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Mis à jour : il y a 1 heure 29 min

Tchétchénie : deux ONG déposent plainte pour crime contre l’humanité

mar. 20 avr. 2021, 15 h 56
Deux ONG ont déposé plainte pour "crime contre l'humanité" en Tchétchénie, où les homosexuels sont persécutés.

Ils sont accusé de "crimes contre l'humanité" dans une plainte de 97 pages. Cinq dirigeants proches du président Tchétchène Ramzan Kadyrov font l'objet de poursuites de la part du Centre Européen pour les Droits Humains et Constitutionnels (Allemagne) et du LGBT Network russe. La justice allemande devrait donc s'intéresser rapidement aux purges contre les gays qui ont lieu en Tchétchénie depuis 2017.

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Le Guardian fait état d'une plainte accusant l'armée tchétchène et l'appareil d'État d'arrestations arbitraire, de torture, d'abus sexuels et d'incitation au meurtre d'au moins 150 personnes en raison de leur orientation sexuelle, depuis février 2017. Si le procureur de Karlsruhe accepte la plainte, les dirigeants pourraient faire l'objet d'un mandat d'arrêt s'ils entrent en Allemagne.

Des persécutions déniées par le pouvoir

En avril 2017, Novaya Gazeta a attiré l'attention sur la persécution que subissent des hommes gays et des bis en Tchétchénie. Le journal russe indiquait qu'ils étaient emprisonnés dans des centres de détentions non-officiels. LGBT Network, la plus grosse organisation LGBTQI+ de Russie, a indiqué que ces hommes sont insultés, électrocutés et frappés avec des barres de fer. Le gouvernement Tchétchène a répondu qu'il n'y avait pas d'homosexuels en Tchétchénie et que ceux qui pourraient exister seraient rejetés par leur famille.

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En 2017, des activistes français ont tenté une action devant la Cour pénale internationale (CPI). Mais les poursuites ont été arrêtées alors que la Russie s'est retirée de la CPI. Avec cette plainte, le Centre européen pour les droits constitutionnels et humains et LGBT Network espère que l'Allemagne pourra poursuivre les dirigeants. Le pays dispose en effet d'un principe de juridiction universelle pour les crimes contre l'humanité. Ce principe permet de poursuivre des faits indépendamment du lieu où ils ont été commis.

L'Allemagne doit prendre ses responsabilités

"Si aucune autre juridiction n'a ouvert d'enquête, l'Allemagne peut et doit prendre ses responsabilités, représentant à la fois l'Europe et la communauté internationale", pointe dans le Guardian Wolfgang Kaleck, fondateur du Centre européen pour les droits constitutionnels et humains. Deux personnes visées par la plainte sont déjà sur la liste noire de l'Union européenne. Parmi eux, Abuzayed Vismuradov, qui s'est rendu en Allemagne à plusieurs reprises ces dernières années. Il y avait notamment été hospitalisé après un accident de voiture.

Documenter la situation des personnes LGBTQI+

Des poursuites permettraient également d'aider des réfugiés qui demandent asile en Europe. "Dans des pays comme la Tchétchénie, où il y a une omerta sur l'identité sexuelle, il n'y a généralement que très peu d'information sur la situation de la communauté LGBTQI+, remarque Patrick Dörr, de the Lesbian and Gay Federation en Allemagne. N'importe quelle action juridique qui conduit à une meilleure information de la persécution de ces personnes peut faire une différence cruciale dans la demande d'asile." Car depuis 2017, seulement quelques gouvernements européens acceptent d'accueillir les réfugiés tchétchènes : la France, l'Allemagne, la Hollande et la Lituanie.

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Fin mars, Amnesty International a lancé une action urgente pour alerter sur la situation de deux personnes arrêtées en Russie et transférées en Tchétchénie. Elles sont "poursuivies uniquement pour avoir exercé leur droit à la liberté d’expression, notamment en lien avec leur orientation sexuelle et leur identité de genre réelles ou supposées", pointe Amnesty. Selon l'ONG de droits de l'homme, ils ont subi des mauvais traitements, si ce n'est des actes de torture.

[#ActionUrgente]
Salekh Magamadov (20ans) et Ismaïl Issaïev (18ans) sont détenus et torturés en #Tchétchénie.

Utilisez le modèle de lettre ci-joint pour demander leur libération immédiate au Procureur général de la Fédération de #Russie
https://t.co/ULVcK3QBtR pic.twitter.com/lnShqc5qOm

— Sébastien Tüller (@SebastienTULLER) April 20, 2021

 

Crédit photo : Capture d'écran Instagram / kadyrov.95reg

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Après le succès de « It’s a Sin », Olly Alexander adorerait jouer un super-héros gay

mar. 20 avr. 2021, 13 h 48
Olly Alexander, le leader de Years & Years et star de la série "It's a Sin" envisage de poursuivre sa carrière d'acteur avec de nouveaux rôles. Et il a déjà une idée de personnage qu'il aimerait jouer.

Olly Alexander dans la peau d'un super-héros gay, vous arrivez à l'imaginer ? Lui, oui. Récemment invité dans l'émission radio The Official Big Top 40 outre-Manche, le visage des Years & Years s'est exprimé sur son avenir en tant que comédien après le succès fulgurant rencontré par la série It's a Sin. "On m'a envoyé quelques scripts", reconnaît-il. La volonté d'étoffer sa filmographie est bien présente, même si son prochain rôle demeure flou. Mais Olly a déjà une idée du type de personnage qu'il adorerait incarner.

Un super-héros "un peu paumé"

"J'ai toujours envie d'avoir des pouvoirs magiques ou quelque chose comme ça, avoue-t-il au micro de l'animateur Will Manning. Ou, tu sais, jouer une sorte de super-héros gay un peu paumé". Pas de doute, l'appel à Marvel et DC vient d'être passé. Historiquement, les histoires de super-héros portées sur grand écran manquent cruellement de représentation LGBTQI+, bien que des avancées commencent à arriver. Les films The New Mutants et The Eternals incorporent ainsi des personnages ouvertement queers dans l'univers jusqu'ici très hétéro de Marvel. Et on espère que ce n'est que le début d'une nouvelle ère !

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Pour l'heure, Olly Alexander termine à peine de promouvoir It's a Sin. Débarquée le mois dernier sur Canal+ dans notre Hexagone, la série revisite les années sida du Royaume-Uni à travers les vies tumultueuses d'un groupe d'ami·e·s à Londres. En parallèle, il vient de se relancer à fond dans la musique, reprenant les rênes de Years & Years qui devient désormais un projet solo. Il est revenu nous faire danser avec un single inédit des plus entraînants, "Starstruck", annonciateur d'un album qui ne devrait pas tarder.

Crédit photo : Instagram

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Un télévangéliste nigérian suspendu de YouTube après des vidéos de « thérapies de conversion »

mar. 20 avr. 2021, 12 h 15
YouTube a suspendu TB Joshua, un célèbre télévangéliste nigérian. Il se prenait notamment en vidéo pratiquant une "thérapie de conversion". Mais depuis, il a pu rouvrir un compte.

Lundi, il a appelé ses fidèles à "prier pour YouTube". La chaîne du pasteur TB Joshua a été supprimée momentanément de la plateforme de vidéos où le Nigerian prétendait "guérir de l'homosexualité". Cette suspension fait suite à une plainte de l'ONG britannique OpenDemocracy. Mais TB Joshua a ouvert une nouvelle page sur YouTube dimanche.

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Le pasteur télévangéliste est malheureusement très influent.  Avant que YouTube ne supprime sa chaîne, Emmanuel TV comptait 1,8 million d'abonnés et 600 millions de vues. Un porte-parole de YouTube a indiqué à OpenDemocracy que la chaîne a été supprimée parce que les règles "interdisent le contenu qui allègue qu'une personne est malade mentale ou inférieure en raison de son appartenance à une orientation sexuelle", note la BBC.

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Dans ses vidéos, on peut voir notamment une femme, violemment frappée à plusieurs reprises afin de "l'aider" à faire sortir un pseudo "démon de l'homosexualité" en elle. Avant qu'elle ne soit supprimée, la vidéo a été vue 1,5 million de fois, selon la BBC. La semaine dernière, Facebook a également retiré plusieurs vidéos de sa page aux 5,6 millions d'abonnés.

L'homosexualité est passible de lapidation

Au Nigeria l'homosexualité masculine est punissable de lapidation dans les douze États qui ont adopté la Charia et de 14 années de prison dans le reste du pays. La censure du pasteur a provoqué une levée de bouclier de la part de la communauté évangélique, particulièrement puissante. D'ailleurs, TB Joshua compte parmi ses fidèles des présidents et des hommes politiques. Il se fait appeler "l'homme de Dieu" car il est devenu célèbre dans toute l'Afrique pour ses "miracles" et ses "résurrections".

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Selon le journal américain Forbes, Temitope Balogun Joshua est l'un des pasteurs les plus riches au monde avec une fortune estimée entre 10 et 15 millions de dollars. À la tête de la Synagogue, Église de Toutes les Nations (SCOAN), il est qualifié de "pasteur le plus controversé du Nigeria". Sur son site, où il est décrit comme un "prophète", il se félicite d'avoir guéri des personnes porteuses du VIH par la prière.

"Elizabeth Ebhuomah a décidé de venir à la SCOAN pour trouver une guérison divine. Elle dit que le prophète TB Joshua a prié pour qu'elle soit guérie et elle a ressenti que quelque chose s'éjectait de son corps", peut-on lire sur Facebook. Dans un autre "témoignage" sur la page Facebook et toujours en ligne, TB Joshua indique qu'un homme a été guéri du VIH avec de l'eau bénite. En 2011, trois femmes porteuses du VIH sont mortes après avoir arrêté leur traitement sur conseil du pasteur, indique la BBC.

Crédit photo : Capture d'écran YouTube / Official TB Joshua

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Ce footballeur américain ouvertement bi signe une lettre émouvante en soutien aux personnes trans

mar. 20 avr. 2021, 11 h 48
Le pro du ballon ovale - ouvertement bisexuel - a pris la parole contre les discriminations transphobes dans un texte publié par The Guardian.

