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Un « emoji anti-LGBT » a fait son apparition

mer. 20 fév. 2019, 9 h 16
Des internautes américains ont découvert un emoji représentant le drapeau arc-en-ciel des Fiertés barré d’un symbole « interdit ». Son créateur s’est expliqué.

La haine sur les réseaux sociaux a désormais son symbole. Des internautes ont découvert l’existence d’un emoji « anti-LGBT ». Ce drapeau arc-en-ciel recouvert d’un symbole d’interdiction s’affiche sur Facebook, Twitter et Instagram.

Il ne s’agit pas d’un emoji officiel, et il n’est d’ailleurs pas proposé par ces trois plateformes. Elles rendent cependant son affichage possible depuis un téléphone, avec des présentations qui varient selon la marque de votre téléphone.  Sur ordinateur, ce « nouvel emoji » s’affiche en deux symboles distincts : le drapeau, puis à sa droite l’interdit.

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Des utilisations diverses

Certains internautes ont fait part de leur choc à la découverte de cet emoji. Mais certaines personnes LGBT se le sont déjà approprié avec ironie pour dénoncer les LGBTphobies ou la nécessité de devoir parfois se cacher. Mais les utilisations haineuses ont également fleuri.

« moi sur Internet : / moi avec mes parents »

Un créateur identifié

Un utilisateur de Twitter a déclaré être à l’origine de cet emoji. Il a expliqué avoir découvert un bug dans les codes des émoticônes Apple qui permet cette superposition des deux symboles. La marque à la pomme ne s’est pas encore exprimée. Mais ce bug pourrait être plus large, puisque la superposition se fait aussi sous Android.

Ce « créateur » a cependant dit son inquiétude face à l’utilisation anti-LGBT de son emoji. Un petit génie dont l’intelligence ne semble donc pas dépasser ses compétences en code.

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Crédit photo : Emojipedia / montage TÊTU.

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Escorts, mariage pour tous : Karl Lagerfeld, une icône gay controversée

mer. 20 fév. 2019, 7 h 20
Star planétaire de la haute couture, Karl Lagerfeld, mort mardi 19 février à l’âge de 85 ans, a su réinventer avec brio la maison Chanel pendant plus de 30 ans. Il s’est forgé en parallèle son propre personnage, célèbre pour son allure mais aussi pour ses formules percutantes et polémiques. Véritable icône gay, le « Kaiser » était également très controversé au sein de la communauté LGBT+.

Cheveux blancs tenus par un catogan, lunettes noires, hauts cols de chemise amidonnés, doigts couverts de bagues et débit de mitraillette : le couturier allemand à l’allure de marquis rock n’roll était reconnaissable entre tous. Véritable icône gay, à la fois narcissique et champion de l’autodérision, loquace et mystérieux, cet habile communicant ne craignait jamais la controverse.

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Le couturier allemand aimait entretenir le mystère et celui-ci a pu se nicher jusque dans sa date de naissance. Seule certitude, Karl Lagerfeld est né dans la cité portuaire de Hambourg. Pour plusieurs titres de la presse allemande s’appuyant sur des documents officiels, il avait vu le jour le 10 septembre 1933. En 2013, il affirmait à « Paris-Match » être né en 1935, indiquant que sa « mère avait changé la date ». Le mystère reste entier à ce jour.

Changement d’avis sur le mariage

Karl Lagerfeld a su très tôt qu’il était homosexuel, et pour lui pas besoin d’en parler outre-mesure. « Ça n’a jamais été un sujet dans ma vie parce que j’ai toujours vécu dans un milieu où ce n’était pas un sujet », confiait-il sur le divan de Marc-Olivier Fogiel en février 2015. Très tôt, Karl Lagerfeld évoque son homosexualité avec sa mère. « Elle a dit que c’était comme une couleur de cheveux, qu’il y avait des blonds et des bruns et que ce n’était pas un sujet« , raconte-t-il.

Une mère au « pragmatisme méchant et drôle », pour qui il était « béa d’admiration », comme il le confiait dans une interview donnée au « Point ». Certainement celle qui lui a transmis le sens de la remarque bien placée et donné l’envie de ne pas mâcher ses mots. En 2010, il s’était exprimé sur l’ouverture du mariage aux couples de même sexe dans un entretien fleuve accordé à Vice UK. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’on ne s’attendait pas à ça :

« Je suis contre le mariage gay, pour la simple raison que, dans les années 60, tout le monde réclamait le droit à la différence. Et maintenant, soudainement, tout le monde veut une vie bourgeoise. »

Des propos qui avaient déclenché la polémique. Mais trois ans plus tard, lors des débats sur le mariage pour tou.te.s en France, le couturier change radicalement d’avis et le fait savoir sur le podium du défilé Haute Couture printemps-été de janvier 2013. Pour le traditionnel final, ce n’est pas une, mais deux mariées qui ont défilé en robe immaculée, accompagnées par le fils du mannequin américain Brad Kroening, Hudson Kroening, filleul du créateur.

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Karl Lagerfeld fait défiler deux mariées main dans la main accompagnées d'un garçon d'honneur #Chanel #HauteCouture pic.twitter.com/5PSne4UA

— Vogue.fr (@VogueParis) January 22, 2013

Escorts de luxe

Sur le plan sentimental, Karl Lageferld aimait entretenir des relations platoniques, notamment avec le grand amour de sa vie, Jacques de Bascher, un dandy à la beauté redoutable, dont son rival Yves Saint Laurent tombe, lui aussi, amoureux.

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Plutôt pudique sur le sujet, le « Kaiser » avait confié « admirer les acteurs porno » et aimer les « escorts de luxe » auprès de nos confrères de Vice UK.

