations russes du réseau LGBT… Mais ça ne suffit pas », conclut-on à Amnesty.

Après le G7, qui a lieu du 24 au 26 août à Biarritz, Emmanuel Macron croisera à nouveau Vladimir Poutine à Moscou, où il se rendra en mai 2020 pour assister aux célébrations du 75ème anniversaire de la victoire sur l’Allemagne nazie. Peu de chance qu’il aborde lors d’un voyage en terres russes le sujet des LGBT+ persécutés.

Contactés par TÊTU, les services de l’Élysée n’ont pour l’instant pas donné suite à notre requête.

Crédit photo : Gérard Julien/Pool/AFP

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Antonio Banderas doit-il vraiment sa vie « à une drag-queen » ?

mar. 20 aoû. 2019, 14 h 32
Dans un récent entretien pour le journal « The Independent », l’acteur espagnol révèle qu’une personne habillée en drag lui aurait sauvé la vie en 1976, après un grave accident de moto. Mais était-ce vraiment une drag-queen ?

En 1976, Antonio Banderas, alors âgé de 16 ans, subit un grave accident de moto. Dans un entretien pour le journal The Independent, il explique que sa roue avant s’est prise dans un fossé. « J’ai heurté une voiture et ma tête a tapé contre le réservoir », raconte l’acteur espagnol.

A partir de là, le journaliste du quotidien britannique, Patrick Smith, écrit que Antonio Banderas mime une « perruque imaginaire » ainsi qu’une « robe imaginaire » pour décrire son sauveur qui, selon l’acteur, « travaillait dans un coin pour les clients », révèle t-il. « Il est sorti de nulle part, est arrivé au milieu de la route et a arrêté une voiture pour me conduire à l’hôpital », ajoute t-il.

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Drag queen ou femme transgenre ?

Le journaliste est convaincu que la personne ayant aidé l’acteur serait donc une « drag-queen », d’après la perruque et la robe. Cependant, une personne qui se présente comme une femme et qui « travaillait dans un coin pour les clients » pourrait tout autant être une travailleuse du sexe trans’, comme le souligne Out Magazine.

En 1976, la confusion entre drag-queens et femmes transgenres était fréquente dans l’esprit du public. Le quotidien The Independent ne se serait-il pas un peu trop emballé en évoquant d’emblée une « drag-queen« , plutôt que d’envisager qu’il s’agisse d’une femme transgenre ? La perruque et la robe ne faisaient pas partie d’une performance, mais étaient peut-être des symboles de son identité.

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Crédit photo : AGENCE/BESTIMAGE

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Grèce : démission d’un évêque condamné pour incitation à la violence homophobe

mar. 20 aoû. 2019, 12 h 05
Un évêque grec orthodoxe condamné en janvier pour « incitation à la violence homophobe » a mis fin à ses fonctions, après plus de quatre décennies en poste.

Il avait été condamné en janvier dernier pour « incitation à la violence homophobe ». Monseigneur Amvrosios, un évêque grec orthodoxe âgé de 81 ans, a déclaré dimanche à ses fidèles qu’il dirigeait son « dernier service en tant qu’évêque ». « Je soumettrai demain ma démission, après avoir été à vos côtés pendant 41 ans. J’ai besoin de prendre soin de moi », a-t-il expliqué.

Le prélat, de son vrai nom Athanassios Lenis, qui s’affiche volontiers avec les dirigeants du parti néonazi grec Aube dorée, était connu pour ses diatribes obscurantistes. En 2015, il avait qualifié les homosexuels de « lie de la société », avait appelé à leur « cracher dessus » et à les « noircir (de coups) », dans une adresse écrite à ses fidèles, également publiée sur Internet.

Condamné à sept mois de prison

Poursuivi pour incitation à la violence homophobe et abus de ses fonctions, le premier procès de ce genre impliquant un représentant de l’Eglise orthodoxe dans le pays, il avait été relaxé en mars 2018 par la cour pénale d’Aigion (nord du Péloponnèse). La décision avait été justifiée au nom d’un droit à la libre expression des hommes d’Église, dans un pays où celle-ci, non séparée de l’État, jouit d’une forte influence.

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Mais cette décision avait suscité une vague de critiques parmi les défenseurs des droits humains, ainsi qu’au centre et à gauche du spectre politique. Le parquet avait fait appel. En deuxième instance, l’évêque avait été condamné à une peine de sept mois de prison, dont trois avec sursis.

(Avec AFP)

Crédit photo : Pixabay.