Out et fier de l'être, le footballeur américain ouvertement bi Ryan Russell a exprimé  son soutien aux personnes trans dans un texte nécessaire et touchant – qui, on l'espère, fera des émules. Publié sur le site du Guardian, le texte en question condamne fermement les lois visant à exclure les jeunes sportifs trans. "Exclure les athlètes trans revient à utiliser le sport de façon contraire à son véritable pouvoir, explique le footballeur. Le sport, c'est le changement. C'est encourager l'outsider et construire une dynastie à partir de rien d'autre que du travail acharné, de la persévérance et de l'amour. De l'amour pour ton équipe, pour ton sport et pour toi-même".

Au début de son argumentaire, le joueur de la NFL souligne pourquoi il est important de donner une chance aux jeunes athlètes trans. "Tous les enfants en ont besoin, avance-t-il. J'en avais besoin en tant qu'ado noir du sud des États-Unis issu d'une famille monoparentale sans trop d'argent. Mes camarades de la NFL avaient tous besoin que quelqu'un leur donne une chance ou ils n'auraient jamais pu y arriver. Et les enfants trans en ont besoin, eux aussi. Ils doivent être traités comme des enfants. Ils méritent l'opportunité de jouer, de trouver l'amour et cette idée de communauté sur le terrain. Tout le monde mérite ça".

Un timing réfléchi

Ryan Russell prend la parole à un moment opportun, alors que de nombreux conservateurs américains appellent à ce que des lois discriminant et excluant les personnes trans dans le sport soient votées. "Les plus de 200 propositions de loi anti-trans actuellement en considération dans différents états aux US ne concernent pas la jeunesse trans dans le sport, mais ont pour but d'attaquer, de blesser et d'éradiquer les plus vulnérables d'entre nous", conclut-il.

À LIRE AUSSI : VIDÉO. Les footballeurs de la NFL se mobilisent pour soutenir les joueurs LGBTQ+ dans le placard

Quant à lui, Ryan Russell a révélé pour la première fois sa bisexualité au grand public auprès du média ESPN, en août 2019. Depuis son coming out, l'as du ballon rond affiche son bonheur en toute décontraction aux côtés de son petit ami. Il n'hésite aussi pas à publier des posts plus engagés afin de soutenir les différentes minorités de la communauté LGBTQI+. Des athlètes comme lui, on en veut plus !

Crédit photos : Ryan Russell via Instagram

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Homophobie, sexisme… : cette enquête qui ternit la préparation des JO 2024 à Paris

mar. 20 avr. 2021, 10 h 58
Trois salariés de la Solideo, l'établissement chargé de construire des bâtiments pour les JO 2024, ont été suspendus. Une enquête de Mediapart fait état de propos très problématiques, tenus par des cadres stratégiques.

La préparation des JO 2024 n'est pas exempte de masculinité toxique. La société en charge de la livraison des bâtiments olympiques pour les Jeux à Paris a dû déclencher une enquête interne à cause de propos sexistes, racistes et homophobes. En attendant les résultats, la Solideo, qui s'occupe de livrer piscines, village olympique et autres, a dû suspendre trois salariés dont deux cadres stratégiques.

"Nous avons été saisis de questions de la part de Mediapart qui nous a rapporté des accusations extrêmement graves et choquantes, suffisamment graves pour déclencher une enquête en interne et suspendre trois salariés afin de pouvoir établir la véracité des choses", a expliqué l'établissement public. "Il y a quelques jours", un déontologue externe à la Solideo a été saisi du sujet.

L'Arabie Saoudite ? "Un pays super"

Dimanche, Mediapart a publié des témoignages et un rapport accablant trois salariés qui seraient en charge de la préparation des JO 2024. Au sujet de l'envoi d'une délégation olympique en Arabie saoudite, plusieurs cadres seraient partis en roue libre : "Moi j’ai très envie d’aller dans ce pays pour y voir des salopes… des salopes voilées", aurait lancé le premier. "Ce sont des salopes, c’est un pays super ! Et je te dis pas pour les PD, le problème est réglé là-bas, ils restent pas PD plus de 24 heures car après on les bute !", aurait répondu un second. Avant d'être adoubé par le troisième : "Ça, c'est vrai."

À LIRE AUSSI : Les nouvelles règles pour les athlètes trans aux Jeux olympiques seront dévoilées après Tokyo

Le lendemain, la directrice de la communication, qui a quitté ses fonctions, a consigné ces propos dans un  rapport d'incident. "Je tiens à vous préciser que ce n’est pas la première fois que des propos misogynes, racistes et homophobes sont échangés au quotidien (...), créant un climat malsain et de peur diffuse", écrit-elle en amont des JO 2024. Selon elle, des "propos, attitudes, agissement répétés illégaux (la) mettent mal à l’aise, dégradent les conditions de travail et mettent en danger (s)on bien-être au travail ainsi que celui des collaborateurs qui n’osent pas en parler".

Des accusations extrêmement graves

"C’étaient des 'blagues' sur les homos, sur les Noirs, sur les Arabes et sur les femmes à longueur de journée", témoigne un salarié à Mediapart. "Qu’est-ce qu’on va aller aider les Noirs en Seine-Saint-Denis ?" aurait par exemple demandé l'un des salariés pointé du doigt. La ministre des sports et championne de natation, Roxana Maracineanu, elle, aurait "le cerveau abîmé par le chlore dans les bassins". Au sujet d'un déménagement des locaux, potentiellement dans le 93, "on ne va pas aller en Seine-Saint-Denis. Les femmes ne pourront pas rentrer le soir sans prendre le risque de se faire violer"...

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"Il y a déjà eu des dysfonctionnements dans le passé qui ont été traités avec sérieux et à la hauteur de ce qui avait été établi, pas forcément sur les mêmes salariés. Mais là, il s'agit de nouvelles accusations, extrêmement graves", a indiqué la Solideo. L'audit du déontologue pourrait conduire à des sanctions des salariés concernés.

La maire de Paris accusée de laissez-faire

"Les comportements déviants peuvent arriver dans n'importe quelle organisation", a déploré le cabinet d'Anne Hidalgo, présidente de la Solideo. Son entourage assure ne pas avoir eu connaissance de "l'étendue des accusations". Pourtant, selon le journal d'investigation, le cabinet aurait reçu le rapport de l'ancienne directrice de la communication.

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La conseillère de Paris (France Insoumise) Danielle Simonnet a dénoncé un laissez-faire. "Aucune décision n'a été prise pour lutter contre les responsables de tels propos jusqu'à ce que Mediapart s'en saisisse et enquête. À la Mairie de Paris, de tels faits se multiplient et revêtent un caractère systémique", assure l'opposante parisienne qui accuse la maire de "couvrir les agissements et propos sexistes, racistes, LGBTphobes, au nom de l'entre-soi".

 

Crédit photo : Mairie de Paris

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Zoë Kravitz aurait-elle fait son coming out sur Instagram ?

mar. 20 avr. 2021, 10 h 30
Il aura suffi d'un seul message équivoque pour que Zoë Kravitz enflamme Internet. Selon de nombreux internautes, l'actrice de 32 ans viendrait de faire son coming out queer en s'affichant avec sa nouvelle girlfriend présumée sur les réseaux.

En seulement quelques mots et une photo, Zoë Kravitz aura fait bondir, et se réjouir, toutes les lesbiennes du monde. Durant le week-end passé, la comédienne s'est affichée sur Instagram avec une autre actrice, Taylour Paige. Sur le selfie posté sur son compte, les deux s'enlacent et paraissent très proches. Comme des amies… ou plus que ça. En effet, la légende ajoutée sous le cliché a laissé planer le doute sur le lien entre les deux femmes. "So... this is a thing", a écrit la star de Big Little Lies. Des mots qu'on traduit par "donc... ça devient sérieux". Le tout, évidemment, accompagné d'un emoji avec des cœurs dans les yeux.

 

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Habituée des rôles queers

Plus tôt en janvier dernier, Zoë Kravitz avait demandé le divorce du comédien Karl Glusman, avec qui elle était mariée depuis juin 2019. Avant ça, l'actrice n'avait jamais été aperçue au bras d'une autre femme. Côté carrière en revanche, elle a déjà incarné plusieurs rôles queers, que ce soit dans la comédie loufoque Rough Night ou encore l'excellente série annulée trop tôt High Fidelity 7. Ce post en demi-teinte, qui n'est pas vraiment un coming-out mais le laisse entendre, n'est pas sans rappeler celui d'Emma Corrin. Début avril, l'interprète acclamée de Lady Di dans la saison 4 de The Crown avait également posté une photo dont la légende - qui laissait entendre qu'elle était queer - avait enflammé la toile.

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Pour celles et ceux qui ne connaîtraient pas la petite amie présumée de Zoë Kravitz, Taylour Paige s'est initialement fait connaître outre-Atlantique dans la série confidentielle Hit the Floor. Ces derniers temps, elle a joué un rôle de femme bisexuelle dans le film Ma Rainey's Black Bottom disponible sur Netflix. Elle sera prochainement à l'affiche de Zola, où elle interprétera une jeune femme qui noue une amitié complexe avec une travailleuse du sexe. Attendu, le film sortira en salles en juin aux États-Unis.

Crédit photo : Zoë Kravitz via Instagram

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Elles ont décidé de faire une PMA sans attendre la loi… ou le déconfinement

lun. 19 avr. 2021, 19 h 57
Ni le report de la loi bioéthique, ni le confinement n'ont empêché ces femmes d'avoir recours à la PMA. Mais pour elles, devenir maman est un parcours du combattant. Parfois à la limite de la légalité.

Deborah (son prénom a été modifié) et sa compagne sont en couple depuis neuf ans. Depuis plusieurs années, elles le savent: elles veulent à un enfant. Alors quand le gouvernement a annoncé l'ouverture de la PMA à toutes les femmes, elles ont d'abord été optimistes. Mais au fil des mois, des débats à rallonge, des navettes parlementaires et des calendriers bousculés par le covid, elle ont fini par déchanter. "Quand on a vu que le gouvernement reportait une nouvelle fois le vote définitif de la loi bioéthique, on s'est dit qu'on ne pouvait plus attendre.", raconte Deborah à TÊTU. Résultat, les deux femmes ont commencé le processus juste après le premier confinement, malgré les difficultés des contraintes sanitaires.

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Deborah et sa copine sont loin d'être les seules. Si la pandémie a conduit à une baisse de 13% la natalité, les cliniques IVI, spécialisées dans la fertilité et la PMA en Espagne, ont vu plus de couples de femmes et de femmes célibataires qu'avant la crise du covid-19. Les premières visites des patientes françaises ont augmenté de 11% par rapport à 2019. "Et les chiffres du premier trimestre 2021 montrent que la tendance se confirme", insiste auprès de TÊTU le docteur André Guérin, gynécologue d'IVI basé à Barcelone.