« Je n’aime pas coucher avec des personnes que j’aime vraiment. (…) Parce que le sexe ne peut pas durer pour toujours. Je pense que c’est sain. Et pour la façon dont vivent les gens riches, c’est possible. Le reste du monde a besoin du porno. »

Enfin, celui qui décrivait ses sempiternelles lunettes noires comme sa « burqa », était attaché à faire défiler des mannequins taille 34 ou 36 dans ses défilés. Il a tenu des propos grossophobes, notamment en affirmant que les femmes « rondes » n’avaient rien à faire « sur les podiums ». Il avait même été jusqu’à lancer, sur le plateau de l’émission « Le Grand 8 » sur C8, que « le trou de la Sécurité sociale » était aussi dû aux « maladies attrapées par les gens trop gros ». Nul doute que l’on se souviendra de cette icône controversée bien au-delà de la communauté LGBT+.

(Avec AFP)

Crédit photo : Patrick KOVARIK / AFP. 

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Victime de discriminations, le sportif Michael Sam regrette d’avoir fait son coming-out

mar. 19 fév. 2019, 18 h 20
L’ancien joueur de football américain Michael Sam regrette d’avoir fait son coming-out avant les sélections de la National Football League (NFL). Il a affirmé avoir été victime de réactions discriminantes et homophobes qui ont impacté sa carrière.

Un discours inspirant. L’ancien joueur de football américain, Michael Sam, a été invité, mardi 12 février, à l’Université de New Mexico, pour une conférence sur l’homosexualité dans le sport. En 2014, il avait marqué l’histoire en devenant le premier joueur ouvertement gay a entrer dans une équipe majeure de football américain. Il a donc profité de l’occasion pour revenir sur son coming-out très médiatisé, dont il dit regretter le timing.

Sa carrière aura duré un an. Recruté en 2014 par l’équipe des « Rams de Saint Louis », à Los Angeles, il sera finalement mis à l’écart. Il rejoint ensuite l’équipe de Dallas avant d’être à nouveau écarté par ses coéquipiers, seulement sept semaines plus tard.

À LIRE AUSSI : Lilian Thuram reconnaît qu’être footballeur et ouvertement gay « pourrait être dangereux »

Son homosexualité mise en cause ?

Sam pense que le fait d’être ouvertement gay l’a défavorisé lors des sélections de la ligue nationale de football (NFL). Il ne s’est pas senti accepté comme il est, et lors des entrainements, il est arrivé qu’il se soit fait insulter par des co-équipiers. Il pense également que la NFL a mal vu qu’il se soit fait filmer entrain d’embrasser son ex-copain, l’ancien nageur Vito Cammisano. Un baiser qui avait fait les gros titres.

« Je pense que si je n’avais jamais fait mon coming-out (…), je serais toujours dans la ligue nationale de football », avait-il confié en 2016 dans un média sportif.

Le joueur a avoué avoir arrêté sa carrière pour soigner une dépression. « La NFL a été dure avec moi. Cela a été très difficile de pardonner », a-t-il confié aux étudiants mardi 12 février. Et de poursuivre : « J’aime le football. Le football m’a donné une éducation (…). Je suis très reconnaissant pour le sport. » 

Depuis, l’ancien joueur donne des conférences dans les universités américaines pour aider les jeunes à s’accepter comme ils sont.

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Crédit photo : Instagram @mikeysam52. 

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Karl Lagerfeld : les punchlines que l’on retiendra du génie de la mode

mar. 19 fév. 2019, 18 h 19
Le monde de la mode pleure son empereur disparu. Le 19 février, Karl Lagerfeld s’est éteint à l’hôpital de Neuilly. Il avait 85 ans. Connu pour son style inimitable, on retiendra aussi de lui son avis tranchant, sur la mode et la vie, et son goût pour la provocation avec ses petites « vacheries » que l’on appelait les « karlismes ». Des propos piquants, parfois choquants, mais aujourd’hui cultes, qui en disent long sur le personnage.

 

« Mon âge c’est moi qui en décide. Je suis intergénérationnel. »

Il transcendait la mode, les âges, et on le pensait immortel. Et pourtant, Karl Lagerfeld nous a quittés le mardi 19 février, à 85 ans. Le pape de la mode a prouvé plus d’une fois qu’il savait vivre avec son temps mais ne se revendiquait d’aucune génération, comme il l’expliquait dans « Elle » en 2008. Il n’avait d’ailleurs jamais voulu dévoiler sa véritable date de naissance. Selon lui, sa mère l’aurait changée pour des raisons obscures. Malgré des prises de positions parfois datées, il a toujours insisté sur l’importance de s’adapter à son époque. Il disait se concentrer sur le présent et le futur, aimer les vêtements vintage, tout en précisant que que le vintage était bien pour les vêtements, « pas pour les gens » (« The luxury Channel« , 2010).

 

« Les pantalons de jogging sont un signe de défaite. Vous avez perdu le contrôle de votre vie, donc vous sortez en jogging. »

Celui qu’on appelait le Kaiser disait être admiratif des marques comme H&M, et ne pas vouloir se réfugier dans le luxe ou dans sa tour d’ivoire. Il semblait avoir quand même son mot à dire sur le port du jogging : pour lui, les pantalons élastiques sont une preuve de laisser aller. En 2017, dans « Salut les terriens« , il ajoutait que sans une certaine discipline, rien ne reste ferme et « tout fout le camp ». Impensable de la part d’un homme obsédé – jusqu’à l’excès – par les corps minces.

 

« Voyez la vie en rose, mais n’en portez pas ! »

Une punchline griffée Karl Lagerfeld ! Réputé pour ses costumes noirs et blancs, il n’est pas étonnant que le couturier ne soit pas fan de la couleur rose, comme on l’apprenait en 2014 dans « Le Monde Selon Karl », paru chez Flammarion. Il avait également déclaré son aversion pour une autre couleur dans une campagne de pub pour la sécurité routière, où on le voit affublé d’un gilet jaune : « C’est jaune. C’est moche. Ça ne va avec rien. Mais ça peut vous sauver la vie ».

 

« Si tu pisses partout, t’es pas Chanel du tout.»

Tout le monde veut connaitre la vie secrète du géant de Chanel. Le documentaire « Lagerfeld Confidential » promettait d’ouvrir les portes très fermées de ce monde doré. On y découvre notamment des images des toilettes de chez Chanel, habillées d’une pancarte « Pissing everywhere isn’t very Chanel » (littéralement « Si tu pisses partout, t’es pas Chanel du tout »). Très chic.