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Billie Eilish détrône Lil Nas X au sommet des ventes américaines

mar. 20 aoû. 2019, 11 h 55
Le tube « Old Town Road » du rappeur ouvertement gay Lil Nas X, qui avait battu le record de longévité en tête des ventes de disques aux Etats-Unis, a été détrôné par le morceau « bad guy » Billie Eilish.

« Félicitations à Billie Eilish !! Tu le mérites. » C’est le message qu’a publié sur Twitter le rappeur Lil Nas X ce lundi 19 août. La chanson « bad guy », de la jeune chanteuse américaine, restée neuf semaines d’affilée juste derrière le hit du rappeur de 20 ans, « Old Town Road », a finalement décroché la première place du classement Billboard.

Comme Lil Nas X, Billie Eilish a accédé à la célébrité ces derniers mois avec la sortie en mars de son premier album When We All Fall Asleep, Where Do We Go?

La chanteuse de 17 ans – première musicienne née dans les années 2000 à prendre la tête du classement Billboard Hot 100 – s’était auparavant fait connaître en ligne pour son style mélangeant bribes de hip-hop et musique électronique.

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« Old Town Road », avec une apparition du chanteur country Billy Ray Cyrus, avait battu fin juillet le record du « One Sweet Day » de Mariah Carey (1995) et du « Despacito » de Luis Fonsi et Daddy Yankee, avec Justin Bieber (2017), chacun premier durant 16 semaines.

Un coming out remarqué

Montero Hill, le vrai nom de Lil Nas X, vivait encore chez sa soeur il y a quelques temps, était sans emploi et venait d’abandonner ses études. À 20 ans, il est aujourd’hui millionnaire.

Le rappeur a profité des 50 ans des émeutes de Stonewall, en juin dernier, pour faire son coming out médiatique. Désormais ouvertement gay, il rejoint la liste croissante des rappeurs américains queer, aux côtés notamment de Frank Ocean et Mykki Blanco.

(Avec AFP)

Crédit photo : Instagram/Lil Nas X

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Une chroniqueuse football du Guardian fait son coming out transgenre

mar. 20 aoû. 2019, 11 h 22
Nicky Bandini, journaliste sportive au sein du quotidien britannique, vient de faire son coming out trans’ dans une vidéo partagée sur son compte Twitter, ainsi que dans une longue tribune écrite dans les pages du « Guardian »

Ce vendredi 16 août, dans une vidéo publiée sur Twitter et dans les pages du journal britannique The Guardian, la journaliste Nicky Bandini a fait son coming out transgenre. Spécialisée dans le football européen et américain, sujets pour lesquels elle tient une chronique depuis 13 ans, Nicky Bandini assure que cela ne changera rien à sa manière de traiter l’actualité sportive.

« Ce que vous devez savoir, c’est que cela ne change rien à mon travail. Je vais toujours couvrir le football italien, le football européen et, espérons-le, un peu de NFL [le championnat de football américain, ndlr] », explique t-elle dans la vidéo.

Some personal news…https://t.co/6DhG9cor9G pic.twitter.com/MxVPRpwMnH

— Nicky Bandini (@NickyBandini) August 16, 2019

« Je suis transgenre. Je sais que cette phrase va choquer beaucoup de gens. Même après avoir lutté avec la dysphorie de genre pendant presque toute ma vie, il m’a fallu près de trois décennies pour être capable d’en parler à voix haute », écrit la journaliste dans une longue tribune publiée sur le site de The GuardianElle détaille ensuite ce très long parcours qui l’a mené à accepter et assumer son identité de genre :

« La transition est une aventure, qui prend du temps. J’ai fait mon coming out auprès des personnes les plus importantes dans ma vie il y a trois ans (…) avec des seaux de larmes et des attaques de panique. Une partie de moi pensait que parler de la dysphorie contribuerait peut-être à la faire fuir. Une autre partie attendait que le monde s’arrête. Mais le monde ne s’est pas arrêté, même les jours où je l’aurais souhaité. Ma dysphorie ne s’est pas non plus arrêtée. J’avais peu de choix – abandonner la vie ou trouver une nouvelle manière d’avancer. J’ai choisi le deuxième chemin », révèle la journaliste de 36 ans.