Une PMA avec donneur

Deborah a de la chance, elle n'a pas eu à passer les Pyrénées pour s'engager dans un parcours PMA. "Ma gynéco m'a proposé de m'aider tout en sachant que j'étais en couple avec une femme. Alors, comme nous disposons d'un donneur, on triche...", raconte la future mère. La gynécologue a accepté d'inséminer la jeune femme avec le sperme du donneur. Administrativement, Deborah s'est déclaré en couple avec celui-ci, ce qui lui permet d'être remboursée par la Sécurité sociale. "Ma compagne ne peut pas m'accompagner lors des échographies. Alors, pour compenser, elle tient absolument à m'aider à me faire des piqûres d'hormones, alors que je peux très bien le faire seule." Une situation qui, juridiquement, n'est pas sans risque, si un jour le donneur décide de reconnaitre l'enfant.

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C'est aussi en France que Laura a finalement choisi de faire son enfant avec sa compagne. "Sans le confinement, on aurait certainement eu recours à une FIV (fécondation in vitro, où la fécondation est réalisée en laboratoire) mais il fallait qu'on la fasse à l'étranger. Alors, on a essayé une insémination artisanale (où le sperme est injecté directement dans le vagin au moment de l'ovulation, sans avoir recours à une technique médicale)", témoigne Laura qui habite le sud est de la France. Cette technique lui permettait une insémination à la maison, avec un donneur qu'elle a choisi. "Cela nous permettait d'éviter de se tracasser avec les pays qui ont fermé leur frontières, de ne pas penser aux tests PCR ou autre", insiste-t-elle.

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C'est grâce au bouche-à-oreille que Léa, qui vit à Saint-Ouen (93) avec sa copine Raphaëlle, a connu un gynécologue qui pratique les inséminations pour les couples de femmes. "La pandémie nous a fait prendre conscience qu'on n'avait pas la main sur l'avenir et donc qu'il ne fallait pas attendre, raconte-t-elle. Cela fait deux ans qu'on attend le passage de la loi bioéthique. On la voit reportée de mois en mois. On n'a que 32 ans mais on ne voulait pas être ménopausées avant le vote de cette loi !", dit-elle.

"Pouvoir tout dire à l'équipe médicale"

"On a passé le nouvel an confiné au Luxembourg", raconte Émilie qui habite en Bretagne. Sa compagne, Charlotte a été inséminée le 2 janvier. "En amont, on a tout fait par visio et déclenché l'ovulation en France. Pour l'insémination, on l'a faite au Luxembourg où la banque de sperme a envoyé les paillettes", s'amuse-t-elle. Elle aurait bien aimé pouvoir faire sa PMA en France, mais "les gynécologues qui acceptent de pratiquer des PMA aux couples de femmes ne sont pas toujours spécialisés. On leur est particulièrement redevable de leur militantisme, mais ce ne sont pas toujours les meilleurs. En plus, je suis plus sereine de savoir que je peux tout dire à l'équipe médicale qui entoure le·la gynécologue", dit-elle. Heureusement, de la famille à Tourcoing pouvait accueillir les futures mamans entre le moment de l'ovulation et celui de l'insémination.

Beaucoup d'efforts

"Par rapport à la population générale, les femmes en couple avec d'autres femmes doivent faire encore beaucoup d'efforts pour aboutir leur projet de PMA", regrette le docteur André Guérin depuis Barcelone. Depuis le début des mesures sanitaires, il a pu fournir à ses clientes des ordonnances pour qu'elles puissent passer la frontière. Lorsqu'elles en ont besoin, la clinique peut leur faire passer un test PCR. "Généralement, les femmes n'ont pas besoin de PCR en Espagne parce qu'elles en ont fait un en France remboursé par la sécurité sociale. Lorsqu'elles restent plus de deux jours, comme c'est le cas pour une FIV, nous pouvons leur fournir un test", assure le gynécologue.

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Finalement, Hélène* et Sophie* attendront la fin des mesures de restriction sanitaire pour avoir recours à une PMA. "Ça nous a permis de construire notre projet sereinement", explique Hélène. Elles ont fait le tour de la carte des pays d'Europe. Elles voulaient avant tout que leur futur enfant puisse avoir accès à l'identité du donneur, s'il le souhaite.

Dans un premier temps, elles pensaient aller en Belgique, "mais les délais d'attente pour avoir un rendez-vous sont impressionnants depuis le Covid", déplore-t-elle. Ce sera donc finalement le Danemark. "On n'attend plus que d'être vaccinées pour pouvoir y aller !", s'impatiente-t-elle.

Crédit photo : Simon Rae / Unsplash

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Elliot Page dénonce les lois « cruelles et épuisantes » visant les personnes trans aux États-Unis

lun. 19 avr. 2021, 12 h 43
L'acteur, qui a récemment révélé sa transidentité, appelle ses fans à faire entendre leur voix contre différentes législations transphobes qui se multiplient actuellement aux Etats-Unis.

Mettre sa visibilité au service de la communauté LGBTQI, c'est ce qu'entend faire Elliot Page. L'acteur hollywoodien qui a récemment fait son coming out trans sur les réseaux sociaux, a décidé d'utiliser ces mêmes plateformes pour dénoncer les lois transphobes qui se multiplient dans plusieurs États américains.

Des lois "pénibles, cruelles et épuisantes"

"Tandis que je regarde le mouvement de ces projets de loi s'attaquant aux jeunes trans à travers les États-Unis, en particulier cette semaine en Floride, en Alabama, au Texas et au Dakota du Nord, je pense à mes frères et sœurs trans et à la douleur collective que notre communauté doit endurer pour se battre encore et encore, pour défendre notre droit d'exister, a écrit l'acteur de 34 ans sur son compte instagram avant d'ajouter :

"Ces lois sont pénibles, cruelles et épuisantes. Appelez vos représentants. Dites-leur de s'opposer à une législation qui nous discrimine. Dites-leur que notre accès aux soins de santé est un droit humain inaliénable. Dites-leur de laisser les enfants trans faire du sport. Dites-leur que les personnes trans font partie de la société - nous l'avons toujours fait et nous le ferons toujours.

 

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Toujours sur instagram, la star de la série Umbrella Academy, a partagé le message de l'athlète ouvertement trans Chris Mosier. Celui-ci communique une liste avec les coordonnées des différents gouverneurs des États où des lois hostiles aux personnes trans sont sur le point d'être votées. Le but ? Que les gens appellent ces politiques pour exiger qu'ils opposent leur véto à ces lois fédérales. Pour défendre le sort des personnes trans, l'athlète mise sur la viralité : "Choisissez 3 amis et envoyez-le directement pour les encourager à agir avec vous." 

A LIRE AUSSI : En couverture du Time, l’acteur Elliot Page s’exprime sur son coming out trans

Une douzaine d'États concernés

La menace est bien réelle. Les législateurs de l’Alabama et du Dakota du Nord viennent de voter l’interdiction pour les femmes et les filles transgenres de jouer dans des équipes sportives correspondant à leur identité de genre.

Et selon le New York Times, une douzaine d'États, dont l'Alabama et le Dakota du Nord, envisagent également des mesures qui interdiraient de prescrire aux mineurs trans des traitements hormonaux ou des opérations chirurgicales. Des interdictions déjà en vigueur en Arkansas.

"Diaboliser les personnes trans

Selon la presse américaine, le parti Républicain a déclaré une "véritable guerre culturelle" aux personnes trans. Pour The Atlantic, le parti qui a porté Donald Trump au pouvoir a trouvé un nouveau groupe à diaboliser.

"Au cours des 30 dernières années, le Parti Républicain a poursuivi une stratégie cohérente: trouver un groupe incompris ou marginalisé, convaincre les électeurs que les membres de ce groupe représentent une menace existentielle pour la société, puis courir vers la victoire sur la promesse d'utiliser le pouvoir de l'État pour les écraser." explique le site magazine américain.

Pour le Guardian, cette guerre faite aux personnes les plus vulnérables est un loisir pour les Républicains. Une sorte de "football politique", écrit la version US du quotidien britannique. Et Elliot Page invite la communauté trans et ses allié.e.s à se jeter dans la bataille.

 

Crédit image: Elliot Page (Instagram)

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À Reims, un homme en détention provisoire après le meurtre LGBTphobe d’une femme trans

lun. 19 avr. 2021, 10 h 29
MISE À JOUR. Un homme a été arrêté et placé en détention provisoire après le meurtre d'une femme trans de 50 ans à Reims. Le procureur a retenu le caractère LGBTphobe du crime.

Le 7 avril dernier, une femme trans de 50 ans a été retrouvée morte dans son appartement de Reims qui a été partiellement incendié. L'auteur présumé du crime a été écroué. Il est poursuivi pour meurtre et viol aggravés en raison de l'orientation sexuelle de la victime. Le procureur soupçonne le prévenu d'avoir violé la victime avant de l'égorger et de mettre le feu à son appartement.

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Le procureur de la République a précisé, lors d'une conférence de presse que le prévenu a été interpellé à Evry (Essonne) le 15 avril. L'agresseur présumé, un ressortissant congolais né en 1994, a obtenu le statut de réfugié. Son casier judiciaire est vide, mais il est déjà connu défavorablement par la justice. En effet, l'homme de 27 ans avait déjà été mis en examen à Evry en 2019 pour une tentative d'homicide "sur une escort girl qui était un (sic) transsexuel (sic)", a rappelé le procureur. Dans cette affaire, qui date de 2017, le réfugié a été placé sous contrôle judiciaire et l'information judiciaire est toujours en cours.

14 plaies au cou et cervicales

"On a affaire à quelqu'un qui en veut aux travestis et aux transsexuels (sic). D'où la question de l'homosexualité latente (sic) de l'accusé qui se transforme en agressivité", a déclaré le procureur lors de la conférence de presse du 15 avril. Des déclarations qui illustrent la grande méconnaissance des questions trans par les membres de l'institution judiciaire. Le parquet a par ailleurs indiqué que la victime est intérimaire et qu'elle était célibataire. Le parquet présente la victime comme "se travestissant uniquement chez lui (sic), recevant épisodiquement des hommes sans connotation de prostitution (sic)".