 

« Si j’étais une femme russe, je serais lesbienne. Les hommes russes ne sont vraiment pas très beaux. »

Dans un numéro spécial de « Metro », paru en 2012 et intitulé sobrement « Le monde selon Karl », le couturier allemand revêt le costume de rédacteur en chef pour une journée. Il y fait des illustrations et y mène des interviews, ne manquant pas au passage de déclamer des petites phrases provocantes, qu’on lui connait bien.

 

« Je déteste avoir des conversations intellectuelles. Parce que seule ma propre opinion m’intéresse. »

Après s’être qualifié de « modestie même », on découvre en 2011 dans le « Parisien » que Karl Lagerfeld ne s’intéresse qu’à sa propre opinion. Il précisera plus tard vouloir tout de même se tenir informé de tous les sujets. Il a également déclaré qu’il avait toujours su qu’il deviendrait une légende. Rien que ça. D’ailleurs, il préférait la solitude (sans doute à cause de blessures familiales ou amoureuses). Dans « Elle », il disait être dans un « ménage qui tient » avec lui-même.

 

« Je suis une sorte de nymphomane de la mode qui n’atteint jamais l’orgasme. »

Provoquer a toujours été un des jeux préférés du directeur artistique de Chanel (depuis 1983). Rapporté dans « Beautiful People » d’Alicia Drake (paru en 2010), il flirte avec le vulgaire en se comparant à une nymphomane. Lagerfeld ne connait jamais de satisfaction totale pour son travail, mais ce sentiment de frustration est en réalité très stimulant et le pousse à toujours se surpasser. Dans une vidéo pour « Paris Dernière« , en 2012, il avouait n’être jamais content de lui-même, et que c’est ce qui lui permettait d’avancer. « C’est horrible les gens qui sont contents d’eux. »

 

« Si l’on me demande quelle est la femme la plus élégante du monde, je dirais que c’est elle. Personne ne porte un manteau de fourrure comme elle. »

Le géant de la mode n’a jamais caché son amour débordant pour sa chatte « sacré de Birmanie », Choupette, dont le compte Instagram approche les 120.000 abonnés, et qui semble désignée comme son héritière. Le couturier, qui était plus proche de sa chatte que des femmes (ou au moins autant ?), assurait à « Marie-Claire » en 2012 que Choupette est « la femme la plus élégante du monde », la comparant aussi à l’ancienne escorte Zahia, qu’il admire. « Choupette est la Zahia des chatons. » 

 

« Je trouve les tatouages horribles. C’est comme vivre dans une robe Pucci à plein temps. »

Même s’il ne s’oppose pas complètement à un ou deux petits dessins discrets, Karl a horreur des tatouages. Dans « Salut les terriens » (2017), il se justifie notamment en expliquant que, quand les personnes tatouées vont vieillir, leurs corps vont devenir « des drapés imprimés ». La mode du tatouage serait-elle d’ailleurs en train de tomber dans le mauvais goût ? Pour le Kaiser, la limite entre ce qui est tendance et ce qui est ringard est très fine.

 

« J’ai autour de moi des gens jeunes et beaux. J’ai horreur de regarder la laideur. »

La provocation, une fois de plus ! « Le Monde selon Karl » (2013) nous confirme le goût prononcé de Karl pour les gens attirants, lui qui a toujours su s’entourer de modèles beaux et dans la fleur de l’âge (comme le mannequin Baptiste Giabiconi à qui il a « volé » Choupette).

 

« L’homosexualité est comme une couleur de cheveux, rien de plus. Et puis, cela évite une belle fille insupportable. »

Une phrase de sa mère Elisabeth cette fois, que Karl Lagerfeld a souvent évoqué et qu’il a toujours qualifiée de stricte et distante, mais en avance sur son temps. Quand le jeune Karl lui a demandé ce qu’était l’homosexualité, elle aurait comparé cela à une simple couleur de cheveux, qui ne dérange personne. Une citation suûrement un peu romancée qu’il a relayée dans « Paris Match » en 2013, mais qui nous plait bien. Comme quoi la répartie est de famille.

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Crédit photo : Pierre Guillaud/ AFP.

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Karl Lagerfeld est mort à l’âge 85 ans

mar. 19 fév. 2019, 13 h 18
C’était une légende de la mode : Karl Lagerfeld, directeur artistique des maisons Chanel et Fendi, est mort le 19 février à l’âge de 85 ans à l’hôpital américain de Neuilly-sur-Seine.

La mode perd l’un de ses créateurs les plus emblématiques. Karl Lagerfeld est mort ce mardi 19 février à l’âge de 85 ans. Le directeur artistique des maisons Chanel, Fendi et d’une ligne éponyme, est décédé à l’hôpital américain de Neuilly-sur-Seine, a annoncé la maison de couture Chanel à l’AFP.

Des rumeurs sur son état de santé se faisaient insistantes depuis plusieurs semaines. « Fatigué », il avait notamment brillé par son absence le 23 janvier dernier à l’occasion de deux défilés Chanel. Chose qu’il n’avait jamais manqué de faire depuis ses débuts chez Chanel en janvier 1983.

Le « Kaiser » avait le talent de faire émerger des mannequins stars : la Française Inès de la Fressange, qui signe un contrat d’exclusivité avec Chanel en 1983, mais aussi l’Allemande Claudia Schiffer, la Britannique Cara Delevingne ou encore Lily-Rose Depp.

Un look reconnaissable parmi mille autres

Cheveux blancs tenus par un catogan, lunettes noires, hauts cols de chemise amidonnés, doigts couverts de bagues et débit de mitraillette : le couturier allemand à l’allure de marquis rock’n roll était reconnaissable entre tous.

Né à Hambourg, il aimait entretenir le mystère sur sa date de naissance. Pour plusieurs titres de la presse allemande, s’appuyant sur des documents officiels, il avait vu le jour le 10 septembre 1933. Il affirmait quant à lui être né en 1935, indiquant que sa « mère avait changé la date », dans une interview à Paris-Match en 2013.