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Le journalisme sportif, un milieu hostile

Dans sa tribune, la journaliste aborde également son milieu de travail, qui ne l’a pas aidé à faire son coming out. « Le journalisme sportif n’est pas toujours un lieu accueillant pour les personnes qui ne sont pas des hommes hétérosexuels, explique t-elle. Même si aucun individu ne devrait jamais se sentir obligé de parler de sa sexualité s’il ne le souhaite pas, il reste étonnant qu’il n’y ait pas un footballeur ouvertement homosexuel dans les quatre premières divisions du football masculin en Angleterre », ajoute Nicky Bandini.

Elle s’est également réjouie que la Coupe du Monde féminine ait pu montrer « un aperçu d’une réalité alternative, dans laquelle les protagonistes queer apparaissent au premier plan ». La journaliste confie également qu’elle est, à sa connaissance, la seule reporter trans’ chargée des sports en Grande-Bretagne.

« Tout ce que je demande, c’est du respect et de la gentillesse »

Et de conclure : « J’aurais préféré ne pas avoir à écrire cela et vivre dans un monde où ma transition n’exigerait aucun commentaire. Mais puisque l’on ne vit pas encore dans ce monde-là, me voilà. Tout ce que je demande, c’est du respect et de la gentillesse – pour moi et pour les personnes trans’ en général – à une époque où ces qualités semblent de plus en plus rares. »

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Crédit photo : capture d’écran Twitter/@NickyBandini

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Elton John défend Meghan Markle et le prince Harry, venus à Nice en jet privé

mar. 20 aoû. 2019, 10 h 58
Alors que le couple royal se trouvait au coeur d’une polémique pour avoir fait plusieurs déplacements en jet privé, le chanteur Elton John les a vivement défendus.

La polémique commençait à enfler. Le 14 août dernier, après avoir passé quelques jours à Ibiza, Meghan Markle et son époux le prince Harry se sont rendus à Nice, dans la maison d’Elton John et son mari, David Furnish. Ils y sont restés trois jours, avant de rentrer au Royaume-Uni.

Rien de très problématique jusque-là, sauf que plusieurs tabloïds britanniques, comme The Sun, ont pointé du doigt le fait que leur trajet entre Ibiza et Nice a été réalisé… en jet privé.

« Compte tenu de la position qu’ils ont prise publiquement à propos de la responsabilité environnementale, cela est un problème et ils devraient se pencher dessus », a jugé la députée Teresa Pearce dans des propos relayés par le HuffPost.

Le prince Harry avait notamment pris position sur le sujet en juillet dernier dans le magazine Vogue, estimant que « (nous devrions) laisser quelque chose de mieux pour la prochaine génération ».

Un vol « neutre en carbone »

Les commentaires de la presse britannique semblent en tout cas avoir agacé Elton John. Dans une série de tweets, le chanteur, qui a accueilli le couple royal chez lui, a pris leur défense : « Je suis profondément attristé par le récit déformé et malveillant publié aujourd’hui dans la presse au sujet du séjour privé de la Duchesse de Sussex et du Duc chez moi la semaine dernière. »

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Il a assuré ressentir un « profond sentiment d’obligation de protéger Harry et sa famille de l’intrusion inutile de la presse qui a contribué à la mort de Diana ». 

Et de préciser : « Pour ne pas déroger au niveau de protection dont ils (le couple royal) ont besoin, nous leur avons fourni un jet privé (…) Nous avons veillé à ce que leur vol soit neutre en carbone, et calculé la bonne contribution ».

Crédit photo : Wikimedia Commons.

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Chace Crawford dévoile ses (gros) atouts dans un shooting photo très sexy

lun. 19 aoû. 2019, 17 h 31
A l’affiche de la nouvelle série de super-héros « The Boys », l’acteur américain Chace Crawford nous contente grandement dans un calendrier très sexy. Une photo a particulièrement retenu notre attention.

« The Boys », c’est la série à ne pas manquer. Grosses bastons entre super-héros cinglés, loin de la noble image qu’offraient Superman et Ironman. Beaucoup d’hémoglobine, des scènes complètement siphonnées (incluant notamment un dauphin à l’arrière d’une camionnette…).

Afin de promouvoir la série, déjà la plus regardée de 2019, Amazon Prime Vidéo vient de nous offrir un calendrier photo avec l’acteur Chace Crawford, qui incarne The Deep (ou l’Homme poisson) dans la série. Habillé en roi de la mer, l’acteur dévoile ses atouts dans une combinaison des plus moulantes.

On ne vous cache pas que la musculature saillante de l’ex-acteur de « Gossip Girl » donne un sacré boost à notre dopamine. Néanmoins, si la majorité de ces photos peut faire sourire, un cliché en particulier a suscité de vives réactions sur les réseaux.