MISE À JOUR 11:13 19/04/2021: Tout au long de la conférence de presse, le parquet a genré la victime au masculin. Jointe par TÊTU, l'association Exaequo indique pour sa part que la victime était une personne trans dont la famille connaissait l'identité de genre. Aussi elle sera inhumée dans le respect de cette identité.

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Elle a été retrouvée égorgée chez elle avec 14 plaies au cou et aux cervicales. Les enquêteurs ont retrouvé des vêtements de femmes découpés. "L'accusé reconnaît l'intégralité des faits", a annoncé Matthieu Bourrette précisant qu'il avait frappé la victime avec des ciseaux après l'avoir violée, avant de mettre le feu pour effacer les indices.

L'agresseur cherchait à "masculiniser" la victime, selon le procureur

La qualification de "meurtre aggravé en raison de l'orientation ou de l'identité sexuelle de la victime" a été retenue, "dans la mesure où il est établi que les vêtements de femme qu'elle portait ont été en partie découpés, et que le mis en cause reconnaît avoir découpé les cheveux de la victime". Le procureur pense que ces deux éléments montrent que l'agresseur cherchait à "masculiniser (sic)" la victime.

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L'accusé a également été mis en examen pour vol et escroquerie. Il est accusé d'avoir utilisé la carte bancaire de la victime pour se faire livrer des repas et louer une chambre. Le prévenu a indiqué être entré en contact avec la victime lors d'une escroquerie au faux chèque. L'agresseur serait entré chez la victime pour récupérer 500 euros, mais le procureur a assuré n'avoir retrouvé aucune trace de chèque. L'agresseur présumé encourt la réclusion criminelle à perpétuité.

"Sidération"

L'association LGBTQI+ de Reims, Exaequo a fait part de sa "sidération". "Les mots ne suffisent pas pour exprimer notre COLÈRE et notre INDIGNATION face à ce crime LGBTphobe. (...) Cet événement tragique nous rappelle, encore une fois, que nos luttes ne font pas partie de l'histoire mais sont bien actuelles. Nos droits et notre reconnaissance ont progressé pour autant les victimes aussi (en progression constante depuis 2016). Nos pensées et soutien vont à la famille et aux proches de la victime."

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L'association STOP homophobie a annoncé se constituer partie civile. L'inter-LGBT a écrit sur les réseaux sociaux : "face à cet acte odieux justice doit être faite !". Sous réserve d'autorisation préfectorale, un rassemblement est prévu à Reims, le samedi 24 avril à 10 heures pour commémorer les victimes de LGBTphobies.

Crédit photo : Wikimedia Commons

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Gus Kenworthy devient le « guide gay » d’une émission Netflix

lun. 19 avr. 2021, 9 h 56
Le skieur ouvertement gay servira de coach de vie à Colton Underwood, un ancien joueur de football professionnel et ex-Bachelor qui vient tout juste de sortir du placard. Le projet est déjà en production du côté du géant du streaming.

Netflix est sur le point de devenir un tantinet plus gay. Comme le rapporte Variety, la plateforme de SVoD vient de lancer la production d'un nouveau programme de télé-réalité centré sur Colton Underwood. Ancien pro du ballon ovale passé par l'émission de dating The Bachelor aux États-Unis, celui-ci est fraîchement sorti du placard. Le projet tournera donc autour de sa vie post-coming out. Pour s'habituer à sa nouvelle "gay life", il recevra les conseils avisés du skieur olympique Gus Kenworthy. Ce dernier jouera une sorte de guide pour Colton et apparaîtra fréquemment au fil des épisodes de cette future émission.

Un parcours atypique

Avant de se lancer dans la télévision, Colton Underwood a joué au football dans de nombreuses équipes de la NFL. Il est ensuite apparu en tant que prétendant dans la saison 14 de The Bachelorette, puis dans le spin-off Bachelor in Paradise en 2018. Par la suite, il a obtenu le rôle tant convoité de Bachelor dans l'émission éponyme au cours de la saison 23. C'est sur le plateau du talk-show Good Morning America ce mercredi 14 avril que l'ancien sportif a évoqué pour la première fois publiquement son homosexualité.

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"Cette année a évidemment été lourde pour bon nombre de personnes et elle a sans doute poussé beaucoup de gens à se regarder dans le miroir pour comprendre qui ils étaient et ce qu'ils fuyaient au cours de leur vie, a-t-il déclaré. Dans mon cas, je me suis moi-même fui pendant un long moment. Je me suis détesté pendant un long moment et… je suis gay. J'ai accepté ça plus tôt cette année et j'ai géré un peu tout ça. La prochaine étape, c'était plus ou moins de le faire savoir aux gens". Mission accomplie.

 

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Des retours divergents

À l'annonce de cette prochaine émission Netflix, le Gay Twitter états-unien semble divisé. Pour certains, il y aurait d'autres histoires à valoriser que celle d'un homme blanc et masculin qui correspond aux standards de virilité. "Ils [Colton Underwood et Gus Kenworthy] sont tous les deux devenus célèbres, ont construit une communauté et se sont fait de l'argent tout en étant dans le placard, avance un internaute. Leur parcours leur appartient mais ils ont bénéficié d'un privilège parce qu'ils peuvent passer pour hétéros mais il y a des gens qui n'ont pas cette opportunité".

Pour d'autres, ce programme de télé-réalité devrait permettre de parler de l'homophobie dans le sport, étant donné que tous les deux ont une carrière d'athlète derrière eux.

Monétiser son coming out ?

Même Lance Bass, y est allé de son commentaire. Invité du podcast The Ben and Ashley I. Almost Famous, l'ancien membre du groupe N*sync ouvertement gay, estime que si Colton Underwood essuie des critiques sur les réseaux sociaux, c'est parce qu'il monétise son coming out :

«La communauté gay est très diverse, mais nous pouvons aussi être très versatiles», explique le chanteur. «Il y aura sûrement beaucoup de réactions négatives de la part de la communauté au début. Pas la majorité, mais il y a un petit pourcentage de cette communauté qui ne va pas aimer le fait qu'il sorte ainsi du placard. Qu'il monétise l'expérience. Ils vont penser qu’il ne mérite pas toute cette attention. L’une de ces raisons est que - et c’est ce que j’ai vécu lorsque j'ai moi-même fait mon coming out - et que lorsqu'on évoque son orientation sexuelle pour la première fois, la plupart des gens n’ont aucune idée de ce qu'eest la communauté LGBT."

Et l'ex-chanteur qui a fait son coming out en 2006 en couverture du magazine People de poursuivre : "Ils ne savent pas quels sont les problèmes [de cette communauté], car ils s'en sont longtemps tenu à l'écart. Aussi lorsque quelqu'un se présente comme une personnalité publique, spontanément, beaucoup de gens disent: "Il est trop tard !" Ils n'ont pas envie de vous soutenir parce qu'ils pensent qu'il vous ne savez pas de quoi vous parlez. Mais je ne pense pas que Colton essaie d'être le porte-parole de la communauté LGBTQ."

Verdict quand les épisodes sortiront. Pour l'heure, le tournage vient à peine de commencer.

Crédit photo : Gus Kenworthy via Instagram

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VIDÉO. Le DJ Vikken invite Jeanne Added et beaucoup d’autres dans le clip fiévreux de « Pour une amie »

sam. 17 avr. 2021, 10 h 42
Artiste pluridisciplinaire et militant assumé, Vikken rempile avec un tout nouveau titre résolument électro qui s'empare de la notion d'identité. Et son clip, quant à lui, comprend une flopée d'artistes queers et allié·e·s qu'on connaît déjà.

Après avoir exposé une infime partie de sa transition dans son premier clip intitulé "C'est OK", le musicien Vikken revient déjà avec un nouveau morceau stimulant où l'idée d'identité est encore prévalente. Au travers de ce nouveau single fraîchement dévoilé "Pour une amie", le jeune DJ reflète les questions déstabilisantes et intrusives auxquelles doivent faire face de nombreuses personnes trans au quotidien.

Monologue intérieur

"Dans 'Pour une amie', j'ai choisi d'incarner toutes ces personnes en manque de réponses mais je le vois aussi comme un monologue intérieur, explique-t-il dans un communiqué. Savons-nous toujours qui nous sommes ? L'intime rejoint le politique dans mon cas, mais il rejoint aussi l'universel. Se voir demander 'qui êtes-vous ?' peut sembler anodin, mais la réponse n'est pas toujours aussi simple qu'on pourrait le penser".

Pour illustrer ce titre assurément électro qui nous donne furieusement envie de retrouver les soirées animées, Vikken a veillé à s'entourer de personnes engagées et issues de différents milieux artistiques. Les esprits les plus affûtés auront reconnu les chanteuses Jeanne Added et November Ultra, la comédienne et plasticienne Claude-Emmanuelle Gajan-Maull ou encore Daria Marx, fondatrice du collectif de lutte contre la grossophobie Gras Politique. Une belle brochette de personnalités queers et allié·e·s qui font du bien.

 

Crédit photo : Vikken via capture d'écran YouTube

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Direction la Nouvelle-Zélande avec le trailer de « RuPaul’s Drag Race Down Under »

ven. 16 avr. 2021, 18 h 00
Pour la toute première fois dans l'histoire de Drag Race, la compétition s'exporte en Océanie. Des queens australiennes et néo-zélandaises vont ainsi s'écharper à coups de challenges et lip-sync pour devenir la reine du continent. Et on est là pour ça !

On savait qu'elle était en préparation, la bande-annonce est enfin là ! Pour la première fois, RuPaul délocalise sa compétition iconique jusqu'en Océanie, dans la ville d'Auckland plus précisément. Une sélection de drag-queens venues aussi bien d'Australie que de Nouvelle-Zélande vont ainsi s'affronter dans la toute première saison de RuPaul's Drag Race Down Under – pour info, "down under" est une expression anglo-saxonne qui désigne justement les deux pays océaniens concernés par le programme.

Elles s'appellent Anita Wigl'it, Art Simone, Coco Jumbo, Elektra Shock, Etcetera Etcetera, Jojo Zaho, Karen from Finance, Kita Mean, Maxi Shield et Scarlet Adams. Au total, dix candidates braveront les épreuves de l'émission sous le regard affûté de RuPaul, encore et toujours épaulé par Michelle Visage et cette fois-ci par l'humoriste australien Rhys Nicholson. Plus que de nouvelles queens à juger épisode après épisode, cette déclinaison océanienne de Drag Race comprend une nouvelle "Pit Crew", abdos saillants à l'appui.