Bernard Arnault, « infiniment attristé »

Le patron de LVMH Bernard Arnault s’est dit « infiniment attristé » par cette nouvelle et a rendu hommage à « son ami très cher ». Et d’ajouter : « La mode et la culture perdent un grand inspirateur. »

« J’éprouve énormément de tristesse, a réagi la maire de Paris Anne Hidalgo dans un communiqué de presse. Son art donnait des couleurs et des formes à l’amour, au raffinement, à l’époustouflant, au merveilleux (…) Toutes celles et tous ceux qui l’ont connu se souviendront de sa gentillesse, de sa générosité et de l’attention sincère qu’il portait aux plus fragiles. »

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Le créateur Simon Porte Jacquemus a posté une photo de lui et de Karl Lagerfeld sur son compte Instagram accompagnée, en légende, d’un coeur rouge et d’un simple « FOREVER KARL. »

Sur le même réseau social, la chanteuse et ex-mannequin Carla Bruni a remercié Lagerfeld de lui « avoir apporté tant de beauté et de légèreté dans ce monde si lourd, tant de couleurs dans cette grisaille, tant d’esprit dans cette époque éteinte ». « Vous allez beaucoup manquer. À moi comme au monde entier. »

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Crédit photo : GABRIEL BOUYS / AFP.

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Bientôt un mannequin ouvertement gay président des Etats-Unis ?

mar. 19 fév. 2019, 12 h 20
Le mannequin, acteur et chanteur Ronnie Kroell, 36 ans, a annoncé il y a quelques jours être candidat aux élections présidentielles américaines. Il est le deuxième homme ouvertement homosexuel à se présenter.

Il est le deuxième candidat ouvertement homosexuel à se présenter aux élections présidentielles américaines. Ronnie Kroell, 36 ans, a fait cette annonce il y a quelques jours lors d’une soirée privée organisée dans le bar Pump, à Los Angeles.

Le jeune homme n’est affilié à aucun parti politique et défend sa candidature avec le slogan : « Meet me in the middle » (littéralement, « retrouvez-moi au centre »).

Kroell n’est pas inconnu du grand public. Cet acteur, chanteur et mannequin a fait partie du désormais célèbre « Pit Crew » de l’émission de télé-réalité « RuPaul’s Drag Race ». Il s’agit d’un groupe d’hommes musclés, le plus souvent en sous-vêtements, qui n’ont généralement pas beaucoup de dialogue.

https://www.instagram.com/p/Bth1VxQF-Qa/

« Il est temps de s’écouter les uns les autres »

Mais Kroell est également très engagé dans le milieu associatif. En 2012, il a co-fondé la structure « Friend Movment », qui lutte contre le suicide, l’exclusion et le harcèlement scolaire des jeunes américains. « Nous avons créé le merdier dans lequel nous nous trouvons aujourd’hui, et on ne pourra pas en sortir avec le même état d’esprit qu’en 2016 (année de l’élection de Donald Trump, NDLR) », a-t-il expliqué à Towleroad News.

Et d’ajouter : « Je dirais que le défi le plus important auquel nous allons devoir faire face sera de ramener l’amour et la logique dans nos conversations. Il est temps de s’écouter les uns les autres, non pas pour réagir, mais pour comprendre ». Un beau message d’amour qui pourrait bien en séduire certains.

A LIRE AUSSI : Etats-Unis, un futur président gay ? Le maire Pete Buttigieg dans la course

En janvier dernier, Pete Buttigieg, maire ouvertement gay de South Bend dans l’Indiana, avait laissé entendre qu’il pourrait, lui aussi, être candidat aux élections présidentielles américaines. On attend désormais une annonce officielle.

Crédit photo : Instagram.

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« Parent 1 », « Parent 2 » : l’amendement controversé sera finalement reformulé

mar. 19 fév. 2019, 11 h 06
L’assemblée avait été adopté, mardi 12 février dernier, un amendement en première lecture pour remplacer la mention de « père » et « mère », par « parent 1 » et « parent 2 » dans les formulaires scolaires. Finalement il serait reformulé pour éviter toute « hiérarchisation » des parents et des familles.

C’est l’amendement de la discorde. Il avait été proposé par le groupe La République en Marche et adopté en première lecture à l’Assemblée, contre l’avis du gouvernement et de la co-rapporteure de la loi. Il s’agit du remplacement des mentions « père » et « mère » par « parent 1 » et « parent 2 » dans les formulaires scolaires, et ce, dans le but de reconnaître l’homoparentalité.

L’amendement avait suscité une vive polémique notamment sur le côté droit de l’hémicycle, qui avait déploré une mesure « dogmatique » et « discriminatoire ».

À LIRE AUSSI : L’Assemblée adopte un amendement pour inclure l’homoparentalité dans les formulaires scolaires

Ce lundi 18 février, le ministre de l’Éducation, Jean-Michel Blanquer, a critiqué à son tour cet amendement pourtant déjà voté. « Je ne pense pas que les mentions ‘père et mère’ doivent disparaître (…) ‘parent 1 – parent 2’ c’est absolument pas l’idéal, ça a l’air d’installer une hiérarchie entre les deux parents », a-t-il notamment expliqué sur France Info. Et de poursuivre :

« On peut être d’accord avec une cause, en l’occurrence l’égalité entre tous les enfants quelle que soit la structure familiale. En revanche il faut faire attention à ne pas, au nom d’une cause, faire des choses contre-productives (…). Et là ce serait le cas. On va travailler sur la bonne formule. »

Trouver un « compromis »

La co-rapporteure du projet de loi pour une « école de la confiance », Anne-Christine Lang (LREM), avait, elle aussi, donné un avis défavorable à cet amendement. Elle compte proposer en nouvelle lecture la possibilité aux familles d’entourer comme elles le souhaitent, les bonnes mentions parmi « père- mère / père-mère ». Une solution qui permettrait d’apaiser la situation selon la députée, et qui « devrait convenir à toutes les familles ».