Chace Crawford aurait-il été un peu trop excité à l’idée de surgir des eaux accompagné de ces deux dauphins ? Quoi qu’il en soit, un bon nombre d’internautes ont remarqué que la photo ci-dessus mettait un peu trop en avant le service trois pièces de l’acteur.

https://twitter.com/jotagye/status/1162181713428176896?s=20

https://twitter.com/d0Lc3Zza/status/1162549769937596417?s=20

« P****n, cette bosse, je crois que Chace Crawford est béni. »

pic.twitter.com/3lEoX7MTsN

— Rosie Watèr (@rosie_water) August 16, 2019

Il semblerait qu’Amazon Prime Video mise beaucoup sur les instincts primaires des spectateurs pour promouvoir ses productions. En tout cas, sur nous, ça fonctionne plutôt bien.

Crédits photos : Amazon Prime Video

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« Haut perchés », une habile comédie « drama » et queer

lun. 19 aoû. 2019, 15 h 20
Avec « Haut perchés », Olivier Ducastel et Jacques Martineau reviennent avec un huis clos inversant le rapport entre victimes et manipulateur pervers. Un quintette d’acteurs rafraîchissants portent cette comédie drama et habile.

Le film « Hauts perchés » sera présenté ce mardi 20 août à 19h45, en présence de l’équipe du film, lors de la séance « Gay Friendly » du cinéma Gaumont Opéra Premier, à Paris.

On va les faire hurler. Mais, si le cinéma homosexuel français existe, Olivier Ducastel et Jacques Martineau comptent parmi ses tauliers. Le couple de cinéastes a créé, dès la fin des années 1990, une œuvre cohérente et gay faite de comédie musicale sur fond de sida (« Jeanne et le Garçon formidable », 1998), d’éveil homosexuel en province (« Ma vraie vie à Rouen« , 2003), de comédie familiale sur fond de coming out (« Crustacés et Coquillages », 2005) ou d’amour naissant en sex club (« Théo & Hugo dans le même bateau », 2016).

Avec « Haut perchés », leur nouveau long métrage, le duo s’attaque à l’un des sujets préférés des magazines féminins : les pervers manipulateurs. L’histoire de cinq personnes, quatre garçons et une fille, qui découvrent qu’elles sont toutes sorties avec le même homme, un menteur pathologique, et décident de se venger. Ils le séquestrent dans une pièce où la caméra ne pénètre jamais et où ils se succèdent pour le confronter.

Gang des ex

Il y a au moins deux façons d’interpréter le titre du film. L’une littérale  : le tournage s’est déroulé chez Olivier Ducastel, dans une immense tour du 19e  arrondissement de Paris, d’où l’on toise toute la capitale (et où TÊTU retrouve l’équipe le temps d’une interview chorale). L’autre plus allusive  : le plan échafaudé par ce gang des ex est totalement branque, perché.

D’où vient-elle cette histoire, d’ailleurs? « De la vie d’Olivier!” balance Jacques Martineau. Son double de cinéma (et ex-compagnon) ne nie pas  : “J’ai rencontré coup sur coup trois garçons manipulateurs, raconte-t-il. À 50 ans passés, je pensais être protégé de ce genre de personnages. Mais en fait, non. Je me suis un peu comporté comme un ado qui ne se rend pas compte qu’il est en train de se faire manipuler. Après coup, j’ai trouvé ça intéressant. J’ai commencé à penser à ce que ça pouvait devenir en tant qu’objet de cinéma.”

Mais pas une seconde le réalisateur ne songe à accorder plus d’importance au rôle du manipulateur : “Ça ne m’intéressait pas de filmer ces personnes. Je préférais me concentrer sur celles et ceux qui ont été confronté·es à sa perversion et qui vont, par le biais de la parole et de la rencontre, tenter d’avancer.”

Perversion

Dans sa forme, le film reprend les codes du théâtre filmé, notamment le lieu unique, ici l’appartement d’une des victimes où ce petit monde est réuni. On pense à 8 femmes de François Ozon. “J’ai dit à Jacques : « Pourquoi on ne filmerait pas cette pièce de théâtre que l’on n’a jamais écrite quand on était jeune ? »” précise Ducastel. « Haut perchés » est donc conçu sur un mensonge, un subterfuge. “Ce film est une sorte de puzzle. Il manque une chambre. Il manque un personnage”, acquiesce Martineau.