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RuPaul's Drag Race Down Under sera proposée en simultané en Australie et Nouvelle-Zélande à compter du 1er mai. Pour suivre la compétition dans notre Hexagone, les fans de la franchise pourront se rendre sur le site de WOW Presents, où toutes les saisons des différentes versions de l'émission sont disponibles sur abonnement. De notre côté, on espère bientôt y voir figurer une adaptation française…

Crédit photo : World of Wonder via capture d'écran YouTube

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Nos drag queens sont-elles prêtes pour une version française du « RuPaul’s Drag Race » ?

ven. 16 avr. 2021, 16 h 31
Après la Thaïlande, l'Angleterre, le Canada... une production hexagonale planche à son tour sur une adaptation française de la célèbre téléréalité, RuPaul's Drag Race ! Mais nos queens sont-elles prêtes pour une émission décrite comme le "pentathlon du drag" ? TÊTU a demandé à 10 reines françaises. Verdict !

Avec la création cette année d’un Drag Race Down Under et d’un Drag Race Espana, RuPaul étend chaque jour un peu plus son empire. On sait aussi qu’un projet de Drag Race France a été proposé à plusieurs chaînes de télévision françaises.

Et les queens françaises qu’en pensent-elles ? Le projet ne fait pas l’unanimité au sein de la communauté drag. C'est ce que l'on comprend très vite lorsqu'on interroge une dizaine d’entre elles. Si chacune d’entre elles possède son propre style et a ses raisons pour concourir ou non à un Drag Race France, la plupart d’entre elles étaient plutôt unanimes sur l’animation.

Les noms de Jean Paul Gaultier, qui a récemment avoué avoir été approché, Laurence Boccolini ou Marianne James sont régulièrement revenus dans nos conversations.

Aaliyah Express : "Un Drag Race France devra prendre en compte les spécificités de l’histoire du drag français"

“Je suis surtout un joli clown militant!”, affirme d’emblée la drag parisienne Aaliyah Express. Pour elle, un Drag Race France “doit prendre en compte les spécificités de l’histoire du drag français qui vient du cabaret. Et comprendre la nouvelle génération de drag qui tire d’un côté des inspirations de l’émission éponyme et de l’autre des combats politiques et militants.”

Elle rêve d'une émission qui inclurait tout type de drag, “car la scène française est très riche et ne se limite pas qu’à des hommes cis qui se métamorphosent en femmes!”

Ses queens préférées sont: Pangina Heals (juge de Drag Race Thailand) Cheddar Georgeous, Victoria Sin, et Jujubee, la première représentation queer et asiatique ayant marqué Aaliyah.

Avec son humour corrosif, Aaliyah Express pense pouvoir se débrouiller lors d'un challenge de type "Roast" “en essayant d’être à la fois intelligente et stupide ! Je voudrais montrer qu'on peut être drôle sans jamais à avoir à  “punch down” (blesser, vexer, ndr) ou faire du grimage !” En revanche, il ne faut pas compter sur elle pour les challenges de chant “sauf si faire pleuvoir dès qu'on ouvre la bouche est un talent…”

 

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Veronika von Lear: "Le drag est arrivé plus tardivement en France que dans d’autres pays"

En huit années de drag, Veronika von Lear est devenue l’une des figures les plus célèbres de la scène drag parisienne. On a pu la voir animer les soirées Le boudoir ou L’alcôve. Elle a également été l'héroïne d'un mini-doc d’Arte, Clément, reine de la nuit. Madame von Lear fait également partie de la scène ballroom, au sein de la House of Ladurée.

Contrairement à d’autres queens, elle n’est pas sûre que la France soit prête pour Drag Race. “Parce que le drag est arrivé plus tardivement que dans d’autres pays, comme aux Pays Bas ou en Espagne”. Elle ne sait pas encore si elle a vraiment envie de participer à une telle émission. “Je n’ai jamais été très compétition. Mais je pourrais le faire, ne serait-ce que pour l’expérience”.

Le plus de Veronika sur ses compétitrices ? "Tout ce qui est comédie musicale, ou lorsque tu dois apprendre des chansons”. Le drag avoue néanmoins qu'elle serait moins à l’aise pour les défis couture... puisqu’elle ne sait pas coudre !

 

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Le Filip : "Tout sauf la danse !"

Méfiez-vous des blondes ! Le Filip était l’une des trois dragstars du documentaire Queendom. On peut l’y voir créer son spectacle, "Femme pathologique", qu’elle espère reprendre lorsque la crise sanitaire le permettra.

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Elle se considère comme humoriste. “J’aime faire rire les gens, que ce soit dans les performances de lipsync ou de stand-up. Est-ce que j’ai l’air visuellement d’un clown? Non. Je me rapproche plutôt d’une féminité basique, stéréotypée. Ce qui m’intéresse c’est de briser ce cliché en balançant des atrocités, avec un humour assez noir, voire clivant.”, explique-t-elle.

Ses inspirations drag sont évidemment Lady Bunny et Divine, la muse du cinéaste John Waters : "Elles étaient là avant et j’ai un grand respect pour les pionnières. Ce sont elles qui m’ont montré qu’il n’y a pas de limite dans ce que je fais. Lady Bunny a un humour très camp et une esthétique très sixties. Divine elle était plus punk. Elle faisait un grand "fuck" à la société."

Dans une édition française du Drag Race, Le Filip se sentirait particulièrement à l'aise dans un "Snatch Game" (l'épreuve où il faut imiter une personnalité de son choix dans un jeu de questions loufoques) ou un "Roast" (une autre épreuve où il faut se payer plus ou moins méchamment, la tête d'une personne présente). Mais la drag sait aussi chanter, écrire ses propres textes. Bref, Le Filip est prête ! “A part pour la danse!”, avoue-t-elle.

 

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Calypso Overkill : "Dans ma tête, j’ai déjà gagné la compétition et j’ai déjà dépensé l’argent!"

“Dans ma tête, j’ai déjà gagné la compétition et j’ai déjà dépensé l’argent!”. Qu’on se le dise, Calypso Overkill est prête à tuer pour être couronnée première du french Drag Race ! D’ailleurs, pour elle il est plus que temps que la franchise débarque à la télé française. "C’est l’âge d’or du Drag aux Etats-Unis. Certaines queens gagnent vraiment bien leur vie. En France, beaucoup, moi y compris, vivent encore dans la précarité. On ne va pas attendre que les gens soient prêts. Il faut qu'on s’impose !"

Calypso se considère avant tout comme une performeuse. Et celles et ceux qui l’ont vu en live ne démentiront pas. “Je ne me considère pas comme une fashion queen. Mais s’il y a Drag Race France, je suis prête à faire un crédit pour acheter des looks !”, rit-elle.

Les Roasts ou jouer la comédie, rien n'arrêtera Calypso. “On me dit souvent que je suis drôle malgré moi!”, glisse-t-elle. "Et si je fais un lipsync, je sais que je ferai une bonne performance.” Contrairement à beaucoup d’autres reines interrogées, elle ne craint pas l'épreuve du Snatch Game. "Pour le Snatch, j’ai réfléchi à quelques personnages que je pourrais interpréter ! Je pense que je devrai faire des excuses après !" Calypso est d’autant plus prête, qu’avec trois autres drags, elle a créé la House of Fugly pour s’entraîner aux challenges de Drag Race.

 

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Enza Fragola : "J'ai pas une grande répartie..."

Elle n’est certes pas dans les canons ultra-féminins de Drag Race, mais on aurait du mal à imaginer un Drag Race France sans sa moustache légendaire et ses tenues aussi bricolées que géniales. “Avec le temps, je suis passé de "gender fuck" car j'ai toujours gardé ma moustache à "je suis un meuble"”, explique Enza. “J'insuffle ma féminité dans des objets, des métaphores, afin de transformer cette partie de moi qui m'encombrait en quelque chose de poétique…”

Celle qui a réalisé quelques uns de ses meilleurs looks à partir de poubelles serait dans son élément lors de challenges où les participantes doivent créer des tenues à partir de matériaux non-conventionnels. Mais Miss Fragola craint le Snatch Game: "J'ai pas une grande répartie... Et puis le transformisme ou ressembler à un être humain, ce n'est pas trop mon truc."

Coté Américaines, elle apprécie Bendelacreme, Manila Luzon, Trixie Mattel... Mais elle se sent plus proches des Néerlandaises comme Madame Madness ou Chelsea Boy, qu’elle connaissait personnellement avant leur participer à la saison 1 de Drag Race Holland.

 

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Kam Hugh : "C’est Drag Race qui m’a fait connaître le drag"

Elle s'est lancée dans le drag il y a 3 ans à peine, mais Kam Hugh est déjà (et de loin) l'une des queens françaises avec le plus de followers sur les réseaux (plus de 68.000 sur instagram), avec l'ex-participante à la saison 12 de Drag Race Nicky Doll (617.000 followers) ou l'ex-candidate de The Voice, Leona Winter (123.000 followers).

Il faut dire que son esthétique ultra-léchée a de quoi séduire.“Mon style de drag c’est très colorful princess ("princesse colorée"). Mon but est de créer des looks, des images, des performances qui soient visuellement plaisants” analyse-t-elle. Parmi ses influences, elle cite pêle-mêle Miz Cracker, Miss Fame, Aquaria, Gothy Kendoll, Blu Hydrangea ou la récente candidate à la saison 2 du Drag Race UK Bimini Bon Boulash.

Kam serait partante pour un Drag Race France, mais peut-être pas pour la première saison.“C’est Drag Race qui m’a fait connaître le drag et qui m’a donné envie de faire ce que je fais aujourd’hui. Ce serait un full circle moment”, explique-t-elle. Elle avoue avoir été sollicitée par plusieurs projets de ce type qui n’ont jusqu'ici jamais abouti. Pour sûr, la jeune drag cartonnerait à “chaque runway” ("les défilés") mais également pour les challenges de chorégraphies ou de lipsync.

Comme d'autres, Kam redoute l'épreuve du Snatch Game: “Mon personnage drag est une extension de moi. Je ne vois pas interpréter quelqu’un d’autre en drag.”