Ne rien lâcher sur l’égalité et rechercher l’apaisement.
En deuxième lecture de la loi #EcoleDeLaConfiance je proposerai à mes collègues @LaREM_AN une solution qui devrait convenir à toutes les familles. L’égalité est un combat de tous les jours. #Parent1Parent2 pic.twitter.com/sFwbZKvuaz

— Anne-Christine Lang (@AChristine_Lang) February 16, 2019

Le nouveau texte devrait revenir au sein de l’hémicycle dans quelques semaines après un passage au Sénat.

Crédit photo : PATRICIA DE MELO MOREIRA / AFP. 

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« The Promise » : Adam Rippon à l’honneur du nouveau clip de Superfruit

mar. 19 fév. 2019, 10 h 33
Le duo de chanteurs gays, membres du groupe Pentatonix, ont fait appel à la star du pantin à glace, elle aussi out, pour leur nouvelle vidéo.

Adam Rippon nous fait tourner la tête. A coups de pirouette pancake et de triple axel, le patineur artistique vient réveiller le clip de « The Promise ». Rien à voir avec « La Promesse » d’Emmanuel Moire » : il s’agit du nouveau titre de Superfruit.

Ce duo s’est d’abord formé autour d’une chaîne YouTube de vlogs (blogs vidéos), avant de retourner à la chanson. Superfruit est en effet formé de Mitch Grassi et Scott Hoying, deux des membres du groupe Pentatonix. Ils sont tous les deux ouvertement gays.

A LIRE AUSSI : Adam Rippon gagne une médaille de bronze et des bisous de Gus Kenworthy

Adam Rippon dans TÊTU

Mais il n’y a pas que dans ce clip que le « super-skater » Adam Rippon fait une apparition remarquée. Le médaillé olympique nous a accordée une interview, à retrouver dans le numéro 218, disponible chez votre marchand de journaux dès le 20 février.

Le patineur revient notamment sur son coming-out, dans le milieu sportif du patin à glace moins LGBT-friendly qu’il n’y paraît. Sans oublier son baiser à Gus Kensworthy et son apparition dans la série « Will & Grace« .

Crédit photo : capture Instagram.

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Amour, soleil et danse… Robyn dévoile le clip de « Send To Robin Immediately »

mar. 19 fév. 2019, 8 h 58
La pop star suédoise revient avec le clip de « Send To Robin Immediately », l’un des titres issus de son dernier album. « Honey », publié fin 2018, est le premier disque de Robyn depuis 2010.

Vous allez avoir envie de vancances. Robyn dévoile le clip de « Sent To Robin Immediately », un single de son album « Honey » sorti à la fin du mois d’octobre 2018. Au programme, de la danse ralentie et exaltée dans les bois (la chanteuse aurait-elle lu « Vernon Subutex » ?), des baignades au soleil, et des garçons et des filles qui s’aiment.

Et notamment un couple de garçons que l’on retrouve à plusieurs moments du clip. Ils dansent, se portent, s’embrassent. C’est beau à voir et ça fait du bien. Le clip de « Sent To Robin Immediately » représente également, mais plus furtivement, un couple de filles dont on observe quelques gestes de tendresse.

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Robyn sera en concert à Paris le 9 avril à l’Olympia, son unique date en France.

Crédit photo : capture Youtube

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Rita Ora a vécu une « période sombre » après la polémique sur « Girls »

mar. 19 fév. 2019, 7 h 30
Dans une interview au journal The Mirror, la chanteuse britannique est revenue sur la polémique autour de sa chanson « Girls », sortie en mai dernier.

Quel a été le pire moment de votre vie ? C’est la question que le journal The Mirror a posé à la chanteuse britannique Rita Ora ce samedi 16 février. Réponse : le mois de mai 2018, lorsqu’elle a sorti son morceau « Girls », en collaboration avec Charli XCX, Cardi B et Bebe Rexha.

A l’époque, plusieurs internautes et militants LGBT+ avaient accusé la chanteuse de 28 ans de nuire à la communauté LGBT+ avec cette chanson. Les paroles disaient notamment : « Parfois, je veux juste embrasser des filles, filles, filles/Vin rouge, je veux juste embrasser des filles, filles, filles ».

Des paroles qui propagent « un point de vue masculin et marginalisent l’idée qu’une femme en aime une autre « , avait lancé la chanteuse Hayley Kiyoko.

https://twitter.com/RitaOra/status/996056537733959680/photo/1

« Ils ne connaissaient pas mon expérience »

Une polémique qui avait poussé Rita Ora à s’excuser dans un message posté sur Twitter. Elle y avait, pour s’expliquer, révélé sa bisexualité.

Dans cette interview au Mirror, la chanteuse assure n’avoir eu « aucune mauvaise intention ». « Quand j’étais plus jeune, j’expérimentais beaucoup de choses et j’ai voulu faire une chanson là-dessus (…) Mais quand elle est sortie, je pense que les gens ont imaginé que je faisais de l’appropriation culturelle – car ils ne connaissaient pas mon expérience – ce qui est compréhensible. » Et d’ajouter :

« Le fait d’avoir survécu à tout ça me rend heureuse aujourd’hui, car c’était une période très sombre. C’est comme si on faisait un bébé, qu’on le mettait au monde et qu’il se faisait attaquer très brutalement. » La prochaine fois, on lui conseille d’aller jeter un oeil à notre article pour voir ce que font ses consoeurs et confrères queer.

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Crédit photo : wikimedia commons.

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L’association SOS Homophobie lance un appel aux dons pour lutter contre les LGBTphobies

lun. 18 fév. 2019, 18 h 02
L’association SOS Homophobie lance ce lundi 18 février une campagne de financement participatif sur la plateforme Ulule. L’objectif : récolter au minimum 15.000 euros pour pérenniser le financement de la prévention et de l’aide aux victimes de LGBTphobies. Le président de l’association, Joël Deumier, déplore un manque de financements publics. Interview.

Pourquoi avoir lancé cette campagne Ulule de fond de dotation ?