Dans ce huis clos vrillé où chacun tente de guérir de sa blessure amoureuse (ou narcissique…) par la parole, chaque rôle a son moment ; chaque acteur, son monologue. Ces personnages, qui n’ont en commun qu’un amant, se séduisent, se frôlent et s’engueulent pour exorciser la douleur de la trahison. Avant finalement de se fissurer et de tomber en morceaux. “C’est ça qui est passionnant à jouer : des personnages qui s’écroulent. Parce qu’il y a une trajectoire à montrer, argumente l’acteur François Nambot. Mon personnage est celui qui reçoit les autres chez lui. D’apparence, il est très en contrôle. Mais, en fait, pas du tout. Moi aussi je prends parfois de grands airs, mais je peux m’effondrer comme un château de cartes.”

Au-delà de son habile dispositif, l’atout du film réside dans la force et la fraîcheur de son casting. On y retrouve François Nambot et Geoffrey Couët, les deux héros du précédent film des cinéastes, « Théo & Hugo dans le même bateau » ; Simon Frenay (aperçu dans la web-série « Les Engagés ») et un jeune acteur tout droit sorti de la Femis, Lawrence Valin.

Mâles blessés

Et, au beau milieu de cette clique de mâles blessés : un rôle féminin qui, forcément, détonne : “L’un des garçons que l’on avait envisagé pour le rôle n’était pas disponible pour le tournage, explique Olivier Ducastel. « J’avais très envie de retrouver Manika Auxire, avec qui j’avais travaillé l’été précédent au conservatoire. Jacques m’a fait une crise en hurlant » : ‘C’est complètement absurde ! C’est une histoire de pédés ! Y’a pas de rôle de fille !’ Au bout de 24 heures, il s’est rendu compte que ce n’était pas idiot.”

“J’ai réécrit le rôle, mais finalement pas tant que ça, précise Martineau. C’était rigolo de se dire qu’une fille avec quatre garçons pouvait avoir le même type de relation qu’un garçon avec d’autres garçons gays. »

Chaque rôle a été écrit sur mesure pour son interprète. Mais si, à l’exception évidente de Manika Auxire, la plupart des membres du casting sont des garçons gays. Ce n’est pas le cas de Lawrence : “Mon rôle est plus mystérieux. Peut-être que Jacques a eu plus de mal à me cerner. Peut-être parce que je ne suis pas homo. Mais je ne voulais pas passer pour un intrus. Il y avait des blagues que je ne comprenais pas. Des choses que je n’arrivais pas à dire. Par exemple, le mot ‘pédé’ était impossible pour moi à prononcer. C’est une insulte. Alors que le reste de l’équipe l’a dit à longueur de journée. Pendant les répétitions, je me disais qu’il fallait que j’arrive à aller dans cette liberté-là.”

Une vraie tension entre les comédiens

Homos ou hétéros, le tournage, ramassé sur dix jours, a ébranlé les certitudes des comédiens. “Une sorte de séduction à cinq s’est installée entre nous, confie Geoffrey Couët, récemment à l’affiche des ‘Crevettes pailletées’. Lors du tournage, on a tous un peu flirté. Il y a une scène où je viens me coller contre Lawrence. Pendant la prise, on a ressenti une vraie tension entre nous. Sans plus savoir si cela se jouait entre les acteurs ou entre les personnages. Lawrence était très déstabilisé que je vienne me planter ainsi dans ses yeux.”

« Dans un bon huis clos, soit on s’entretue, soit tout le monde finit par baiser. » Jacques Martineau

Par bien des aspects, « Haut perchés » est une réponse à « Théo & Hugo dans le même bateau ». Si le film précédent des cinéastes montrait tout, notamment une scène de sexe explicite de quinze minutes, avec celui-ci, le duo passe son temps à dissimuler, par vice ou par jeu, certains détails au spectateur :

“Et voilà! s’agace Jacques Martineau. On ne fait pas comme d’habitude, on va nous reprocher d’être inconstants. C’est vrai qu’au fond de nous-même, il y a un côté mauvaise tête. Cette fois, on a pris un malin plaisir à ne rien montrer. On s’est presque interdit tout contact physique entre les personnages. Le film s’ouvre même sur un baiser refusé par celui de François. Dans un bon huis clos, soit on s’entretue, soit tout le monde finit par baiser.”