 

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Sheinara Tanjabi (Shei Tan): "Il ne faudrait pas émuler les codes de la version US"

Sheinara Tanjabi (ou Shei Tan) est la plus réunionnaise des queens parisiennes. Son drag se veut “plutôt éclectique”. Ses inspirations ? Nina Flowers, Sonique Love, Raven, Trinity K Bonnet, Detox, Shea Couleé, Gigi Goode...

Selon les queens françaises sont prêtes pour Drag Race mais doivent y apporter leur propre identité. “Il ne s’agit pas seulement de savoir si les queens sont prêtes à participer à l’émission mais plutôt si elles sont prêtes à refléter ce qu’elles produisent en tant qu’artistes sans vouloir émuler les codes de la version US”, précise-t-elle. Sheinara excellerait au challenge du Ball ou s'il faut créer une tenue de toutes pièces.

 

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La Maryposa : "La France pourrait apporter une couleur particulière à Drag Race."

Elle est l’une de celles qui font vibrer la scène drag à Bordeaux. Mais La Maryposa s’est faite aussi remarquer à Paris en remportant notamment le dernier concours de drag Dragathon. Son style ? “Chic non-conventionnel” explique-t-elle. Ce qui la différencie un peu de ses consoeurs bordelaises, qui sont, selon elle, un peu plus “punks”. “Je viens de la performance. Mon identité c’est les textes de chansons française: Juliette, Barbara Weldens.”, précise-t-elle.

Elle pourrait participer à un Drag Race France. Mais puisqu'elle est d'origine espagnole, elle se serait bien vu faire Drag Race Espana, elle qui est si à l'aise avec la culture "tele-novela". La Maryposa pense en tout cas que “La France pourrait apporter une couleur particulière à Drag Race. En termes de looks et de performances et de personnalités, il pourrait y avoir un chouette niveau !"

Si elle a un faible pour la comédie, elle flippe un peu elle aussi à la perspective du "Snatch Game". "C’est pas facile de devoir faire rire." Mais La Maryposa a d'autres projets. Drag Race ou pas, elle s’apprête à créer une Maison Queer, une maison de création avec des artistes LGBT+ et elle planche actuellement sur un seule en scène.

 

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Nomai: “À mon âge, serais-je encore légitime ?"

Nomai est une figure à part de la scène drag française. “Mon style se situe entre le drag et le club kid fashion. Et puis je suis très "Afrique" et couture.” Candidater pour un Drag Race France, pourquoi pas ? Mais Nomai serait plus à l’aise si l’émission est en anglais. “Mais vu mon âge [elle n’a que la trentaine, pourtant, ndr] est-ce que je serais encore légitime ?", s’interroge-t-elle.

"Je fais partie de la première génération de drag, il y en a eu au moins 3 générations depuis ! J’ai des filles, qui auront bientôt des filles !"

Dans les premières saisons de Drag Race elle a beaucoup aimé Nina Flowers et Raja, la gagnante de la saison 3. Sur la question des challenges où elle réussirait ou non, elle préfère botter en touche. “Ça dépend de ce que tu as comme avantage à ce moment pour avancer sur ce challenge. Certaines sont très bonnes et se plantent. Les comedy queens se plantent au Snatch Game, c’est toujours aléatoire.” D'ailleurs, plutôt que de concourir, Nomai se verrait bien animer l’émission. A bon entendeur !

 

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Holly White : “Le spectacle et le cabaret prennent déjà une grande place dans ma vie"

Drag-queen depuis une dizaine d’années, la niçoise Holly White est l’une des pionnières du renouveau drag en France. Elle fait partie des chanceuses à pouvoir vivre de son art. Pour autant, elle ne sait pas si le grand public est prêt pour Drag Race tricolore.

Copine de Nicky Doll, elle l’a vue représenter la France avec fierté dans la saison 12 de l’émission aux Etats-Unis. Elle aussi a d’ailleurs hésité à partir s’installer outre Atlantique. Si l’émission est adaptée en France, elle n’est pas certaine d’y participer dès la première saison. “Le spectacle et le cabaret prennent déjà une grande place dans ma vie”, explique-t-elle.

Avec son compagnon, également drag, elle prépare l’ouverture d’un cabaret à Cannes. Par le passé, le couple a déjà géré plusieurs établissements à Nice. En cas de participation à Drag Race, Holly White ferait des merveilles lors d'un make-over challenge, les challenges couture. Par contre, le chant, n'est pas sa tasse de thé...

 

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Crédits images: DR: Xavier Heraud, Ranobrac

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L’anulingus, nouvelle star de la pop culture ?

ven. 16 avr. 2021, 16 h 25
Du nouvel album d'Eddy de Pretto à la série It's a Sin, cette pratique longtemps taboue semble plus que jamais se faire une place dans la pop culture.

Plus les années passent, plus les tabous s'effacent dans la pop culture. D'une part, les plaisirs de la chair ne sont plus seulement une affaire d'hommes hétérosexuels. Des voix comme celles d'Ariana Grande, Nicki Minaj et bien d'autres icônes avant elles participent, de par leur art, à une libération de la parole autour de la sexualité. En parallèle, les homos ont aussi leur mot à dire. Grâce à son titre "La Zone" issu de son deuxième album À tous les bâtards, Eddy de Pretto établit un double sens ingénieux avec un texte parlant aussi bien de la banlieue fantasmée… que de l'anus, région corporelle tant redoutée.

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Passion d'antan

Bien avant q  ue le chanteur cristolien ne fasse l'éloge de cette zone érogène, de grands noms de la scène artistique remplissaient déjà cette mission. À commencer par Mozart qui, en 1782, compose Leck mich im Arsch – soit, selon sa traduction littérale, Lèche-moi le cul. Bien qu'il véhicule une dimension humoristique, ce canon à six voix référence ouvertement la notion d'anulingus. Le siècle suivant, c'est au tour de Rimbaud et Verlaine de prendre la relève avec le Sonnet du trou du cul, dont on retiendra le vers "Mon Rêve s'aboucha souvent à sa ventouse". Une représentation abstraite mais compréhensible.

Ce n'est plus un secret, les deux poètes étaient amants. Leur idylle sulfureuse fait que leur sonnet commun fut perçu par beaucoup comme le reflet de leurs préférences sexuelles. Avance rapide jusqu'au XXIème siècle, où l'anulingus est encore identifié comme une pratique réservée en grande partie aux homos. Sur le petit écran, il faut d'ailleurs compter sur des œuvres queers pour montrer l'immontrable. En 2000, Queer as Folk inclut dès son épisode inaugural une scène de sexe torride où Brian lèche sensuellement le dos de Justin… jusqu'au moment fatidique où sa langue se perd entre les fesses de son partenaire.

Crédit photo : Showtime

Outre-Atlantique, la série est diffusée sur Showtime, soit une chaîne câblée et payante. En d'autres termes, elle s'adresse à un public averti. Au rayon du tout-public, c'est vers How to Get Away with Murder qu'il faut se tourner. En 2014, son pilote comprend une scène de sexe gay entre Connor et son plan cul (qui deviendra ensuite son boyfriend), Oliver. Assister à un rapport sexuel entre deux hommes sur un des principaux networks américains à une heure de grande écoute, c'est déjà révolutionnaire en soi. Mais la série fait du zèle en suggérant, via des jeux d'ombres bien pensés, que Connor descend jusqu'à la zone interdite pour faire un anulingus. Un grand pas vers une représentation plus fidèle du sexe homo.

Une pratique à vocation universelle

Mais heureusement, les gays n'ont pas le monopole de l'anulingus. Dès les années 90, plusieurs rappeurs et rappeuses comme Lil Wayne ou Lil' Kim évoquent de façon plus ou moins sublimée le fait de "lécher le cul", notamment en ayant recours à l'expression "tossing a salad" – qui signifie littéralement "mélanger une salade". Au fil du temps, certain·e·s artistes deviennent plus direct·e·s dans leurs paroles. Comme Nicki Minaj qui exige qu'on l'oriente vers "le meilleur bouffeur de cul" sur "Dance (A$$) Remix" avec Big Sean.

Du côté de la petite lucarne, c'est au cours de la quatrième saison de Sex and the City que Miranda est étonnée de voir son amant éphémère s'aventurer jusqu'à son anus. La scène intime en question est très courte, mais c'est ce qui s'ensuit qui est intéressant. Lors d'un brunch entre copines, la rouquine de la bande partage cette petite escapade sexuelle. Samantha, fidèle à elle-même, n'est pas très étonnée. Carrie, pour sa part, paraît au mieux dubitative, au pire dégoûtée. Quant à Charlotte, elle confie s'adonner à l'anulingus çà et là avec son mari. Des expériences divergentes qui soulignent bien les différentes opinions que la société alimente envers cette pratique sexuelle, alors perçue comme subversive.

Crédit photo : HBO

Une décennie plus tard, Girls marque les esprits de son public alors que Marnie, appuyée sur l'évier de la cuisine, maintient enfoncée la tête de son amoureux Desi entre ses fesses. Ce dernier s'active, suggérant un anulingus pour le moins dynamique. Une scène peu ou prou similaire est incluse dans un épisode de True Detective, où l'on aperçoit l'enquêteur Marty en train de lécher le derrière de sa maîtresse. Le dénominateur commun de toutes ces scènes d'anulingus hétéro ? Elles fonctionnent à sens unique : il s'agit, en écrasante majorité, d'hommes qui butinent l'anus de leur partenaire. Renforçant, de fait, que la zone anale doit toujours rester chasse gardée pour eux s'ils veulent préserver leur sacro-sainte virilité.

Un trou n'est pas qu'un trou

Montrer l'anulingus, c'est bien. Rendre explicites ses nuances, c'est mieux. En effet, dans la pop culture et notamment celle des années 2000, le fait de "lécher le cul" est présenté comme une pratique préliminaire parmi tant d'autres. Et ça peut l'être, bien entendu. Mais il serait dommage de passer sous le tapis l'une des émotions principales qui l'entourent : la crainte. Parce que l'anus s'avère être aussi l'étape finale du système digestif, c'est une zone qui n'est pas nécessairement toujours propre. C'est bien ce que met en lumière la récente série It's a Sin, alors que le personnage d'Ash conseille à Richie d'aller prendre une douche après avoir tenté un anulingus. Le sexe anal, c'est aussi une préparation qui doit être montrée.