Nous souhaitons créer un fond « SOS Homophobie pour la prévention et l’aide aux victimes de LGBTphobies ». L’idée c’est de renforcer les deux missions de l’association à savoir, l’aide directe aux victimes et la prévention des LGBTphobies, en les finançant de manière pérenne. Et c’est notamment le contexte actuel qui nous a poussé à lancer cet appel aux dons. La semaine dernière encore, il y a eu une triple agression à Bordeaux à la sortie d’un bar gay. Les agressions LGBTphobes se multiplient.

On s’est rendus compte que de plus en plus de victimes nous contactaient. Rien qu’en 2018, nous avons eu trois fois plus de demandes de soutient juridique en passant de 50 dossiers traités par la commission juridique en 2017 à 150 l’année suivante. Le nombre d’appels sur la ligne d’écoute ainsi que de demandes d’interventions en milieu scolaire ont fortement augmenté. Notre objectif est de récolter 15.000 euros mais on espère évidemment le dépasser.

Les financements des pouvoirs publics ne suffisent plus ? 

On ne peut plus compter uniquement sur les pouvoirs publics pour être financés. Car les financements se font de plus en plus rares. Nous avons par ailleurs la volonté d’être indépendants et de diversifier notre source de financement. Le but étant de garder une liberté de parole concernant nos prises de position dans le débat public.

À quoi servira l’argent récolté ? 

Lutter contre les LGBTphobies nécessite de l’argent. Par exemple, une intervention en milieu scolaire coûte environ 100 euros. On compte dedans les frais de déplacement des bénévoles, leur formation ou encore les séminaires que l’on fait chaque année pour former les formateurs. Le soutien juridique nous coûte également beaucoup d’argent, et se constituer partie civile dans un procès revient à dépenser au minimum 1000 euros. Et selon les avocats cela peut être bien plus. Nous engageons également des frais médicaux, pour l’accompagnement psychologique des victimes, par exemple. Toutes ces mesures seront financées en partie grâce au fond.

L’argent récolté permettra de financer nos deux missions principales : l’aide directe aux victimes et la prévention dans les établissements scolaires et dans les entreprises. Et ce, pour l’ensemble du territoire national.

Avez-vous suffisamment de bénévoles pour mener à bien ces missions ? 

Non ! À tel point que nous sommes contraints de refuser les demandes d’établissements scolaires qui réclament notre présence. Récemment, nous avons dû refuser d’intervenir auprès de 50 établissements scolaires en Île-de-France. Et le planning de nos interventions est complet jusqu’au mois de juin. Nous nous rendons tous les jours dans des établissements, avec parfois plusieurs interventions dans la même journée. À titre d’exemple, nous avons sensibilisé en 2018 plus de 27.000 élèves répartis dans 1150 établissements scolaires.

Avec cette campagne de financement, nous voulons également être en mesure de recruter et former plus de bénévoles. Et ce fond nous permettra de lancer des campagnes de recrutement.

L’appel aux dons est à retrouver ici

Crédit photo : Jérémy Falédam. 

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« Grâce à Dieu » : le film de François Ozon pourra sortir en salles

lun. 18 fév. 2019, 13 h 32
Le film de François Ozon « Grâce à Dieu » sur la pédophilie dans l’Eglise, retraçant l’histoire de victimes dans l’affaire Barbarin, a été autorisé par la justice à sortir en salles comme prévu mercredi.

La décision était très attendue. Le tribunal de grande instance de Paris a autorisé ce lundi 18 février le film « Grâce à Dieu », dernier long-métrage de François Ozon qui raconte les scandales de la pédophilie dans l’Eglise, à sortir en salles ce mercredi 20 février, comme prévu.

François Ozon avait été assigné en référé par l’un des avocats du père Preynat, homme d’Eglise accusé d’avoir agressé sexuellement une dizaines d’enfants dans les années 1980 et 1990 et mis en examen pour « agression sexuelles ». La défense du prêtre estime en effet que le film nuit à sa présomption d’innocence, puisque ce dernier n’a pas encore été jugé pour les faits qui lui sont reprochés.

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« Garantie des droits » assurée

Dans sa décision, relayée par Le Monde, le juge des référés du tribunal de grande instance de Paris estime de son côté que la demande de report n’est « pas proportionnée » à l’atteinte à la présomption d’innocence du père Preynat qu’aurait pu représenter le film.

« La décision très bien motivée reconnaît que le film – avec les avertissements qui l’accompagnent – ne justifient pas les mesures demandées qui menaçaient sa sortie. Nous nous en réjouissons », a indiqué à l’AFP Me Paul-Albert Iweins, l’un des deux avocats du producteur et du distributeur du film.

« Le juge a rejeté la demande de report du film », a confirmé Me Emmanuel Mercinier, avocat du père Preynat. « Il considère que le fait d’insérer un carton à la dernière seconde du film indiquant que le père Preynat bénéficie de la présomption d’innocence répond aux exigences de la loi, la culpabilité de ce denier n’étant dès lors pas présentée comme acquise », a-t-il ajouté.

Un film tourné en secret

Tourné en secret l’an dernier, « Grâce à Dieu », chaleureusement accueilli lors d’une projection de presse à Berlin, raconte la naissance de l’association de victimes « La Parole Libérée », fondée à Lyon en 2015 par d’anciens scouts abusés par Bernard Preynat.

Une interview du réalisateur sera à retrouver dans le prochain numéro de TÊTU, à paraître ce mercredi 20 février. « Tout ce que j’ai mis dans le film a déjà été publié dans la presse, nous confie-t-il. Les faits ont déjà été racontés et les noms, révélés. Je n’ai rien inventé ! »

A Lyon, une autre audience était prévue ce lundi concernant ce film : une ex-membre du diocèse de Lyon, Régine Maire, représentée sous son nom dans le film, a assigné François Ozon pour qu’il retire son nom du film.

(Avec AFP)

Crédit photo : Mandarin films.

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Pour Martina Navrátilová, les athlètes transgenres féminines sont des « tricheuses »

lun. 18 fév. 2019, 12 h 29
L’ex-championne de tennis Martina Navrátilová signe une tribune où elle prend position contre l’inclusion des femmes trans’ dans les compétitions sportives. Une opinion vivement critiquée sur les réseaux sociaux.