« Haut perchés » agit sur le spectateur tel un miroir. Sommes-nous du côté du manipulateur ? Ou des manipulés ? Du corrupteur devenu victime ? Ou des victimes devenues bourreaux ? Il fait parfaitement écho à nos paranoïas contemporaines. Ces trahisons rendues possibles par les applications de rencontres et les réseaux sociaux, lorsque plusieurs vies s’accumulent dans nos téléphones portables.

On s’en voudrait de ne pas demander au scénariste de « Jeanne et le Garçon formidable » (et ancien militant d’Act Up) s’il a vu « 120 battements par minute ».

“Avais-je seulement le choix ? plaisante Jacques Martineau. C’était étrange. En tant qu’ancien militant, j’étais terrifié à l’idée de me reconnaître. Mais je ne me suis retrouvé nulle part. Je connais Robin depuis trente ans. Je le vois beaucoup plus depuis que son film est sorti. Ça a recréé quelque chose de joli entre nous. ‘Jeanne et le Garçon formidable’ était un film d’Act Up, à l’humour très actupien. ‘120 battements par minute est un film sur Act Up’. » Et c’est très bien ainsi.

Haut perchés, d’Olivier Ducastel et Jacques Martineau, avec Manika Auxire, Geoffrey Couët, Simon Frenay, Lawrence Valin et François Nambot. En salle.

Crédit photo :Epicentre

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L’administration Trump s’en prend une nouvelle fois aux personnes transgenres

lun. 19 aoû. 2019, 13 h 10
Vendredi 16 août, le ministère de la Justice américain a demandé à la Cour suprême d’autoriser le licenciement de personnes au motif qu’elles sont transgenres.

C’est un pas de plus dans l’exclusion des personnes transgenres aux Etats-Unis. Vendredi 16 août, le ministère de la Justice a demandé à la Cour suprême d’autoriser les employeurs à licencier un.e. salarié.e au motif que celui-ci ou celle-ci est transgenre.

L’administration Trump estime que l’article VII du ‘Civil Rights Act’, qui empêche toute discrimination « en raison du sexe », ne concerne pas les personnes transgenres. Elle argue que cette loi ne s’applique qu’aux discriminations liées au « sexe biologique » et non à l’identité de genre.

Dans un document relayé par le Huffpost américain, le ministère de la Justice détaille que « l’article VII ne prohibe pas les discriminations contre les personnes transgenres en raison de leur statut de personne transgenre ».

Décision en 2020

La Cour suprême des Etats-Unis s’était déjà saisie du sujet en avril dernier, après avoir a retenu trois dossiers de licenciements contestés, concernant deux homosexuels et une femme transgenre, qui seront examinés à l’automne pour une décision en 2020.

Elle devra répondre à cette question : est-ce que la loi fédérale de 1964 (l’article VII du Civil Rights Act), entre autres, s’applique à l’orientation et à l’identité sexuelle ?

Le cas d’Aimee Stephens

Parmi les dossiers retenus par la plus haute juridiction américaine, on retrouve notamment le cas d’Aimee Stephens, une femme trans’ qui a travaillé pendant six ans dans une société de services funéraires de Détroit.

En juillet 2013, elle a écrit à son employeur pour lui annoncer son intention d’entamer sa transition. Comme premier pas dans ce processus, elle lui a demandé un uniforme féminin. Quelques semaines plus tard, le patron de Harris Funeral Homes, qui revendique ses valeurs chrétiennes, l’a renvoyée, en lui expliquant que « ça ne pourrait pas marcher ».

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Elle a alors saisi la justice. En première instance, un juge a estimé que son employeur avait le droit de la licencier en vertu d’une loi qui protège les libertés religieuses. En mars 2018, une cour d’appel est revenue sur cette décision. Le tribunal a jugé que son employeur l’avait discriminée parce qu’elle est transgenre et qu’il s’agissait d’un type de discrimination protégée par la loi fédérale.

Les personnes trans’ ne peuvent plus servir dans l’armée

Ce n’est pas la première fois que l’administration Trump s’en prend aux personnes transgenres. Dès l’été 2017, le président des États-Unis avait déclaré vouloir interdire aux recrues trans’ de servir dans l’armée, revenant sur une décision de son prédécesseur démocrate, Barack Obama.

En janvier dernier, la Cour suprême avait validé cette politique et donné raison au président américain. Trump avait mis en avant, dans une salve de tweets en juillet 2017, « le fardeau des coûts médicaux énormes » et des « perturbations » engendrées par les personnes trans’.

(Avec AFP)

Crédit photo : Gage Skidmore.

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