Cette même appréhension transparaît dans Looking. Dans le cinquième épisode de la saison 1, Patrick est en train de se faire sucer par Richie. Quand, soudain, ce dernier lui soulève les cuisses afin d'avoir accès à son anus. Tandis qu'il commence à laper son orifice, Patrick est visiblement mal à l'aise : il a peur de ne pas être propre. Richie le rassure alors en lui disant de ne pas s'inquiéter puisqu'il a pris une douche juste avant leur rapport sexuel. Là encore, la série souligne un aspect important de l'anulingus : le fait d'être suffisamment bien dans son corps pour apprécier l'acte. Et, en prime, l'importance de communiquer.

Crédit photo : Starz

Et puis il y a des séries renversantes comme la confidentielle Vida. Dès sa première saison, cette dramédie sex-positive créée par Tanya Saracho montre ce qu'on ne voit pas que trop rarement : un homme en train de se faire lécher l'anus par sa partenaire. En effet, l'héroïne de la série, Lyn, est accroupie au pied du lit pendant que son boyfriend s'offre à elle, les quatre fers en l'air. Prouvant que, contrairement à la croyance populaire hétéronormée, les rôles sexuels peuvent s'inverser lorsqu'il s'agit d'anulingus.

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"Quelque chose est en train de se passer avec les hommes et le cul", lançait la débridée Samantha Jones dans Sex and the City. Or, le fait est que l'attrait qu'ont de nombreux hommes pour l'anus et les pratiques qui s'y rattachent n'a rien de nouveau. Ce qui l'est, en revanche, c'est d'en parler. Et de casser un tabou qui n'a pas lieu d'être. Longtemps catalogué comme un acte exclusif aux gays, l'anulingus se démocratise et c'est tant mieux.

Le plaisir, qu'il provienne de cet orifice-là ou non, est de moins en moins genré ou limité à une orientation amoureuse. La pop culture a ainsi grandement contribué à ouvrir des discussions et ses récentes propositions contribuent à offrir une vision plus complexe et plus complète de ce qu'est l'anulingus. Et quand on s'aperçoit que Femme Actuelle et GQ partagent avec leur lectorat des astuces sur "comment bien réussir son léchage de cul", on se dit que la société est quand même plutôt sur la bonne voie.

Crédit photo : Channel 4 via capture d'écran

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Des dignitaires allemands défient le Vatican en organisant une bénédiction de masse de couples de même sexe

ven. 16 avr. 2021, 14 h 42
Les prélats allemands espèrent être entendus par le Vatican qui refuse de bénir les unions des couples de même sexe.

Un vent de rébellion souffle-t-il au sein de l'Eglise catholique ? Un groupe de dignitaires catholiques allemands ont prévu d'organiser une bénédiction de masse de couples de même sexe. Le nom de l'événement, prévu le 10 mai prochain, laisse peu de place à l'interprétation : "L'amour gagne, bénédiction pour ceux qui s'aiment". Ainsi, ils défient le Vatican, très opposé à la bénédiction des couples homos.

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Ces bénédictions doivent avoir lieu dans tout le pays. "L'amour est une bénédiction. Les gens qui s'aiment sont bénis. Le 10 mai 2021, nous vous vous bénirons dans de nombreux lieux en Allemagne", peut-on lire sur la page web de l'événement. "Nous ne voulons exclure personne. Nous célébrons la diversité des vies et des histoires d'amour. Nous demanderons la bénédiction de Dieu, sans se cacher."

Un défi au Vatican

Les alliés qui ne se rendront pas à ces messes sont invitées à utiliser "des symboles créatifs pour montrer que nous sommes nombreux, au sein de l'Église à percevoir la diversité comme une richesse et une bénédiction". Ces catholiques allemands font partie de nombreux dignitaires dans le monde qui bravent le Vatican et son refus d'accompagner les couples de même sexe.

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Le 15 mars dernier, la Congrégation pour la doctrine de la foi a rappelé que l'Église interdit de bénir des unions de personnes de même sexe. "Il n’est pas licite de donner une bénédiction aux relations ou partenariats, même stables, qui impliquent une pratique sexuelle hors mariage (c’est-à-dire hors de l'union indissoluble d’un homme et d’une femme ouverte en soi à la transmission de la vie), comme c’est le cas des unions entre personnes du même sexe", écrit la Congrégation.

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En réponse, le mois dernier, l'Initiative des prêtres, un collectif de 350 prêtres et diacres, a appelé à "ne rejeter aucun couple qui s'aime", indique Crux. Autre initiative, dans une tribune dans un journal flamand, l'évêque de Anvers Johan Bonny a écrit être "profondément embarrassé par mon Église". Il ajoute : "Je tiens à m'excuser auprès de tous ceux pour qui ce 'responsum' (le rappel de la Congrégation, ndlr) est douloureux et incompréhensible : les couples homosexuels engagés fidèles et catholiques, les parents et grands-parents de couples homosexuels et leurs enfants, le personnel pastoral et les conseillers des couples homosexuels. Leur douleur pour l'Église est la mienne aujourd'hui."

Ses exemples étrangers réchaufferont sans doute le coeur des croyants LGBT+ français. Car malheureusement, le clergé hexagonal s'est montré beaucoup plus aligné avec les positions rétrogrades du Vatican...

Crédit photo : Wikimedia commons

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Agnès Cerighelli à nouveau condamnée pour des tweets à caractère homophobe

ven. 16 avr. 2021, 13 h 12
Agnès Cerighelli, ancienne élue de Saint-Germain-en-Laye a été condamnée pour des propos diffamatoires à l'égard du photographe Olivier Ciappa. Elle devra verser 17.900 euros d'amende.

Agnès Cerighelli a de nouveau été condamnée. Le tribunal correctionnel de Paris l'a jugé coupable de "diffamation", de "tentative de chantage" et de "contrefaçon de droit d'auteur". Elle devra verser 17.900 euros d'amende au photographe Olivier Ciappa, à Stop homophobie et à l'association Mousse. La justice a également retenu le caractère homophobe des propos, selon l'avocat de Mousse.

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Les 6 et 9 juin 2019, l'ancienne élue des Yvelines a publié sur son compte Twitter plusieurs messages diffamant le photographe, connu pour ses portraits de personnes LGBTQI+. Elle a ainsi écrit : "Ce couple LGBT est criminel. Il a acheté illégalement (sic) un ovocyte à l’étranger puis a loué un ventre féminin (sic) pendant 9 mois. Il a ensuite délibérément privé une petite fille de sa maman (sic). Il se vante maintenant sur Twitter d’avoir violé la loi FR qui interdit la GPA. Honteux !!!". 

Tentative de chantage

Elle joignait alors une photo d'Olivier Ciappa sans son consentement. "Il est scandaleux que l’activiste Olivier Ciappa qui a violé la loi FR en achetant illégalement une GPA à l’étranger (sic) et qui vit du commerce juteux de la photographie LGBT (sic) me traite de haineuse. Seul l’intérêt supérieur des enfants me guide. Ses viles accusations sont infondées", écrit-elle dans un autre tweet. Si le photographe est bien un militant LGBTQI+, ce n'est pas un fille né d'une GPA qui est prise en photo, mais de sa nièce.

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Selon Me Étienne Deshoulières, l'avocat de Mousse partie civile, Agnès Cerighelli "avait tenté de dissuader Olivier Ciappa de porter plainte en le menaçant de divulguer des données qui avaient été piratées sur son ordinateurs. Ces menaces lui ont valu une condamnation pour tentative de chantage." L'ancienne conseillère municipale de Saint-Germain-en-Laye a jusqu'au 25 avril pour faire appel. Pour l'heure, l'élue n'a pas commenté cette décision de justice.

Hasard du calendrier, Agnès Cerighelli a été condamnée un mois plus tôt pour s'en être pris à Marlène Schiappa, indique actu.fr. Sur Twitter, elle qualifiait la ministre "d’auteure de livres pornographiques" et jugeant que la loi Schiappa "avait légalisé la pédophilie en refusant d’inscrire un âge précis de consentement sexuel".

Une condamnation en 2020

Concernant l'homophobie aussi, ce n'est pas la première fois qu'Agnès Cerighelli est condamnée. En février 2020, elle avait été poursuivie par plusieurs associations LGBTQI+ et condamnée en première instance. Toujours sur Twitter, elle parlait de "glorification des trans", de "l'invention des LGBTphobies pour 'homosexualiser' (sic) la jeunesse française". Sans surprise, elle criait au "lobby LGBT".

"En 1941, le nazi Heydrich impose à tout juif de plus de 6 ans de porter l’étoile de David sur son vêtement. En 2019, la secte LGBT impose à tous ses membres de porter un pansement arc-en-ciel sur le visage pour afficher son prosélytisme et son communautarisme sexuels. Honteux ! ", lâchait-elle.

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À l'audience, l'élue s'était défendue en parlant de liberté d'expression. Le procureur de Versailles avait alors répondu : "Ce sont des injures publiques au sujet de l’orientation sexuelle. C’est réduire l’individu au néant quand on le qualifie de lobby, de secte ou de communautarisme. C’est une réflexion de bas niveau sur Twitter. Avoir 13 000 abonnés n’est pas gage de qualité dans la société dans laquelle nous vivons. C’est une argumentation aussi pauvre que le cerveau qui l’a porté."

Les tweets discriminatoires ont valu à Agnès Cerighelli une amende de 4.000 euros dont 2.000 euros avec sursis. Après ses multiples condamnations l'élue a été suspendue de Twitter. Mais Agnès Cerighelli dispose toujours à ce jour d'une page Facebook.

La haine en ligne domine

"Rappelons que les propos pour lesquels Agnès Cerighelli a déjà été condamnée ne constituent qu’une infime partie des tweets méprisants à l’encontre des personnes LGBT+ qu’elle a diffusé régulièrement sur internet. Malgré la suspension de son compte Twitter, elle a continué à répandre sa haine homophobe par d’autres moyens", dit aujourd'hui l'avocat de Mousse. "C’est une première dans les procès de harcèlement en ligne que la somme soit si élevée ", s'est félicité Olivier Ciappa.

Joint par TÊTU, le photographe, qui a récemment annoncé sa transition sur les réseaux sociaux, demande à ce que "pour le moment" on continue d'employer le genre masculin pour se référer à lui.