C’était l’une des premières championnes ouvertement lesbiennes de l’histoire du tennis. Une icône de la cause homosexuelle. Mais aujourd’hui, Martina Navrátilová s’oppose à l’accès des femmes transgenres aux compétitions féminines.

Dans une tribune publiée dans quotidien britannique The Times, intitulée « The rules on trans athletes reward cheats and punish the innocent », (littéralement « Les règles sur les athlètes trans’ récompensent les tricheuses et punit les innocentes », ndr), l’athlète américaine prend position contre l’inclusion des personnes transgenres et notamment des femmes trans’ dans les compétitions sportives. Selon elle, une femme transgenre qui participerait à un championnat féminin bénéficierait d’avantages physiques qu’elle assimile à de la tricherie.

« Dès son enfance, un homme construit du muscle et de la densité osseuse, ainsi qu’un plus grand nombre de globules rouges portant de l’oxygène.  (…) Si un homme venait à changer de genre en éliminant les avantages accumulés, il devrait commencer un traitement hormonal avant la puberté. Pour moi, c’est impensable », estime l’ex-sportive avant d’ajouter : « Tu ne peux pas simplement te déclarer « femme » et concourir comme une femme. Il doit y avoir des standards. Avoir un pénis et participer une compétition en tant que femme ne rentre pas dans ces standards. »

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Des arguments tournés au ridicule

La cycliste Rachel McKinnon, première femme trans’ a avoir gagné un titre mondial s’est dite choquée des propos de la tenniswoman, et a réagit vivement sur Twitter, tournant certains arguments de la tenniswoman au ridicule:

The funny [sic] thing about Navratilova is that she vehemently opposes trans women who haven't had genital surgery, but seems to support those who have.

…but she keeps screaming about how my competing is unfair.

You're literally contradicting yourself. It's laughable.

— Dr. Rachel McKinnon (@rachelvmckinnon) February 17, 2019

« Ce qui est drôle avec Navrátilová, c’est qu’elle oppose de manière véhémente les femmes trans qui n’ont pas eu de chirurgie de réassignation sexuelle mais semble soutenir celles qui en ont eu une.

… Mais elle ne cesse de clamer que ma participation est injuste !

Tu te contredis toi-même ! C’est risible ! »

La cycliste a notamment rappelé que le guide du Comité Olympique International exige que les femmes trans’ prouvent un niveau de testostérone très bas pour pouvoir participer aux compétitions.

« Avantagée par sa taille et son poids »

Celle qui a remporté 9 fois le tournoi de Wimbledon lui a répondu qu’elle était avantagée par sa taille et son poids. Elle rejette également l’accusation de McKinnon qui la qualifie de « transphobe », mettant l’accent sur son amitié avec des femmes trans’, comme la tenniswoman Renée Richards.

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Martina Navrátilová est la deuxième joueuse la plus titrée de l’histoire du tennis féminin (une des trois femmes à avoir accompli un Grand Chelem). Depuis son coming out en 1981, elle a toujours plaidé en faveur de la cause homosexuelle et a notamment été porte-parole des premiers Outgames en 2006. Ses dernières déclarations transphobes viennent ternir des années de combat…

Crédit photo : Wikimédia Commons

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En Pologne, des adolescents organisent un bal de promo très queer

lun. 18 fév. 2019, 11 h 03
Des lycéens polonais, LGBT+ et hétérosexuels, ont organisé un bal de promo inclusif où ils formaient des couples de même sexe. Ils ont ensuite publié une très belle vidéo sur les réseaux sociaux.

Les images sont touchantes. Des adolescents du lycée Bednaska, à Varsovie (Pologne), ont dévoilé les images de leur bal de promo dans une vidéo postée sur YouTube le 12 février dernier, relayée par The Advocate. La séquence montre d’abord les élèves en train de se préparer avant de faire leur première danse et finalement d’enflammer le dancefloor.

Mais ce qui nous a particulièrement touché, c’est qu’une majorité d’adolescents, LGBT+ ou hétérosexuels, ont formé des couples de même sexe. On peut voir des couples de femmes et des couples d’hommes se tenir la main, sourire jusqu’aux oreilles.

« Nous voulons que ce soit un beau moment pour tout le monde« , explique la voix off de la vidéo. « Nous participons à un bal de promo pour l’égalité afin de montrer notre amour et notre soutien à nos amis homosexuels qui doivent constamment cacher leur amour. »

Engagement du lycée

Wanda Łuczak, la directrice de ce lycée polonais, assure au site Towleroad que la sensibilisation aux LGBTphobies est essentielle dans son établissement : « Depuis des années, on les sensibilise à la haine et à l’exclusion sociale et on s’assure qu’ils se sentent en sécurité et qu’ils leur apprennent à respecter la dignité humaine ». Et d’ajouter :

« Alors, quand ils nous ont demandé de les aider à soutenir les personnes LGBT+, nous savions qu’on devrait les aider. Nous espérons que ce geste donnera à ces étudiants du courage, leur permettra de se sentir en sécurité et acceptés (…). »

Un taux de suicide élevé chez les jeunes LGBT+

Selon le porte-parole de « Equality Prom Dance », qui organise chaque année un défilé annuel de la fierté à Varsovie et interrogé par Towleroad, « 70% des jeunes LGBT+ de Pologne ont tenté ou envisagé de se suicider. »

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« Rien ne changera si nous restons silencieux. Nous voulons parler », termine la voix off dans la vidéo. Un beau message pour l’égalité.

Comparée à plusieurs pays européens, la Pologne est en retard en matière de droits des personnes LGBT+. Les unions de personnes de même sexe n’y sont toujours pas reconnues légalement.

Crédit photo : Capture d’écran YouTube.

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Suède : cet adolescent iranien et homosexuel risque la mort s’il est renvoyé en Iran

lun. 18 fév. 2019, 10 h 52
Un adolescent homosexuel iranien, âgé de 19 ans, et se présentant comme chrétien, a demandé l’asile politique en Suède. Le bureau des migrations suédois doit se prononcer d’ici à deux semaines sur son cas. En Iran, il encourt une peine pouvant aller jusqu’à l’exécution.

C’est l’appel de la dernière chance. Mehdi Shokr Khoda, un adolescent iranien âgé de 19 ans, a demandé l’asile politique en Suède. Mais l’office national des migrations n’est pas certain de son sort, et le jeune homme homosexuel craint d’être renvoyé en Iran, où il risque une mort certaine.

Mehdi a suivi sa soeur transgenre, partie en Suède il y a deux ans et qui, elle, avait obtenu le droit d’asile. Mais pour l’adolescent, tout ne s’est pas passé pas comme prévu. En décembre dernier, l’office national des migrations a rejeté sa demande au motif qu’il n’avait pas suffisamment « expliqué les différentes étapes de son coming-out » et qu’il n’avait pas su démontrer qu’il était chrétien.

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L’amour en Suède

En deux ans de présence sur le territoire, Mehdi a rencontré un Suédois, Carlo Rapisarda. Les deux hommes vivent ensemble et souhaiteraient même se marier. Mais pour cela, le réfugié iranien doit obtenir une carte de résident, qui ne peut lui être donnée que part le gouvernement suédois.

Medhi a fait appel à la fin du mois de janvier 2019 et s’est rendu avec son compagnon au tribunal. Carlo a témoigné et attesté de leur relation. « Ils veulent des preuves », a-t-il expliqué auprès de nos confrères de Gay Star News. Et de poursuivre : « Nous habitons ensemble, nous nous aimons, nous nous connaissons depuis longtemps. Ce ne sont pas des preuves suffisantes ? »

Campagne de crowdfuding

Les deux hommes ont lancé une campagne de crowdfunding pour financer leur défense devant les tribunaux. « Si nous perdons cette dernière chance, il pourrait être renvoyé en Iran, où sa vie est en danger! », écrit Carlo, son compagnon. L’administration suédoise devrait rendre sa décision d’ici à deux semaines.

Retourner en Iran pourrait avoir des conséquences tragiques, explique Mehdi : « Les officiers iraniens sauront forcément et ils poseront des questions. S’ils découvrent que je suis chrétien, ou gay, ou que j’ai essayé de demander l’asile, ils m’exécuteront. »

Crédit photo : GoFundMe. 

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Les avocats de Jussie Smollett réagissent face aux doutes sur son agression

lun. 18 fév. 2019, 10 h 32
Le 29 janvier 2019, le chanteur et acteur américain Jussie Smollett (« Empire ») a été hospitalisé suite à ce qu’il a décrit comme « une agression raciste et homophobe ». Mais la police et certains médias émettent des doutes sur sa version des faits.

Le malaise grandit au fur et à mesure que l’affaire avance. L’acteur de la série « Empire » et rappeur noir et ouvertement gay Jussie Smollett aurait été victime d’une agression raciste et homophobe le 29 janvier dernier. Mais la police émet des doutes sur la véracité de cette attaque. Certains médias anglo-saxons ont révélé des informations qui vont également dans ce sens.

L’artiste avait expliqué avoir été agressé pendant la nuit du 29 janvier dans les rues de Chicago. Deux hommes lui auraient jeté au visage une « substance chimique inconnue » avant de lui maintenir une corde autour du cou. Ils auraient également proféré des insultes à caractère homophobe et raciste.

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La police a arrêté deux suspects. Mais ces deux hommes ne correspondent pas à la description des deux inconnues blancs que Jussie Smollett avait faite dans un premier temps. Il s’agit, selon la police, de deux hommes noirs. L’un d’eux aurait d’ailleurs travaillé avec l’acteur en tant qu’entraîneur personnel pour la préparation de l’un de ses clips. Une version que le rappeur a confirmé par la voix de ses avocats.

Les enquêteurs ont donc expliqué que d’autres pistes que celle du crime de haine étaient désormais étudiées. Et notamment celle du coup-monté.

« Enervé et dévasté »

Selon une déclaration  des avocats de Jussie Smollett, leur client conserve cependant sa version initiale des faits :

« En tant que victime d’un crime de haine coopérant avec les enquêteurs, Jussie Smollett est énervé et dévasté par les récents rapports expliquant qu’il est proche de ses agresseurs. Il se sent d’autant plus victime que les déclarations, attribuées par ses agresseurs, laissent entendre que Jussie a joué un rôle dans sa propre attaque. Rien n’est plus éloigné de la vérité et quiconque déclarant le contraire ment. »

De son côté, la police de Chicago a déclaré par la voix de son porte-parole Anthony Guglielmi que ce sont « les renseignements récoltés auprès des individus interrogés par la police dans l’affaire Empire [qui] ont de fait modifié l’orientation de l’enquête« .

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(Avec AFP)

Crédit photo : Alberto E. Rodriguez/Getty Images/AFP

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La fin des paillettes pour le Mardi gras gay et lesbien de Sydney

lun. 18 fév. 2019, 8 h 52
L’un des plus grands évènements LGBT au monde a décidé de ne plus utiliser ni paillettes, ni ballons, ni bouteilles en plastique, afin de respecter ses engagements écologiques.

Sans paillettes, la fête est-elle plus folle ? C’est tout le mal qu’on souhaite au Mardi gras gay et lesbien de Sydney. Cet évènement de renommée mondiale a en effet décidé cette année de se passer de tous les plastiques à usage unique : paillettes, mais aussi ballons et bouteilles en plastique.

Cette décision s’inscrit dans les engagements anti-pollution de l’évènement. Ces plastiques finissent en effet dans les océans et participent à détruire leur écosystème. Chaque année, le défilé du Mardi commandait plus de trois tonnes de paillettes.

Ce festival LGBT se déroule sur plusieurs semaines entre février et mars. Il se clôt par un défilé du Mardi gras, équivalent d’une Marche des Fiertés française, qui a lieu cette année le 2 mars.

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Crédit photo : Shutterstock

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