Dans son dernier rapport sur les LGBTIphobies, SOS homophobie indique qu'internet est le premier vecteur de LGBTIphobie. 31% des d'actes LGBTIphobes rapportés ont lieu sur internet. La loi Avia était censée obliger les plateformes à modérer les contenus qui appellent à la haine. Mais sa rédaction a été censurée en grande partie par le Conseil constitutionnel.

 

Crédit photo : Capture d'écran Facebook

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VIDÉO. Lil Nas X et Dominic Fike se galochent dans le clip trippant du groupe Brockhampton

ven. 16 avr. 2021, 11 h 54
Après avoir flirté avec le Diable dans son dernier clip, Lil Nas X passe une nouvelle fois devant l'objectif pour la vidéo délirante de "Count On Me" par Brockhampton. Ou quand une virée entre potes dérape en bad trip plutôt chaud…

2021, Lil Nas X est partout. Et chacune de ses apparitions est pensée pour pousser le "gay agenda". Après avoir fait péter les plombs aux conservateurs américains avec le clip de "Montero (Call Me By Your Name)", le rappeur a décidé de pécho le chanteur Dominic Fike pour "Count On Me", le nouveau single entraînant de Brockhampton. Pour ce titre extrait de leur nouvel album, le groupe de hip hop américain a misé sur un couple gay mixte. Une idée qui reflète bien les valeurs inclusives qu'il véhicule et incarne.

Dans la vidéo, Lil Nas X et Dominic Fike embarque à bord de la même Jeep pour ce qui semble être un road trip innocent entre potes. Après quelques blagues sur Radiohead ("Who the fuck is Radiohead?" plaisante Lil Nas X), les choses partent en vrille. La vidéo se transforme en trip étourdissant où les deux garçons commencent à avoir des hallucinations.

Au gré de leur délire, ils en viennent à s'embrasser avec passion sur un rocher près d'un lac, avant de s'enlacer tendrement dans l'eau, leurs torses nus collés l'un contre l'autre.

Du hip hop queer et inclusif

Pour celles et ceux qui ne sont pas familier·e·s avec Brockhampton, il s'agit d'un groupe de hip hop fondé en 2010. Il est actuellement composé de 12 membres au total, dont le leader, Kevin Abstract, est ouvertement homosexuel. Le titre "Count On Me" est tiré de leur sixième album, Roadrunner: New Light, New Machine, paru le 9 avril dernier. Le groupe a d'ores et déjà annoncé qu'un septième et dernier disque sortirait courant 2021, précisant qu'il signerait ainsi la séparation de Brockhampton jusqu'à nouvel ordre.

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Crédit photos : Brockhamption via capture d'écran YouTube

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Becky Albertalli, l’autrice de « Love, Simon », prépare une nouvelle adaptation d’un de ses romans queers

ven. 16 avr. 2021, 11 h 39
L'autrice américaine à l'origine de Love, Simon et de Love Victor va voir au son deuxième roman, The Upside of Unrequited, adapté au cinéma.

On n'arrête plus Becky Albertalli ! En 2018, l'écrivaine voyait son roman inaugural, "Simon vs. the Homo Sapiens Agenda", transposé sur grand écran avec Love, Simon. Dans la foulée, Disney commandait une série dérivée du film, "Love Victor". Cette fois, selon le site de Variety, c'est le deuxième roman de l'écrivaine qui va être adapté sur grand écran.

Publié en 2017 outre-Atlantique, The Upside of Unrequited sera ainsi adapté au cinéma par Hillary et Anna-Elizabeth Shakespeare, deux sœurs réalisatrices qui ont récemment fait parler d'elles grâce à leur tout premier film Soundtrack to Sixteen. Pour l'heure, la distribution des rôles n'a pas encore été annoncée.

Coming out forcé

Paru sous le titre Mes hauts, mes bas et mes coups de cœur en série en France, ce deuxième roman narre le quotidien de Molly. À 17 ans, une ado qui enchaîne les crushs... sans pour autant avoir eu droit à son premier baiser. Alors quand sa sœur jumelle Cassie trouve le grand amour dans les bras d'une camarade de classe, Molly se retrouve plus seule que jamais. Mais elle se découvre vite un nouveau béguin pour Will, le meilleur ami de la copine de Cassie. Comme si ça ne suffisait pas, Molly commence également à être attirée par Reid, son collègue un peu geek sur les bords. Le début des problèmes…

À LIRE AUSSI : Becky Albertalli, autrice de « Love, Simon », contrainte de faire son coming out bi

Depuis ses débuts littéraires, Becky Albertalli fait la part belle à la représentation LGBTQI+ pour ses personnages. Et c'est sans doute là une des clefs de son succès. En septembre 2020, la jeune femme a fait son coming out bisexuel pour faire taire les accusations lui reprochant de faire de l'argent sur le dos d'une communauté dont elle ne ferait pas partie.

Crédit photo : 20th Century Fox

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Human Rights Watch dénonce une recrudescence des persécutions policières anti-LGBT au Cameroun

ven. 16 avr. 2021, 9 h 51
Human Rights Watch interpelle la communauté internanitionale sur la situation des personnes LGBTQI+ au Cameroun. Depuis février 2021, 24 personnes auraient été arrêtées pour homosexualité.

L'organisation non gouvernementale Human Rights Watch tire la sonnette d'alarme concernant la situation des personnes LGBTQI+ au Cameroun. Dans ce pays, qui criminalise encore l'homosexualité, au moins 24 personnes auraient été arrêtées, battues ou menacées pour homosexualité ou "non-conformité de genre", depuis février 2021, selon HRW.

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"Ces récentes arrestations et abus suscitent de graves inquiétudes quant à la recrudescence des persécutions anti-LGBT au Cameroun, regrette Neela Ghoshal, la directrice adjointe de la division LGBT+ de l'ONG. La loi qui criminalise les comportements homosexuels fait courir aux personnes LGBT un risque accru d'être maltraitées, torturées et agressées sans aucune conséquence pour les auteurs de ces actes"

Une association contre le VIH visée

C'est ainsi que le 24 février, à Bafoussam, dans la région de l'Ouest, les policiers ont fait une descente dans les bureaux de Colibri. Colibri est une organisation qui fournit des moyens de prévention et de traitement du VIH. 13 personnes ont été arrêtés, dont sept collaborateurs de l'association, selon HRW. Elles ont été inculpées pour "homosexualité" et libérées les 26 et 27 février.

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"La police nous a dit que nous étions le diable, que nous n'étions pas humains, pas normaux. Ils ont frappé une femme transgenre au visage, l'ont giflée deux fois devant moi", a notamment déclaré une jeune femme transgenre de 22 ans interpellée. Selon HRW, une autre femme trans de 26 ans a été forcée à se soumettre à un test de dépistage du VIH et à un examen anal, pourtant considéré comme une "torture" par l'ONU.

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"Le médecin était gêné, mais a dit qu'il devait faire l'examen parce que le procureur en avait besoin. J'ai dû me pencher en avant. Le médecin portait des gants et a inséré son doigt. C'était la chose la plus humiliante que j'aie jamais vécue", a-t-elle déclaré à HRW citée par l'AFP.

5 ans de prison pour homosexualité

Le Cameroun pénalise l'homosexualité et la loi prévoit des peines de 6 mois à 5 ans de détention. Les personnes incriminées peuvent recevoir une amende de 200.000 francs CFA (environ 300 euros). Selon les ONG présentes sur place, les arrestations pour homosexualité avaient sensiblement baissées ces dernières années au Cameroun. Malheureusement, elles sont reparties à la hausse depuis peu.

Crédit photo : Pxhere

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Lady Gaga pourrait sortir une suite à son album « Artpop »

jeu. 15 avr. 2021, 18 h 34
Artpop, le quatrième album studio de Lady Gaga, connaît une nouvelle vie surprenante. Cet album particulièrement douloureux pour Mother Monster  pourrait même avoir une suite…

En 2013, Lady Gaga sortait Artpop. Un quatrième album aux sonorités peu communes mêlant pop et musique house, qui était alors catalogué par beaucoup de ses fans comme avant-gardiste… mais inaudible par une partie de la critique. Si à l'époque,  la chanteuse avait laissé entendre qu'un deuxième opus, sobrement nommé Artpop II et contenant des morceaux encore plus expérimentaux pourrait débarquer, l'accueil mitigé de cet opus – bien qu'elle en ait vendu 2,5 millions d'exemplaires – l'en aurait dissuadé. Mais cela pourrait bientôt changer… grâce à un poisson d'avril.

Tout a effectivement commencé le 1er avril dernier, alors que le DJ White Shadow – le principal collaborateur de Gaga sur Artpop – annonçait la sortie d'un titre inédit, "Tea", figurant sur Artpop II. Sans tout de suite dévoiler que ceci était une blague, le producteur de musique a encouragé les fans de la chanteuse à la solliciter directement. C'est ainsi qu'est née une pétition mondiale, quémandant la sortie de ce disque expérimental de longues années après sa conception. "Vous avez le pouvoir, n'abandonnez pas", avançait DJ White Shadow dans un post Instagram, sous-entendant que le blocage se situait surtout au niveau de la maison de disques de Lady Gaga, probablement craintive d'un vrai flop commercial.

Une fanbase plus que motivée

Plus ingénieux que jamais, les Little Monsters ont redoublé d'efforts en lançant une campagne sociale avec le hashtag #BuyARTPOPoniTunes. Les fans ont alors déboursé de leur argent pour investir dans Artpop sur iTunes, à tel point que l'album s'est hissé jusqu'à la première place des charts dans 18 pays au total. Une initiative qui n'est pas passée inaperçue, puisque Lady Gaga en personne a vite réagi sur les réseaux sociaux. "Je me suis écroulée après la sortie de cet album, dit-elle. Merci de célébrer quelque chose qui m'a un jour semblé être une destruction. On a toujours cru qu'il était en avance sur son temps".

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Cet élan d'amour et de reconnaissance fait chaud au cœur… mais cela veut-il dire que le fameux Artpop II est en bonne voie ? Fort possible. Aux dernières nouvelles, DJ White Shadow laisse entendre que le projet n'est plus au point mort. "Vous avez été entendus, assure le producteur aux fans. J'ai parlé avec Lady Gaga hier soir et elle a partagé ma joie. On a prévu de se retrouver après l'Italie pour discuter de nos envies. Aucune promesse n'a été faite mais la gentillesse et l'amour sont aussi solides que de l'acier". Espérons !

Crédit photo : Universal Music

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